24 février 2014

Nicaragua, volcanique et pacifique

Nicaragua, 26/01 – 13/O2 2014

Notre itinéraire au 13/02 – Unser Standort am 13/02

Deutscher Textteil in Tuerkisblau! / Texte alterné, français en blanc et allemand en bleu.

Nous sommes restés aussi longtemps au Nicaragua qu’au Honduras – 3 semaines – mais nous quittons le pays avec moins de nostalgie que le précédent. Nous y avons pourtant vu de très beaux endroits, mais nous n’avons pas dans nos rencontres retrouvé l’hospitalité et la chaleur des habitants: moins attachés aux gens, nous nous sommes moins attaché aux lieux… DSC_2155Forêt de flamboyant à l’entrée du Nicaragua

Geliebtes Honduras adios, wir sehen uns bestimmt wieder.Unglaublich aber wahr, jedesmal an einer Grenze, obwohl es sich nur um ganz kleine Laender handelt, fuehlt man entweder an den Leuten, an der Natur, an den Strassen oder sonstiges, in einem neuen Land auf Besuch zu sein, so wie auch hier in Nicaragua.

Die feuchten Karibikwaelder treten hier ihren Platz an trockene subtropische Savannenwaelder ab. Schlaglochstrassen verwandeln sich in perfekt aspaltierte und tope-befreite Landstrassen, ausserhalb welcher nur grob geschotterte Pisten bestehen. Einfache Behausungen fuer die einfach lebende Bergbevoelkerung ist aber weiterhin der Standart. Die erste Frage an einen jungen Einheimischen, der muede am Marktplatz sitzt, ist schnell beantwortet. Er will einfach nur Arbeit, um etwas Geld zu verdienen, um sich und seiner Familie Essen kaufen zu koennen. Die Bergregion Nicaraguas bietet wenig Aussicht auf Arbeit, wenig Landwirtschaft und noch viel weniger Tourismus ersticken fast jede Hoffnung auf eine ertragreiche Zukunft. Um die zahlreichen Leute, die nach Essen fragen, zu befriedigen, kaufen wir einen Strauss Bananen, 135 Stueck wunderbare Bananen, fuer umgerechnet 1 Euro 30 Cents, und alle Beteiligten freuen sich, etwas zum Teilen zu haben.

La frontière administrative entre les deux pays est réellement doublée d’une frontière géographique. La première est comme à chaque fois, un peu pénible mais pas réellement problématique: il suffit d’un peu de patience pour obtenir tous les coups de tampon dans le bon ordre, Andreas maîtrise désormais cela très bien. La seconde est plus surprenante: juste après la douane le paysage change assez radicalement en devenant d’un coup bien plus sec, plus chaud ; nous sommes accueillis par une forêts de flamboyants en fleurs, très flamboyants. Et cette fois nous pouvons admirer la paysage à loisir :  la route est excellente ! Pas de nids de poule, pas de ralentisseurs, pas d’interruption brutal, rien que du bel asphalte tout neuf, quel bonheur !! Nous découvrirons rapidement que seuls les grands axes du pays ont bénéficié de ces travaux (dès qu’on en sort, ce sont vite des pistes difficiles, où nous nous lançons TRES lentement avec le Tioga), mais c’est déjà un grand pas en avant.

Somoto
Notre premier arrêt à Somoto vient prolonger un peu l’ambiance du Honduras. Après une nuit au village devant la caserne des pompiers (très accueillants, et de garde toute la nuit), nous faisons appel aux services de Bayardo pour descendre le très beau canyon de Somoto : une très belle excursion en famille, avec nage, sauts et bateau gonflable quand l’eau devient trop froide, qui se termine par un bon repas cuisiné par la femme de Bayardo.

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Canyon de Somoto : un vrai beau canyon à parcourir en famille, sehr schoener Schwimmcanyon von Sumoto, warmes Wasser, super Landschaft und gute Begleiter.        

Nous passons la nuit chez eux, et le Tioga se remplit à nouveau d’enfants. Bayardo nous laisse aussi monter l’âne et le cheval de la famille. Nos enfants s’en donnent à cœur joie et nous supplient de rester une nuit de plus. Evidemment, avec plaisir !

Im sehr aquatischen Schwimmcanyon von Somoto, wo Bayardo und sein Hilfsfuehrer sich ausgezeichnet um das Wohl unserer Kinder kuemmern, laesst es sich wunderbar Schwimmen, Marschieren und Springen. 18 Meter waere der hoechste Sprung, in Badehose, ob die danach wohl noch dran haengt? … die letzten Touristen mussten nach diesem Gnadenstoss mit Schlauchboot und Konsorten ins naechste Krankenhaus abgeliefert werden. Viel vorsichtiger auf Weicheimethode rudern, schwimmen und troedeln wir zur Gastgeberfamilie zurueck, wo die Kinder gemeinsamen Spass und Freude am Spielen, Lesen und Pferde/Eselreiten haben.

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Chez Bayardo la famille est grande: 4 filles et 4 petits enfants + les cousins (à gauche) mais aussi les parents et la grand-mère de 84 ans qui trie son grain, soit 5 générations réunies. Auch die Oma mit 84 Jahren traegt ihren Teil zur haeuslichen Arbeit bei und siebt das Korn aus. Hier leben alle Generationen so nah als moeglich im gleichen Hof oder wenig entfernt voneinander.
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Clara et Mayerin, 2 amies d’un jour / 2 Freundinnen haben sich gefunden

Leon et Granada
Leon et Granada sont les 2 principales villes coloniales du pays, à l’histoire assez opposée, l’une plutôt révolutionnaire, l’autre plus conservatrice. La capitale Managua, que nous n’avons fait que traverser, est plus récente.
Leon est à la fois proche de l’océan et proche des volcans, il y fait très chaud, trop pour nous pour avoir envie d’y passer la nuit. Nous sommes plus au frais sur la plage, à quelques dizaines de kilomètres. Les enfants profitent de l’eau pendant que les parents, en alternance, vont en bus visiter les églises et le musée de la révolution ; ici on voit des armes qui ont servi il y a seulement 20 ans, et les guides sont fiers de montrer les photos pas encore jaunies où ils posent en guérilleros. Le président actuel socialiste, Daniel Ortega, un des héros de la révolution, semble doucement faire avancer son pays dans une voie de développement stable (les routes, l’ouverture au tourisme) – c’est du moins ce qu’affirment avec enthousiasme ses partisans.

