04 janvier 2014

Belize: petit pays, grande diversité / Land einiger Rekorde

Text auf Deutsch ist unten.             
Nous profitons de cet article un peu décalé dans le temps pour vous souhaiter une très belle année, pleine de rêves accomplis.

Nous avons passé une semaine au Belize 16-22/12). Suffisamment pour traverser ce petit pays (seulement 23 000 km² – 1/20e de la France, et 300 000 habitants), pas tout à fait assez pour apprécier toute sa diversité.Le pays est pourtant enclavé entre le Mexique et le Guatemala, avec a priori le même paysage, mais rien à faire il est radicalement différent.

D’abord la langue; le Bélize est le seul pays d’Amérique centrale où la langue officielle est l’anglais, héritage du temps pas si lointain de la colonie anglaise – le pays n’est indépendant que depuis 1981 ! En pratique il s’agit souvent d’un mélange d’anglais, d’espagnol, et de créole. Assez bizarre à écouter, on s’y perd un peu. Mais Clara réactive très vite ses souvenirs d’anglais.

Autre grande différence, la population, dans l’ensemble très noire mais avec des communautés très différentes et toutes les teintes de peau, avec même une bonne dose asiatique – toutes les épiceries ou presque sont tenues par des Chinois. L’ambiance est différente dès la frontière passée, les gens sont plus ouverts, plus extravertis qu’au Mexique. Nous n’avons pas vraiment profité de la culture Garifuna - descendants directs d’esclaves, échappés d’un naufrage et installés depuis sur la côte du Belize et Guatemala - parce que la pluie nous a dissuadé d’aller sur la côte caraïbe, mais déjà les noirs très cool au bonnet rasta de Corozal ou Orange Walk, qui nous accueillent d’un chaleureux “hey, man”, nous rappellent fortement la Dominique.

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Par contre nous avons passé 2 jours très décalés, un peu hors du temps, chez les Mennonites de Spanish Lookout. Nous les avions croisés à Corozal et à Orange Walk, où ils viennent vendre leurs produits en ville ; les hommes portent un pantalon à bretelles et un chapeau à large bord, les femmes une longue robe et un foulard sur leur longue natte; se sont des agriculteurs blancs qui pratiquent une religion très puriste, continuent à parler le vieil allemand (les écoles gérées par la communauté enseignent en allemand !) et vivent plutôt à l’écart de la société. Mais à Spanish Lookout, pas question de refuser le progrès : ici les tracteurs ont bel et bien des pneus sur les jantes, contrairement aux pratiques de certaines communautés du pays (!!!), et le commerce d’engrais se porte bien. Tellement bien que ce village est carrément un monde à part à l’intérieur de Belize, et de fait gère une très grosse partie de l’économie du pays : routes larges impeccablement entretenues, gros 4x4 américains, et dans les garages toutes les pièces détachées impossibles à trouver ailleurs en Amérique centrale… Du coup nous en avons profité pour faire un check-up du Tioga, doublé d’une visite chez le médecin pour stopper une otite chez Yan et Tobias (trop de piscine au dernier camping du Mexique): il est plus facile de se faire comprendre précisément en anglais qu’en espagnol, et le diagnostique comme la prescription a été exactement le même que celui donné via skype par notre pédiatre française (encore merci Mme Bell); de toute façon il ne pouvait rien nous arriver, Les 10 Commandements trônaient dans la salle de consultation ! P1050313Euh, sommes-nous vraiment en Amérique centrale ?

Côté habitat, les maisons sont en général en bois, le plus souvent sur pilotis; pourquoi ? pour ça :

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Parce que de l’eau, il y en a ! Normalement la saison des pluies est sensée se terminer en novembre, mais cette année elle n’en finit plus de se prolonger. Beaucoup d’endroits sont inondées, des routes sont coupées parce que les ponts sont sous l’eau (d’où un grand détour par une piste pour arriver à Spanish Lookout, mais qui nous a fait traverser de beaux paysages). On est mouillé au moins une fois par jour, un peu tout est humide dans le Tioga. Mais il suffit de bien profiter des éclaircies et on s’en sort toujours pour sauver les journées. P1050284

Inconvénient d’un temps humide: moustikattack ! Pour la première fois il faut vraiment se protéger, vêtements longs et produits chimiques, pour limiter les attaques ; Andreas a ainsi fait sa bonne action de "don du sang” pas tout à fait volontaire… Mais bon, tant qu’ils ne transmettent pas de vilaines maladies ce n’est pas dramatique.

