08 août 2014

Alles hat ein Ende ...

nur die Reise wird in uns allen noch lange fortleben.

Innerlich hat jeder von den drei groesseren weinend Abschied genommen, wohlwissend, dass es eine Fortsetzung geben wird. Die  beiden juengsten Abenteurer geniessen jeden und auch die letzten Momente, freuen sich aber schon enorm auf ein Wiedersehen mit ihren Freunden, Familie und Lokita, ihrer Hauskatze. In bewundernswerter Leichtigkeit passten sich die Kinder an alle Reiseumstaende, Klimazonen und Beschraenkungen an. Urwald und Tropenklima, Wueste und Hitze, Andenriesen und Kaelte, endlose Schotterstrassen in Schrittgeschwindigkeit, absturzgefaehrdete Bergstrassen, verschiedenste Kuechen Lateinamerikas, wobei alle eine gewisse Schwaeche fuer die mexikanische Kueche entwickelten, alte Steine aus vorkolumbianischen Zeiten ... und die neue Familienbeschaeftigung, der Vogelbeobachtung, nachdem die Hasen- und Huehnerzeit vorbei bzw. noch nicht im Gange ist.

Hut ab vor dem grossen Durchhaltevermoegen der 3 Kinder, die in diesem Jahr zu ganz tollen Geschwistern zusammengewachsen sind. Als Eltern sind wir froh, und waren davon schon immer ueberzeugt, sie ein Jahr in die Schule fuers Leben geschickt zu haben. Man muss kein Soziologe sein, um das Verhalten von vielen speziell westlichen Erwachsenen, die 20 oder mehr Jahre in der Schule waren, als voellig am Ziel vorbeigeschossen zu erklaeren.

Aussteiger, Hobbyabenteurer, Nichtstuer, so wuerden wir uns selber nicht einschaetzen, aber sehr froh, ein Jahr erlebt und gelebt zu haben.

Die familiaere Naehe in der angeblichen Enge eines Wohnmobils ausgehalten zu haben, hat nichts mit Zwang oder Notwendigkeit zu tun, sondern ist eine bleibende Erfahrung, dass auch luxusgeschaedigte Westler ein einfaches respektables Dasein fuehren koennen, noch um vieles komfortabler, als der Grossteil der lokalen Bevoelkerung.

Keine Statistiken ueber gefahrene Kilometer oder weltbekannte Touristenattraktionen, wir bedanken uns innerlich bei all den netten Menschen, die und auf diesem langen Weg , weit von zuhause entfernt, aber einen Schritt mehr zu uns selber, begleitet haben. 

Hut ab vor all den Bevoelkerungen, die unter schwierigen und einfachen Umstaenden um ihr taegliches Ueberleben kaempfen muessen und auf ihre Weise zum persoenlichen Glueck finden.

 

Hut ab vor unserer Mutter Erde, die uns eine so abenteuerliche Reise ermoeglichte und sich nach wie vor, trotz aller Grausamkeiten, die ihr taeglich angetan werden, fuer uns alle dreht, wie lange noch?

In 5 Tagen ist der offizielle Teil vorbei, hat uns Frankreich wieder, das wir als solches nie verlassen haben, das uns ueberhaupt erlaubte, auf Tour zu gehen, auf das wir uns selbstverstaendlich wieder freuen, das uns aber veraendert wiedersehen wird.

Einige Reiseartikel sind noch im Kommen, in persoenlichen Gespraechen koennt ihr gerne all das erfahren, was in besagten Artikeln nie ruebergekommen ist.

Danke an jene, die in ihren Nachrichten bildlich bei uns waren. Danke an alle, die uns in Gedanken begleiteten, deren Hektik und Schnelllebigkeit keine Zeit fuer ein kurzes Lebenszeichen zuliessen, wir freuen uns, euch wiederzusehen, um dieses, bestimmt nicht einmalige Familienerlebnis mit euch teilen zu duerfen.

In Liebe

Mapatoclaya

 

 

 

 

Posté par Mapatoclaya à 16:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Une larme et un sourire

Oups, les redacteurs du bog ont encore pris du retard. Des journées trop bien remplies, trop intenses en découvertes et en emotions ; même si nous sommes sensés avoir tout notre temps, les journées  n'ont toujours que 24h et la séance informatique est par nous souvent reléguée à la 24eme...

Bref, depuis Cusco il nous reste à vous raconter l altiplano péruvien,  le lac Titicaca et les îles flottantes Uros, le passage de la frontière bolivienne où nous attendait Kristoff qui nous a acheté le Tioga, les jours passés avec sa famille à La Paz dans le superbe appartement qu' ils avaient loué pour demarrer leur séjour en Amerique du Sud.

Et voilà,  depuis une semaine notre fidele Tioga a changé de main; il va continuer la route avec Kristoff, Astrid, Io et Linus, et nous voilà devenus simples backpackers (voyageurs sac audos ). C est une autre  forme de voyage pour terminer, peut etre une porte ouverte vers une prochaine aventure?