Wie die Faust aufs Auge erschlaegt einen die trockene Hitze in der Stadt Leon, ehemaliger Kolonialstadt, wo viele grosse Kirchen und Regierungsgebaeude an die spanische Eroberungszeit erinnern. Einige Tage Akklimatisierung an die neuen klimatischen Bedingungen, Trockenheit und Hitze sind nach der kuehlen, windigen Vergangenheit noetig, um sich im pazifischen Nicaragua wohl zu fuehlen. Die Kueste bei Penas Blancas soll uns dabei helfen, nur irgendwie ist der Menschenschlag hier ganz anders, weniger freundlich, weniger offen, jeder fuer sich, Touristen werden gedulded aber nicht freundlich aufgenommen. Komisch, nach so toller Zeit im huegeligen Hinterland.

Sandler runzeln die Stirn ueber geschenkte Maracujas auf der Suche nach Essen, in der Reihe anstehen beim Fischkauf erscheint das Minimum, die letzten Fische sind auf einmal verkauft. Das Schoene ist, den Weg und das Ziel frei entscheiden zu duerfen, niemand zwingt uns zum Verweilen, und rollen in Richtung der savannentypischen Vulkane und der beiden grossen Seen, Managuasee und Nicaraguasee weiter.

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Leon, étudiante et un peu chaotique, entourée de volcans qui fument.

Granada est plus léchée, plus touristique aussi. L’ensemble de façades colorées est élégant, les portes ouvertes des maisons laissent voir de beaux patios où trônent les rocking-chairs, les meubles les plus importants. Pour passer la nuit, nous préférons le jardin publique à la caserne des pompiers que choisissent la plupart des voyageurs: plus d’espace pour les enfants pour jouer, et plus d’animation locale. Pendant que Yan hésite à prendre part au cours de judo en plein air, Clara se lance à fond dans une séance de gym tonique !

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Granada plus sage, au bord de l’immense lac Nicaragua. Granada, ehemaliger Regierungssitz, liegt am riesigen Nicaraguasee, 1/5 der Flaeche von Oesterreich. 
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Les rocking-chairs y sont une institution, ils occupent la place centrale de toutes les demeures. Clara macht bei den naechtlichen Gymnastikuebungen am Dorfplatz in Granada mit.

Les volcans actifs, Telica, Masaya, Momotombo

La partie sud du Nicaragua est une belle illustration de “la ceinture de feu du Pacifique”. Elle aligne une chaîne de volcans tous plus actifs les uns que les autres. Nous nous arrêtons au pied du Telica, où nous stationnons 3 jours le Tioga dans le petit village de San Jacinto. Andreas monte au sommet “en éclaireur”, puis Yan et Carine suivent ses pas avec un bon sac sur le dos pour aller passer la nuit en haut: un moment magique, partagé entre mère et fils, à observer le lever de lune sur le cratère fumant et la lave  bouillonnante au fond du cratère, visible une fois la nuit tombée. Yan und Carine strengen sich stundenlang in der nachmittaeglichen Hitze an, um am Kraterrand des Telica naechtens den kleinen Lavasee beobachten zu koennen. Kein Mensch weit und breit (ausser den wenigen Bergdorfbewohnern), Sternenzelt und Vulkanrumore, kuehle Luft und Blick auf den nahen Pazifik. Ein gutes Dutzend Vulkane liegt am Feuerguertel des Pazifik. Nicaragua hat wunderbar freistehende, aktive Vulkane, die sich allesamt sehr gut besteigen lassen, einer lohnender als der andere. Gutes Wetter ist fast garantiert, der Preis ist mit viel Anstrengung und Hitze hoch, aber es lohnt sich!

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Le volcan Masaya est plus accessible pour toute la famille, puisqu’on monte en Tioga au bord du cratère !! Et là encore c’est un vrai cratère fumant “comme un dragon” et qui sent le souffre; mais pour une fois Tobias ne part pas en courant, il marche même comme un chef jusqu’au point haut pour voir tout l’ensemble de l’ancienne caldera “Il est cassé le volcan ?”. Der Nationalpark Masaya, nach amerikanischem Vorbild aufgezogen, laesst sich bis an den aktiven Kraterrand sehr leicht erreichen. Die Wanderungen am Krater bringen tolle Aussichten und aetzend stinkende Luft, besser nicht zu lange in den Nebelschwaden bleiben. Mehrere aeltere, erloschene Krater sind zu entdecken, der Ausblick auf den halbmondfoermigen Kratersee Laguna Masaya und den kreisrunden Warmwasserkratersee (mit Salzwasser im Gebirge!) sind einfach ein Traum.

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Volcano Masaya

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Tobias, mon Tobias, ne vois-tu rien venir ? Si si, je vois des parents heureux.

En passant au volant du Tioga devant le Momotombo et son petit frère, le Momotombito tombé dans le lac de Managua, l’un des deux grands lacs du pays, nous nous tordons le cou pour les apercevoir. Plutôt que de risquer un accident de la route, autant se poser pour la nuit et profiter de ce très beau spectacle. Le restaurant panoramique tombe à pique - la nuit nous coutera seulement une bière et trois fantas, bien peu cher pour un coucher de soleil pareil.

