27 juin 2014

Nord Pérou, 2 visages – Peru, Meer, Berge, Amazonas & Kultur

6-14 / 06

Le passage de la frontière Equateur – Pérou est étonnamment simple et agréable : tout est propre, clair, bien organisé, rapide (le fait que les camions aient leur circuit à part, séparé des véhicules de tourismes, y est pour beaucoup) ; un bonheur par rapport au relatif chaos d’Amérique centrale.

Une fois la frontière passée, le nord du Pérou nous a montré en moins d’une semaine deux visages radicalement différents : la côte, désertique, sale dans son ensemble, où la faiblesse du niveau de vie est souvent criante ; la cordillère, sauvage, très peu visitée, aussi riche en culture qu’en paysages grandioses. Pourtant nous avons trouvé également quelques perles sur la côte.

Wie so oft im Leben, bleibt es nicht beim ersten Eindruck. Die wohl sauberste, einfachste und professionellste Grenze mit dem Erzfeind Equator, wenn auch angenehm zu ueberschreiten, hat mit dem Rest des Landes, insbesondere der Kueste, absolut nichts zu tun. Trostlose Kuestenwuestenstrassen, im Bereich der Grossstaedte hoffnungslos von Dreck und Muell gesaeumt, absolut chaotische und unattraktive, sehr verarmte Staedte, desolete Landschaft, und genau da kommt die Sache mit dem Reisen und Nichtkonsumieren ins Spiel. Die Kunst des Reisens liegt mitunter darin, in genau solchen Situation die schoenen, angenehmen Dinge herauszufiltern, um den Spass an der Sache nicht zu verlieren. Willkommen in Nordperu, sagen wir an der Kueste, wo es in den kleinen Fischerdoerfern genau so laessig wie immer schon zugeht, wo man auslaenderfreundlich ist, wo ein Wohnmobil schon lange nicht mehr gesichtet wurde (weil der Grossteil der Reisenden aufs Pedal steigt um die Ecke so schnell als moeglich hinter sich zu bringen), und wo sich wieder ganz andere Voegel beobachten lassen, insbesondere die wunderschoenen Fregatten, die Maennchen werben mit ihrem wunderschoenen roten Kropf um etwas Zuneigung.

Ueberholmanoever sind mit viel Vorsicht zu geniessen, dass aus der Fatamorgana nicht urploetzlich Wirklichkeit wird. Zum Glueck gibts in Peru noch was anderes als 3000 km Kuestenwueste – ab in die Berge.

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Paysages typiques du désert côtier du Pérou, qui s’étend sur des centaines et des centaines de kilomètre: une bande de terre incroyablement aride le long du Pacifique, où l’approche des villes et villages est seulement signalée par l’intensification de la quantité d’ordures en bord de route…

Malgré tout notre premier arrêt juste après la frontière, le petit village pêcheur de Puerto Pizarro, nous a réservé de belles surprises : un port animé et coloré, très convivial, et une mangrove particulièrement riche. Accessible seulement en bateau, la petite Isla de las Aves est littéralement couverte de nids de frégates magnifiques. Ils y a tellement de mâles gonflant leurs jabots rouges qu’on ne sait plus où regarder !

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Et comme à peine plus au sud, à la petite plage de Mata Caballos, nous passons une matinée à observer les plongeons spectaculaires des fous à pattes bleues, nous avons finalement l’impression de ne pas avoir tout perdu à ne pas être passé par les Galapagos – il faut bien garder pour plus tard quelques destinations où notre ornithologue en herbe ne s’ennuiera pas…

Et puis à Pimentel, où nous atterrissons un peu par défaut après une longue traversée de désert, nous avons la chance d’assister le matin de bonheur (de bonne heure aussi) au départ des pêcheurs de crabes sur leurs “caballitos”: ces demi-pirogues de roseaux, manœuvrées avec pour pagaie une simple moitié de bambou, leur servent depuis plus de 1500 ans à passer la barrière de vagues; celles-ci nous paraissent déjà bien haute, et pourtant c’est la saison calme ! Yan regrette d’avoir vendu son surf, ils les aurait bien accompagnés.

Eigentlich sind die Galapagosinseln von Equator fuer ihre Vogel- und Tierwelt bekannt, grosses Glueck und grosse Freude bereiten uns die unzaehligen Blaufusstoelpel an einem absolut unturistischen Fischerstrand. So toelpelhaft ihr Name auch ist, so exzellente Hochgeschwindigkeitsfischer sind sie, ein Hochgenuss ihnen beim Fang zuzusehen.

Nicht ganz so rasch aber nicht weniger akrobatisch gehen diese Krabbenfischer in ihren, aus jahrtausendalter Tradition gefertigten, Schilfrohrbooten – caballitos, auf hohe See. Auf ihren Leichtkonstruktionen knieend kaempfen sie auf elegante Weise gegen die hohe Brandung an, suendteure Windstopperjacken tragen nur die Jungs aus der Werbung, in echt muss ein Plastiksack ausreichen.

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Les fous à pattes bleues de Mata Caballos; Les pêcheurs de Pimentel sur leurs caballitos: remarquez le ciré de marin version péruvienne, un bon sac poubelle avec 3 trous.
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Ces embarcations très spectaculaires, dont seuls quelques villages ont gardé la tradition, sont un des éléments que l’on retrouve dans le splendide musée des Seigneurs de Sipan, à Lembayaque  - merci Claude et Marie-Jo de nous avoir incités à nous y arrêter, c’est une petite merveille ! Un musée pas du tout indiqué, dans une petite ville pas du tout accueillante, mais qui recèle des trésors de la civilisation Mochicas (qui prospéra dans ce secteur entre 100 et 700, soit bien avant les Incas), présentés d’une façon étonnament attractive et didactique. Comme les photos y sont interdites, nous gardons pour nous toutes les belles choses que nous y avons vues !