Après un petit détour par Sorata pour revoir de près l Illampu -Nico, Astrid, l'hôtel Residential Sorata sur la place du village n'a pas bougé,  quoiqu' un peu defraichit - nous sommes descendus profiter un peu de la chaleur des basses terres. 3 jours fantastiques dans la plaine amazonienne, des animaux à foisons, des oiseaaux évidemment, nous terminons merveilleusement notre periple latino americain.

Et ce soir,à lheure de rentrer sur La Paz pour prendre l'avion,  nous avons un oeil qui rit et un oeil qui pleure, le coeur narrive pas complètement à se décider. Les 2 yeux de Yan etaient même bien pleins de larmes en quittant Morgan, notre guide passionné doiseaux comme lui avec qui il s'est si bien entendu. Mais maintant que le processus du retour est enclenché,  l impatience nous gagne. 

Apres deux petits arretsà Santa Cruz et Buenos Aeres, nous serons à Chamonix le 14 août.  L atterrissage à Jarsy nest prevu que quelques jours plus tard. Les derniers articles du blog risquent d arriver au compte goutte, au gres des connexions des aéroports. 

On se réjouit de vous revoir TRES bientôt,

Carine et les PaToClaYa

 

Posté par Mapatoclaya à 04:47 - Commentaires [12] - Permalien [#]

05 août 2014

De Cusco au lac Titicaca, tout est beau – Wunderbares Suedperu

19-24/07/2014

Nous serions bien restés un peu plus autour de Cusco, la région a beaucoup à offrir, mais les jours sont pour nous désormais comptés. Le 25, dans 5 jours nous devons être à la frontière pour retrouver Christoph, le papa de la famille qui nous achète le Tioga.

En route donc pour nos derniers jours à bord du camping-car. Avant de rejoindre le lac Titicaca, Andreas aimerait voir de plus près l’Ausangate. Nous bifurquons donc sur le route qui part vers l’est, vers l’Amazonie et et le Brésil – une route qui nous réserve encore de belles surprises. Dans tous les villages traversés, les femmes portent toutes leurs vêtements traditionnels, avec en particulier un chapeau très large tout en broderies et pompons: pas très pratique de notre point de vue si l’on considère le vent et le froid permanent – les hommes eux portent des bonnets de laine qui couvrent les oreilles – mais très élégant.

Cuzco ist bei weitem die schoenste Stadt Perus, wo, wie an den meisten Orten, wir sehr gerne laenger geblieben waeren, aber die Tioga-Uebernehmer-Familie aus Wien (ihr koennt ihre Abenteuer auf www.bieros.at verfolgen) wartet schon gespannt in La Paz, Bolivien, dass wir endlich auftauchen. Bunte Jahrmaerkte, wo die Landsbevoelkerung einmal woechentlich zum Einkauf anreist, Eisberge und so wie immer jede Menge freundliche Leute, und eine gut ausgebaute Strasse Richtung Urwald und danach Brasilien, das sich auf dieser Reise –leider – nicht mehr ausgeht. Ab Ende Juli ist Schluss mit Tioga-Komfort.

 20072014-DSC_0160    20072014-DSC_0163a
Le marché de Ocongate est on ne peut plus coloré – viel traditionelle Kleidung auf den Bauernmaerkten

21072014-DSC_0613    21072014-DSC_0333
Les femmes font toutes leurs activités, même les grosses manutentions, avec leur éternel baluchon sur le dos, qui abrite autant les courses de la journée que les enfants. Die Frauen trennen sich nur selten von ihren Tragetuechern, die fuer Kinder, Einkaeufe, Kleintiere, Baumaterialen, Garten- und Hofarbeiten unverzichtbar sind.

Par contraste avec Cusco, la vallée est extrêmement peu touristique. Elle est pourtant magnifique avec l’Ausangate qui trône quand il veut bien se dégager. Nous montons jusqu’au col, à 4200m, qui redescend de l’autre côté jusqu’à l’Amazonie. Quelle tentation de suivre la route pour basculer de ce côté-là… mais non, pas cette fois.  Nous faisons juste une pause au col avant de rebrousser sagement chemin. A ce fameux col il y a une maison, une seule, dans l’austérité de ce paysage presque purement minéral. Dès que nous arrêtons le Tioga trois enfants en sortent. Le premier porte une paire de botte en caoutchouc, le deuxième des basquets tellement trop grandes qu’il les perd à chaque pas, et la troisième des sandales bien trop petites. Tous sans chaussettes. Nous, nous accumulons les épaisseurs de polaires et doudounes, de chaussettes et de pantalons chauds avant de sortir les voir dans le vent glacial… S’en suit une rencontre toute simple, très forte. Nous invitons la maman et les enfants à venir boire un café et manger un biscuit dans le Tioga. Ils trouvent qu’il fait chaud, que c’est beau.
   “ - Et de quoi vivez-vous ici ?
     - Oh, vivemos, nada mas – nous vivons, c’est tout. “
Nous arrivons à comprendre qu’ils vendent la laine de leurs 20 alpagas. Nous repartons en leur laissant des oranges, quelques paires de chaussettes et une paire de basquets de Clara qui remplaceront juste bien les sandales de la plus jeune des filles. Ici au moins, nous savons qu’elles serviront.

