15/06 – 02/07 2014

2 bonnes semaines dans la Cordillera Blancha, de Caras à Huaras puis Chavin et Chiqian, 2 semaines en altitude pour se gorger de belles montagnes mais aussi de belles fleurs, de beaux oiseaux et de belles rencontres avec des indiens Quechuas incroyablement ouverts et accueillants. Il n’y a rien à faire, nous sommes vraiment là dans notre élément – nous avons même réussi pour la 1ere fois depuis 10 mois à trouver du fromage qui ressemble à du fromage! Pas besoin d’écrire de longs discours, nous avons tout aimé, tout savouré.

Nous commençons notre découverte de la cordillère par une randonnée à la Laguna Paron. Pour une fois nous abandonnons le confort du Tioga (impossible de le faire monter par cette piste-là!) pour retrouver la bonne vieille tente.

2 Wochen Cordillera Blanca, einer der besonders schoenen Flecken Perus, geniesst die Bilder und die gewoehnungsbeduerftigen Bergnamen,

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Dans le prolongement de la laguna Paron, la Pyramide de Garcilaso et le Chacraraju; en arrivant au bout du lac se découvre l’Artesonraju.
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Nous posons la tente pour la nuit au bout de la laguna: décor somptueux, solitude absolue, cuisine au feu de bois et températures bien fraîches – on se serre bien les uns contre les autres sous la tente. Biwaknacht im Zelt bei recht frischen Nachttemperaturen, Leben und Essen am Holzfeuer, absolute Stille und Einsamkeit am Ende der Laguna Paron.
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Balade en amoureux au pied du Chacraraju, les 3 enfants sont restés en bas alimenter le feu / Au retour, repas partagé avec Flor et ses amies qui sont montées inspecter leur bétail dans les pâturages d’altitude : patates, soupe d’avoine, sourires et leçon de quechua. Neben spanisch lernen die Kinder ihre ersten Brocken Quechua, Einheimischensprache vieler Indios, gelebte Vergangenheit der Inkavoelker.

 

La laguna Keushucocha, beaucoup moins touristique que ses voisines Llanganuco, nous offre un bivouac de rêve avec randonnée autour du lac, escalade, visite de ruines et observation d’oiseaux – les colibris sont tellement nombreux qu’ils font presque trop de bruit.

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Erinnerungen aus dem Jahre 97 werden wach, beim Anblick von Huandoy, Artensonraju und anderer exotisch-tropischer Eisriesen …

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Au pied des Huascaran, plus haut sommet péruvien, on cultive la quinoa et le mais qui est mis à sécher devant les maisons
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En Tioga, Hôtel 1000 étoiles au pied du Huandoy – Tausendsternehotel Tioga, nie mehr wieder im Zelt!

 

Depuis la vallée de Llanganuco, Tobias s’offre le luxe d’un cheval pour monter jusqu’à la laguna 69, à 4660m – Clara en profitera bien aussi, et Yan à la descente ne laissera pas sa part au chat. C’était la bonne solution pour réussir en famille cette belle randonnée avec vue sur les Huascaran, le Pisco, l’envers du Chacraraju, et pour voir en prime nos premiers viscachas !

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Hoch zu Ross zur Laguna 69, einem klassischen Tagesausflugsziel am Fuss des maechtigen Chacraraju, in Begleitung der hasenaehnlichen Viscachas, im Schatten der maechtigen Huascarans, der hoechsten Tropengipfel der Welt und Perus an sich.

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Nous profitons de plus en plus des possibilités incroyables que nous offre le camping-car pour accéder en toute autonomie à des lieux extraordinaires (de là à ce qu’on y prenne goût …) Ainsi, pour accéder au col de Punta Olympica, 47300m, et prendre le petit-dej face au Huascaran, on ne sort même plus du Tioga, la route est incroyable depuis qu’elle est goudronnée :

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                        Contrahierbas                                  Huascaran Sur y Chopicalqui
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Les garçons ont chassé les canards à bec bleu (si si, c’est vrai) devant le Nevado Ulta; Les femmes de Shilla ont sorti leurs beaux chapeaux pour fêter le solstice d’hiver – trois jours de musique et de dances, de bière aussi.