 

Après bien des hésitations – avons nous le temps / n’avons nous plus le temps; le Tioga passera-t-il / ne passera-t-il pas ….  - nous nous décidons finalement pour faire la boucle de la cordillère nord : beaucoup de route, de petites routes, de très petites routes, pour aller voir des sites reculés mais qui valent très, très largement de détour. Et surtout qui nous laisseront une image du nord du Pérou bien différente de celle des voyageurs qui restent sur la côte: en montagne les paysages sont verts, les villages sont propres, harmonieux avec leurs maisons de pisé, et les gens sont partout souriants et accueillants.

Ein langes Hin und Her, Zoegern, viel Zeit ist nicht mehr ueber, und in allerletzter Sekunde doch noch eine Ja-Entscheidung fuer die Nord-Runde, die unseren Eindruck vom Nordens Peru sehr positiv beeinflussen soll. Einer der hoechsten Wasserfaelle der Welt liegt gar nicht so wild versteckt, trotzdem erst in den letzten 8 Jahren touristisch vermarktet, im Chachapoyas Kulturland. Gocta, 771 m hoch, faellt in 2 Stufen ab, und laesst sich in einer 5stuendigen Wanderung erkunden. Auch hier bedurfte es wieder an Auslaendern, die den Einheimischen beibrachten, was sie eigentlich fuer ein Juwel besitzen.

Cascade de Gocta, 771 m de haut : une des plus hautes cascades du monde, dans un cirque calcaire de toute beauté. Bien motivé pour aller voir les coqs de roche, Tobias nous fait le grand plaisir marcher comme un chef. 2h1/2 pour y aller et 2h1/2 pour en revenir, pas mal du tout pour des petites jambes de 4ans.

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Kuelap, la grande citadelle Chachapoya:
Situées à 3100 m, sur un point haut avec vue sur toutes les montagnes environnantes, ces ruines nous ont fascinés, tous les 5 pour des raisons différentes. Y accéder est déjà une aventure en soit, avec 32 km de piste parfois joliment exposé, et le Tioga a encore une fois mérité son surnom de Fidel. Tobias a adoré ne pas avoir à marcher beaucoup ; Clara a craqué pour les lamas qui servent de tondeuse à gazon pour entretenir le site; Yan a réussi à dénicher un nouveau colibri (et oui Claude, il a trouvé du premier coup le green-tailed trainbearer que tu as tant cherché); et les parent se sont laissés emporter par la magie du lieu en déambulant seuls au milieu de ces ruines circulaires vieilles de 1000 ans. Un coup de cœur !!

Neben Machu Picchu gehoert die Chachapoyas-Ruinenstadt von Kuelap zu den wichtigsten archeologischen Kult-Staetten Perus, mit den Vorteilen der Eigenanreise (die 32 km Piste sind auch noch zu schaffen), Einsamkeit und Ruhe (keine tausenden Turis wie in MP), geringer Kosten und noch dazu scheint die Sonne auf die alten Steine, Gaertnerherz was willst du mehr? … einen Eintritt ins Mumienmuseum von Leymebamba und keine Einladung, am Lehmbau des neuen Bauernhauses.

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Kuelap, des paysages grandioses, un accès un peu délicat
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Hunderte Rundbauten, nur die Fundamente sind noch zu sehen, bildeten urspruenglich diese Regierungsstadt auf ueber 3000 m, am strategisch zentralsten Bergruecken der Region gelegen. Sowohl die Steine wie auch die Region sind den langen Um-Weg wert.

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Kuelap, ce ne sont pas que des ruines; tout autour la montagne est toujours très habitée, avec des traditions qui perdurent : on voit encore nombre de dames filer la laine (et pas que des anciennes), et les maisons sont toujours construites en pisé – un peu de terre arrachée à la pente, beaucoup d’huile de coude, une vraie homogénéité architechturale qui nous avait manqué jusque là.

Leymebamba, le musée des momies.
La toute petite bourgade de montagne de Leymebamba abrite un surprenant musée. Plus de 200 momies Chachapoya, récemment découvertes dans le secteur, y sont exposées. Contrairement aux momies égyptiennes qui sont allongées, elles sont toutes en position fœtale et étaient emballées dans un sac de toile qui du coup ne fait qu’une quarantaine de cm – on dirait une grosse poupée. Etonnamment conservées, certaines ont encore des expressions poignantes. Des traditions funéraires encore différentes de tout ce que nous avions déjà vu, qui nous ont évidemment fait abordé le thème de la mort avec les enfants – et personne ne semble avoir fait de cauchemars. 
Les objets exposés comptent aussi des poteries, des instruments de musique, des textiles qui complètent particulièrement bien les ruines de Kuelap.
Mais comme en famille on ne peut pas donner que dans la culture, il faut bien que Yan cherche quelques oiseaux; et là déception, à cause de la pluie il ne trouvera pas le fameux colibri à queue en spatule : une bonne raison pour revenir !

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Les momies de Leymebamba

Benzin fuers Fahrzeug, Koka fuer den Fahrer, dass einem die Nerven auf den 150 engen Kilometern zwischen Leymebamba und Celedin nicht ausgehen. Enorm lange Einbahnstrecken, wo von Zeit zu Zeit jemand aus der Gegenrichtung angeschneit gekommt, zum Glueck waren keine laengeren Rueckwaertsfahrten noetig, abgesehen von der Moeglichkeit des Anstossens auf der Felsenseite besteht bei unvorsichtiger Fahrweise erhoehte Absturtzgefahr, ein heisses aber lohnendes Stueck Weg. 
Erst seit einem Jahr ist diese Wahnsinnsstrasse asphaltiert, was fuer uns ausschlaggebender Grund zur Bereisung ist, denn tagelange, schlechte Pisten sind nur mit wirklich gelaendetauglichen Fahrzeugen moeglich, und selbst diese leiden darunter, wir verdanken Max und Tania, unseren deutschen Freunden, die kurz zuvor auf dieser Strecke unterwegs waren, die Info, dass wir diese schoene und ruhige Ecke Perus erleben duerfen.
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La station service de Leymebamba : un entonnoir et des bidons, pourtant bien nécessaires avant d’attaquer la route.
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De Leymebamba à Celendin, la route est …. spectaculaire pour les passagers, stressante pour le chauffeur !! 150 km de voie unique accrochée à flanc de montagne, des emplacements pour se croiser trop peu nombreux à notre goût, des bus et des camions en sens inverse heureusement pas trop fréquents : beaucoup de chance, nous n’avons eu à reculer vraiment qu’une fois… Asphaltée depuis un an seulement, cette portion de route à couper le souffle est désormais accessible à tout véhicule, à condition d’avoir les nerfs bien accrochés; Andreas a largement gagné ses galons de chauffeur émérite !