A peine plus bas dans la vallée, Andreas déniche “au feeling” une piste toute neuve qui mène à un superbe lac glaciaire au pied de la cordillère Vilcanota. Le Tioga passe, tout doucement. Nous sommes les premiers touristes à atterrir ici. Les troupeaux d’alpagas n’ont pour concurrence que les oies sauvages.

21072014-DSC_0305        21072014-DSC_0282 Cordillera Vilcanota, die vom hohen Ausangate beherrscht wird. Im Vergleich zu Cuzco wenig touristisch, aber wunderschoen, Natur pur eben.

21072014-DSC_0262    21072014-DSC_0317
“Andean Goose”, in den hohen Anden lebende Wildgaense,  teilen sich mit Llamas und Alpakas die Hochlandweideflaechen, wo nachts die Seen frieren und regelmaessig das bescheidene Gras unterm Schnee verschwindet. Au petit matin, les oies sauvages s’envolent devant le “petit” voisin de l’Ausangate, tandis que les alpagas broutent paisiblement l’herbe rase.

Après ce petit détour nous reprenons la route principale vers le sud. Nous arrivons progressivement vraiment sur l’altiplano – plateau d’altitude au sens littéral. Le paysage change, s’aplanit fortement, et les températures chutent. La nuit le bonnet devient indispensable et, pour la première fois, les vitres du Tioga sont toutes givrées le matin.

21072014-DSC_0354      19072014-DSC_0158

“Altiplano” nennt man den Landschaftsstrich zwischen Suedperu, ueber Bolivien bis nach Nordargentinien. Im Schnitt auf circa 4000 m hoch gelegen, die Berge ragen noch weit darueber hinaus. Tagsueber mit der equatorialischen Sonne stark waermend herrschen nachts frostige Temperaturen. Trockenheit und starke Winde sind normal. Warum wir gerade diese Landschaft besonders gern haben?

22072014-DSC_0471Des grands espaces, de l’altitude, un climat sec et froid même si le soleil brûle dans la journées: des lieux où nous nous sentons bien. 

Sur les conseils de Steve et Gilly, qui sont passés il y a peu, nous nous arrêtons pour la nuit dans le canyon de Tilajani. Un grand merci pour le tuyau, l’endroit est magique mais nous serions passés à côté faute d’information. A quelques kilomètres de la grande route sur une très bonne piste – wouahou, on a roulé à 50km/h ! – on retrouve un peu l’ambiance de l’ouest américain, avec en plus des volées d’ibis qui nichent dans les falaises et des tombes (pré-incas ?) dans lesquels on trouve encore les os – les pilleurs n’ont laissé que ça. Voilà encore un endroit où nous serions bien restés un peu plus – Yan n’aura pas eu sa photo d’ibis au nid – mais le 25 approche, et nous ne sommes toujours pas au lac.

 22072014-DSC_0372 22072014-DSC_0438 22072014-DSC_0444  22072014-DSC_0454
Il faut passer un gué pour accéder au cœur de ce sanctuaire naturel. Wunserschoene Canyon Tilajani

Notre prochaine étape nous amène bien au bord d’un lac, mais toujours pas le Titicaca. Juste après la traversée chaotique de Juliaca – en règle générale au Pérou ville ou village rime avec chaos en terme de route, mais à Juliaca cela atteint des sommets – le site de Silustani est un havre de paix. Les chulpas, tombeaux de pierre pré-incas tout en hauteur, sont un beau prétexte à venir visiter cet endroit aux couleurs si intenses, superbement situé sur les hauteurs du lac Umayo.

22072014-DSC_0524 22072014-DSC_0534   

Graeber von Silustani am Umayosee in der Naehe von Puno, letzter groesseren Stadt Perus, wieder eine gelungene Kombination aus Archeolo- und Orniithologie.

   22072014-DSC_0562     22072014-DSC_0571

Sur le parking du site, nous passons la nuit en compagnie de Katrin et Mandfred, d’autres voyageurs en véhicule qui remontent du sud. Ce sont eux qui vont nous donner la clé pour une très belle excursion sur les îles flottantes du lac Titicaca (enfin lui), où nous hésitions à aller par crainte de la sur-affluence touristique. En suivant leur conseil nous traversons Puno pour aller trouver directement Gilbert sur la rive du lac. Avec sa femme et sa fille, il nous emmène dans sa barque jusqu’à santa Maria, “son” île de l’archipel Uros. Vous avez certainement déjà vu un reportage sur ces constructions stupéfiantes. On n’ose pas vraiment le dire, mais… c’est encore mieux en vrai.
Pour échapper aux Incas qui envahissaient la région, le peuple Uros a fui sur le lac. Vivant d’abord sur des bateaux de joncs, ils ont petit à petit amélioré leurs “maisons flottantes” en utilisant les racines entremêlées des joncs pour constituer des plateformes qui se sont agrandies au point de devenir de petites îles.

