21 mai 2014

Cacahouète en Colombie, par Tobias

Déjà 3 semaines que nous sommes en Equateur, mais encore un petit article colombien …

Cacahouette reist in Kolumbien, beim Tobias (Cacahouette ist der belieibte Teddybear)

Depuis qu’on a commencé notre voyage, mon doudou Cacahouète est toujours avec nous. Je l’emmène partout, mais des fois aussi c’est lui qui m’emmène. Ensemble on a traversé toute la Colombie, et j’ai même aidé papa à conduire le Tioga.

DSC_0446 Einer der sieben zweitbesten Copiloten – Tobilot!

Cacahouète à la mer :

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La mer Caraïbe, tout le monde croit qu’elle est calme, mais en fait il y a aussi de très grosses vagues. A la plage Los Angeles on n’avait pas le droit de se baigner. De toute façon, Cacahouète il n’aime pas se mouiller. Mais on a bien joué dans le sable.

In der Karibik von Kolumbien hat mit den wilden Stroemungen niemand leichtes Zuckerschlecken, den Baeren ist das auch gleich, die moegen das Wasser sowieso nicht, aber der Sand ist super, davon stecken sie sich die Taschen voll, um auch in der Nacht weiterspielen zu koennen.

 

 

Cacahouète au musée :

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Eine Attraktion mehr im Goldmuseum von Bogota, selbst wenn mir die Museen nicht ganz so zusagen aber fuer den Baeren ist’s eine Erfahrung mehr. 

 

Moi les musées j’aime pas trop, mais Cacahouète lui si ; je l’ai emmené au musée de l’or à Bogota, il a vu des beaux bijoux et des masques en or.

 

 

 

 

 

 

 

Cacahouète en balade :

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Bei etwas schaerferen Touren lassen wir den Baeren als Aufpasser besser im Tioga, denn er ist nicht ganz schwindelfrei.

En fait il est pas venu marcher avec nous à las Estoraques, ni faire le chemin des croix à la Candelaria, ni grimper à Suesca. Il est resté se reposer au Tioga.

Cacahouète dans le désert :

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Fest verankert bringt den Baeren der staerkste Wuestensturm nicht aus der Ruhe, die Stacheln behielt er bis ins Bett zum Einschlafen.

Dans le désert de Tatacoa, il y avait plein de cactus avec des très grosses épines. Cacahouète et Pistache se sont assis dessus, après ils avait des épines dans les fesses ! Clara et Yan m’ont aidé à tout enlever pour que ça ne pique pas la nuit dans le lit.

Cacahouète et les statues :

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     A San Agustin, toute la famille a fait une grande balade dans un site archéologique. Cacahouète s’est amusé avec des grandes statues aux dents pointues comme des requins .

Eh dit, Cacahouète, pourquoi Yan il perd toujours des dents ? Clara aussi d’ailleurs, ils font un concours tous les deux. Et pourquoi pas moi ?

 

Wer von der ganzen Truppe verliert am meisten Zaehne? Die jahrtausend alten Statuen von San Augustin, Clara oder der Baer? die richtige Antwort lautet: Yan

 

 

 

 

 

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C’est bien de jouer dans le Tioga, mais aussi dehors avec d’autres enfants. Cacahouète, il ne parle pas beaucoup, alors je parle à sa place : Yo, habloDSC_2280 muy bien espanol. Hola como estas amigo de la playa ? Me gusta dibujar. Quieres jugar conmigo ? Oh, espera, me voy a pipitar…
Le soir, souvent c’est maman qui me lit l’histoire en français; aber Papa liest auch Gutenachtgeschichte auf Deutsch.
Moi quand je serai grand, je serai un papa français, mais de toutes les langues.

Tobias ist nicht nur sprachbegeistert, sondern auch sehr begabt, spanisch ist schon laengst keine Huerde mehr und geht sehr schnell auf neue Spielkameraden zu. Auch englische Gutenachtgeschichten werden eingefordert, die armen Eltern muessen von Frueh bis Spaet alles geben um zu folgen.

 

 

 08052014-DSC_0252   Hum, c’est bon les gâteaux au chocolat dans les pâtisseries colombiennes. J’en ai même pas laissé à Cacahouète. Von Suessigkeiten alleine koennte ich leben, ohne meinem Baeren davon etwas abzugeben.

