27 juillet 2014

De Lima à Cusco, que le Pérou est grand !

3-11/07/2014

Vous pouvez agrandir chaque photo indépendamment en la faisant ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Après les 2 semaines passées dans les blancheurs épurées de la Cordillera Blanca, la redescente vers la côte est à nouveau un choc, comme déjà dans la partie nord. On retombe dans une aridité presque totale, baignée la plupart de la journée dans un brouillard collant : sympa ! En plus, quel que soit l’angle sous lequel on prenne le problème, il y a une vraie différence de comportement entre les gens des montagnes et les gens de la côte : ici moins de sourires, moins d’ouverture, et une sorte de laisser-aller qui transparaît dans les cabanes de bric et de broc et surtout dans les monceaux d’ordures qui s’accumulent près des endroits habités – et que le vent disperse allègrement. Certes l’environnement est difficile et le niveau de niveau de vie particulièrement bas, mais le sont-ils plus que dans les vallées à 4500m où plus rien ne pousse non plus et où le froid mord toutes les nuits ? Bref, nous ne sommes pas grands fans de ce désert côtier du Pérou, mais il nous faut le traverser en partie pour avancer vers le sud ; bon sang qu’il est grand !! – c’est le plus long désert du monde, il s’étend sur 3500 km du nord du Pérou au nord du Chili. Nous voilà donc sur la route pour des centaines de km; l’avantage sur cette portion, c’est que quand le brouillard se lève, on voit où l’on va !

Die schoene Zeit in der Cordillera Blanca hat auch einmal ein Ende, die unzaehligen Kilometer in der Kuestenwueste entlang des Pazifik sind aber durch die recht gut ausgebaute Panamericana ertraeglich, und selbst Lima, gefuerchtete Hauptstadt von Peru, laesst sich recht einfach und in wenigen Stunden durchfahren.

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Séchage de piment à même le sol sur des hectares / La route le long de la côte n’est pas difficile à suivre.

Au milieu de cette “désertitude”, existent quand même quelques îlots de verdure, comme la réserve de Lachay. Il s’agit en quelque sorte d’un oasis vertical: il ne profite pas de l’eau d’un puits comme un oasis classique, mais d’un micro-relief (200 à 300m de haut) qui accroche la “neblina”, le brouillard qui sévit 4 mois durant. Et bien, allons affronter la neblina. Quand nous arrivons sur l’emplacement de camping, avant la dernière lumière du soir (c’est à dire à 18h !) nous ne distinguons pas les toilettes à 5m de nous et tout est instantanément mouillé dès qu’on sort du Tioga – pas dégoulinant d’eau, mais mouillé. Heureusement le lendemain matin le brouillard s’est un peu levé et nous avons tout loisir de vérifier que ce micro-climat abrite un incroyable fourmillement de vie, en particulier un nombre impressionnant d’oiseaux; on ne s’entend plus tellement ça chante de partout ! Moineaux, hirondelles, tourterelles, perdrix, et même un grand nombre de petites chouettes terrestres qu’on peut observer le matin de bonne heure (voir la photo de Yan dans son article Les oiseaux du Pérou).

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Entrée vers la réserve de Lachay: où va-t-on ? / Et bien là, dans le vert, à peine 200m plus haut. Ecosystème particulier de “Lomas”

Wer obige Autobahnausfahrt uebersieht, versaeumt den einzig interessanten Naturpark in der Wueste um Lima, wo dank des Winternebels im Moment alle Landschaft gruent, eine Art temporaere Oase.

Nous avions besoin de cette halte au vert avant d’affronter la traversée de Lima, la capitale tentaculaire. Rien ne nous obligeant absolument à nous y arrêter – pas de réparation mécanique puisque le Tioga tient toujours résolument bien la route, pas de dentiste puisque mon abcès dentaire s’est à peu près correctement résorbé – nous filons droit sur le périphérique. Il nous faut quand même 2h pour traverser la zone urbaine, qui n’a absolument rien de réjouissant. Objectif: atteindre au plus vite Paracas, une autre réserve naturelle côtière.