Schwimmende Inseln aus Schilf, urspruenglich aus Noeten durch die Inkaverfolgungen erfunden, dienen heute nach wie vor fuer circa 2000 Menschen als Behausung, wovon der Grossteil durch Touristenbesuche ueberlebt. Jedes Einzelteil, bis auf die Kochstelle, besteht aus Schilf, der auch vielen Wassertieren Schutze und Nahrung bietet. Yan suchte und fand seine endemische Titicacagrebe, worauf er sehr stolz ist. Vielen Dank an Katrin und Manfred, deutsche overlander, die uns diesen Tipp gegeben hatten.

 23072014-DSC_0679     23072014-DSC_0664
Mais ou est donc le lac ? Il disparaît sous les étendues de “totora”, les roseaux dont sont faites les îles. Il faut connaître les canaux libre pour naviguer jusqu’aux îles.
23072014-DSC_0612  
Chaque île regroupe une ou plusieurs familles, avec les habitations (rectangulaires) et les chambres de stockage (rondes); si une discorde apparaît, rien de plus simple pour régler le conflit, on scinde l’île !
23072014-DSC_0621
Difficile de savoir si les îles sont toujours véritablement habitées ou seulement entretenues pour les touristes… Mais ici, le monde que rassemble une grande réunion communale semble attester de la vie de l’archipel; le parking (de bateaux évidemment) affiche complet).

23072014-DSC_0635  23072014-DSC_0624
Habitations traditionnelles Uros / On voit à droite l’épaisse couche de racines de joncs qui forme la base flottante de l’île.
23072014-DSC_0675
Gilbert, sa femme et sa fille. Merci sur cette belle balade très personnelle dans votre univers flottant.

24 juillet, notre dernier jour avec le Tioga. Nous rêvons d’une journée tranquille au bord du lac, avec de belles vues sur les montagnes boliviennes. Mais voilà, nous sommes toujours en voyage, et le voyage nous tiendra jusqu’au bout. La jolie piste que nous avions vue sur la carte, qui semblait nous amener rapidement au bord de l’eau à l'écart de la grande route, n’en finit pas de se prolonger dans une plaine plate, plate, plate et sèche. Nous nous arrêtons pour casser la croûte dans un petit village, attirés par le rouge des uniformes d’une troupe d’enfants: dans quelques jours (le 28) c’est la fête nationale du Pérou, et aujourd’hui c’est le jour du défilé des écoles. Tout le monde parade consciencieusement au pas, en portant haut les couleurs du pays, au son de la fanfare locale (qui ne joue pas si mal qu’on aurait pu le croire). Désolés, monsieur le maire, si nous avons un peu perturbé le défilé…. C’est que nous avons été l’attraction majeure du jour, surtout Clara.
    “- On n’a jamais vu de touristes ici.
     - Pourquoi tu t’es peint les cheveux ?
     - Pourquoi tu as des yeux grands comme un chat ?”
Nous ne sommes pourtant qu’à 50km de la très touristique ville de Puno…

Letzter Tioga-Reisetag, auf der Suche nach einem erwuerdigen Stellplatz am Titicacasee. In einem der zahlreichen Landsdoerfer bereiten sich alle Schulkinder fuer die kommenden Nationalfeiertagsumzuege vor. Die Gemeinderaete und Schullehrer versichern uns, dass in ihrem Dorf noch niemals so hellhaeutig und blonde Auslaender vorbeigekommen sind, und schon gar nicht in so einem Fahrzeug, nur die Piste ist noch nicht zu Ende, und der See noch einiges weg, aber mit viel Ausdauer und Willen kommen wir dennoch dahin, wohin wir wollen. Eine be-lohnende Aussicht auf den See und die Eisriesen der bolivianischen Cordillera Real.

  24072014-DSC_0748  24072014-DSC_0741

Finalement, après encore un peu de persévérance sur la piste, nous atteignons le bord de l’eau, juste à temps pour profiter avec la belle lumière de la vue sur les sommets Boliviens, de l’autre côté du lac.
24072014-DSC_0699 24072014-DSC_1781

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Pour l’après-midi tranquille à commencer le rangement du Tioga, c’est raté. Et alors ? Nous avons vécu une vraie dernière journée de VOYAGE. Jusqu’au bout. Nous sommes maintenant prêts à céder notre maison roulante et à poursuivre pour nos deux dernières semaines le périple sacs au dos. Une nouvelle expérience pour terminer, c'est aussi une porte ouverte pour les enfants vers une autre forme de voyage.