Celendin, le marché du dimanche
Soulagement une fois arrivés à Celendin, à partir d’ici la route est censé être bonne, une vraie double voie dans un relief qui s’adoucit. Cette perspective nous permet de profiter sereinement du grand marché du dimanche. Les indiens descendent en nombre des montagnes alentours vendre leurs légumes, dont beaucoup de patates : festival de couleurs – plein de variétés différentes, de couleurs différentes – festival de chapeaux aussi (et Tobias ne dépareille pas !). Oubliez l’espagnol, ici on parle quechua.
Une vraie ambiance de marché comme on les aime, très bienvenue après les heures de route un peu tendue. Oui mais … une surprise nous attend encore. Un éboulement vient de couper la route – la bonne, asphaltée, à deux voies – qui doit nous conduire à Cajamarca. Résultat : un détour de 2h par la pire des pistes que nous ayons eu à passer, cahoteuse à souhait !! 18h, nous revoici enfin sur le goudron; 18h30, il fait nuit, stop dans le 1er village rencontré. Andreas a bien mérité son cuy a la plancha et son verre de vin ! Les 4 copilotes aussi.

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Le marché de Celendin – Markt im Celendin

Im Bergdorf Celendin gehts speziell am Sonntag hoechst authentisch zu, da kommen die Bauern, sehr leicht an den Hueten zu erkennen, aus den umliegenden Doerfern, um ihre wenigen, hart erarbeitetenden Gueter wie Karotten, Kartoffel, Zwiebel oder auch Meerschweinchen anzubieten. Cuy ist eine alte Inkaspezialitaet, die in wenig Fleisch sehr viel Proteine bietet. Im Vergleich zu anderen Fleischsorten relativ teuer, schmeckt Meerschweinchen so aehnlich wie Hase oder Froschschenkel, je nach Zubereitungsart, vorzugsweise am Spiess oder im Tioga selbstgebraten.

Après cette dernière mésaventure, tout nous paraît facile, facile. Mais quand même nous avons cette fois sérieusement envie de rejoindre la côte. Du coup c’est Cajamarca qui en fait les frais, nous ne prendrons pas le temps de nous arrêter. Malgré tout dans le Tioga c’est cours d’histoire pour tout le monde – c’est à Cajamarca que Atahualpa a été capturé par Pizarro, marquant la fin de l’empire Inca – et cours de géographie physique et humaine – les mines d’or de la région, qui ont tant attiré les convoitises des conquistadors, sont toujours intensément exploitées …. exclusivement par des compagnies étrangères et dans des conditions environnementales plus que douteuses; les retombées pour la population locale ? une belle route bien goudronnée (histoire de faire passer les camions), des nappes phréatiques polluées et … c’est à peu près tout. Vive la mondialisation et le partage des ressources.

14062014-DSC_2539In jedem Dorf laufen die Fernseher auf Hochtouren, jeder schaut, keiner weiss wer spielt, niemand interessiert sich so richtig, denn Peru ist seit dem Jahre Schnee nicht mehr qualifiziert, die Jungs vertrinken ihre Zeit lieber als dass sie sich hinter so ein olchiges Leder klemmen, dabei haetten sie mit den vielen Fussballern aus den hohen Andendoerfern ein enormes Potential, dafuer spielen alle Damen allseits schoen fleissig Volleyball, und teilweise ganz schoen stramm.
Non non, au passage nous n’avons pas oublié le mondial; Yan et Tobias sont même devenus fans: pas de soucis, dans chaque village on trouve toujours une télé allumée.

 

 Nous revoilà sur la côte, à Huanchaco, où nous retrouvons à nouveau Steve, Gilly et leurs filles, les amis anglais que nous rencontrons régulièrement depuis le Mexique. Un peu de repos, un peu de baignade, un peu de surf, avant de repartir en hauteur vers la Cordillera Blanca.
Envoyé de Huaraz, avec dans la tête des images de montagnes magnifiques qui viennent déjà se superposer à celles de cette belle partie nord du Pérou.

Posté par Mapatoclaya à 06:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]


17 juin 2014

Equateur 2, de bas en haut – von den hohen Bergen in den Regenwald und wieder zurueck, Fidel machts moeglich!

27/05 – 10/06

Avec encore une fois un temps de décalage, voilà un aperçu bien long de notre deuxième quinzaine en Equateur, riche en impressions très variées.

En Equateur, nous adorons les montagnes – le Cotopaxi reste parmi les plus belles images du voyage – mais nous sommes aussi attirés par les forêts du pied de la cordillère, et notamment la plus grande de toutes, l’Amazonie. Nous voilà donc partis vers l’est, sur des routes toujours aussi incroyablement bonnes – même presque trop, parfois la 2x2 voie nous paraît légèrement exagérée par rapport au trafic… Mais bon, la politique actuelle du pays est une politique de grands travaux (entre autre, avec aussi de forts investissements dans l’éducation et la santé) et il est difficile de reprocher au président Correa de faire profiter son pays de l’argent du pétrole en développant les infrastructures ; le fait que ce développement ne soit pas franchement durable est une autre histoire.