Paracas est un endroit magique où le désert plonge dans la mer. Avez-vous déjà vu un phoque en plein désert ? Et bien nous oui ! Pourquoi avait-il décidé de traverser la presqu’île, mystère - les gardiens de la réserve n’ont pas pu nous éclairer – mais toujours est-il qu’il ramait péniblement dans le sable, au beau milieu de rien. En fait il s’agissait plutôt d’une otarie à crinière, dont Tobias et Clara ont découvert d’autres congénères, énormes, nager dans une crique pendant que Yan était à la recherche d’une colonie de sternes Incas (merci Claude et Marie-Jo pour le tuyau).
A la grande déception de Tobias, nous n’avons pas pu aller voir les manchots sur les îles Ballestas toutes proches; depuis plusieurs jours la mer était tellement forte qu’aucun bateau ne sortait plus. On ne se bat pas contre les éléments.

Bei Selbstfahrern gehoert Paracas, bereits ein gutes Stueck suedlich von Lima, zu den obligatorischen Zwischenstopps. Wilde Brandung an roten Klippen, zahlreiche Voegel, Robben (die auch gerne an Land gehen), stuermischer Wind und grenzenloser Sternenhimmel, seit geraumer Zeit steht das Suedkreuz hoch ueber uns. Nur der hohe Seegang bringt speziell bei den Kindern etwas Enttaeuschung mit sich, alle freuten sich so sehr auf den Bootsausfluegen zu den Pinguinen, Robben und Seevoegeln, koennen aber im Nachbardorf den Deutschen einmal mehr auf ihrem Triumphzug zusehen.

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Paracas: le désert, le désert et tout à coup, une falaise qui plonge dans l’océan, avec des plages de sable rouge et une TRES grande variété d’oiseaux de mer.
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Sterne Inca sur son perchoir, sous les pieds de Yan-photographe.

A défaut de tour en bateau, nous continuons notre traversée du désert, avec par endroit de vraies belles dunes de sable dignes du Sahara. Elles viennent lécher la route, en formant par endroit l’équivalent de nos congères de neige et s’arrêtent on ne sait comment à l’entrée des villes – comme à Chicla, capitale provinciale.

05072014-DSC_0071A Huacachina, l’effort de grimper les hautes dunes est rapidement récompensé par une mémorable descente en courant droit dans la pente. Malheureusement nous sommes les seuls à faire cet effort, dépassés de tous les côtés par des buggies vrombissants chargés de touristes en mal de sensations motorisées…. Pas franchement notre truc, nous n’y ferons qu’une courte halte.

Wuestenbuggies und viel Zirkus um die schoene Duenenlandschaft bei Huacachina, ein paar wenige tragen aber auch ihre Holz-snow-sand-boards unter bruetender Hitze hoch, um sich ein paar schoene Momente des befreiten und verdienten Gleitens zu goennen.

Nous nous laissons donc emmener jusqu’à Nasca. Nasca, les fameuses lignes, dernières traces – gigantesques – d’une civilisation disparue il y a 1200 ans, probablement victime d’une  grande sécheresse; étonnant dans ce désert… Cette fois-ci Clara a beau insister, elle ne m’accompagnera pas pour le survol en avion, ni aucun des trois garçons : petit privilège de maman, une fois de temps en temps. D’en haut, on voit bien se dessiner par terre plusieurs figures très nettes: un colibri, un condor, un homme, un arbre, un lézard …. Mais finalement pour moi ce sont plus les lignes géométriques qui sont impressionnantes, autant par leurs dimensions que par le mystère qui entoure encore leur signification: est-ce vraiment pour un culte au soleil (hypothèse privilégiée) que les pierres sombres de la plaine ont été retirées sur des alignements de plusieurs kilomètres pour laisser apparaître ces lignes claires qui ne se distinguent pas vraiment du sol ?
Un moment intense, qui ne dure, après plusieurs heures d’attente pour que l’avion puisse décoller, qu’1/2 heure. Mais tout comptes fait, je n’aurais pas souhaité qu’il dure beaucoup plus : pour que les 6 passagers du petit Cesna puisse tous bien voir les figures au sol, le pilote vire en permanence d’une aile sur l’autre. Je redescends sur la terre ferme avec le cœur au bord des lèvres ! Mais avec des belles images en tête.