Ab morgen, Stichtag 25. Juli, seit Monaten mit den neuen Abenteurern vereinbart, wirds keine Tiogaabenteuer mehr geben, ein paar Tage zum Saeubern und Richten des Fahrzeugs sollten reichen, um die Reise mit dem Rucksack fortzusetzen. Somit sehen die Kinder auch, wie man auf diese Weise unterwegs sein kann, denn gerade in den letzten Wochen hatten sie unzaehlige junge Reisende mit Rucksaecken kennengelernt. Die Abenteuer gehen weiter!

Posté par Mapatoclaya à 05:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

De Cusco au lac Titicaca, tout est beau – Wunderbares Suedperu

19-24/07/2014

Nous serions bien restés un peu plus autour de Cusco, la région a beaucoup à offrir, mais les jours sont pour nous désormais comptés. Le 25, dans 5 jours nous devons être à la frontière pour retrouver Christoph, le papa de la famille qui nous achète le Tioga.

En route donc pour nos derniers jours à bord du camping-car. Avant de rejoindre le lac Titicaca, Andreas aimerait voir de plus près l’Ausangate. Nous bifurquons donc sur le route qui part vers l’est, vers l’Amazonie et et le Brésil – une route qui nous réserve encore de belles surprises. Dans tous les villages traversés, les femmes portent toutes leurs vêtements traditionnels, avec en particulier un chapeau très large tout en broderies et pompons: pas très pratique de notre point de vue si l’on considère le vent et le froid permanent – les hommes eux portent des bonnets de laine qui couvrent les oreilles – mais très élégant.

Cuzco ist bei weitem die schoenste Stadt Perus, wo, wie an den meisten Orten, wir sehr gerne laenger geblieben waeren, aber die Tioga-Uebernehmer-Familie aus Wien (ihr koennt ihre Abenteuer auf www.bieros.at verfolgen) wartet schon gespannt in La Paz, Bolivien, dass wir endlich auftauchen. Bunte Jahrmaerkte, wo die Landsbevoelkerung einmal woechentlich zum Einkauf anreist, Eisberge und so wie immer jede Menge freundliche Leute, und eine gut ausgebaute Strasse Richtung Urwald und danach Brasilien, das sich auf dieser Reise –leider – nicht mehr ausgeht. Ab Ende Juli ist Schluss mit Tioga-Komfort.

 20072014-DSC_0160    20072014-DSC_0163a
Le marché de Ocongate est on ne peut plus coloré – viel traditionelle Kleidung auf den Bauernmaerkten

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Les femmes font toutes leurs activités, même les grosses manutentions, avec leur éternel baluchon sur le dos, qui abrite autant les courses de la journée que les enfants. Die Frauen trennen sich nur selten von ihren Tragetuechern, die fuer Kinder, Einkaeufe, Kleintiere, Baumaterialen, Garten- und Hofarbeiten unverzichtbar sind.

Par contraste avec Cusco, la vallée est extrêmement peu touristique. Elle est pourtant magnifique avec l’Ausangate qui trône quand il veut bien se dégager. Nous montons jusqu’au col, à 4200m, qui redescend de l’autre côté jusqu’à l’Amazonie. Quelle tentation de suivre la route pour basculer de ce côté-là… mais non, pas cette fois.  Nous faisons juste une pause au col avant de rebrousser sagement chemin. A ce fameux col il y a une maison, une seule, dans l’austérité de ce paysage presque purement minéral. Dès que nous arrêtons le Tioga trois enfants en sortent. Le premier porte une paire de botte en caoutchouc, le deuxième des basquets tellement trop grandes qu’il les perd à chaque pas, et la troisième des sandales bien trop petites. Tous sans chaussettes. Nous, nous accumulons les épaisseurs de polaires et doudounes, de chaussettes et de pantalons chauds avant de sortir les voir dans le vent glacial… S’en suit une rencontre toute simple, très forte. Nous invitons la maman et les enfants à venir boire un café et manger un biscuit dans le Tioga. Ils trouvent qu’il fait chaud, que c’est beau.
   “ - Et de quoi vivez-vous ici ?
     - Oh, vivemos, nada mas – nous vivons, c’est tout. “
Nous arrivons à comprendre qu’ils vendent la laine de leurs 20 alpagas. Nous repartons en leur laissant des oranges, quelques paires de chaussettes et une paire de basquets de Clara qui remplaceront juste bien les sandales de la plus jeune des filles. Ici au moins, nous savons qu’elles serviront.

A peine plus bas dans la vallée, Andreas déniche “au feeling” une piste toute neuve qui mène à un superbe lac glaciaire au pied de la cordillère Vilcanota. Le Tioga passe, tout doucement. Nous sommes les premiers touristes à atterrir ici. Les troupeaux d’alpagas n’ont pour concurrence que les oies sauvages.

21072014-DSC_0305        21072014-DSC_0282 Cordillera Vilcanota, die vom hohen Ausangate beherrscht wird. Im Vergleich zu Cuzco wenig touristisch, aber wunderschoen, Natur pur eben.