Avantage d’un temps humide : ça fait pousser les champignons. Expérience originale que de ramasser un plein panier de chanterelles, en maillot de bain à Noël sous les palmiers ! Hum, que l’omelette a été bonne, d’autant plus qu’on l’a partagée avec Simon et Angelika, 2 Suisses qui parcourent le même itinéraire que nous en sens inverse et avec qui on a échangé plein d’infos.

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Le Belize possède une biodiversité très riche.  Paradoxalement, nous avons apprécié comme introduction la visite du zoo, un zoo “correct”, pas trop glauque et qui nous a donné la possibilité d’observer quelques animaux locaux impossible à voir autrement, notamment des félins splendides (les enfants préparent un article spécifique). Mais évidemment c’est surtout la “vraie” nature qui a fasciné toute la famille. Tobias a passé des heures à observer les crocodiles de Morelet ; Yan a failli se faire greffer une paire de jumelles pour mieux distinguer les différentes espèces de perroquets et de toucans - l’endroit est connu des ornithologues, et nous avons fait quelques belles observations ; Andreas s’est laissé fasciner par l’incroyable diversité d’arbres – palmiers, fromager (ou arbre à kapok), acajou, anacardier (l’arbre à noix de cajou), guanacaste…. ; Carine a flashé sur les orchidées et les “hot lips”, fleurs sanguines au nom évocateur qui soignent les retours de couche ; et Clara a repéré au premier coup d’œil le bébé singe accroché au ventre de sa maman au Baboon Sanctuary, une très belle expérience où nous avons approché à les toucher les singes hurleurs qui vivent autour du village.

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Belize – Land einiger Rekorde

9 Wochen phantastisches Mexiko gehen seinem Ende zu, gerne waeren wir noch laenger geblieben, so viele Dinge gaebe es da noch zu entdecken, aber seitdem klar ist, dass unser Tioga im Juli in Bolivien, La Paz, an eine 4koepfige oesterreichische Familie zu uebergeben ist, scheint es wohl angebracht, den Troedelausflug nach Sueden, via Belize, fortzusetzen.

Belize ist in jeder Hinsicht eine grandiose Ecke im kleinen Mittelamerika. Endlich kann man wiedereinmal vernuenftig deutsch reden, viele alte deutsche Auswandererfamilien aus der Glaubensgruppe der Menonitten aus dem 14. Jhd. sind in den diversesten Dschungel- oder Bergdoerfern gruppiert. Darunter eines, Spanisch Lookout, das besonders clever und weniger puristisch als so manches Nachbardorf, die kommerziellen Zuegel des Landes in den Haenden haelt.  Eigene Erdoelpumpen, grandios ausgebautes Strassennetz, hervorragende Strom- und Wasserversorgung, Telekommunikation, landesweiter In- und Export. Eigentlich so etwas wie eine Unterregierung, 4000 Personen leben uebrigens nur in dieser Gemeinde, die nach aussen hin strikt verschlossen, dennoch sehr willkommend ist. Hochdeutsch wird in der Schule unterrichtet, danach nie mehr praktiziert, ausser es schneiden wieder mal ein paar so aliens wie unsereins auf, in den eigenen 4 Waenden wird plattdeutsch gesprochen, so wie es der norddeutsche Urvater und Glaubensbegruender Menon Simon vorgelebt hatte. Die Jungs verstehen es auf alle Faelle, mit ihren deutschen Urgenen fachgerecht umzugehen und sich das Leben mit gepflegtem Landschaftsbild und zuenftigem Essen zu verschoenern.

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Rieseniguane, Bruellaffen, Spinnenaffen (eigentlich Greifschwanzaffen), Jaguare, Krokodile, Tukane, Tapire, kreischende Papageien sind zum Grossteil in der freien Natur, ansonsten im ausschliesslich heimische Tiere beherbergenden Belize Zoo zu beobachten, wo uns einmal mehr intensiver Tropenschauer in die Knie gezwungen hat. Mehrmals taeglich ohne jeglicher Logik oder Regelmaessigkeit ueberrascht starker Niederschlag, der Wiesen und Felder tief unter Wasser setzt, Fluesse anschwellen und Verkehrsverbindungen unpassierbar werden laesst. Geduld, gekonnte Umleitungen und Fahrtechnik (gepaart mit angepasstem Fuhrwerk) helfen dabei weiter. So manche touristisch Attraktion faellt dabei sprichwoertlich ins Wasser, was auch keine Bedeutung hat, heimische Bauern, die ihre Felder aufgrund ungewohnt mehrmonatigen Hochwassers nicht bestellen koennen, flussnahe Restaurants die seit August ausser Betrieb stehen, habens dabei eine Stange schwerer.