In der Wuestenregion von Nazca gibt es vielfach interpretierte, erforschte aber dennoch ungeloeste Erd- und Felsformationen zu besichtigen, unter der Vorraussetzung, in eine kleine Cesna zu steigen und das noetige Kleingeld dafuer abzudruecken. Gratis dazu gibts einen schwindligen Kopf (vom vielen Drehen des Fliegers) und das obligate Diplom, Kolibris, Astronauten, Baum und Eidechse vom Himmel aus beobachtet zu haben.

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Le colibri et de grandes lignes géométriques, vues d’un petit Cesna

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Palpa, la petite voisine de Nasca beaucoup moins connue, est portant aussi riche en géoglyphes : cette famille accrochée à la colline est rigolote avec ses cheveux hirsutes et bien visibles la poitrine des filles et le kiki des garçons, que repère tout de suite Tobias.

A Nasca nous avons terminé notre descente vers le sud; nous obliquons vers l’est, ce qui au Pérou signifie “à travers la cordillère”. Il nous reste 600 km pour atteindre Cusco, mais cette fois finie l’itinéraire rectiligne, retour à une route “culebrosa” (expression entendue lors d’une première traversée de la cordillère plus au nord, que toute la famille a immédiatement adoptée). Nous grimpons rapidement sur les hauts plateaux au-dessus de 4000m, dans des paysages magnifiques : lacs d’altitude pleins de canards et de flamands roses, troupeaux de vigognes sauvages, condors qui passent devant les fenêtre du Tioga, la route est longue mais pas monotone !

Auf dem Weg zurueck in die Anden, wo wir uns um vieles wohler, wenn auch kuehler fuehlen. Scheinbar menschenleere Gegenden mit tausenden von Alpakas, Lamas und Vikunias (dessen Wolle die feinste ist), einsamen Hochgebirgsseen (um die 4500 m hoch gelegen), vergessene Bauerndoerfer, die von der Viehzucht leben …

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Les hauts plateaux paraissent arides mais chaque repli de terrain abrite un lac / Cette jeune vigogne a été tondu il y a peu, sauf sur le poitrail (la laine y est moins fine ??)
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08072014-DSC_0032Ces paysages austères sont en fait bien habités. Au-delà de 4200m l’activité unique est l’élevage d’alpagas : les troupeaux s’étendent à perte de vue dans la journée, mais sont soigneusement parqués le soir dans des enclos de pierre. Quand nous nous arrêtons pour la nuit près de la petite lagune Condorconcha, nous recevons à la nuit tombée la visite d’un groupe qui doit bien représenter la moitié des hommes du village voisin: ils sont “las autoridades” de la communauté et viennent vérifier que nous ne sommes pas des voleurs de bétail. Arrivés inquiets, puis curieux, ils repartent heureux avec un grand sac de vêtements à distribuer à leurs familles (chaussures et pantalons trop petits pour Tobias et Clara, pulls et polos qui serviront bien plus ici que rangés dans nos placards).

… und den majestaetisch gleitenden Kondoren, die knapp am Tioga vorbeisegeln, mit ihren knapp 3 Meter Fluegelspannweite eine Augenweide sind. Alle 5 geniessen wir staunend diesen Ueberraschungsmoment, in freiester Natur, einfach Glueck gehabt, im richtigen Moment an der richtigen Stelle gewesen zu sein.

  08072014-DSC_0019 08072014-DSC_402308072014-DSC_4034Un grand, grand rapace passe au niveau des fenêtres du Tioga : un condor !!! Tout le monde se tord le cou pour voir s’il y en a d’autres, jusqu’à ce que nous apercevions tout un groupe posés dans l’herbe, probablement près près d’une charogne à casse-crouter. Toute la famille se met en observation, et tout le monde sera récompensé. Tobias “Y’a un condor qui vient vers moi, y’a un condor qui vient vers moi !”