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Une côte Pacifique magnifique

Pour finir nous passons une semaine de vacances (et oui, les voyageurs aussi prennent des vacances) sur la très belle côte Pacifique autour de San Juan del Sur, un village de pêcheur il y a encore peu qui est en train de s’ouvrir au tourisme grâce au surf (surtout) et aux tortues (un peu).

A playa El Coco nous vivons au rythme des tortues. Tous les soirs des hommes du village font des patrouilles sur la plage pour repérer les tortues qui viennent pondre et vite aller déterrer les œufs pour les vendre ….. au centre de reproduction heureusement, qui ensuite prend soin des œufs jusqu’à l’éclosion ! Sur cette plage non protégée, la politique du centre pour éviter le braconnage, encore trop répandu, est d’acheter les œufs au même prix que les villageois pourraient les vendre sur le marché: à 50 cordobas la douzaine, soit 2 dollars, sachant qu’une tortue pond entre 80 et 120 œufs, cela fait un revenu honnête. Même si ce n’est plus la haute saison, nous avons la chance une nuit de voir une tortue luth, la plus grande et la plus rare des 3 espèces qui viennent pondre dans le secteur. Impressionnant comment elle fait voler les gerbes de sable pour creuser son trou.
Au centre de protection de la Flor, juste à coté, nous voyons aussi des bébés tout juste éclos, qui seront relâchés le soir.

Eine Woche Urlaub vom Urlaub, die suedliche Pazifikkueste kommt uns gerade recht. Perfekt goldgelber Sandstrand, ruhige Buchten zum Schwimmen und Fischen, bewegtes Meer mit beruehmten Surfstraenden, romantische Kleinbuchten fuer Verliebte, nettere Einheimische als im Norden … wenn nur das Wasser nicht so kalt waere, denn seit circa Mitte Jaenner fliesst arktisches Wasser Richtung Sueden, das tropische Wasser fliesst ab, die Fische ziehen weg, nur die 30 Grad im Schatten bleiben, aber der starke Wind verwandelt die tollsten Sandstraende zu Wuestenstuermen, so richtig erhohlend ist es am Strand schlussendlich doch nicht.

 DSC_3542 DSC_3650 Cette grosse tortue luth venue pondre à playa El Coco ne laissera finalement pas d’œufs (ce n’était pas le bon moment?), juste quelques gros trous et sa trace pour retourner à l’eau. Die Einheimischen lauern wie die Geier wenn naechtens die Schildkroeten an Strand gehen. Entweder um ihre Eier am Schwarzmarkt zu verkaufen, oder zum gleichen Preis an Aufzuchtszentren abzugeben. Jeder Strand ist von patrolierenden, taschenlampenbewaffneten Typen bewacht, um sich dieses Taschengeld nicht entgehen zu lassen. Pro Schildkroete sind im Schnitt 5 Euros (also 70 Eier) moeglich.
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Quand elles percent leur œuf, les bébés tortues olivâtres pendant un moment pointent seulement leur tête hors du sable, avant de sortir complètement (observées au Refugio de Vida Silvestre de la Flor). Im Aufzuchtszentrum “la Flor” lassen sich schluepfende Kroeten bewundern, beruehern und abends am Weg in den gefaehrlichen Ozean begleiten. Circa Eine von Tausend wird den harten Kampf ueberleben. Ohne die Hilfe und den Schutz gewisser Menschen waere die Rate noch viel enttaeuschender gering.
P1040425 La sensibilisation se fait en grand sur les murs à Leon “Yo no como huevos de tortuga – Je ne mange pas d’oeufs de tortue”. “Ich esse keine Schildkroeteneier”, Slogan, um die Bevoelkerung aufmerksam zu machen, dass dieses klassische Vergehen heute zu einem oekologischen Desaster und grossen Strafen fuehrt. Viel Geld wird zum Schutz der Eier und zum Ausbrueten der kleinen Schildkroeten aufgebracht. Trotzdem essen nach wie vor Einheimische wie auch Touristen davon.

A playa Madera Yan redécouvre les joies du surf, avec plein d’autres surfeurs venus profiter de ses vagues très régulières. Comme sa fidèle planche a malheureusement rendu l’âme à playa Coco, il se décide à en acheter une autre d’occasion avec ses sous. Sacrifice récompensé, il arrive cette fois vraiment à prendre des vagues dans le rouleau, pas seulement dans l’écume.
Et à force d’observation Tobias de son coté, sans rien demander à personne, se met à faire pareil, il se met à genou et même debout sur son body !!
En plus des surfeurs, nous retrouvons sur cette plage trois véhicules de voyageurs, tous déjà rencontrés sur la route: Gilly et Steven avec Alisha et Lucy, les copines anglaises de Clara; Erika et Michelle avec leur chienne Dunia; Mireilla et Alex ; c’est très chouette de se retrouver tous ensemble ici, l’ambiance “surfeur” gagne tout le monde et nous nous amusons comme des enfants dans les vagues. Le temps partagé avec d’autres voyageurs, qui deviennent des amis d’étape en étape, est aussi un des plaisir du voyage.

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Les Mapatoclaya et les amis voyageurs “prennent la vague” à playa Madera. Viele Selbstfahrer reisen auf den Strassen Zentral- und Suedamerikas. Immer wieder treffen sich unsere Wege, wie hier auf “playa madera”, einem der laessigsten Straende zum Wellenreiten, auch Tobias findet seinen Spass an der Sache.