  14042014-DSC_1022Ouf, c’est fatiguant une grande journée de voyage. Je n’ai même pas besoin de Cacahouète pour m’endormir. Leben, Erleben, Ausleben bis zum Gehtnichtmehr, der Baer schaut sprachlos zu und wuenscht Gutes Nickerchen.

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20 mai 2014

Schmetterlingsfestival in Mindo – Un festival de papillons

Mindo ist weltweit fuer seine Artenreichheit, insbesondere in der Vogelwelt bekannt, aber nicht nur – ohne weitere unnoetige Worte. Geniesst die Farben und Formen in vollen Zuegen.
La région de Mindo, sur les contreforts ouest de la cordillère équatorienne, possède une biodivessité absolument exceptionnelle. Très réputée pour ses oiseaux, elle recèle bien d’autres richesses. A savourer sans mots superflus, juste pour le plaisir des formes et des couleurs.

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Même le magique Morpho Elenor bleu métallique, qui nous nargue depuis le Mexique, se laisse enfin photographier ouvert. Le secret ? Quand il se sèche les ailes, juste au sortir du cocon.

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Colombia 5 – San Augustin, on connait bien – El parro de los campesinos

Lundi 28 avril, début de la grande grève nationale des agriculteurs Colombiens. Ce jour là, nous partons du désert de la Tatacoa et ne faisons qu’on tout petit bout de route pour rejoindre la fraîcheur attendue de la rivière de Rivera, sans encombre aucun. Mais tout le monde nous alarme “Les campesinos installent des barrages partout sur les routes, plus au sud vous ne passerez pas.” Ne nous laissons pas démonter, allons voir tranquillement…

Mardi matin, l’objectif de la journée est d’atteindre San Agustin, où nous savons que nous pourrons rester le temps qu’il faut si besoin.
Dans la matinée, nous tombons effectivement sur notre premier barrage, mais les agriculteurs ne bloquent le passage que par intervalle de 20 minutes: à peine le temps de faire connaissance, de discuter un peu pour commencer à comprendre les causes du mécontentement, et de se faire prendre et reprendre en photo très jovialement.
Début d’après-midi, 2e barrage. Là les véhicules locaux ne passent plus; les passagers des bus descendent et traversent le barrage à pied. Andreas descend pour discuter, je commence à faire l’école avec les enfants dans le Tioga. Au bout d’une heure de parlementassions, sympathiques mais fermes, ils nous laissent passer, mais seulement nous parce que nous sommes étrangers et voyageons avec des enfants.
Nous passons devant une station essence; Andreas, prudent et prévoyant, en profite pour faire le plein: un réflexe qui nous permettra de poursuivre notre route une semaine plus tard malgré la pénurie !
15h, Nouveau barrage, un camion en travers de la route, il y a beaucoup de monde. Andreas descend discuter. Les enfants du village viennent nous voir. Bientôt le Tioga est plein à ras bord d’enfants, puis de parents, et mêmes des agriculteurs du barrage qui montent, curieux de voir en vrai un véhicule qu’ils n’ont vu qu’à la télé. Ils finissent par nous dire en rigolant “vous devriez faire payer la visite”. ça c’est sûr, on aurait gagné notre après-midi ! parce que sinon, au niveau des négociations, ça n’avancent pas vite… Ils semblent finalement d’accord pour nous laisser passer… à 18h seulement. Patience.
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Du coup on a le temps d’en apprendre plus sur les revendications. Selon les sensibilités de chacun, des choses assez différentes sont mises en avant :
   - la loi qui est en train d’être votée qui oblige les agriculteurs à acheter leur semences aux grands groupes;
  - le cours du café trop bas qui devrait être soutenu par le gouvernement;
  - la politique actuelle du gouvernement qui vend toutes les concessions minières à l’étranger et dépossède la Colombie de ses matières premières, ne laissant sur place que les conséquences environnementales;
   - le prix trop cher des engrais et pesticides;
   - les dettes contractées suite à l’ouverture d’emprunts à taux bas (qui avait résulté des négociations de la grève précédente) qu’il faudrait effacer.