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“Andean Goose”, in den hohen Anden lebende Wildgaense,  teilen sich mit Llamas und Alpakas die Hochlandweideflaechen, wo nachts die Seen frieren und regelmaessig das bescheidene Gras unterm Schnee verschwindet. Au petit matin, les oies sauvages s’envolent devant le “petit” voisin de l’Ausangate, tandis que les alpagas broutent paisiblement l’herbe rase.

Après ce petit détour nous reprenons la route principale vers le sud. Nous arrivons progressivement vraiment sur l’altiplano – plateau d’altitude au sens littéral. Le paysage change, s’aplanit fortement, et les températures chutent. La nuit le bonnet devient indispensable et, pour la première fois, les vitres du Tioga sont toutes givrées le matin.

21072014-DSC_0354      19072014-DSC_0158

“Altiplano” nennt man den Landschaftsstrich zwischen Suedperu, ueber Bolivien bis nach Nordargentinien. Im Schnitt auf circa 4000 m hoch gelegen, die Berge ragen noch weit darueber hinaus. Tagsueber mit der equatorialischen Sonne stark waermend herrschen nachts frostige Temperaturen. Trockenheit und starke Winde sind normal. Warum wir gerade diese Landschaft besonders gern haben?

22072014-DSC_0471Des grands espaces, de l’altitude, un climat sec et froid même si le soleil brûle dans la journées: des lieux où nous nous sentons bien. 

Sur les conseils de Steve et Gilly, qui sont passés il y a peu, nous nous arrêtons pour la nuit dans le canyon de X. Un grand merci pour le tuyau, l’endroit est magique mais nous serions passés à côté faute d’information. A quelques kilomètres de la grande route sur une très bonne piste – wouahou, on a roulé à 50km/h ! – on retrouve un peu l’ambiance de l’ouest américain, avec en plus des volées d’ibis qui nichent dans les falaises et des tombes (pré-incas ?) dans lesquels on trouve encore les os – les pilleurs n’ont laissé que ça. Voilà encore un endroit où nous serions bien restés un peu plus – Yan n’aura pas eu sa photo d’ibis au nid – mais le 25 approche, et nous ne sommes toujours pas au lac.

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Il faut passer un gué pour accéder au cœur de ce sanctuaire naturel.

Notre prochaine étape nous amène bien au bord d’un lac, mais toujours pas le Titicaca. Juste après la traversée chaotique de Juliaca – en règle générale au Pérou ville ou village rime avec chaos en terme de route, mais à Juliaca cela atteint des sommets – le site de Silustani est un havre de paix. Les chulpas, tombeaux de pierre pré-incas tout en hauteur, sont un beau prétexte à venir visiter cet endroit aux couleurs si intenses.

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Graeber von Silustani am Umayosee in der Naehe von Puno, letzter groesseren Stadt Perus, wieder eine gelungene Kombination aus Archeolo- und Orniithologie.

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Sur le parking du site, nous passons la nuit en compagnie de Katrin et Mandfred, d’autres voyageurs en véhicule qui remontent du sud. Ce sont eux qui vont nous donner la clé pour une très belle excursion sur les îles flottantes du lac Titicaca (enfin lui), où nous hésitions à aller par crainte de la sur-affluence touristique. En suivant leur conseil nous traversons Puno pour aller trouver directement Gilbert sur la rive du lac. Avec sa femme et sa fille, il nous emmène dans sa barque jusqu’à santa Maria, “son” île de l’archipel Uros. Vous avez certainement déjà vu un reportage sur ces constructions stupéfiantes. On n’ose pas vraiment le dire, mais… c’est encore mieux en vrai.
Pour échapper aux Incas qui envahissaient la région, le peuple Uros a fui sur le lac. Vivant d’abord sur des bateaux de joncs, ils ont petit à petit amélioré leurs “maisons flottantes” en utilisant les racines entremêlées des joncs pour constituer des plateformes qui se sont agrandies au point de devenir de petites îles.

Schwimmende Inseln aus Schilf, urspruenglich aus Noeten durch die Inkaverfolgungen erfunden, dienen heute nach wie vor fuer circa 2000 Menschen als Behausung, wovon der Grossteil durch Touristenbesuche ueberlebt. Jedes Einzelteil, bis auf die Kochstelle, besteht aus Schilf, der auch vielen Wassertieren Schutze und Nahrung bietet. Yan suchte und fand seine endemische Titicacagrebe, worauf er sehr stolz ist. Vielen Dank an Katrin und Manfred, deutsche overlander, die uns diesen Tipp gegeben hatten.

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Mais ou est donc le lac ? Il disparaît sous les étendues de “totora”, les roseaux dont sont faites les îles. Il faut connaître les canaux libre pour naviguer jusqu’aux îles.
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Chaque île regroupe une ou plusieurs familles, avec les habitations (rectangulaires) et les chambres de stockage (rondes); si une discorde apparaît, rien de plus simple pour régler le conflit, on scinde l’île !
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Difficile de savoir si les îles sont toujours véritablement habitées ou seulement entretenues pour les touristes… Mais ici, le monde que rassemble une grande réunion communale semble attester de la vie de l’archipel; le parking (de bateaux évidemment) affiche complet).