Fesselnde Landschaften, dafuer teils weniger herzliche Bevoelkerung, besseres Hauptstrassennetze (was wir im Wohnmobil unbedingt benoetigen) dafuer zunehmende Hueftschmerzen (liegts am Alter oder an den vielen Orangensaeften die eh schon so suess sind), guenstige Reisepreise und abwechslungsreiche Landschaft (von Urwald, Savanne, Pazifik, Atlantik, Geschichte (und nicht nur positiver), Staedte, Vulkanen und Seen ist fuer sehr viel Abwechslung gesorgt). Nicaragua ist absolut sehenswert, wuerde dieses Land europanahe liegen, waere hier Hochbetrieb, die Amerikaner haben dieses Land erst seit weniger Zeit auf ihrer Liste, dies wird sich in den naechsten Jahren bestimmt aendern, hoffentlich mit vielen positiven Begleiterscheinung fuer die lokale Bevoelkerung.

Nous n'avons découvert qu'une petite partie du Nicaragua, il resterait beaucoup de choses à voir et à faire, notamment toute la partie nord-ouest. Malgré des similitudes avec le Honduras, c'est un pays qui a son identité propre et qui mérite une visite à lui seul. Le niveau de vie y est encore globalement très bas, mais le pays s'ouvre doucement au tourisme et l'économie semble se remettre tout doucement sur pied après des décennies dramatiques. La guerre civile qui a déchiré le pays après la révolution sandiniste qui a renversé le dictateur en place en 1979 ne s'est achevée qu'au début des années 1990. La politique d'amélioration des routes lancée il y a quelques années par le président socialiste Daniel Ortega - un de "héros" de la révolution- permet de développer petit à petit de nouvelles infrastructures - même si c'est autant d'argent public qui apparemment n'a pas été investi dans l'éducation. On ne peut que faire le parallèle avec les années difficiles que traversent les pays du printemps arabe, en espérant de tout coeur qu'il ne leur faille pas autant de temps pour se remettre debout...

Nous poursuivons notre route panaméricaine vers le Costa Rica, qui lui a décidé d'abandonner les armes (c'est un pays sans armée) et qui a misé tout son développement sur l'écotourisme. On vous parlera prochainement du résultat.

Pensées voyageuses à tous et à chacun,

Les Mapatoclaya

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16 février 2014

Des enfants plein le Tioga / Aqui no pasa nada

Honduras - Du 8 au 25 / 01 2014

Die Fotos sinf auf Deutsch untertitlet – Der complete Artikle auf Deutsch ist seit 13ten Februar online.

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Notre itinéraire au 25/01/14  - Unser Standpunkt vom 25ten Januar

Comme nous l’avions pressenti dès les premiers jours à Copan, nous avons profondément aimé le Honduras,  et cela tient beaucoup aux belles rencontres que nous y avons fait. Nous avons aimé ses paysages de montagnes boisées, son climat plutôt frais – nous sommes restés dans la partie centrale, montagneuse – sa faune et sa flore incroyablement riches, mais aussi et surtout l’extrême gentillesse de ses habitants. En presque 3 semaines, nous avons fait peu d’arrêts dans ce pays un peu plus grand que l’Autriche, mais chacun a duré et a été d’une rare intensité : chez Marina, chez Berto et Blanca, chez Leonel et sa famille, chez Paco et Elizabeth, des moments forts que nous avons du mal à retranscrire. Attention l’article est long…

“Aqui no pasa nada - Ici c’est un endroit tranquille” : cette phrase va devenir un des leitmotiv de notre séjour au Honduras, nous l’avons entendue à chacun de nos arrêts (littéralement, ici il ne se passe rien). Et cela s’est vérifié, nous nous sommes toujours sentis parfaitement tranquilles, même si les révolvers à la ceinture des gardes de nuit et les gros fusils des vigiles devant les banques ont au départ impressionné les enfants “Papa, c’est un vrai le fusil ?”.

Copan Ruinas, notre premier arrêt, séduit par bien des aspects: un site maya majeur qui nous a enchanté autant pour ses stèles sculptées que pour ses aras en liberté (voir article spécifique), un centre d’élevage des aras, des sources chaudes, un centre d’élevage de papillons, un petit musée maya interactif pour les enfants, une bourgade coloniale agréable… Mais c’est aussi beaucoup pour la vie partagée chez Marina, qui tient le comedor (petit restaurant) devant lequel nous stationnons, que nous sommes restés, à l’image de tout le reste de notre séjour au Honduras: un joyeux mélange de vie locale toute simple et d’un certain confort que nous transportons (malgré nous?) partout avec notre “casa rotante”. Pour la première fois depuis le début du voyage – mais cette scène va désormais se répéter souvent - Marina et ses enfants investissent le Tioga, curieux de voir comment nous vivons, impressionnés par le luxe de l’aménagement, qui dépasse de loin ce qu’ils connaissent : les fauteuils, les lits avec des matelas épais, la cuisinière à gaz, et même une horloge qui marche !!
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In Copan Ruinas haben wir 3 Naechte vor dem kleinene Restaurant von Marina und ihren Kindern uebernachtet, die standig mit Tobias und Clara im Tioga gespiellt haben.

Bryan, Andrea, Vanessa et Maria – les 4 enfants de la famille -  découvrent avec avidité les jeux que nous leur proposons (Uno, memory, lynx, coloriages,…) et restent jusqu’après la nuit tombée installés dans le Tioga.  Dans la journée entre deux visites de sites, Clara et Andrea papotent en haut d’un arbre, Bryan et Tobias font un concours de dessin de voiture (“dessino una voitura” – Tobias se lance en espagnol) pendant que Marina, avec son grand sourire, nous prépare de délicieux cafés dans une tasse en céramique; à 5 Lempiras la tasse (environ 20 centimes), nous oublions bien vite notre bouilloire et notre nescafé !
Le départ, après photos et embrassades, est difficile: difficile de se dire “au revoir” en sachant bien qu’on ne se reverra probablement jamais… Même rester en contact va être compliqué, la poste n’est pas courante ici (Marina n’a jamais reçu de courrier et son mari nous donne laborieusement en guise d’adresse une description de l’endroit où ils se trouvent) et la famille est bien loin de posséder un ordinateur. Mais nous ne les oublierons pas.