Des idées que l’ont soutient, et d’autres un peu moins, mais à 17h50 nous sommes toujours bloqués. Finalement comme promis ils nous laissent passer à 18h.
19h, nouveau barrage à quelques kilomètres de San Agustin, des arbres en travers de la route. Mais à cette heure-ci les grévistes ont vite pitié de nos enfants qui n’ont pas encore mangé (les pauvres, qui se sont goinfrés de biscuits tout l’après-midi…), et les arbres sont dégagés par quelques bras costaux.

19h30: objectif atteint ! nous sommes à San Agustin.

Désormais nous sommes tranquilles. Nous allons passer une semaine au calme, dans le camping d’une famille adorable avec des enfants pour jouer.Le climat est parfait, ni trop chaud ni trop froid; les environs regorgent de sites archéologiques aux sculptures fantastiques ; la pâtisserie française est à 5 min à pied et nous aurons notre baguette et notre Paris-Brest tous les jours. Dur, dur, de supporter une grève nationale…
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Ces statues, rigolotes ou terrifiantes, accompagnaient les morts dans leurs tombes; elles datent pour l’essentiel du XIII – IXe siècle. On les découvre au fil de balades, à pied, à cheval ou à vélo, dans les superbes paysages de part et 04052014-DSC_0047d’autre du canyon Magdalena – on est ici, tout au sud du pays, presque à la source de ce fleuve gigantesque qui traverse la Colombie d’un bout à l’autre (ou avait vu l’embouchure sur la côte caraïbe juste après notre arrivée à Carthagène).

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   La balade à cheval est un plaisir en soi, toute la famille au grand galop. Mais en plus elle nous permet de découvrir le beau site de La Pelota, où les sépultures découvertes récemment ont conservé une partie de leurs couleurs.

 

 

 

 

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Yan passe encore son temps à photographier les oiseaux, les parents se font plaisir sur le marché, encore bien approvisionné,

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Tobias joue avec Marty, le jeune chien du camping, pendant que Clara s’en va joyeusement pour l’école. Bref, à San Agustin, nous sommes bien.

Malgré tout la route nous appelle, et il semble que les campesinos, toujours en grève, ont la consigne de laisser passer les étrangers. Effectivement, au barrage à la sortie du village les hommes discutent à peine pour nous ouvrir la barrière.
Après un arrêt au site Alto de los Idolos pour voir d’autres tombes et sculptures nous traversons une dernière fois la cordillère colombienne pour rejoindre Popayan.

 06052014-DSC_0173      06052014-DSC_019306052014-DSC_0186  Le très beau site Alto de los Idolos.

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Le paramo sauvage dans la traversée de San Agustin à Popayan, avec la végétation spécifique des frajilones.

A part un stop dans les thermes de Coconuco, dont sous garderons longtemps l’odeur de souffre, le temps pluvieux ne nous incite pas trop à nous arrêter. Une dernière visite à la cathédrale de las Lajas, le plus grand lieu de pèlerinage après Lourdes selon les gens Colombiens: l’impressionnant édifice gothique a été construit sur une gorge profonde où est apparue la vierge.

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Et ça y est, nous voici à la frontière. 2 mois passés en Colombie, 2 mois de bonheur et de plaisir avec des gens d’une hospitalité et d’une chaleur incroyable. Une chose est sûre, nous reviendrons, il nous reste trop de choses à découvrir, trop d’amitiés à partager.

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11 mai 2014

Colombia 4 – La cordillère à saute-mouton – Hola, que mas?

15 – 29 avril 2014

Nous quittons Bogota, 2600m, le mercredi de la semaine sainte. Ouille… on avait oublié ce que c’est les bouchons pour sortir d’une grande ville une veille de week-end prolongé ! (ici le jeudi et le vendredi saints sont fériés, mais pas le lundi de Pâques). Un peu de patience et nous parvenons à franchir les premières montagnes de la cordillère pour redescendre doucement vers l’ouest dans la zone cafetière.
La rivière qui coule dans cette vallée s’appelle Tobia, elle passe par un village du même nom : nous avons déjà fait plusieurs fait halte à Santa Clara ou à San Juan, alors pour compléter le trio il faut qu’on s’y arrête même s’il manque un S. A l’entrée de la commune Tobias est tout fier de reconnaître (presque) son prénom. C’est une destination de proximité pour les Bogotains amateurs de sports nature qui viennent chercher un peu de chaleur, c’est donc bondé, mais les enfants apprécient la piscine.
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Im Hinterland von Bogota, beim Verlassen der Ostkordillere, stossen wir unverhofft auf ein kleines Dorf Namens Tobia, unumgaenglicher Stopp, und landen im Freizeitzentrum San Juanito, wir freuen uns ueber diese gelungene Kombination, eine angenehme Nacht mehr im schoenen Kolumbien.