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Juste avant d’arriver à Cusco se dévoile la cordillera Vilcabamba, dominée par le très beau Salcantay (6271m), la montagne sacrée des Incas. C’est le signe, le point de repère : nous arrivons au cœur du territoire Inca !

Cusco, Hauptstadt des legendaeren Inkavolkes, bezaubert alle Reisende. Kultur mit vielen alten Steinen aus der Inka-Zeit, spanische Kolonialbauten (die sich die vorgehauenen Inkasteine nur noch zurechtlegen brauchten), Natur und Berge (im Bild der verehrte Salcantay) und dem nahen, weltberuehmten Machu Picchu, dazu ein andermal.

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19 juillet 2014

La Santissima Virgen del Carmen

15-16/07/2014
Wir haben in Pisac, einem kleinen schoenen Dorf neben Cusco, eine grosse Feir erleben dürfen. Es ist eine Katholische Prozession, wie zum Ostern in Kolumbien,  aber hier ist die Mischung mit der Inka Kultur extrem interessant, mit viel Musik, viele Tanze und wunderschöene Maske. Genisst nur die Fotos.

Encore des processions, nous direz-vous, vous en avez déjà vu plein lors de la semaine Saine en Colombie (pour ceux qui suivent). D’accord, il s’agit d’une fête religieuse catholique – c’est bien la Sainte Vierge qui est fêtée, sortie de l’église et promenée à travers tout le joli village de Pisac, près de Cusco. Mais c’est aussi un très bel exemple de syncrétisme entre la religion imposée par les Espagnols et les anciennes croyances locales – les Incas vénéraient le Soleil, la Pachamama, mais aussi le puma et le condor qu’on retrouve dans les masques et faisaient des offrandes de nourriture, de coca et de chicha (boisson de maïs fermenté) qui font encore partie des rites d’aujourd'hui.

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La Virgen des Carmen sort prendre l’air 
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Les icônes sont accompagnées de pain, de fruits

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Dans la procession, les statues sont précédées de danseurs, dont les costumes et les chorégraphies font références à des éléments de l’histoire du village.

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Les “gros nez” comme les appelle Tobias sont des caricatures des grands cultivateurs de canne à sucre espagnols venus à la fois chercher la main d’oeuvre, vendre leur alcool et chercher les secrets des fermentations locales.

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Après les danses, les chevaux qui paradent au galop autour de la place; les meilleurs cavaliers ont l’honneur de porter les bannières et/ou de faire un tour de place avec un poulet sous le bras – là on n’a pas compris le symbole.

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Le public est nombreux et très cosmopolite… 
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18 juillet 2014

Cacahouète en montagne, par Tobias / Cacahuet, der letzte Inca-Baer

Ces deux derniers mois, Cacahouète a eu régulièrement froid aux fesses. Pourtant, je croyais qu’au mois de juin c’est l’été; mais non pas ici, c’est le contraire, en ce moment c’est l’hiver. Enfin, surtout quand on est en montagne, parce qu’ici elles sont très hautes.

Mein treuer Begleiter und Einschlafgehilfe kann noch viel mehr, als mich in harten Momenten troesten und kalten Naechten waermen. Auf den hohen Ausfluegen, der Bursche traut sich was, ganz ehrlich, muss eher ich ihn wieder auftauen als umgekehrt.

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En Equateur, au volcan Cotopaxi, Cacahouète est monté sur son premier glacier, à 5000m. Ohne Steigeisen und den ganzen Kram klettert der Baerlibaer auf seinen ersten Gletscher am Cotopaxi, ohne kalte Fuesse zu bekommen, denn mein Herrchen setzt mich nur selten ab.

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Au Chimborazo, c’est Pistache qui est monté faire un bonhomme de neige à 5000m; moi je n’ai pas pu l’aider parce que j’avais trop froid aux mains, mais Yan et Clara ont réussi. Avec le Tioga on a dormi très haut. Il faisait chaud dedans mais pas dehors et j’ai dit “Je vais dehors fumer du froid”.

Cacahuet heisst der eine Baer, der andere Gefaehrte ist der Pistasch, der am Chimborazo die Fackel noch hoeher trug. Beim Schneemannbau mitten im Sommer, der helle Wahnsinn, war ich vor lauter kalten Haenden nur als Zuschauer dabei, dabeisein ist alles!