Die Entscheidung in den Regenwald zu fahren, war nicht allzuschwierig zu treffen. Carine hatte es vor 18 Jahren aufgrund fehlender brauchbarer Strassen nicht geschafft, was heutzutage – leider- moeglich ist. Bestehende Strassen bedeutet naemlich auch fehlende Baeume und zerstoerte Lebensraeume fuer Tiere, wenn auch allseits leuchtendes Gruen auf eine intakte Umwelt schliessen liessen. Insbesondere Erdoelbohrungen im Oriente brachten diese Strassen mit sich und nachdem sie heute bestehen, nuetzen wir sie auch, ohne weiter darueber zu schimpfen. Einheimische Ornithologen sowie die guten Ratenschlaege unseres franz. Freundes und Vogelkundler motivierten, bis zum Gehtnichtmehr, so weit die Schotterpiste fuehrt, ins gruene Dickicht vorzudringen, auf der Suche nach seltenen Voegeln.

1er arrêt donc, passé le col de Papallacta à 4000m, juste à côté des thermes de Papallactas. Pas de thermes pour nous, le temps maussade ne nous donne pas plus envie que ça, mais un nouvel arrêt ornithologique à la Guango Lodge; une foultitude de colibris (Yan prépare son article) et une très belle balade le long du torrent qui nous permet d’observer l’incroyable “canard des torrents” capable de remonter le courant là où ça brasse le plus. Nous nous prenons au jeu de la recherche des oiseaux, et c’est drôle comme cette activité peut rendre passionnant n’importe quel lieu.

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Clara et torrent duck le long du Rio de la Guango Lodge – Dort wo fuer alle anderen der reissende Strom ein flussabwaerts bedeutet, findet der Torrent Duck seine Lebensnische

Le second arrêt un peu plus bas dans la vallée nous mène à nouveau sur le parking d’une lodge réputée pour ses oiseaux, las Cabanas San Isidro (Joel, merci pour le tuyau!). Nous sommes accueillis à bras ouverts par les propriétaires, séduits par l’enthousiasme de Yan, à qui ils offrent d’emblée un livre d’identification. Comme les derniers clients viennent de partir, Wc, douches chaudes, télé, salle de billard et tout le confort de cet hôtel de luxe sont mis à notre disposition pour …. 20$ la nuit ! Avec en prime une quantité incroyable d’oiseaux extraordinaires devant la porte du Tioga: geais verts, quetzals à crête, trogons, antpittas, oropendolas, colibris… La femelle trogon est tellement stoïque sur sa branche qu’elle fait dire à Tobias “Ben, qu’est-ce qu’elle fait celle-la, elle pond un œuf ?”

Grosses Glueck mit dem Wetter, denn im Moment, besser gesagt, heute, ist Nicht-Regenzeit, in der es jeden Tag regnet. Regenzeit hingegen, im Regelfall in unserem Winter, bzw. in der Nicht-Regenzeit jeden zweiten Tag, bedeutet jeden Tag Regen, aber den ganzen Tag!, wo es ungleich schwieriger wird, brauchbare Beobachtungen und Bilder zu machen. Das Trogonweibchen setzte sich fuer mehrere Stunden stoisch auf ein Aestchen, was Tobias zu “was macht den das Weibchen da, legt die ein Ei oder was?” bleibender frecher Ansage brachte. Aber nicht alle Tiere sind so einfach abzulichten.

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Cabanas San Isidro, des oiseaux pour les uns et des jeux pour les autres. Trogon-Paar, nicht seltener aber umsoschoenerer Vogel direkt am Stellplatz der San Isidro Lodge.

Alejandro nous explique “Ici il y a 2 saisons, la saison sèche et la saison des pluies; à la saison sèche, il pleut tous les jours ; à la saison des pluies, il pleut toute la journée”. Bon… nous sommes en théorie au début de la saison sèche, mais un jour sur deux il semble que la saison des pluies reprenne le dessus. Pas grave, un parapluie, une veste et nous sommes parés. Mais pour Clara et Tobias le plus beau des parapluie reste pendant 2 jours l’abri de la salle commune avec son billard.

Alle Gaeste der San Isidro Lodge sind abgezogen, das 2000 Hektar grosse Naturschutzreservat mit sich im tiefsten Dschungel aufloesenden Wanderwegen-Steigen-Pfaden-kein Pfad mehr, nur noch Vegetation, bis hin zur Billard Spielhoelle, freier Kaffee und warme Duschen, und alle Tiere bishin zu selten gesichteten Raubtieren fuer uns ganz alleine, Wochen koennte man es alleine an diesem Platz aushalten, aber La Paz ist noch sehr weit weg!

Dans ces conditions, on serait bien restés quelques jours de plus, mais l’Amazonie nous attend. Nous descendons donc jusqu’au village de Misahualli, terminus de la route goudronnée. Les enfants sont instantanément captivés par la bande de singes farceurs qui s’ébattent sur la place centrale et s’entraînent à qui chapardera le plus rapidement au touriste inattentif son appareil photo ou sa bouteille de coca – immédiatement ouverte et engloutie, cela va sans dire. Heureusement nous retrouvons vite un peu plus de '”vraie” nature le long du Napo. Ce majestueux court d’eau est un des deux fleuves principaux qui formeront un peu plus loin l’Amazone. Fascinant, accoudé à la rambarde du pond, de songer qu’une branchette jetée ici à ses chances d’atteindre directement l’Atlantique !

Freche, filmreife Affen, wahre Diebe, beherrschen den Dorfplatz vom letzten wirklich Dorf vor dem tiefen Amazonas, Misahualli. Noch auf 400 Meter Seehoehe liegend, braucht man in dieser Zone keine speziellen Impfungen, um gegen die gar nicht so zahlreichen Insekten (denn es ist ja Trockenzeit) anzukommen. In Sekundenschnelle fehlen unachtsamen Touristen von Sonnenbrillen, Getraenkeflaschen oder Photoapparaten bis auf die Unterhose. Zum Lachen, wenn man davon nicht selber betroffen ist.