Nous continuons notre descente jusqu’à Guaduas, joli village colonial où nous restons 2 jours, qui nous marquera  pour l’intensité de ses processions de Pâque (voir article précédent “La semana santa”).

17042014-DSC_0092Am Dorfplatz von Guaduas, einem der 16 magischen Doerfer des Landes, wo weit und breit keine auslaendischen Touris zu sehen sind. In diesem Dorf duerfen wir an den Osterfeierlichkeiten teilnehmen, siehe auch der Artikel “semana santa”.

De retour sur la route, l’altimètre continue de baisser ; nous arrivons à Honda qui vit au rythme du grand fleuve Magdalena, à 200 m d’altitude. Il faut chaud. Mais seulement temporairement car nous remontons aussitôt.

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Le fleuve Magdalena, qui traverse intégralement la Colombie du Sud au Nord, sillone dans une large vallée centrale. Les villes et villages qui le bordent vivent de la pêche. Das kleine Fischerdorf Honda liegt auf 200 Meter Seehoehe am groessten Fluss des Landes, dem Rio Magdalena. Tropisch warm-schwuele Luft steht ueber dem Dorf, innerhalb von 4 Stunden fuehrt die Passstrasse in Richtung Kaffeezone in die Zentralkordillere hoch. Der Naechtigungsplatz am Nevado Ruiz liegt auf 4100 Meter, bravo liebe Eltern, die Akklimatisationsgrundsaetze sind tadellos eingehalten worden, ohne die geringsten Beschwerden ueberstehen alle unbeschaedigt die Nacht.

En fin d’après-midi, après avoir traversé de magnifiques paysages verdoyants de plantations de café, le Tioga gravit bravement les flancs du volcan Nevado del Ruiz. 4100 m !! Là il ne fait plus chaud du tout, nous ressortons les polaires, gants, bonnets et gros sacs de couchages. Mais l’accueil chaleureux des guides du parc national compense les degrés qui manquent. Le paysage est austère, enfin quand on l’aperçoit à travers le brouillard : une végétation basse typique du paramo (plateaux andins d’altitude), d’où émergent seulement les frailejones qui nous rappellent les arbres de Josué des déserts américains. Malgré tout il y a beaucoup de fleurs et des colibris très spécifiques viennent y butiner.
Tobias et Clara encaissent parfaitement leur première montée à 4000m, et la nuit est étonnamment bonne bonne pour tout le monde.

4000 Meter heisst in Suedamerika noch lange nicht, dass es ueberall Schnee hat. Im Gegenteil: Wasserfaelle, seltene Pflanzen wie Frailejones, besondere Voegel, leider noch keine Kondore, dafuer aber eine frische, ruhige und einsame Nacht, gehuellt in warme Schlafsaecke.

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Les frailejones, hauts de 2,5 m ici en altitude, sont des plantes endémiques de Colombie, Venezuela et d’Equateur. Frailejones wachsen angeblich 8-10 mm pro Jahr, im Nationalpark “Los Nevados” gibts einige Exemplare ueber 2.5 Meter zu sehen, sofern es der dichte Nebel zulaesst.
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Oxypogon guerinii, un colibri qu’on ne trouve qu’au dessus de 3200 m, de même que les coussins de mousse résineuse. Kolibris leben nicht nur im warmen Tropenwald. Aus der ganzen Welt kommen Ornitologen in diese Gegend, um obigen, endemischen Kolibri auf 4000 m Seehoehe zu beobachten. Der geduldigen und ruhigen Hand Yans gebuehrt dieses Bild.

