17 juin 2014

Equateur 2, de bas en haut – von den hohen Bergen in den Regenwald und wieder zurueck, Fidel machts moeglich!

27/05 – 10/06

Avec encore une fois un temps de décalage, voilà un aperçu bien long de notre deuxième quinzaine en Equateur, riche en impressions très variées.

En Equateur, nous adorons les montagnes – le Cotopaxi reste parmi les plus belles images du voyage – mais nous sommes aussi attirés par les forêts du pied de la cordillère, et notamment la plus grande de toutes, l’Amazonie. Nous voilà donc partis vers l’est, sur des routes toujours aussi incroyablement bonnes – même presque trop, parfois la 2x2 voie nous paraît légèrement exagérée par rapport au trafic… Mais bon, la politique actuelle du pays est une politique de grands travaux (entre autre, avec aussi de forts investissements dans l’éducation et la santé) et il est difficile de reprocher au président Correa de faire profiter son pays de l’argent du pétrole en développant les infrastructures ; le fait que ce développement ne soit pas franchement durable est une autre histoire.

Die Entscheidung in den Regenwald zu fahren, war nicht allzuschwierig zu treffen. Carine hatte es vor 18 Jahren aufgrund fehlender brauchbarer Strassen nicht geschafft, was heutzutage – leider- moeglich ist. Bestehende Strassen bedeutet naemlich auch fehlende Baeume und zerstoerte Lebensraeume fuer Tiere, wenn auch allseits leuchtendes Gruen auf eine intakte Umwelt schliessen liessen. Insbesondere Erdoelbohrungen im Oriente brachten diese Strassen mit sich und nachdem sie heute bestehen, nuetzen wir sie auch, ohne weiter darueber zu schimpfen. Einheimische Ornithologen sowie die guten Ratenschlaege unseres franz. Freundes und Vogelkundler motivierten, bis zum Gehtnichtmehr, so weit die Schotterpiste fuehrt, ins gruene Dickicht vorzudringen, auf der Suche nach seltenen Voegeln.

1er arrêt donc, passé le col de Papallacta à 4000m, juste à côté des thermes de Papallactas. Pas de thermes pour nous, le temps maussade ne nous donne pas plus envie que ça, mais un nouvel arrêt ornithologique à la Guango Lodge; une foultitude de colibris (Yan prépare son article) et une très belle balade le long du torrent qui nous permet d’observer l’incroyable “canard des torrents” capable de remonter le courant là où ça brasse le plus. Nous nous prenons au jeu de la recherche des oiseaux, et c’est drôle comme cette activité peut rendre passionnant n’importe quel lieu.

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Clara et torrent duck le long du Rio de la Guango Lodge – Dort wo fuer alle anderen der reissende Strom ein flussabwaerts bedeutet, findet der Torrent Duck seine Lebensnische

Le second arrêt un peu plus bas dans la vallée nous mène à nouveau sur le parking d’une lodge réputée pour ses oiseaux, las Cabanas San Isidro (Joel, merci pour le tuyau!). Nous sommes accueillis à bras ouverts par les propriétaires, séduits par l’enthousiasme de Yan, à qui ils offrent d’emblée un livre d’identification. Comme les derniers clients viennent de partir, Wc, douches chaudes, télé, salle de billard et tout le confort de cet hôtel de luxe sont mis à notre disposition pour …. 20$ la nuit ! Avec en prime une quantité incroyable d’oiseaux extraordinaires devant la porte du Tioga: geais verts, quetzals à crête, trogons, antpittas, oropendolas, colibris… La femelle trogon est tellement stoïque sur sa branche qu’elle fait dire à Tobias “Ben, qu’est-ce qu’elle fait celle-la, elle pond un œuf ?”

Grosses Glueck mit dem Wetter, denn im Moment, besser gesagt, heute, ist Nicht-Regenzeit, in der es jeden Tag regnet. Regenzeit hingegen, im Regelfall in unserem Winter, bzw. in der Nicht-Regenzeit jeden zweiten Tag, bedeutet jeden Tag Regen, aber den ganzen Tag!, wo es ungleich schwieriger wird, brauchbare Beobachtungen und Bilder zu machen. Das Trogonweibchen setzte sich fuer mehrere Stunden stoisch auf ein Aestchen, was Tobias zu “was macht den das Weibchen da, legt die ein Ei oder was?” bleibender frecher Ansage brachte. Aber nicht alle Tiere sind so einfach abzulichten.

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Cabanas San Isidro, des oiseaux pour les uns et des jeux pour les autres. Trogon-Paar, nicht seltener aber umsoschoenerer Vogel direkt am Stellplatz der San Isidro Lodge.