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Après un temps d’hésitation, nous lançons le Tioga sur la piste pour nous enfoncer plus loin dans la forêt. S’en suivent deux jours et une nuit dans la jungle avec notre guide Sandro à chasser les toucans, les potoos, les papillons, à se laisser impressionner aussi par les bruits de la nuit. Une expérience riche en sensations; intéressante aussi pour voir le peuple Huarani qui essaie de résister à l’acculturation face à la puissante machine “civilisation” ; pour voir aussi d’où vient la manne financière qui alimente le pays (l’oléoduc qui fait transiter le pétrole extrait un peu plus loin dans la forêt est un élément fondamental du paysage). Un tout petit aperçu d’Amazonie, à notre mesure (il faut un budget conséquent pour s’enfoncer plus avant) et une étape supplémentaire dans ce que notre fidèle Tioga est capable de nous offrir.
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Le rufus potoo, un oiseau nocturne spécifique de la région au mimétisme étonnant : observez l’oiseau, observez la feuille sèche à sa gauche…

Der seltenste Vogel der Gareno-Reserve ist bei weitem der nachaktive Rufus Potoo, der somit den ganzen Tag damit verbringt, vergleicht das Blatt links, mit seinen weissen Punkten einem braunen Blatt aehnlich zu schaun und sich wie ein im Wind tanzendes Blatt zu bewegen – ganz grosser Dank gebuehrt Sandro, der uns zu diesem besonderen Vogel und Platz gebracht hat – ein weiteres Vordringen in den Dschungel, trotz all der wunderbaren Faehigkeiten dieses amerikanischen Wohnmobils, war aufgrund undurchdringbarer Vegetation nicht mehr moeglich, Lebensraum der Huarani-Indianer, nicht-bekleideder Urwaldbewohner, die vom Vordringen der Weissen in ihren Lebensraum nicht besonders angetan sind.

Nous quittons la région Oriente pour remonter progressivement vers Banos par une vallée encaissée où s’alignent les cascades. La plus impressionnante d’entre elles est sans doute le Paillon des Diablo. Difficile de rendre sur une photo la puissance de la chute d’eau… Toujours est-il qu’on se fait bien mouiller et que Tobias n’apprécie qu’à moitié “Elle est trop froide”. Mais qui dit cascade dit aussi coq de roche, et effectivement ils sont là : Andreas qui n’avait pas vu les 1ers à Mindo peut observer avec Yan une magnifique femelle.

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Enge Schluchten, imposante Wasserfaelle und der wunderbare Felshahn, im obigen Fall das Weibchen, Meerschweinchen, im Teller und nicht im Keller, heisse Baeder, rauchende wenn auch verhangene Vulkane und jede Menge nette Einheimische, in der Wieder-Auffahrt in die Zentralkordillere nach Banos. Die Erinnerungen an die zwei vom Fuchs geholten Haustiere liegen schon weit zurueck, und wer Schnecken und Froesche ist, so wie alle Franzosen, kann auch Meerschweinchen essen, und alle sind sich einer Meinung – das schmeckt!

01062014-DSC_1567GaucheA Banos, il pleut, il pleut, il pleut… Une excellente raison pour s’arrêter dans un restaurant manger enfin du cuy : le cochon d’Inde est élevé depuis des millénaires en Amérique du Sud et reste un met recherché, un plat de fête. Empalés sur le rôtissoire ils sont un peu effrayant, mais tout le monde surmonte le souvenir de Caramel et Rapido qui gambadaient dans leur enclos à la maison (les cochons d’Inde qu’on avait avant de partir) pour en goûter un peu et convenir que la chaire est bonne. Cela nous change du poulet et du cochon. Mais malgré cette pause gastronomique le temps ne se dégage pas et Carine repart frustrée de n’avoir pas revu le Tungurahua, ce beau cône volcanique fumant gravit il y a 18 ans.

 


Heureusement nous avons plus de chance avec le Chimborazo, le plus haut sommet du pays (6310m). Une route incroyable monte jusqu’au pied du volcan, à 4300 où nous passons la nuit ; et si nous sommes arrivés dans le brouillard le lendemain matin le sommet est presque entièrement dégagé ! Le spectacle, avec les troupeaux de vigognes sauvages en premier plan, est juste … fantastique.
Le Tioga nous hisse par une très bonne piste jusqu’à 4800m; le moteur ne toussote même pas un peu, et nous nous ne soufflons pas non plus ! C’est ainsi que toute la famille réunie monte faire son premier bonhomme de neige de l’année, à un peu plus de 5000m. Bravo les enfants qui supportent tellement bien l’altitude et permettent à leurs parents de profiter de beaux moments de montagne.

Land der Superlative, hatten wir in den USA schon einmal geschrieben, trifft aber hier in Equator ebenfalls zu. Vom Amazonas bis an den hoechsten Berg, dem eisbedeckten Vulkan Chimborazo mit ueber 6000 m, ist es ein groesserer Katzensprung. Die an sich scheuen, lamaaehnlichen Vicunas, kommen bis vor die Haustuer, und teilen sich hier auf 4500 m ihren Lebensraum mit den hoechstlebenden “equatorian hillstars ssp.chimborazo” ihren Lebensraum. Trotz des einsetzenden Schlechtwetters, feuchter Schnee und Wind,  konnten wir uns es nicht verkneifen, einen Schneemann auf ueber 5000 m mit den Kindern als Andenken an unseren Blitzbesuch, nach vorbildlicher Akklimatisierung im Regenwald, zu bauen.