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Le pays est très essentiellement agricole : petites plantations familiales de maïs, haricots et légumes pour la subsistance, et grosses plantations de bananes et de café pour l’exportation. Les produits de base sont très bons, mais il n’y a aucune industrie de transformation ; Toute l’économie du pays est basée sur les matières premières et dépend donc des cours du marché, qui ne lui sont pas particulièrement favorable. En plus l’état des route est souvent rudimentaire (photos dans l’article en allemand). Le développement du pays est donc très lent, et c’est tellement dommage !

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Les plantations de café sont le plus souvent sous de grands arbres qui produisent de l’azote, ce qui limite l’usage d’engrais et de pesticides; le séchage des grains se fait par terre, souvent directement en bord de route.
Kaffe Plantage unter bauemen ; die Kerne trocknen direkt am Boden, oft gleich neben der Strasse.

Il en va de même avec l’éducation, qui n’est pour le moins pas une priorité des gouvernements successifs. Ici c’est assez clair, le politique est de maintenir le niveau d’éducation a minima pour que la population reste docile. Et pourtant il y a tellement de potentiel. Plusieurs fois nous avons été impressionnés par le niveau des enfants qui ont la chance d’aller à l’école privée, comme par exemple à Gracias : ces enfants-là sont d’une vivacité extraordinaire, parlent un anglais impeccable et le lisent couramment (alors qu’à Copan Bryan, 11 ans, avait bien du mal à déchiffrer l’espagnol).

Gracias, encore un arrêt dont nous avons eu du mal à partir. Alors que nous ne trouvions pas de place de camping, Berto et Bianca nous ont généreusement invités à stationner chez eux et nous ont ouvert grand leur porte avec leur filles Karla et Elba, malgré l’imminence de l’accouchement de Bianca. Installés dans leur jardin, nous passons trois jours paisibles (encore une fois “Aqui no pasa nada”) à partager des repas, des temps de jeux (le Tioga est toujours tout plein d’enfants, leurs filles, les cousins, les voisins….) des discussions sur la vie du pays (le manque de travail, l’immigration fréquente aux Etats Unis).
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In Gracias haben wir direkt beim Berto und Bianca uebernachtet, sehr liebe Leute mit ihre Tochter Karla und Elba mit denen wir in die Thermen gebadet sind.

L’environnement de Gracias est très agréable, la température est parfaite, le parc national offre une randonnée accessible dans une très belle végétation (les magnifiques liquidambars aux  feuilles rouges sont ici des arbres bien plus imposants que les buissons de nos jardins) et nous passons une belle 1/2 journée dans les piscines d’eau chaude avec Karla et Elba, qui ne savent pas nager mais ont soif d’apprendre et profitent au maximum des brassards de Tobias (pour ne pas avoir peur dans un premier temps) et de quelques conseils de natations.
 
DSC_0384Nos deux minettes, Karla et Clara, se sont tout de suite entendues comme deux sœurs. Et évidemment, très vite Clara a retrouvé ses réflexes “Maman, est-ce que je peux dormir chez ma copine ?  - Mais oui, si ses parents sont d’accords. – Maman, est-ce que Karla peut dormir à la maison ? – Mais oui, si elle veut.” Et voilà inauguré le “lit d’amis” du Tioga en même temps que Karla passe sa première nuit hors de chez elle – Bianca viendra vérifier plusieurs fois le soir que tout se passe bien.
Yan lui joue au foot et fait de la batterie avec les voisins David et Luis-Oskar les fils d’Oskar et Doris, en utilisant un joyeux mélange d’anglais, d’espagnol et de langage des signes pendant qu’Andreas fait découvrir à Oskar la musique traditionnelle autrichienne.
La soirée se termine autour de la table de Doris qui n’imagine pas de nous laisser partir sans que nous partagions leur repas : riz, frijoles (haricots rouges), oeufs et guajada (fromage frais), c’est le menu du Honduras à midi, le soir … et le matin.

Lago de Yojoa
Le lac de Yojoa est situé au pied des “forêts brumeuses”, ces forêts d’altitude qui portent bien leur nom, il est rare de les voir complètement dégagées. Stationnés cette fois dans le parc de la Finca las Glorias, une grande propriété avec hôtel (wifi!), chevaux et plantation de café, nous nous remplissons les yeux et les oreilles d’un incroyable festival d’oiseaux (voir article spécifique dans l’onglet Coin des enfants-Yan). Yan ne lâche plus l’appareil photo, et même Tobias devient un fin observateur (“Yan, regarde le perroquet”, “Clara, tu écoutes le montezuma? – il est assis dans le Tioga en train de dessiner et regarde par la porte ouverte…)
P1060324  Lago de Yojoa avec vue sur les forêts brumeuses / Lago de Yojoa, mit Sicht auf dem Wolken Wald

Mais pour observer les quetzals, c’est véritablement dans la forêt de nuage qu’il faut monter. Nous nous rendons tous les 5 en bus à El Remate, le petit village de Leonel, notre guide ornitho qui nous a fait découvrir bien plus que ces superbes oiseaux (voir article spécifique). Il nous accueille 2 jours dans sa famille, où Tobias va tout de suite se sentir comme chez lui: les garçons de la maison le prennent sous leur aile, le gardent pendant que nous montons observer les oiseaux ou les orchidées (nous le laissons parfaitement en confiance); il boit du café sucré, regarde la télé, apprend à faire du vélo …

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Wir bleiben 2 Tage bei Leonel, unser Quetzal Fuehrer, der direkt im Wolkenwald wohnt. Tobias wird ab sofort bei den Kindern unterschuetzt.

