19-24/07/2014

Nous serions bien restés un peu plus autour de Cusco, la région a beaucoup à offrir, mais les jours sont pour nous désormais comptés. Le 25, dans 5 jours nous devons être à la frontière pour retrouver Christoph, le papa de la famille qui nous achète le Tioga.

En route donc pour nos derniers jours à bord du camping-car. Avant de rejoindre le lac Titicaca, Andreas aimerait voir de plus près l’Ausangate. Nous bifurquons donc sur le route qui part vers l’est, vers l’Amazonie et et le Brésil – une route qui nous réserve encore de belles surprises. Dans tous les villages traversés, les femmes portent toutes leurs vêtements traditionnels, avec en particulier un chapeau très large tout en broderies et pompons: pas très pratique de notre point de vue si l’on considère le vent et le froid permanent – les hommes eux portent des bonnets de laine qui couvrent les oreilles – mais très élégant.

Cuzco ist bei weitem die schoenste Stadt Perus, wo, wie an den meisten Orten, wir sehr gerne laenger geblieben waeren, aber die Tioga-Uebernehmer-Familie aus Wien (ihr koennt ihre Abenteuer auf www.bieros.at verfolgen) wartet schon gespannt in La Paz, Bolivien, dass wir endlich auftauchen. Bunte Jahrmaerkte, wo die Landsbevoelkerung einmal woechentlich zum Einkauf anreist, Eisberge und so wie immer jede Menge freundliche Leute, und eine gut ausgebaute Strasse Richtung Urwald und danach Brasilien, das sich auf dieser Reise –leider – nicht mehr ausgeht. Ab Ende Juli ist Schluss mit Tioga-Komfort.

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Le marché de Ocongate est on ne peut plus coloré – viel traditionelle Kleidung auf den Bauernmaerkten

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Les femmes font toutes leurs activités, même les grosses manutentions, avec leur éternel baluchon sur le dos, qui abrite autant les courses de la journée que les enfants. Die Frauen trennen sich nur selten von ihren Tragetuechern, die fuer Kinder, Einkaeufe, Kleintiere, Baumaterialen, Garten- und Hofarbeiten unverzichtbar sind.

Par contraste avec Cusco, la vallée est extrêmement peu touristique. Elle est pourtant magnifique avec l’Ausangate qui trône quand il veut bien se dégager. Nous montons jusqu’au col, à 4200m, qui redescend de l’autre côté jusqu’à l’Amazonie. Quelle tentation de suivre la route pour basculer de ce côté-là… mais non, pas cette fois.  Nous faisons juste une pause au col avant de rebrousser sagement chemin. A ce fameux col il y a une maison, une seule, dans l’austérité de ce paysage presque purement minéral. Dès que nous arrêtons le Tioga trois enfants en sortent. Le premier porte une paire de botte en caoutchouc, le deuxième des basquets tellement trop grandes qu’il les perd à chaque pas, et la troisième des sandales bien trop petites. Tous sans chaussettes. Nous, nous accumulons les épaisseurs de polaires et doudounes, de chaussettes et de pantalons chauds avant de sortir les voir dans le vent glacial… S’en suit une rencontre toute simple, très forte. Nous invitons la maman et les enfants à venir boire un café et manger un biscuit dans le Tioga. Ils trouvent qu’il fait chaud, que c’est beau.
   “ - Et de quoi vivez-vous ici ?
     - Oh, vivemos, nada mas – nous vivons, c’est tout. “
Nous arrivons à comprendre qu’ils vendent la laine de leurs 20 alpagas. Nous repartons en leur laissant des oranges, quelques paires de chaussettes et une paire de basquets de Clara qui remplaceront juste bien les sandales de la plus jeune des filles. Ici au moins, nous savons qu’elles serviront.

A peine plus bas dans la vallée, Andreas déniche “au feeling” une piste toute neuve qui mène à un superbe lac glaciaire au pied de la cordillère Vilcanota. Le Tioga passe, tout doucement. Nous sommes les premiers touristes à atterrir ici. Les troupeaux d’alpagas n’ont pour concurrence que les oies sauvages.

21072014-DSC_0305        21072014-DSC_0282 Cordillera Vilcanota, die vom hohen Ausangate beherrscht wird. Im Vergleich zu Cuzco wenig touristisch, aber wunderschoen, Natur pur eben.