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Mais il n’y a pas que les montagnes dans la vie, la verdure c’est beau aussi. Les mosaïques de prés cultivés, le long de la route qui descend vers le sud, sont un des traits marquants du paysage équatorien tout autant que les volcans : patates vert sombre, blé vert clair, quinoa rouge et jaune, les agriculteurs sont ici aussi des artistes paysagistes !
Cela fait plaisir de voir que la polyculture raisonnée a encore toute sa place, même si les petits tracteurs ont la plupart du temps remplacée dans ce pays les charrues – un autre signe de progrès social (avec le niveau de vie globalement correct, la santé et l’éducation en bonne amélioration) qui n’empêche pas les indiens des montagnes de garder bien ancrées leurs traditions et de continuer à porter leurs vêtements traditionnels et à filer la laine en marchant : une belle appropriation, nous semble-t-il, d’un progrès qui ne détruit pas tout.

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Leuchtende Quinoafelder der Bergbauern, ein naehrstoffreiches Getreide, dass den Indianer in Verbindung mit sehr proteinreichen Meerschweinchenfleisch bis heute erlaubte, ueberr die Runden zu kommen. Was macht der Rest der Welt, in diesem Fall schaut er gerade einmal nicht zu, sondern kauft ihnen fuer wenig Geld Quinoa ab um die so schon ueberfuetterten Westler noch fetter zu machen und stuetzt Billigreis, um fuer Ersatz zu sorgen, ein Lob auf all diese Oekoprodukte von Weissgottwoher, eine Schande fuer uns zivilisierten westlichen Laender.

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Stop à Ingapirca su la route du sud, le seul grand site archéologique du pays : des ruines Caniari, revisités par les Incas lorsqu’ils ont soumis ce peuple dont les indiens locaux ont portant conservé les traditions.

Vieles hat sich zur Enttaeuschung von Carine seit ihrem letzten Besuch geaendert, umso erfreuter ist sie, die Hochlandindios nach wie vor in Tracht zu sehen, wenn auch mit schrilleren, wenig natuerlicheren Farben. Nichts und niemand haelt den Wandel der Zeit auf, kann sich dem Wandel entziehen. Cuenca, sagt man, ist die schoenste Stadt vom ganzen Land, nur wollten die Kinder in ein spanisches Kino und zwingende Computerarbeit andererseits lassen  nur wenig Zeit, die schoene Innenstadt zu besichtigen. Unsere Tage im schoenen Equator sind gezaehlt, Zeit ins suedliche Peru weiterzureisen. Ein Monat voller Abwechslung, vom Dschungel zu den Bergen und zurueck, im Schutze unseres treuen Begleiters Fidel, ohne den wir nicht sehr weit kaemen.

Avant d’arriver à Cuenca, les parents ont promis un ciné aux enfants. Chose promise, chose due, voilà 4 Peisser  dans une salle obscure (Andreas est dispensé), avec un grand bol de pop-corn, dans un centre commercial de cette belle ville coloniale et culturelle… Un peu de frustration pour maman, mais les enfants sont aux anges !

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La cathédrale de Cuenca

Pour finir notre traversée de l’Equateur nous arrivons sur la côte, à Machala : de la banane, de la banane et encore de la banane, monoculture à perte de vue. Une petite pensée quand vous dégusterez votre prochaine banane, les tonnes d’engrais et pesticides indispensables dans ces conditions vont directement à la mer … Sacré contraste avec les pratiques raisonnées des montagnes.

Voilà, nous quittons l’Equateur avec des images plein la tête – des paysages splendides vraiment variés –, de bons souvenirs des gens rencontrés – pas aussi spontanément ouverts qu’en Colombie, surtout dans les montagnes où les Indiens sont assez réservés, mais toujours extrêmement amicaux quand on va vers eux –, et l’impression positive qu’avec un gouvernement droit dans ses bottes et une vraie volonté politique le développement d’un pays d’Amérique latine est possible dans le bon sens du terme. C’est tout ce qu’on peut souhaiter à d’autres qui n’ont pas encore connu cette phase.

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10 juin 2014

Equateur, un pied sur chaque hémisphère – Equator, das Land der Mitte, der Gegensaetze und Rekorde.

11 – 26 mai 2014

Nous étions tristes de quitter la Colombie, nous sommes heureux d’arriver en Equateur. La frontière est simple “comme une lettre à la poste” (une poste française, parce qu’ici on a des lettres qui traînent depuis plusieurs semaines…désolés pour ceux qui ne recevront pas le courrier qu’on a écrit). Nous sommes accueillis par un beau ciel bleu et par des routes fantastiquement bonnes, qui font le bonheur d’Andreas au volant du Tioga et qui font dire à Carine qu’en 18 ans le pays a connu bien des évolutions.

Mit einem lachenden Auge, die Freude ist gross ins fabulose Equator reisen zu duerfen, und einem weinenden, das geliebte Kolumbien zu verlassen, uebertreten wir die bis dahin einfachste Grenze, nach Equator. Die aufstrebende Qualitaet der Strassen, bis zum Exzess 6spurig asphaltiert, tut nicht nur Leib und Seel sondern auch Fidel gut. Der Reiseschnitt liegt nun nicht mehr bei 30 km in der Stunde, sondern steigt auf rasante 40 an.

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Un premier arrêt à Ibarra, au bord de la laguna Yanacocha, nous permet d’admirer les 1ers volcans, l’Imbabura et le Cotacachi.
Ohne die stuetzenden Haende von Patrizia und Hans der Finka Sommerwind in Ibarra haetten wir wohl einige Tage mehr gebraucht, um von Autoversicherung bis frische Waesche alles ins Gruene zu kriegen, Danke nochmals fuer eure Unterstuetzung!

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A la laguna Cuicocha, il est possible de faire le tour de ce beau lac de cratère au pied du volcan Cotacachi : ce sera pour une fois une jolie randonnée entre filles avec Clara, les garçons restant au Tioga. Le lac joue pendant un moment à cache-cache dans le brouillard (Clara :“Ah, j’ai pris un nuage dans la figure”) mais finit par se laisser contempler complètement, avec ses deux îles au centre et sa flore magnifique.
Wechselndes Wetter ist in Equator Standard, speziell in der Uebergangszeit zum Winter, der jetzt angesagt ist. Trotzdem schaffen es C&C in der Frauenrunde, eine trockene 3000erWanderung zu machen, ohne in den 4 Stunden ausser Atem zu kommen. Wir Burschen geniessen waehrenddessen unsere Ruhe bei Uno und Milkshakes. Es lebe die Maennerrunde!