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A El Remate on vit très simplement, mais très sereinement. Chez la maman de Leonel, qui nous prépare plusieurs fois par jour sur sa cuisinière à bois  un délicieux local.
Alle wohnen in dem Dorf sehr einfach, aber glücklich. Die Mama von Leonel macht uns regelmaessig auf ihrem Holzkochen einen sehr guten lokalen Kaffee.

Tegucigalpa
A la dernière minute, nous arrivons à contacter Elisabeth et Paco, des amis de Olivier et Aline chez qui nous étions passé en octobre à San Diego, qui travaillent au lycée français du Honduras. Grâce à leur gentillesse nous allons enfreindre notre règle de ne pas nous arrêter dans les capitales. Trois jours durant nous stationnons devant chez eux, dans la cour sécurisée de leur résidence (grosse grille et garde en arme 24h/24) et nous profitons de leur accueil chaleureux pour oublier un peu les contraintes logistiques du Tioga. Andreas “Dites donc, je ne me suis même pas cogné dans les murs en allant aux toilettes”. Yan “Je peux vraiment laisser couler l’eau de la douche ?” Tobias “Wouahou, il y a même de l’eau chaude!” (la douche va même se transformer en sauna tellement les garçons y restent longtemps). Bref, chacun apprécie de retrouver un peu le confort d’une “Vraie maison” – dixit Clara, qui n’en invitera pas moins Amalia à venir dormir chez elle, dans le Tioga. Paco nous prépare de délicieux repas mexicains, et nous nous sentons comme des coqs en pâte.
Comme au lycée français le rythme est calé sur celui de la France, Amalia et Aurélio ne sont pas en vacances, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’ici pour qui les vacances courent du 12 décembre au 10 février. Ni une ni deux, Clara réclame à aller à l’école avec Amalia (en CE2), et Yan avec Aurelio (en 6e). Les voilà donc partis à 6h1/2, en uniforme réglementaire, aux couleurs du lycée. Ils reviennent à midi tout contents d’avoir pu parler français à des Honduriens (il y a une majorité d’enfants locaux au lycée).
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Pendant ce temps les parents en profitent pour visiter la ville tranquillement, seuls tous les deux pour une fois. C’est l’occasion de prendre autrement la température du pays, dont nous avions vu jusque là uniquement le coté rural. La cathédrale de Suyapa offre une belle vue sur la ville, située dans une cuvette entourée de collines : c’est une petite capitale (1 million d’habitants), avec quelques tours qui dépassent du reste. Au centre ville une certaine tension est palpable au moment de notre passage: le nouveau président doit prendre ses fonction dans les prochains jours, après avoir été élu en novembre dans des conditions douteuses; le coup d’état de 2009 qui a renversé un président progressiste est encore tout frais…. Et les souvenirs d’une décennie de guerre civile à peine estompés. Coup d’état, guerre civile, difficile pour nous d’imaginer que les gens de notre génération ont grandi dans un pays en guerre quand nous passions une enfance de rêve.

Peut-être est-ce pour cela qu’ils tiennent tellement à nous répéter, peut-être pour SE répéter, “Aqui no passa nada”. En tout cas nous n’avons trouvé sur notre chemin que des portes grandes ouvertes et des cœurs grands ouverts qui aspirent juste à vivre en paix, tout simplement.
 

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A Valle de Angeles, Luis le dresseur de chevaux a comblé les trois enfants : il les a laissé monter des chevaux de grande classe. Il a fait éclater Clara de fierté en lui disant qu’elle tenait bien en selle sur le meilleur danseur du Honduras.
Clara reitet auf dem Turnierreitpferd in Valle de Angeles

Après ces très belles semaines au Honduras, nous venons d’achever trois semaines au Nicaragua et venons de rentrer au Costa Rica; il ne nous reste qu’à digérer cette nouvelle étape pour vous la faire partager.

Un grand merci à vous tous qui nous suivez pour vos messages réguliers, c’est à chaque fois un bonheur de vous lire. Continuez de nous envoyer des nouvelles, avec toutes nos excuses si nous ne vous répondons pas toujours personnellement, le temps est toujours compté quand nous avons accès à une connexion...

A très bientôt,

Les MaPaToClaYa

Posté par Mapatoclaya à 16:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

13 février 2014

Aufregendes Honduras – Aqui no pasa nada

Les photos sont légendées en français, l’article en français sera publié à part

P1060210Honduras, das tiefe Land, vor dem jederorts und auch von vielen anderen Reisenden wegen mangelnder Sicherheit gewarnt wird, ruft foermlich nach uns, auf der Suche nach dem tieferen Sinn der Reise, des Landes und Begegnungen der anderen Art.

Clara macht sich, woimmer sie auch auftaucht, neue Freunde, wie hier im Aufzuchtszentrum der gefaehrdeten Ara-Papageien in Copan, wo es neben wunderbar restaurierten Mayaruinen (diese Staette sollte fuer uns der allerletzte Mayatempel sein, denn weiter im Sueden lebten andere Kulturen, von denen, “zum Glueck”, keine haeuslichen Ueberreste vorgefunden wurden), in der Natur freifliegende rote Aras hat. Den Namen ihres gruenen Freundes konnte sie nicht genau heraushoeren, so etwas wie hola amiiiigo, wie die Jungs landein alle heissen.