Un peu de culture quand même, avec le très vieux site de Chavin, emblématique de la civilisation éponyme, l’une des plus anciennes du continent; bâti il y a 3000 ans, l’ensemble de temples a eu du mal à résister aux séismes, inondations et glissements de terrain, mais il reste une jolie série de galeries labyrinthiques et le musée abrite de belles têtes sculptées qui ornaient les murs. C’est toute une aventure pour y accéder, il faut passer la cordillère et si la route a dû être goudronnée au moment du classement Unesco du site(en 1985), ce n’est plus qu’un souvenir lointain sur certaines portions; et les détournements de fond, mal endémique du Pérou, ont apparemment empêché toute rénovation…

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                                                                                        Laguna Querococha
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Shacsha, ou Huantsan Chico, “seulement” 5632m mais particulièrement élégant; / A peine moins haut (on en a observé jusqu’à 4800m), les huttes de bergers en pierres sèches et paille attestent d’une vie particulièrement rude: ici pas de bois de chauffage, c’est le contact direct avec le bétail qui réchauffe la nuit.

Kultur, Traumberge und einfachste Hirtenbehausungen im Kondorgelaende der Cordillera Blanca.

 

Une nouvelle fois nous allons faire subir des kilomètres de piste au Tioga, cette fois-ci pour aller voir non pas des montagnes (quoi que, elles sont partout) ni des oiseaux (quoi que, Yan en déniche tous les jours de nouveaux…), mais des plantes, les Puyas Raymondis, qui ne poussent que dans deux ou trois endroits spécifiques du Pérou, dont le massif du Pastoruri. Ces broméliacées géantes (famille de l’ananas) atteignent 10m de haut et peuvent mettre 100 ans pour arriver à maturation. Aucune plante n’est en fleur cette année mais elles n’en restent pas moins impressionnantes (les enfants préparent un petit exposé, à venir) :

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Die Puya Raimondi, eine absolute Besonderheit in der Pflanzenwelt, waechst nur an ganz wenigen Plaetzen dieser Erde, so wie hier in der Quebrada Huisca, Nationalpark Huascaran, wo Tobias auf 5000 m seinen ersten Gletscher betritt, Yan die Ehre hat, mit dem 80 Jahre alten Hirten kurz Platz zu tauschen, denn seine Fuesse tragen den alten Mann nicht mehr, um den ganzen Tag in eisig-heissen Hoehen den Tieren hinterher zu sein.

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Dans le même massif, la longue vallée Huicsu se prête bien à la rando à cheval; à pied, il a fallu marcher longtemps, mais l’effort a été bien récompensé par l’observation de condors en vol. / Et Tobias a enfin mis les pieds sur un glacier, celui du Pastoruri à presque 5000m !

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Dans l’ensemble du PastoRuri, le Caullaraju et le Jenhuaracra sont les derniers sommets de la Cordillère Blanche. Die suedlichsten, wenig besuchten Eisgipfel der “Blanca” gehen fast nahtlos in die “Huayhuash” ueber, mit dem Hauptgipfel des Yerupaja Grande und Joe Simpsons Abenteuerberg “Siula Grande”.

Cordillera Huayhuash

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Le temps nous manque désormais pour faire le tour de cette petite cordillère sauvage, au sud de la grande Cordillere Blanca, mais la vue depuis les hauteurs de Chiqian suffit à Andreas pour retrouver intactes les sensations de son ascension du Yejupara en 1997, et à Carine pour avoir envie d’y revenir. Avec ou sans les enfants ? Pour l’instant ils ont envie d’aller voir la mer ! Il ne nous reste qu’à nous laisser glisser pour 4000 mètres de descente.

Nous vous souhaitons un bel été.