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Kurzer aber schoener Anblick des selten besuchten Cotacachi, knappe 5000 m.

Nous redescendons ensuite à Ottavalo, faire au marché les achats de vêtements chauds qui nous manquent pour les semaines à venir dans la cordillère. La ville a développé depuis longtemps un artisanat textile très important, et même si plus grand chose n’est aujourd’hui fait à la main les couleurs et les motifs restent très attrayants. Les gens de la région ont aussi conservé leur culture et en particulier leur costume (longue jupe et blouse brodée pour les femmes, cheveux longs nattés et chapeau de feutre pour les hommes), ce qui confère au marché un charme intemporel.
Ottavalo war und ist fuer seinen farbenpraechtigen Textilmarkt bekannt. Carine findet, dass sich im Vergleich zu vor 18 Jahren, ihrem letzten Equatorbesuch, die Farben unnatuerlich intensiviert, die Angebote vereinfacht und die Preise verzehnfacht haben. Woher die Ware heute stammt ist nur mehr schwer nachzuvollziehen, die handgestrickten Socken von der Frau Oma waermen wunderbar und sind in den kommenden Andennaechten Gold wert.

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Nous sommes parés pour remonter passer une nuit sauvage à la laguna Mojanda, bien emmitouflés dans les ponchos tout neufs – à 4000m, tout le monde les apprécie. Mysthische Bergwelt am Mojanda-See auf knapp 4000 m, wo wir einsamst den kuehlen Andenwind und bezaubernde Lichtspiele erleben. Den Kindern macht das Hoehen-Jojo absolut nichts aus. Von 0 auf 100 in jeder Hinsicht, passen sie sich staendig an neue Umstaende an, kein Jammern und Zittern, die Fussballpartien auf 4000 gehen halt etwas langsamer ueber die Buehne, die Luft geht dem Ball am ehersten aus, wenn wir zu weit rauf fahren.

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Pour rejoindre Mindo, nous passons finalement la ligne de laquelle nous nous rapprochons depuis des mois, l’équateur. Elle est matérialisée au site de la Mitad del Mundo (“le centre du monde”), où tout le monde pose pour la photo un pied (et une main) dans chaque hémisphère.
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Mitad del Mundo, der Punkt an dem das GPS Sued und Nord nicht auseinander haelt. Was nicht heissen soll, das weder hier noch da die Erde im Gleichgewicht steht.

Avant de poursuivre vraiment vers le sud, nous descendons faire une petite incursion dans la forêt au pied de la cordillère. En fait à Mindo la richesse en oiseaux et papillons est telle que Yan ne veut plus nous laisser partir; nous resterons donc une semaine, et l’ornithologue amateur de la famille tire en avant ses parents pour scruter les arbres et les buissons de tôt le matin à tard le soir (voir article précédent).
Im Grossen und Ganzen besteht Equator aus 5 Klimazonen. Im Westen startend liegt der Pazifik mit zahlreichen Badestraenden (die wir nach Zentralamerika nicht vorrangig aufsuchen), den Westhaengen der Kordillere (wo es teils noch Urwald hat, so wie in der Region von Mindo – siehe Vogelbericht von Yan), der Zentralkordillere mit seinen beruehmten Vulkanen Cotopaxi und Chimborazo, den Osthaengen der Kordillere und seinen Nebelwaeldern und dem einsetzenden Amazonas. Eine Woche in den Waeldern in und um Mindo, wo unser Nachwuchs am Ausforschen der besten Vogel- und Schmetterlingsplaetze arbeitet, vergeht im Nullkommanichts, ein ganzer Monat wuerde den Kindern schon eher gefallen.

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Au Mariposario de Mindo (centre d’élevage de papillons) l’observation des splendides morphos ne peut pas se faire de plus près.
Tobias nimmt mit Bananenmuss einen blauen Morpho im Mariposario von Mindo auf, Clara und Yan die noch groesseren Bananenfalter. Yan in seiner Ganztageshaltung, auf der Suche und am Finden der exotischsten Voegelwunder. Die Woche um Mindo brachte ihm viel Erfolg mit unzaehlig neuen gesichteten und fotografierten Arten, aber auch extreme Schulterschmerzen, selbst mit 10 Jahren bittet er schon um Massage, die grosse Kamera hinterlaesst ihre Spuren.

Finalement nous regagnons les hauteurs. Nous ne faisons que contourner Quito, la capitale à 2800m, pour rejoindre directement le parc national du Cotopaxi. Ce volcan était déjà pour moi le plus beau du monde lors de mon premier voyage il y a 18 ans; et bien il n’a pas changé !! Un peu de neige et de glace en moins, mais toujours aussi élégant, photogénique sous toutes les coutures.
A l’emplacement de camping nous retrouvons avec plaisir Steven, Gilly et leurs filles, une famille anglaise que nous croisons régulièrement depuis le Mexique – Clara en profite aussitôt pour filer jouer avec Elisha pendant que les parents échanges des potins de voyage en profitant d’une vue somptueuse. Nous avons une chance extraordinaire, après les grosses averses de la veille qui ont bien enneigé les pentes basses le temps est complètement dégagé.
Nous grimpons sans effort jusqu’à 4650 m : le Tioga, toujours fidèle, gravit sans souci la très bonne piste qui nous amène à seulement une petite heure de marche du refuge. Toute la famille, y compris Cacahouète, atteint donc le refuge à 4850m; raté pour le chocolat chaud bien mérité, le bâtiment est en restauration complète et ne réouvrira que d’ici quelques mois… Qu’à cela ne tienne, Yan et Andreas continuent jusqu’au glacier – le premier 5000 de Yan, en crocs par dessus le marché – pendant que Clara et Tobias redescendent avec moi se réchauffer au Tioga.