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Pour aller jusqu’à la grande cascade de Gocta, j’ai emmené Pistache et Cacahouète, mais pas tout à fait jusqu’au bout parce que ça mouillait trop et l’eau était trop froide. Au retour j’aurais bien aimé emmener le bébé alpaga tout blanc, mais finalement j’ai acheté un coq de roche (tricoté), il s’appelle Gallito et c’est mon 7e doudou.

Das kleine Alpaka Laemmchen waere ein tolles Kuscheltier, aber meine Alten sind damit nicht so recht einverstanden, somit bleibt nicht anders uebrig, als einen kleinen Felshahn einzupacken, einen gestrickten natuerlich, als Andenken an einen der hoechsten Wasserfaelle der Welt in Nordperu.

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Dans la Cordillera Blanca on a fait une grande marche avec des gros sacs à dos pour camper – enfin, moi je portais juste Cacahouète. La nuit dans la tente j’ai dormi avec maman dans son sac de couchage.

Neben hohen Eisgipfeln und einsamen Zeltabenteurern, wenigen Hochgebirgsvoegeln, keinen Kondoren gibts in der Cordillera Blanca auch noch Baeren, die sich nach langem und guten Zureden selbst als Hilfskoch engagieren lassen.

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Quand on a fait le feu pour faire cuire la soupe, Cacahouète a surveillé; il a juste oublié de dire à Yan que la soupe doit cuire 5 min, alors Yan l’a laissée 1/2h et il n’y avait presque plus rien au fond de la casserole. Pas grave, il restait des biscuits.

Einzig bloed ist, dass wir die Sprache des Baeren noch nicht so richtig verstehen, Quechua ist ein Kindergeburtstag dagegen. Somit sind aus den ausgemachten 5 Kochminuten eine halbe Stunde geworden, von der Suppe blieb nur mehr das urspruengliche Pulver uebrig. Dem Baeren schmeckte es trotzdem, und uns blieben zum Glueck noch eine Handvoll Kekse!

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Laguna 69

Là on est monté à un lac, mais on ne s’est pas baigné parce que l’eau était très froide (normal, à 4800m). Moi j’étais sur un cheval avec Cacahouète. Maman avait mis un poitrinard (ndrl soutient-gorge). Papa a dit encore une fois qu’on était plus haut que les montagnes de Mamie, mais en fait je le voit pas le Mont-Blanc, il est où ?

Wohlverdiente Pause im Gruenen an frischen Blaettern, nachdem mich die ganze Truppe stundenlang in unbarmherzige Hoehen hochgescheucht hat. Angeblich sind wir schon so hoch wie beim Mont Blanc, irgendwie sind die auch alle ganz weiss herum, aber vom echten Mont Blanc keine Spur zu sehen. Wo ist denn der Mont Blanc hinverschwunden?

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Glacier Pastoruri

Pour moi le moment le plus important de la journée, c’est le goûter – parce que je peux manger un gâteau. Alors j’ai appris à lire l’heure sur l’horloge du Tioga pour savoir quand il est 4h, ou 4h moins 5 :
“ - Qu’est-ce qu’y a pour 4h ?
  - Ben, une mandarine, tu es en train de la manger.
  - Ah non, ça c’est un 4h moins 5 “.

Auf der Suche nach Kondoren, endemischen Kolibris und einstuerzenten Gletschern,  kuemmert sich Tobias lieber um seinen persoenlichen, taeglichen Hoehepunkt, die Kinderjause. Punkt 4 Uhr gibts im Regelfall irgendetwas Suesses, um die Goetter zufrieden zu stimmen und die Baeren bis zum Abendessen zu gedulden. Seit nicht langer Zeit kann er die Digitaluhr fast fehlerfrei ablesen, was die zu tausendst wiederholte Frage "Wann ist es bald 4 Uhr?" fast schon wieder vergessen laesst.