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“Andean Goose”, in den hohen Anden lebende Wildgaense,  teilen sich mit Llamas und Alpakas die Hochlandweideflaechen, wo nachts die Seen frieren und regelmaessig das bescheidene Gras unterm Schnee verschwindet. Au petit matin, les oies sauvages s’envolent devant le “petit” voisin de l’Ausangate, tandis que les alpagas broutent paisiblement l’herbe rase.

Après ce petit détour nous reprenons la route principale vers le sud. Nous arrivons progressivement vraiment sur l’altiplano – plateau d’altitude au sens littéral. Le paysage change, s’aplanit fortement, et les températures chutent. La nuit le bonnet devient indispensable et, pour la première fois, les vitres du Tioga sont toutes givrées le matin.

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“Altiplano” nennt man den Landschaftsstrich zwischen Suedperu, ueber Bolivien bis nach Nordargentinien. Im Schnitt auf circa 4000 m hoch gelegen, die Berge ragen noch weit darueber hinaus. Tagsueber mit der equatorialischen Sonne stark waermend herrschen nachts frostige Temperaturen. Trockenheit und starke Winde sind normal. Warum wir gerade diese Landschaft besonders gern haben?

22072014-DSC_0471Des grands espaces, de l’altitude, un climat sec et froid même si le soleil brûle dans la journées: des lieux où nous nous sentons bien. 

Sur les conseils de Steve et Gilly, qui sont passés il y a peu, nous nous arrêtons pour la nuit dans le canyon de Tilajani. Un grand merci pour le tuyau, l’endroit est magique mais nous serions passés à côté faute d’information. A quelques kilomètres de la grande route sur une très bonne piste – wouahou, on a roulé à 50km/h ! – on retrouve un peu l’ambiance de l’ouest américain, avec en plus des volées d’ibis qui nichent dans les falaises et des tombes (pré-incas ?) dans lesquels on trouve encore les os – les pilleurs n’ont laissé que ça. Voilà encore un endroit où nous serions bien restés un peu plus – Yan n’aura pas eu sa photo d’ibis au nid – mais le 25 approche, et nous ne sommes toujours pas au lac.

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Il faut passer un gué pour accéder au cœur de ce sanctuaire naturel. Wunserschoene Canyon Tilajani

Notre prochaine étape nous amène bien au bord d’un lac, mais toujours pas le Titicaca. Juste après la traversée chaotique de Juliaca – en règle générale au Pérou ville ou village rime avec chaos en terme de route, mais à Juliaca cela atteint des sommets – le site de Silustani est un havre de paix. Les chulpas, tombeaux de pierre pré-incas tout en hauteur, sont un beau prétexte à venir visiter cet endroit aux couleurs si intenses, superbement situé sur les hauteurs du lac Umayo.

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Graeber von Silustani am Umayosee in der Naehe von Puno, letzter groesseren Stadt Perus, wieder eine gelungene Kombination aus Archeolo- und Orniithologie.

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Sur le parking du site, nous passons la nuit en compagnie de Katrin et Mandfred, d’autres voyageurs en véhicule qui remontent du sud. Ce sont eux qui vont nous donner la clé pour une très belle excursion sur les îles flottantes du lac Titicaca (enfin lui), où nous hésitions à aller par crainte de la sur-affluence touristique. En suivant leur conseil nous traversons Puno pour aller trouver directement Gilbert sur la rive du lac. Avec sa femme et sa fille, il nous emmène dans sa barque jusqu’à santa Maria, “son” île de l’archipel Uros. Vous avez certainement déjà vu un reportage sur ces constructions stupéfiantes. On n’ose pas vraiment le dire, mais… c’est encore mieux en vrai.
Pour échapper aux Incas qui envahissaient la région, le peuple Uros a fui sur le lac. Vivant d’abord sur des bateaux de joncs, ils ont petit à petit amélioré leurs “maisons flottantes” en utilisant les racines entremêlées des joncs pour constituer des plateformes qui se sont agrandies au point de devenir de petites îles.

Schwimmende Inseln aus Schilf, urspruenglich aus Noeten durch die Inkaverfolgungen erfunden, dienen heute nach wie vor fuer circa 2000 Menschen als Behausung, wovon der Grossteil durch Touristenbesuche ueberlebt. Jedes Einzelteil, bis auf die Kochstelle, besteht aus Schilf, der auch vielen Wassertieren Schutze und Nahrung bietet. Yan suchte und fand seine endemische Titicacagrebe, worauf er sehr stolz ist. Vielen Dank an Katrin und Manfred, deutsche overlander, die uns diesen Tipp gegeben hatten.