Riesenglueck am Cotopaxi, Neuschnee und Traumwetter, und nochdazu treffen wir auf unsere englischen Reisefreunde, die fuer mehrere Jahre die ganze Welt bereisen werden. Seit Costa Rica hatten sich unsere Wege nicht gekreutzt. Mit dem Wohnmobil laesst es sich problemlos bis auf 4650 m zum Huettenparkplatz hochfahren, die Wanderung bis zum Gletscher ist nicht mehr weit. Yan betritt seinen ersten Gletscher, auf ueber 5000 Meter, und nochdazu in Kroks, wenn das seine Mama wuesste!

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Juste de l’autre côté de la Panaméricaine se trouve les beaux Ilinizas, sommet nord et sommet sud. Nous nous donnons la possibilité de les voir de plus près en allant passer la nuit au pied; nous hésitons un peu, allons-nous essayer de monter au sommet ? Le lendemain matin la chance encore une fois nous sourit en nous offrant brièvement une belle vue dégagée, qui balaie immédiatement nos hésitations: avec la neige qui tombe encore bien trop bas, pas question de monter, même en échangeant les crocs pour de bonnes basquettes.

Am Fuss der Ilinizas kauft Carine bei Bergbauern lokales Gemuese. Im wasserfuehrenden Strassengraben werden in Gummistiefeln Riesenkarotten gewaschen, das Menue der naechsten Tage laesst sich absehen. Karottensalat, Karottenomlette, Karottensuppe, vielleicht kommt Yans scharfer Blick fuer die Voegel davon? Die beiden Ilinizas zeigten sich nur fruehmorgens so frei, Neuschnee ueber die Nacht und etwas vawoatacklte Eintrittsbestimmungen in den Regionalpark vernichteten unsere turnschuhabenteuerlichen Blitzbesteigungsversuche. Yans erster ehrlicher 5000er muss also noch etwas warten.

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Au pied des Ilinizas, j’achète un grand sac de carrottes à des femmes qui les lavent en les foulant au pied, en bottes dans la rigole de bord de route: salade de carottes, soupe de carottes, riz aux carotte pendant deux semaines, le secret de Yan pour son œil de lynx  pour voir les oiseaux ?

Das angenehme an Equator sind die vorzueglichen Strassen und touristische Infrastruktur, das gute Essen weit und breit, Fruechte und Gemuese im Ueberfluss, angenehme Leute (wenn auch die Leute im Hochland von den rauheren Lebensumstaenden gezeichnet sind) in traditionel verankerter Lebensweise, ausser von Venezuela nicht zu ueberbietenden Benzinpreise (1 Gallone Benzin fuer 1 Euro 20 Cents), landesweite Sicherheit und wenig Kriminalitaet (auf die grossen Staedte reduziert) … kurzum ein Traum zum Reisen mit der Familie und unserem treuen Wohnmobil Tioga, der uns ob warm oder kalt, tief unten oder hoch oben, in der Pampa oder in Doerfern, seinen Schutz bietet, auf den wir nicht verzichten moechten.

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03 juin 2014

Les oiseaux de la foret de Mindo

Die wunderschöne Vögel von Mindo, Ecuador, wo wir eine ganze Woche verbracht haben bevor wir in die hohen Bergen gefahren sind.

Salut tout le monde,

Cela fait 2 semaines qu’on est en Equateur (enfin, maintenant 3 le temps de trouver une bonne connexion...) et une de celle-ci on l’a passé à Mindo et ses alentours. Mindo est un petit village autour duquel il y a une forêt située entre les grands sommets des Andes et l’océan Pacifique, assez humide et qui du coup contient beaucoup d’oiseaux.  Alors un énorme tourisme s’est développé autour de l’ornithologie.
Par contre ça ne s’est pas fait du jour au lendemain: les premiers (touristes) qui sont venus ont vu que les fermiers abattaient la forêt et en découvrant qu’elle contenait tous ces oiseaux on leur dit de replanter des arbres et de créer des réserves dans leurs propriétés pour gagner leur vie autrement et en même temps en faire profiter à d’autres.

La foret est maintenant protégée depuis 30 ans et l’activité ornithologique s’est carrément développée. A cette époque de l’année il n’y a pas beaucoup de monde mais les oiseaux sont là… on s’éclate. J’ai passé tellement de temps à observer plein d’espèces différentes et à faire des photos que à force de porter le gros appareil j’ai attrapé une contracture à l’épaule.
Vous pouvez toujours ouvrir chaque photo dans une nouvelle fenêtre pour les voir en plus grand (clic droit de la souris).

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                                       Black Mandibled Toucan

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                                     Pale-mandibled Aracari                                                              Crimson-rumped Toucanet

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                                          Guayaquil Woodpecker 

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                         Choco Trogon  (male)                                                                          Masked Trogon  (female)

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                 Sparkling Violet ear                                                                                                                          Green-crowned Brilliant

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                               White-necked Jacobin                                                                  Rufous-tailed Hummingbird

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                                                      Violet-tailed Sylph

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                                                     Red-headed Barbed (male and female)

 

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   Andean Cock-of-the-rock, joliement rebaptisé par Tobias “cocoche de roc”

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                                                        Guira Tanager                                                                                                                Ornate Flycacher

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                                                 Blue-necked Tanager                                                                                                    Blue-winged mountain Tanager

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                     Golden Tanager                                                                                  Rufous Motmot                                                                           Golden-naped Tanager

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                                   Lemon-rumped Tanager                                                                                       Flame-faced Tanager

 

Les noms d'oiseau, Une raison de plus de se mettre à l’anglais!

Posté par Mapatoclaya à 00:56 - - Commentaires [6] - Permalien [#]