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13 juillet 2014

Quelques oiseaux du Pérou – Ein paar peruanische Voegel, beim Yan

Salut tout le monde

Voila déjà 1 mois que nous sommes au Pérou et dans nos listes nous comptons plus de 80 nouvelles espèces d’oiseaux vues, dont pour quelques unes les photos ne sont pas trop mal…

Vous pouvez toujours agrandir une photo en la faisant ouvrir dans une nouvelle fenêtre (click droit). Rechtsklick der Maus, um die Photos zu vergroessern.

Une belle série de colibris, observés de 0 à 4500 m:

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                        Giant Hummingbird                                                                                 Amazilia Hummingbird

      Le plus grand des colibris , 21cm ! Giant, der groesste Kolibri der Welt!                      

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                                                                  La valse à mille temps des Sparkling Violetear

                                                                                 Wiener Walzer auf peruanisch

25062014-DSC_2355                                                                                   La femelle, Andean Hillstar

Les oiseaux de mer, le long de la côte – Wasservoegel der Kueste

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                             Black Oystercatcher                                                              American Oystercatcher

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                      Inca Tern                                                                                               Black Skimmer

     La plus belle Sterne du monde                                                      Regardez la différence de taille de la 
                                                                                                                      partie haute et basse du bec

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            Blue-footed Booby                                                                 Magnificent Frigatebird                         

Nous n’avons pas été au Galapagos mais les Frégates et les fous à pattes bleus sont aussi jolis ici. Wir waren nicht auf Galapagos, aber Fregatten und Blaufusstoelpel der Kueste sind auch am Festland sehr schoen.

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                                          Cattle Egret

Les canards des lacs d’altitude – Enten der Hochlandseen, 3000 – 4800 m

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                                   Yellow-biled Pintail                                                                  Andean Goose

                                                                                                                        Nous l’avons vue jusque à 4800 mètres !!

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                                             Giant Coot                                                                                 Andean Ruddy-duck

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                                                                                                        Puna Teal
                                                       Regardez le bec bleu fluo – schaut auf den blauen Schnabel!

 D’autres observations – Andere Beobachtungen in verschiedenen Lagen

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                                     Burrowing Owl                                               Stripe-Headed Antpitta     

                     Une petite chouette terrestre                          Un oiseau pas très impressionnant mais dur à photographier car                                                                                                 il  se cache toujours au sol dans les buissons

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                         Collared Antshrike                                                                                     Cinereous Finch

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              Grass-green Tanager                                                                            Andean Cock-of-the-Rock

Une photo attrapée à la volée,                                          Femelle  vue à Gocta une cascade de 771 mètres de haut
en roulant sur une route étroite et vertigineuse
(témoignage de maman: “Yan a ordonné à Andreas de s’arrêter,
a sauté sur la route, pris la photo, regrimpé dans le Tioga….
avant que nous ayons compris ce qui se passait”
)

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                                                                                                Andean flicker
De la famille des pics, mais il pique la terre et pas les arbres – en espagnol il s’appelle Pica tierra.

 

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                                                                  Andean Condor

  Photographié en pleine nature (Ils nous sont passé à quelques mètres seulement,chose plutôt rare) 

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ça y est, après un mois de recherche à travers le Pérou, je l’ai enfin trouvé ! LE livre d’identification qui me manquait. Yan ist stolz auf sein Vogelbuch “Peru”, das wir ein Monat lang gesucht haben, unverzichtlich, um alle Beobachtungen richtig zu identifizieren.

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06 juillet 2014

Cordillera Blanca – Attention, belles montagnes – Wunderbare Berge

15/06 – 02/07 2014

2 bonnes semaines dans la Cordillera Blancha, de Caras à Huaras puis Chavin et Chiqian, 2 semaines en altitude pour se gorger de belles montagnes mais aussi de belles fleurs, de beaux oiseaux et de belles rencontres avec des indiens Quechuas incroyablement ouverts et accueillants. Il n’y a rien à faire, nous sommes vraiment là dans notre élément – nous avons même réussi pour la 1ere fois depuis 10 mois à trouver du fromage qui ressemble à du fromage! Pas besoin d’écrire de longs discours, nous avons tout aimé, tout savouré.