Nous redescendons sur la ville de Manizales, où nous allons combler notre manque de remontées mécaniques hivernales en utilisant pour la première fois un téléphérique urbain. C’est effectivement un mode de transport bien pratique quand on n’est pas embarrassés d’une paire de skis et de grosses chaussures ! C’est aussi une spécialité bien française puisque comme à Medellin ou à Chicamocha c’est encore une fabrication Poma – merci Benjamen. 22042014-DSC_0682La ville n’a pas de charme particulier si ce n’est sa situation, mais avec les nuages persistants pas de chance d’apercevoir le Nevado del Ruiz que nous venons de quitter. Nous nous rabattons sur la place principale, encore une place Simon Bolivar comme dans presque toutes les villes du pays, mais ici  la statue monumentale du grand libérateur de l’Amérique du Sud est plutôt surprenante, mi-homme mi-condor.
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In Manizales gibt’s an sich nichts Herausragendes zu sehen, doch die Stadtseilbahn, eine moderne Art oeffentlichen Transportmittels, ist sehr verlockend und fuehrt direkt ins Zentrum, wo der hoechste Kirchturm des Landes steht. Simon Bolivar, der grosse Befreier von Venezuela bis nach Bolivien, geschmueckt in Kondorfedern, triumphiert am Kirchplatz.

Un peu au sud, les thermes de San Vicente sont à 15 km de Santa Rosa de Cabal : 10 km de piste pas exactement adaptée à un gros camping-car américain, mais notre fidèle Tioga tient bon la route (nous le rebaptisons à cette occasion Fidel) et nous emmène nous prélasser une journée entière dans les eaux délicieusement chaudes et les saunas naturels. Nous jouissons là du bon côté de l’activité du volcan – toujours le Nevado del Ruiz- même si elle nous empêche désormais de gravir le sommet. Le bain de nuit dans les bassins fumant vaut vraiment la peine.

Angeblich die naturbelassensten Thermalbaeder im Lande, auf Empfehlung von Robert und anderen Insidern klettert der Tioga, seitdem umbenannt in Fidel, nicht Castro, ohne Muehe die verwundene Bergstrasse in den Nebelwald hoch. Keine Noete zum “pozo del amor” vorzudringen, um sich in diese Becken zu verlieben.
 

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Selbst Kinder duerfen zeitlich unbegrenzt in die sehr warmen Baeder, was fuer ein Unterschied zum heimischen Gehabe mit Alters- und Zeitbegrenzung in Thermalbaedern! Spaetestens als das Gewitter mit heftigen Blitzen aufzog, war zumindest fuer uns ein voruebergehendes Verlassen der Becken angesagt, Saunauntensitzer!, die Einheimischen machen diese Himmelsknaller nicht stutzig.

Notre étape suivante, Filandia, est un petit village cafetier haut en couleur, avec ses vielles jeeps de la guerre qui transportent des chargements étonnants de café, de bananes ou d’écoliers ; ici l’ensemble de la vie tourne autour du café – le meilleur du monde ! -, de la production à la dégustation, et l’on savoure enfin un bon tinto (café noir) sans sucre, ce dont on n’a plus l’habitude.

Um es genau zu nehmen, liegt die Kaffeezone Kolumbiens an den Westhaengen der zentralen Zentralkordillere. So jetzt wissen es alle. Und ausser Kaffee wird dort nur Kaffee und Kaffee angebaut, davon geht der Beste in den Export und der Rest fuer den eigenen Verbrauch, erstaunlicherweise auch ohne Zucker.

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Plantations de cafés et grains mûrs. 

 

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Aus der ganzen Welt sind die Ortsnamen zusammengeborgt. Siberia, Alaska, Versailles, Armenia, Pensilvania oder wie hier in Filandia, einem ruhigen und gepflegten Dorf in der Kaffeezone, wo die kleinen Jeeps das Standarttransportmittel fuer die abgelegenen Fincas und Bergdoerfer sind. Auch den Tioga wollten sie uns abkaufen, nur brauchen wir und unsere Nachfolger ihn noch. Von so einem treuen Begleiter trennt man sich nicht so einfach.