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Habitations traditionnelles Uros / On voit à droite l’épaisse couche de racines de joncs qui forme la base flottante de l’île.
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Gilbert, sa femme et sa fille. Merci sur cette belle balade très personnelle dans votre univers flottant.

24 juillet, notre dernier jour avec le Tioga. Nous rêvons d’une journée tranquille au bord du lac, avec de belles vues sur les montagnes boliviennes. Mais voilà, nous sommes toujours en voyage, et le voyage nous tiendra jusqu’au bout. La jolie piste que nous avions vue sur la carte, qui semblait nous amener rapidement au bord de l’eau, n’en finit pas de se prolonger dans une plaine plate, plate, plate et sèche. Nous nous arrêtons pour casser la croûte dans un petit village, attirés par le rouge des uniformes d’une troupe d’enfants: dans quelques jours (le 28) c’est la fête nationale du Pérou, et aujourd’hui c’est le jour du défilé des écoles. Tous le monde consciencieusement au pas, en portant haut les couleurs du pays, au son de la fanfare locale (qui ne joue pas si mal qu’on aurait pu le croire). Désolés, monsieur le maire, si nous avons un peu perturbé le défilé…. C’est que nous avons été l’attraction majeure du jour, surtout Clara.
    “- On n’a jamais vu de touristes ici.
     - Pourquoi tu t’es peint les cheveux ?
     - Pourquoi tu as des yeux grands comme un chat ?”
Nous ne sommes pourtant qu’à 50km de la très touristique ville de Puno…

Letzter Tioga-Reisetag, auf der Suche nach einem erwuerdigen Stellplatz am Titicacasee. In einem der zahlreichen Landsdoerfer bereiten sich alle Schulkinder fuer die kommenden Nationalfeiertagsumzuege vor. Die Gemeinderaete und Schullehrer versichern uns, dass in ihrem Dorf noch niemals so hellhaeutig und blonde Auslaender vorbeigekommen sind, und schon gar nicht in so einem Fahrzeug, nur die Piste ist noch nicht zu Ende, und der See noch einiges weg, aber mit viel Ausdauer und Willen kommen wir dennoch dahin, wohin wir wollen. Eine be-lohnende Aussicht auf den See und die Eisriesen der bolivianischen Cordillera Real.

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Finalement, après encore un peu de persévérance sur la piste, nous atteignons le bord de l’eau, juste à temps pour profiter avec la belle lumière de la vue sur les sommets Boliviens, de l’autre côté du lac.
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Pour l’après-midi tranquille à nettoyer le Tioga, c’est raté. Et alors ? Nous avons vécu une dernière journée de VOYAGE. Jusqu’au bout.

Ab morgen, Stichtag 25. Juli, seit Monaten mit den neuen Abenteurern vereinbart, wirds keine Tiogaabenteuer mehr geben, ein paar Tage zum Saeubern und Richten des Fahrzeugs sollten reichen, um die Reise mit dem Rucksack fortzusetzen. Somit sehen die Kinder auch, wie man auf diese Weise unterwegs sein kann, denn gerade in den letzten Wochen hatten sie unzaehlige junge Reisende mit Rucksaecken kennengelernt. Die Abenteuer gehen weiter!

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03 août 2014

Tawantinsuyo

11-20/07/2014

Der Text auf Deutsch kommt später.

El Qus'Qo, le nombril du monde -Cusco, coeur de l'empire inca... coeur du Tawantinsuyo.

Tout autour de cette ville extraordinaire il reste, malgré le passage du temps et des conquistadores, suffisamment de ruines pour avoir encore un aperçu de cette civilisation flamboyante. Certes, cet attrait fait de Cusco aujourd'hui une des villes les plus touristiques du monde - nous n'avions plus vu autant de touristes depuis les grands parcs des Etats Unis. Malgré tout c'est une ville que nous avons aimée.  D'abord parce qu'elle est belle, mélange harmonieux et propre de vieux murs incas, de batiments coloniaux et d'une bonne touche de modernité internationale ; ensuite surement selon les critères des enfants parceque nous y avons très bien mangé,  dans un vrai bon restaurant - mmm, le filet mignon d'alpaga !! - et pour les bons moments passés avec la famille Zegers au camping Quinta Lala, point de rencontre de voyageurs.

désolé, pas de photos de Cusco, perdues dans les méandres de l'informatique...

Mais la grande richesse de Cusco c'est avant tout ses alentours, ses sites incas qui fascinent.