Nous commençons notre découverte de la cordillère par une randonnée à la Laguna Paron. Pour une fois nous abandonnons le confort du Tioga (impossible de le faire monter par cette piste-là!) pour retrouver la bonne vieille tente.

2 Wochen Cordillera Blanca, einer der besonders schoenen Flecken Perus, geniesst die Bilder und die gewoehnungsbeduerftigen Bergnamen,

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Dans le prolongement de la laguna Paron, la Pyramide de Garcilaso et le Chacraraju; en arrivant au bout du lac se découvre l’Artesonraju.
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Nous posons la tente pour la nuit au bout de la laguna: décor somptueux, solitude absolue, cuisine au feu de bois et températures bien fraîches – on se serre bien les uns contre les autres sous la tente. Biwaknacht im Zelt bei recht frischen Nachttemperaturen, Leben und Essen am Holzfeuer, absolute Stille und Einsamkeit am Ende der Laguna Paron.
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Balade en amoureux au pied du Chacraraju, les 3 enfants sont restés en bas alimenter le feu / Au retour, repas partagé avec Flor et ses amies qui sont montées inspecter leur bétail dans les pâturages d’altitude : patates, soupe d’avoine, sourires et leçon de quechua. Neben spanisch lernen die Kinder ihre ersten Brocken Quechua, Einheimischensprache vieler Indios, gelebte Vergangenheit der Inkavoelker.

 

La laguna Keushucocha, beaucoup moins touristique que ses voisines Llanganuco, nous offre un bivouac de rêve avec randonnée autour du lac, escalade, visite de ruines et observation d’oiseaux – les colibris sont tellement nombreux qu’ils font presque trop de bruit.

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Erinnerungen aus dem Jahre 97 werden wach, beim Anblick von Huandoy, Artensonraju und anderer exotisch-tropischer Eisriesen …

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Au pied des Huascaran, plus haut sommet péruvien, on cultive la quinoa et le mais qui est mis à sécher devant les maisons
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En Tioga, Hôtel 1000 étoiles au pied du Huandoy – Tausendsternehotel Tioga, nie mehr wieder im Zelt!

 

Depuis la vallée de Llanganuco, Tobias s’offre le luxe d’un cheval pour monter jusqu’à la laguna 69, à 4660m – Clara en profitera bien aussi, et Yan à la descente ne laissera pas sa part au chat. C’était la bonne solution pour réussir en famille cette belle randonnée avec vue sur les Huascaran, le Pisco, l’envers du Chacraraju, et pour voir en prime nos premiers viscachas !

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Hoch zu Ross zur Laguna 69, einem klassischen Tagesausflugsziel am Fuss des maechtigen Chacraraju, in Begleitung der hasenaehnlichen Viscachas, im Schatten der maechtigen Huascarans, der hoechsten Tropengipfel der Welt und Perus an sich.

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Nous profitons de plus en plus des possibilités incroyables que nous offre le camping-car pour accéder en toute autonomie à des lieux extraordinaires (de là à ce qu’on y prenne goût …) Ainsi, pour accéder au col de Punta Olympica, 47300m, et prendre le petit-dej face au Huascaran, on ne sort même plus du Tioga, la route est incroyable depuis qu’elle est goudronnée :

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                        Contrahierbas                                  Huascaran Sur y Chopicalqui
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Les garçons ont chassé les canards à bec bleu (si si, c’est vrai) devant le Nevado Ulta; Les femmes de Shilla ont sorti leurs beaux chapeaux pour fêter le solstice d’hiver – trois jours de musique et de dances, de bière aussi.

Un peu de culture quand même, avec le très vieux site de Chavin, emblématique de la civilisation éponyme, l’une des plus anciennes du continent; bâti il y a 3000 ans, l’ensemble de temples a eu du mal à résister aux séismes, inondations et glissements de terrain, mais il reste une jolie série de galeries labyrinthiques et le musée abrite de belles têtes sculptées qui ornaient les murs. C’est toute une aventure pour y accéder, il faut passer la cordillère et si la route a dû être goudronnée au moment du classement Unesco du site(en 1985), ce n’est plus qu’un souvenir lointain sur certaines portions; et les détournements de fond, mal endémique du Pérou, ont apparemment empêché toute rénovation…

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                                                                                        Laguna Querococha
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Shacsha, ou Huantsan Chico, “seulement” 5632m mais particulièrement élégant; / A peine moins haut (on en a observé jusqu’à 4800m), les huttes de bergers en pierres sèches et paille attestent d’une vie particulièrement rude: ici pas de bois de chauffage, c’est le contact direct avec le bétail qui réchauffe la nuit.