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Mais ou est donc le lac ? Il disparaît sous les étendues de “totora”, les roseaux dont sont faites les îles. Il faut connaître les canaux libre pour naviguer jusqu’aux îles.
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Chaque île regroupe une ou plusieurs familles, avec les habitations (rectangulaires) et les chambres de stockage (rondes); si une discorde apparaît, rien de plus simple pour régler le conflit, on scinde l’île !
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Difficile de savoir si les îles sont toujours véritablement habitées ou seulement entretenues pour les touristes… Mais ici, le monde que rassemble une grande réunion communale semble attester de la vie de l’archipel; le parking (de bateaux évidemment) affiche complet).

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Habitations traditionnelles Uros / On voit à droite l’épaisse couche de racines de joncs qui forme la base flottante de l’île.
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Gilbert, sa femme et sa fille. Merci sur cette belle balade très personnelle dans votre univers flottant.

24 juillet, notre dernier jour avec le Tioga. Nous rêvons d’une journée tranquille au bord du lac, avec de belles vues sur les montagnes boliviennes. Mais voilà, nous sommes toujours en voyage, et le voyage nous tiendra jusqu’au bout. La jolie piste que nous avions vue sur la carte, qui semblait nous amener rapidement au bord de l’eau à l'écart de la grande route, n’en finit pas de se prolonger dans une plaine plate, plate, plate et sèche. Nous nous arrêtons pour casser la croûte dans un petit village, attirés par le rouge des uniformes d’une troupe d’enfants: dans quelques jours (le 28) c’est la fête nationale du Pérou, et aujourd’hui c’est le jour du défilé des écoles. Tout le monde parade consciencieusement au pas, en portant haut les couleurs du pays, au son de la fanfare locale (qui ne joue pas si mal qu’on aurait pu le croire). Désolés, monsieur le maire, si nous avons un peu perturbé le défilé…. C’est que nous avons été l’attraction majeure du jour, surtout Clara.
    “- On n’a jamais vu de touristes ici.
     - Pourquoi tu t’es peint les cheveux ?
     - Pourquoi tu as des yeux grands comme un chat ?”
Nous ne sommes pourtant qu’à 50km de la très touristique ville de Puno…

Letzter Tioga-Reisetag, auf der Suche nach einem erwuerdigen Stellplatz am Titicacasee. In einem der zahlreichen Landsdoerfer bereiten sich alle Schulkinder fuer die kommenden Nationalfeiertagsumzuege vor. Die Gemeinderaete und Schullehrer versichern uns, dass in ihrem Dorf noch niemals so hellhaeutig und blonde Auslaender vorbeigekommen sind, und schon gar nicht in so einem Fahrzeug, nur die Piste ist noch nicht zu Ende, und der See noch einiges weg, aber mit viel Ausdauer und Willen kommen wir dennoch dahin, wohin wir wollen. Eine be-lohnende Aussicht auf den See und die Eisriesen der bolivianischen Cordillera Real.

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Finalement, après encore un peu de persévérance sur la piste, nous atteignons le bord de l’eau, juste à temps pour profiter avec la belle lumière de la vue sur les sommets Boliviens, de l’autre côté du lac.
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Pour l’après-midi tranquille à commencer le rangement du Tioga, c’est raté. Et alors ? Nous avons vécu une vraie dernière journée de VOYAGE. Jusqu’au bout. Nous sommes maintenant prêts à céder notre maison roulante et à poursuivre pour nos deux dernières semaines le périple sacs au dos. Une nouvelle expérience pour terminer, c'est aussi une porte ouverte pour les enfants vers une autre forme de voyage.

Ab morgen, Stichtag 25. Juli, seit Monaten mit den neuen Abenteurern vereinbart, wirds keine Tiogaabenteuer mehr geben, ein paar Tage zum Saeubern und Richten des Fahrzeugs sollten reichen, um die Reise mit dem Rucksack fortzusetzen. Somit sehen die Kinder auch, wie man auf diese Weise unterwegs sein kann, denn gerade in den letzten Wochen hatten sie unzaehlige junge Reisende mit Rucksaecken kennengelernt. Die Abenteuer gehen weiter!