Copan bietet fuer alle Reisenden etwas. Warmwasserquellen, Ruinen, authentisches kleines Bergdorf, Schmetterlingsaufzuchtszentrum, luxurioese Fincas, freie rote Aras, fuer Toclaya ist aber speziell der Kontakt zu den Kindern von Marina, der Dame aus dem Strassenrestaurant und Campingwiesenbetreuerin, interessant. Sie spielen, malen, lesen, fernsehen und gaukeln gemeinsame Stunden bis spaet am Abend, in einer Art Mischung aus einfachstem einheimischen Leben und westlichem Komfort, den wir durch das Fahrzeug bedingt in viele Ecken Mittelamerikas tragen.

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Carine a 40 ans, gâtée par les enfants qui sont eux aussi à la fête à cet arrêt “balneario” (piscine-tobogans).

In den letzten Tagen ist unsere geliebte, verehrte Mutter und Frau um ein rundes Ereignis erfahrener geworden, aus einer klassisch vorbereiteten und ausgetueftelten 40erfeier ist ein langer Fahrtag durch Kaffeeplantagen, staubige Bergdoerfer, ueber nicht endend wollende Schlaglochstrassen (jede oesterreichische Forststrasse ist dagegen eine Autobahn) im Minimaltempo, bishin zu einem herzlichst willkommenden “Balneario”, Freizeitpark mit Schwimmbecken, geworden. Selbst wenn die Einrichtung erst seit einem Jahr eroeffnet wurde, sind wir die ersten Gaeste, die um Uebernachtung bitten. Der freundliche Bergbauer, pistolenbewaffneter Nachtwaechter, der mit uns den Festtagskuchen teilt, kuemmert sich um unsere Sicherheit und geniesst ebenso wie wir die Geschichtestunden aus nah und fern.

 

DSC_0385Honduras hat neben wenigen Grossstaedten, die einen sehr schlechten Ruf was Sicherheit, Raub und Todschlag angehen, vor allem schlechte Strassen, schoene Berglandschaften, viele Agrarprodukte wie Kaffee und Bananen und eine ganze Menge netter Leute zu bieten. Offensichtlich bestaetigt sich diese Regel, dass woimmer man hinfaehrt, sollten die sicherheitstechnischen Reisewarnungen besonders negativ ausfallen, man durchaus mit netten, hilfsbereiten, offenen und interessanten Leuten rechnen darf, dies gilt besonders fuer die Leute am Land, ohne in zu abgelegene Regionen vorzustossen. Selbstverstaendlich sind Familie und materielle Gueter nicht aus den Augen zu lassen, niemand haette allerdings versucht aus nah oder fern Hand an Mensch oder Gut anzulegen, was wir natuerlich sehr schaetzen.

 

Solange die Sonne scheint, spielen insbesondere Clara und Tobias mit den Kindern aus den Doerfern, wie hier in El Cedral, dem urspruenglichen Quetzalbergdorf, wo Yan schwerbewaffnet die Vogelbeobachtungen bevorzugt, ein spezieller Vogelbericht ist bereits am Blog erschienen. Die 3 Tage in den Nebelwaeldern rund um den Quetzal mit sehr authentisches Begegnungen in Leonels Familie und im ganzen Dorf gehoeren fuer alle 5 zu den bleibendsten Eindruecken bis jetzt.P1040246A El Cedral chez Leonel, notre guide-quetzal, les enfants du village adoptent d’emblée Clara et Tobias.

Waffen duerfen eigenartiger Weise an gewissen Eintritten wie Schulen, Banken, Freizeitzentren oder sonstiges nicht mitgenommen werden. Waffenwaechter, die natuerlich selbst schwerst bewaffent sind, kuemmern sich ums regelrechtes und bombensicheres Verstauen dieses Materials, das zumeist illegal weitverbreitet im Land zuhande ist. Es stammt entweder aus alter Kriegszeit oder wird mehr oder weniger offiziel vermarktet. Die dazugehoerige Waffenlizenz besitzen nur die wenigsten, registriert sind somit nur ein verschwindend geringer Anteil dieser Selbstverteidigungsart. Die Polizei kuemmert sich nur in ganz wenigen Faellen um die Folgen, wenn es wirklich einmal richtig knallt, was in den Grossstaedten anscheinend regelmaessig der Fall ist (Drogenbanden untereinander sind die meisten Faelle). LKW Fahrer haben eigentlich immer einen bewaffneten Beifahrer. Sollte zB. ein Stopp des Fahrzeugs noetig sein und der Fahrer muesste das Fahrzeug verlassen, zum Reparieren von  Motor oder Reifen, ist es beim Wiederauftauchen unter dem Fahrzeug ganz ok, eine bekannte Waffe ueber der Stirn zu haben als ungeladene Gaeste.

Yans Bewaffnung, die auch zum Schiessen dient, aber von Bildern, darf hingegen ueberall mitgenommen werden, was er auch fleissig macht, und laesst keine Moeglichkeit ungenuetzt, seine tierphotographischen Faehigkeiten auszubauen.

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Contrairement à d’autres, Yan n’a jamais besoin de déposer son arme, qui ne tire que des clichés (le panneau “Entrée interdite avec une arme” est assez courant”). Les écureuils croqueurs d’orange disent merci “avec panache”.

Abgesehen von der international organisierten und finanzierten Strassenverbindung zwischen Atlantik via Hauptstadt Tegusigalpa zum Pazifk sind die Verkehrswege eine echte Herausforderung, und dies nicht nur fuer Wohnmobilreisende. Egal welche Art von Fahrzeug, jeder ist gezwungen, mit annaehernd 100prozentiger Konzentration und vorteilshafterweise tagsueber in behebiger Langsamkeit zwischen den Schlagloechern, oftmals Kratern, die perfektest Linie zu finden. Die letzten 20 Jahre Skitechnik in abwechslungsreichstem Gelaende, jederzeit die beste Linie findend und groessere Gefahrenstellen vermeidend, sind wahrlich eine stuetzende Hilfe, um fahrzeugschonend weiterzukommen und Abstuerze zu vermeiden, Nachtfahrten sind Kamikatzeaktionen.