Kultur, Traumberge und einfachste Hirtenbehausungen im Kondorgelaende der Cordillera Blanca.

 

Une nouvelle fois nous allons faire subir des kilomètres de piste au Tioga, cette fois-ci pour aller voir non pas des montagnes (quoi que, elles sont partout) ni des oiseaux (quoi que, Yan en déniche tous les jours de nouveaux…), mais des plantes, les Puyas Raymondis, qui ne poussent que dans deux ou trois endroits spécifiques du Pérou, dont le massif du Pastoruri. Ces broméliacées géantes (famille de l’ananas) atteignent 10m de haut et peuvent mettre 100 ans pour arriver à maturation. Aucune plante n’est en fleur cette année mais elles n’en restent pas moins impressionnantes (les enfants préparent un petit exposé, à venir) :

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Die Puya Raimondi, eine absolute Besonderheit in der Pflanzenwelt, waechst nur an ganz wenigen Plaetzen dieser Erde, so wie hier in der Quebrada Huisca, Nationalpark Huascaran, wo Tobias auf 5000 m seinen ersten Gletscher betritt, Yan die Ehre hat, mit dem 80 Jahre alten Hirten kurz Platz zu tauschen, denn seine Fuesse tragen den alten Mann nicht mehr, um den ganzen Tag in eisig-heissen Hoehen den Tieren hinterher zu sein.

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Dans le même massif, la longue vallée Huicsu se prête bien à la rando à cheval; à pied, il a fallu marcher longtemps, mais l’effort a été bien récompensé par l’observation de condors en vol. / Et Tobias a enfin mis les pieds sur un glacier, celui du Pastoruri à presque 5000m !

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Dans l’ensemble du PastoRuri, le Caullaraju et le Jenhuaracra sont les derniers sommets de la Cordillère Blanche. Die suedlichsten, wenig besuchten Eisgipfel der “Blanca” gehen fast nahtlos in die “Huayhuash” ueber, mit dem Hauptgipfel des Yerupaja Grande und Joe Simpsons Abenteuerberg “Siula Grande”.

Cordillera Huayhuash

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Le temps nous manque désormais pour faire le tour de cette petite cordillère sauvage, au sud de la grande Cordillere Blanca, mais la vue depuis les hauteurs de Chiqian suffit à Andreas pour retrouver intactes les sensations de son ascension du Yejupara en 1997, et à Carine pour avoir envie d’y revenir. Avec ou sans les enfants ? Pour l’instant ils ont envie d’aller voir la mer ! Il ne nous reste qu’à nous laisser glisser pour 4000 mètres de descente.

Nous vous souhaitons un bel été.

Posté par Mapatoclaya à 18:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 juillet 2014

Canyon del Pato

Pour monter dans la cordillère Blanche depuis Trujillo, la route est à nouveau largement impressionnante. Peu avant d’arriver à Caraz, la cordillère Noire au sud vient presque embrasser sa consœur Blanche, en formant un étroit canyon. La route qui le traverse perce 35 fois la montagne, 35 tunnels à une seule voie.

Um in die Cordillera Blanca hoch zu fahren, ist noch einmal eine interessante strasse, mit 35 smallen Tunnels.

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D’ici que nous ayons réussi à mettre en ligne notre video (on ne se moque pas…) vous pouvez aussi voir la vidéo de nos amis anglais, Steven et Gilly, qui voyagent avec un gros, gros camion; ils sont passé tout juste. Um die video von unseren Englischen Freundn zu schauen, die mit einem grossen LKW fahren:

http://youtu.be/VyIvel-1QIA

Posté par Mapatoclaya à 17:18 - - Commentaires [2] - Permalien [#]