Une promenade dans les rues, le nez au vent, et nous rencontrons Julian qui nous invite chez lui. Il est photographe – pour le plus grand bonheur de Yan à qui il va donner des tuyaux techniques - et vit avec Yvonne dans une belle maison toute en bois, aussi colorée à l’intérieur qu’à l’extérieur, une maison où l’on se sent bien. Nous vivons encore une fois l’hospitalité colombienne.
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Yvonne nous fait manger comme des rois, et pour digérer nous essayons le superbe bicycle de Julian. Vorbildlich ohne Schuhe trumpht Mami Carine auf hohem Rad auf, das unsere Gastgeber, Yvonne und Julian, Profifotograf, aus London importierten.

Nous quittons la zone cafetière et repassons à nouveau la cordillère (remontée à 2800m), par une route sinueuse où le trafic des camions est plus qu’impressionnant, pour retomber une nouvelle fois dans la vallée du grand fleuve Magdalena (redescente à 200m). Après une grosse journée de route nous arrivons dans un endroit à nouveau totalement différent de tout ce qu’on avait vu auparavant: le Désert de la Tatacoa. Même si le terme “désert” est tout relatif puisqu’il pleut en moyenne autant qu’en France, les canyons d’érosion aux tons rouges, les cactus et la chaleur écrasante nous impressionnent. De 11 heures à 4 heures la sieste est obligatoire ; l’activité ne reprend qu’en fin d’après midi. Mais elle se poursuit à la nuit tombée par l’observation des étoiles dans un ciel particulièrement clair : grâce au télescope de l’observatoire, Clara observe les anneaux de Saturne, Tobias les lunes de Jupiter et Yan la nébuleuse l’Alpha du Centaure. Un vrai beau ciel de nuit pour conclure une vraie belle journée de couleurs.

Ueber die Zentralkordillere wieder nach Osten zurueck ins Magdalenatal, wo es keine feuchten Kaffeezonen sondern eine Halbtrockenwueste, die Tatacoawueste, zu sehen gibt. Sternenhimmel und Planetenbeobachtungen am Observatorium, kurze Wanderungen unter gluehender Sonne, ein kuehles Poker zum Abendessen, bevor uns erklaert wird, dass der Weiterweg nach Sueden von Bauernstreiks und Strassensperren gezeichnet sein wird, dazu beim naechsten Mal.

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Lundi 28 avril, juste avant de partir, nous apprenons que les agriculteurs du pays lancent une grande grève nationale (prévue depuis plusieurs mois, mais personne ne nous en avait parlé), il devrait y avoir des barrages partout sur les routes. Ah…. Allons voir s’ils nous laissent passer.

PS: 2 semaines plus tard, nous voici en Equateur, sans avoir été embêté ou presque par la grève.

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06 mai 2014

Columbia 3 – vers Bogota

DSC_1133 Notre itinéraire au 15/04 Bogota, Hauptstadt Kolumbiens, Mitte April

En se rapprochant de Bogota, changement de décor après les villages coloniaux, nous traversons une région de mines, exploitées depuis bien avant l’arrivée des Espagnols et encore en activité aujourd’hui:

 12042014-13 d’innombrables petite exploitations familiales de charbon,

Kleinkohlebergwerke mit selbstgebauten Foerderungsanlagen, um die naheliegende Salzbergwerke mit Energie zu versorgen. Die Schufterei ist den Erwachsenen vorbehalten, von Kinderarbeit, wie in anderen Laendern, keine Spur

et d’importantes mines de sel, comme celle de Nemocon: si nous n’avons pas visité la très populaire cathédrale de sel de Zipaquira (peur d’avoir trop de monde en ce début de semaine sainte), nous avons quand même eu notre dose de religiosité souterraine avec les petites chapelle installées par les mineurs.
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Avant notre étape citadine à Bogota, nous faisons un détour par Suesca, un site d’escalade que nous avait indiqué Cameron, le grimpeur américain rencontré trois semaines avant sur la côte caraïbe. Et là surprise, nous retrouvons… Cameron justement. Autre surprise une heure plus tard, nous tombons sur Chris, qui vient former les guides locaux aux techniques sur cordes: il travaille pour Petzel à Grenoble, habite à Theys et nous avons plein de connaissances en commun!! Décidément, le monde de la grimpe est bien petit.

Suesca gehoert zu den ganz grossen Klettergebieten in Kolumbien. Relativ rassige Sportkletterein oder selbstabzusichernde Mehrseillaengentouren in allen Schwierigkeiten in einer Art Granit-Vulkangestein.