L'art de la maçonnerie est particulierement impressionnant. Andreas a passé des heures à admirer l'imbrication parfaite des pierres taillées,  pendant que les enfants cherchaient dans ces fabuleux puzzles en 3D la pierre à 12 coins, à 13 coins, à 15 coins... Même si c'est une caractéristique que l'on retrouve partout, le plus bel exemple en reste probablement le site de Sacsawyaman :

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Die wunderbare Inka Mauer in Sacsaywaman
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L'autre grande spécialité des Incas dont ils ont laissé beaucoup de traces, ce sont les terrasses. Le site de Moray a ceci de particulier qu'ici elles sont taillées en creux dans la montagne, et non à flanc de colline. Il s'agit selon toute vraissemblance d'une sorte de laboratoire expérimentale pour la culture de nouvelles plante: chaque niveau de terrasse procurait selon sa profondeur et son orientation un micro-climat particulier, plus où moins favorable au développement de telle ou telle espèce de tubercules ou de céréales. C'est probablement en partie à partir de là que les Incas ont réussi à cultiver avec succès plus de 1500 espèces de pommes de terres !
Aujourd'hui plus de cultures, mais des amphithéatres étagés particulièrement esthétiques sur fond de cordillera Vilcabamba. Un lieu magique pour passer la nuit, d'autant que la pleine lune a brillé spécialement pour nous éclairer le site. Encore un moment privilégié rendu possible par le déplacement en camping-car.

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Die Inka Terrasse in Moray, am Tag und auch in der Nacht

 Tout proche de Moray, les Incas et d'autres peuples avant eux exploitaient une source salée pour extraire du sel grâce à un impressionant complexe de bassins. Ces Salinas sont aujourd'hui toujours en activité :l'eau de la source salée est toujours répartieentre les bassins pour déposer le sel, et les techniques de ramassage à la main semblent ne pas avoir vraiment évolué depuis 600 ans :

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Un peu plus loin dans la Vallée Sacrée, le petit village de Ollantaytambo offre un curieux mélange, plutôt réussi, de présent et de passé. Dominées par les restes imposants de l'ancienne citadelle inca, les petites ruelles pavées abritent des habitations "hybrides", réhaussées sur les bases des murs incas. Les habitants, en costumes très colorés, évoluent tranquillement au milieu des flots de touristes en partance pour Machu Pichu. Deux mondes qui se cotoient, qui se se mélangent pas encore véritablement... Nous y avons passé 2 jours bien paisibles, en appréciant des pierres qui ne sont pas que des ruines mais continuent à vivre.

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Dans les ruelles d'Ollantaytambo, les femmes filent la laine en marchant.

 

 Le village de Pisac est organisé différamment: le site inca, perché sur la colline, et le village actuel installé au fond de la vallée le long de la rivière, sont deux entités à part. En visitant les ruines le matin de bonne heure, avant l'arrivée des cars de touristes, nous avons pleinement profité de l'ampleur du site : les étages et les étages de terrasses couvent un pan entier de montagne, les ruelles étroites de la partie village forment un labyrinthe dans lequel Clara a adoré se perdre; Tobias a même eu le mérite d'aller jusqu'au temple du soleil, dans la partie basse - et il n'est pas donnné de tout remonter sous le soleil et avec l'altitude ! - pendant que Yan restait chasser les oiseaux dans la partie haute.

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Le village actuel de Pisac, nous l'avons découvert sous un jour particulièrement animé avec la grande fête de la Virgen del Carmen (voir article dédié). Il est aussi intéressant pour son grand marché artisanal - Yan a enfin trouvé le sac qu'il cherchait pour ranger ses livres d'ornitho -, ses nombreux fours à pain, et ses curieux "castillos de cuys", de jolies cabanes élaborées où les cochons d'inde s'ébattent... en attendant dêtre passés à la broche. Tobias et Clara ont plein de nouvelles idées pour abriter leurs animaux de compagnie à notre retour.

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Mmm, le pain qui sort tout chaud des fours                                                                            "Castillo de cuy"

 

D'hier à aujourd'hui:

Dans l'ensemble, à part une poignée qui profitent bien du tourisme, les gens vivent toujours très simplement : agriculture de base sur de petites parcelles travaillées à la main, petits commerces ouverts à toute heure du jour et de la nuit. Les infrastrucutres sont limitées, les routes goudronnées peu nombreuses, mais le traffic intense sur les pistes fait que l'on mange beaucoup, beaucoup de poussière. La gestion des déchets est devenue partout un très grand souci, sauf pour les chiens et les vautours qui en profitent bien.
Nous avons été étonnés de voir encore autant de vêtements traditionnels, portés même par les hommes à Ollantaytambo. Si tout le monde parle à peu près espagnol, la langue courant dans les village demeure le quechua, la langue des incas.

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Par contre la belle technique de maçonnerie qui a fait la renommée des incas et a su si bien résister au temps et aux nombreux tremblements de terre, semble avoir été complètement oubliée. Les réheussements de murs anciens se font avec un bric à brac de petites pierres empillées "à la va comme je te pousse". La construction la plus répandue aujourd'hui est l'adobe, empilement à sec de briques de terre séchée (photos à venir).

Bon, mais pour parler de Tawantinsuyo, des Incas, me direz vous, il manque un site. Il manque LE Machu Pichu. Certes. Mais il mérite un article à lui tout seul, à venir.

Posté par Mapatoclaya à 19:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]