Die Unmengen von Wasser, eigentlich ist die Haelfte vom Land (selbst wenn es nur ein Viertel so gross wie Oesterreich ist) ueberschwemmt, bedeuten gleichzeitig ein Volksfest fuer die Milliarden von Moskitos, alle Groessen, Formen und Farben sind recht, um an frisches europaeisches Blut zu kommen. Blutspende der vierten Dimension, wer sich im entscheidenden Moment, so circa die 6 Stunden nach Sonnenaufgang und die 6 Stunden vor Sonnenuntergang, geschweige denn in den schwuelen Naechten, nicht lange bekleidet, hat einfach verspielt, 100 Stiche innerhalb von 5 Minuten sind da keine Ausnahme, zum Glueck uebertragen die Teufeln im Moment keine Krankheiten. Zur Abwechslung gabs auch mal 100 Zeckenstiche innerhalb von 5 Minuten, da haelt nichteinmal good old Steiermark mehr mit!

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Wer genau schaut, kann ein Junges am Bauch der Bruellaffenmutter erkennen, erst spaeter so gegen 4 – 5 Monaten haengt sich das Kleine an den Ruecken, in wenigen Faellen selbst auf den des Vaters, sollte der nicht schon laengst ueber alle Baeume sein. Bruellaffen leben in Kleinfamilien von ca. 15 Individuen, in einem romantischen 4 Weibchen 1 Maennchen Verhaeltnis, wobei alte Bruellaffenmaennchen fuer Ordnung, Hierarchie und Zunft sorgen, vielleicht doch nicht so sexy wies zu Beginn noch aussah. Unvorstellbar lautes Schreien – Bruellen, ersetzt koerperliches Gezanke und Raufereien unter den Maennchen, da ihre Nahrung, Blaetter und Beeren, nicht ausreichend Energie zur Verfuegung stellt, vielleicht waere dies ein Ansatz, unter den Menschen mehr Ordnung und weniger Krieg reinzubekommen, geschimpft und gestritten wird so ja noch ausreichend.

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Den Beobachtungen nach erklaert sich einiges von selber, Genforschung und Stammbaumbiologie sind da voellig ueberfluessig. Die kleinen Kinder haengen nicht umsonst an den Muettern, der Trieb zum Klettern, Schwingen, Turnen und Kraxln kommt gewiss von unseren Vorfahren und Freunden, den Affen.

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Belize zeichnet sich mit seinen 300 000 Einwohnern vor allem mit farblich und kulturell gemischter Bevoelkerung aus. Von urspruenglichen Sklaven sind heute die Garifuna-Schwarze (die speziell die Straende bewohnen und Meister der Raggeemusik sind, Rasterkopf und Wollmuetze bei tropischsten Temperaturen, cool sein kennt keine Grenzen) noch vorhanden, ausgewanderte Norddeutsche (besagte Menonitten die an die heimische Ordnung erinnern), vorspanische Mayas (jede Menge huebsche Bienen …), klassisch wenig ansprechende Chinesen (die vor allem Kleingeschaefte betreiben) und diverse Mischformen, die wir innerhalb einer Woche geniessen durften, eigntlich viel zu kurz um nur irgendeine Meinung abgeben zu koennen. Auch hier waeren wir gerne laenger geblieben, nur die Kombination staendige Feuchtigkeit-Moskitos-Unpassierbarkeit der Wege zeigen den Weg Richtung Guatemala an, den wir nun schon  seit 2 Wochen verfolgen.

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Extrem freundliche Leute, absolute Sicherheit, abwechslungsreiche Kulturen, Tropenvegetation vom Feinsten, englische Sprache als Amtssprache, was zwischendurch auch ganz gut tut, deutsch-heimische Kueche und hautnahe Tiererlebnisse – lange und gerne werden wir an diesen viel zu kurzen Abstecher nach Belize zurueckdenken.

Tropische Gruesse aus dem feuchtfroehlichen Mitellamerika wuenschen euch

Mapatoclaya

Posté par Mapatoclaya à 01:09 - - Commentaires [14] - Permalien [#]