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12042014-16Tu vois Jacques, pour répondre à ta question, oui, il y a aussi de superbes spots d’escalade en Colombie.

Zu guten alten Zeiten konnte man wenigstens mit der Bahn bis zum Einstieg fahren … zum Glueck spottet der Tobias seinen Alten, wer weiss wann der auslaesst?

Heureusement qu’on arrive à faire de temps en temps un peu d’exercice, parce qu’avec le régime carnivore que nous sommes en train d’adopter nous avons des graisses à brûler …

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La longaniza, longue saucisse de porc est la spécialité de la région. Wer nur eine Wurst bestellt, ist von Ueberraschungen nicht gefeit, am linken Bild, das ist zB eine einzige Wurst. Kinderportion, Spielverderber!

En plus, même quand on essaie de faire du sport, nos plans sont souvent détournés. A la Mesa des los Santos, un autre site d’escalade recommandé par Cameron, nous n’avons jamais pu arriver jusqu’au rocher car nous avons été “interceptés” à l’entrée du village par Danovis et ses parents; à peine avions nous lié connaissance qu’ils nous invitaient chez eux pour le repas de midi – une orgie de viande grillée délicieusement marinée au jus de canne à sucre. Ils ne nous ont pas laissé repartir le soir, ni le jour suivant … Tobias et Clara étaient aux anges de dormir dans une vraie maison, Yan s’est fait un super copain avec Harver, le plus jeune des trois frères de la famille, tout le monde s’est goinfré de pop-corn maison en regardant la télévision, et  nous avons désormais une adresse de plus à revenir visiter pour le jour certain où nous reviendrons en Colombie.

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La famille Lozano au complet, des hôtes que nous avons eu du mal à quitter. Unsere Gastfamilie Lozano, die so abgemagerte Fernreisende gerne bei sich aufnimmt, um sie wieder auf die richtigen Wege zu setzen. Persoenliche Einladungen bedeutet nicht immer Erholung, dafuer aber eine sehr intensive, gemeinsame Zeit mit Leuten des Landes.

Bogota – Capitale de la Colombie, 7 millions d’habitants, un climat plutôt frisquet, forcément nous sommes à 2600 m. Pour une fois nous passons 2 jours très citadins, le Tioga est stationné en plein centre ville sur un parking gardé bordé de hauts immeubles, l’ambiance contraste nettement avec les jours précédents. Nous faisons notre dose de shoping – il nous faut des chaussures pour les enfants qui ne rentrent plus dans les leurs – nous déambulons dans le vieux quartier historique de la Candelaria, faisons un stop devant le bâtiment de la présidence – l’équivalent de l’Elysée, où réside et travaille l’actuel président Santos. Mais surtout, nous profitons des superbes musées qu’offre la ville et qui ont motivé notre visite.
Le musée de l’or, le plus important d’Amérique latine, nous émerveille non seulement par la quantité et la variété des pièces, mais aussi par la finesse du travail. Tout est beau, un rien fascinant, et on en arriverait presque à comprendre que ces trésors aient attiré tant de convoitises – mais pas à excuser les extrémités auxquelles leur découverte a conduit.

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Kulturstopp in Bogota mit 2 der beruehmtesten Museen Suedamerikas, dem Goldmuseum der Staatsbank und dem Kuenstlermuseum Botero.

                                              15042014-23 Nicht ueberall gehts so belebt zu wie hier im Marktviertel.
Bain de foule entre 2 musées dans le quartier des marchés, particulièrement animé; nous avons réussi à ne perdre personne !Bain de foule entre deux musées dans le quartier des marchés, débordant d’agitation.

Le musée Botero - totalement gratuit, une vraie initiative culturelle – présente une large série de toiles et de bronzes de l’artiste contemporain majeur du pays. Yan et Clara ont découvert mi-étonnés mi-amusés l’univers des “gorditas” (les grosses) – ils ont bien aimé la version en rondeur de la Joconde –, Tobias s’est occupé à faire faire la visite à son nounours, et Carine s’est fait plaisir avec en prime quelques Picasso, Monnet et Dalhi méconnus.

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Posté par Mapatoclaya à 15:05 - - Commentaires [5] - Permalien [#]