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L’état des routes est encore un gros point faible du honduras. Quant il y a de la pente, la chaussée a souvent tendance à vouloir aller voir plus bas…

  DSC_1910Droite Das Land Honduras hat nur sehr wenig eigene Industrie, fehlende internationale Investoren und hoechstgradig korrupte Regierungspolitiker und Praesidenten sind dafuer verantwortlich. Die Leute leben unter einfachsten Bedingungen, Bananen, Mais, Bohnen und wenige Milchprodukte bzw. Fleisch sind ihr taegliches Brot, Arbeitslosigkeit ist weit verbreitet, wer selber ein Stueck Erde bebauen kann, hat gute Chancen ueber die Runden zu kommen. Eine Staude Bananan, mit circa 140 Stueck Bananen, kostet umgerechnet 1 Euro und 20 Cent. Fuer Westler unglaublich wenig Geld, dennoch gibt es zuhauf Leute, die sich dies nicht so locker leisten koennen. Immer wieder klopfen Leute an die Tuer und fragen um Nahrung, gerne teilen wir Fruechte oder Brot, um ihnen zumindest teils den Magen zu fuellen. Die unzaehligen spielenden Kinder, die im Tioga sehr schnell ihr zweites zuhause einrichten, verzehren den Rest vom Strauss, null problemo, der naechste Bananenstand kommt gewiss, fuer uns ein Genuss, Bananengrosseinkaeufer zu spielen.

  Nachdem mit der Bergfuehrerei heuer leider nichts ist, muss ManP1060310n sein Geld anderwertig verdienen: Schwimmlehrern kommt da gerade recht, huebsche Damen werden Rotzbuben vorgezogen, Tarif ist der Gleiche. Ein Laecheln und das Versprechen, nach einer halben Stunde Einfuehrung brav selber weiterzuueben, dass es vielleicht dochnochmal einen hondurianischen Olympiameister gibt.

Aux thermes de Gracias, Andreas donne une leçon de natation à Elba, 14ans, qui a terriblement envie d’apprendre à nager et se débrouille déjà très bien au bout d’une heure d’efforts..

DSC_2149En se rapprochant du Nicaragua, le paysage se fait déjà plus sec, les forêts de nuage sont loin.

Das Land mit seinen netten Leuten ist uns ans Herz gewachsen, gerne wuerden wir noch laenger in dieser Ecke bleiben, aber der Weg nach Bolivien ist noch ernorm weit. Es steht fest, irgendwann einmal, vielleicht mit dem Rad, wiederzukommen, um hier laenger verweilen zu koennen.

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Avantage des nouvelles technologies: vous lisez cet article presque en temps réel; envers de la médaille: la poste de Tegucigalpa paraît démesurément grande.

Was dies wohl sein mag? Ganz einfach. Symbol fuer gaehnende Leere im Postfach. In Wahrheit ist dieser riesige Saal das Hauptpostamt von Tegusigalpa, der Hauptstadt von Honduras. Wer Postkarten von dieser Stadt oder von woanders erhalten hat, moege dies via mail bitte kurz rueckbestaetigen. Wer sich ueber mail, blog oder photos freut, kann dies gerne mal kundtun, wir freuen uns auch ueber ganz normale Nachricht von zuhause, wenn auch aus heimischer Sicht alles beim Alten ist und dies im Vergleich zu unserem taeglich Erlebten wenig spannend erscheint, freuen wir uns trotzdem von Euch Nachricht zu bekommen, wir berichten ja auch nur aus dem Alltag!

 

Honduras rueckblickend ist es enorm schwierig, einen Tatsachenbericht mit all den positiven Gefuehlen und erlebten Momenten zu vereinen. Eines steht fest: von Honduras fehlen uns spektakulaere Bilder und weltbekannte Touristenplaetze. A gibt es sie nicht und B sind all die wunderbaren persoenlichen Erlebnisse mit den vielen Leuten nicht in Photos festzuhalten. Wir bedanken uns bei Marina und ihren Kindern aus Copan, den netten Balneariobestizern aus San Juan de Opoa und dem Nachtwaechter, Berto&Bianco und ihren Kindern aus Gracias, Oskar&Doris mit Kindern aus Gracias, Leonel unserem Quetzalspezialisten und Familie, eigentlich dem ganzen Dorf, Paco&Elisabeth mit Aurelio und Amalia, der franzoesischen Lehrerfamilie aus Tegusigalpa, dem Profijocky aus Valle de Angeles fuer die Reitstunden …. und den unzaehlig netten Leuten tagaus, tagein – um eine grosse Lektion bereichert steuern wir weiter Richtung Sueden, Nicaragua, wo angeblich wieder alles ganz anders sein soll. Vielleicht zum ersten Mal auf der ganzen Reise warnt uns niemand, nicht ins Nachbarland einreisen zu sollen. In den USA halten dich alle fuer verrueckt, nach Mexiko zu reisen. Dort warnen alle vor den Umstaenden in Guatemala, wo vor Honduras enorm gewarnt wird. Das Nachbarmistrauen kennt keine Grenzen, mit etwas Rueckblick ist dies zuhause auch nicht viel anders, wer motiviert schon fuer eine Reise nach Ungarn, danach nach Rumaenien oder Bulgarien … oder vielleicht nur ueber den Nachbarzaun?

Die letzten 3 Wochen Honduras waren ein voller Erfolg, erfuellt von vielen geteilten Momenten mit der lokalen Bevoelkerung, unsere Kinder ermoeglichen uns einen besonders leichten Zugang. Vielen Dank an alle, im Land des “aqui no pasa nada”.

 

Posté par Mapatoclaya à 16:25 - - Commentaires [5] - Permalien [#]