Alejandro nous explique “Ici il y a 2 saisons, la saison sèche et la saison des pluies; à la saison sèche, il pleut tous les jours ; à la saison des pluies, il pleut toute la journée”. Bon… nous sommes en théorie au début de la saison sèche, mais un jour sur deux il semble que la saison des pluies reprenne le dessus. Pas grave, un parapluie, une veste et nous sommes parés. Mais pour Clara et Tobias le plus beau des parapluie reste pendant 2 jours l’abri de la salle commune avec son billard.

Alle Gaeste der San Isidro Lodge sind abgezogen, das 2000 Hektar grosse Naturschutzreservat mit sich im tiefsten Dschungel aufloesenden Wanderwegen-Steigen-Pfaden-kein Pfad mehr, nur noch Vegetation, bis hin zur Billard Spielhoelle, freier Kaffee und warme Duschen, und alle Tiere bishin zu selten gesichteten Raubtieren fuer uns ganz alleine, Wochen koennte man es alleine an diesem Platz aushalten, aber La Paz ist noch sehr weit weg!

Dans ces conditions, on serait bien restés quelques jours de plus, mais l’Amazonie nous attend. Nous descendons donc jusqu’au village de Misahualli, terminus de la route goudronnée. Les enfants sont instantanément captivés par la bande de singes farceurs qui s’ébattent sur la place centrale et s’entraînent à qui chapardera le plus rapidement au touriste inattentif son appareil photo ou sa bouteille de coca – immédiatement ouverte et engloutie, cela va sans dire. Heureusement nous retrouvons vite un peu plus de '”vraie” nature le long du Napo. Ce majestueux court d’eau est un des deux fleuves principaux qui formeront un peu plus loin l’Amazone. Fascinant, accoudé à la rambarde du pond, de songer qu’une branchette jetée ici à ses chances d’atteindre directement l’Atlantique !

Freche, filmreife Affen, wahre Diebe, beherrschen den Dorfplatz vom letzten wirklich Dorf vor dem tiefen Amazonas, Misahualli. Noch auf 400 Meter Seehoehe liegend, braucht man in dieser Zone keine speziellen Impfungen, um gegen die gar nicht so zahlreichen Insekten (denn es ist ja Trockenzeit) anzukommen. In Sekundenschnelle fehlen unachtsamen Touristen von Sonnenbrillen, Getraenkeflaschen oder Photoapparaten bis auf die Unterhose. Zum Lachen, wenn man davon nicht selber betroffen ist.

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Après un temps d’hésitation, nous lançons le Tioga sur la piste pour nous enfoncer plus loin dans la forêt. S’en suivent deux jours et une nuit dans la jungle avec notre guide Sandro à chasser les toucans, les potoos, les papillons, à se laisser impressionner aussi par les bruits de la nuit. Une expérience riche en sensations; intéressante aussi pour voir le peuple Huarani qui essaie de résister à l’acculturation face à la puissante machine “civilisation” ; pour voir aussi d’où vient la manne financière qui alimente le pays (l’oléoduc qui fait transiter le pétrole extrait un peu plus loin dans la forêt est un élément fondamental du paysage). Un tout petit aperçu d’Amazonie, à notre mesure (il faut un budget conséquent pour s’enfoncer plus avant) et une étape supplémentaire dans ce que notre fidèle Tioga est capable de nous offrir.
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Le rufus potoo, un oiseau nocturne spécifique de la région au mimétisme étonnant : observez l’oiseau, observez la feuille sèche à sa gauche…

Der seltenste Vogel der Gareno-Reserve ist bei weitem der nachaktive Rufus Potoo, der somit den ganzen Tag damit verbringt, vergleicht das Blatt links, mit seinen weissen Punkten einem braunen Blatt aehnlich zu schaun und sich wie ein im Wind tanzendes Blatt zu bewegen – ganz grosser Dank gebuehrt Sandro, der uns zu diesem besonderen Vogel und Platz gebracht hat – ein weiteres Vordringen in den Dschungel, trotz all der wunderbaren Faehigkeiten dieses amerikanischen Wohnmobils, war aufgrund undurchdringbarer Vegetation nicht mehr moeglich, Lebensraum der Huarani-Indianer, nicht-bekleideder Urwaldbewohner, die vom Vordringen der Weissen in ihren Lebensraum nicht besonders angetan sind.

Nous quittons la région Oriente pour remonter progressivement vers Banos par une vallée encaissée où s’alignent les cascades. La plus impressionnante d’entre elles est sans doute le Paillon des Diablo. Difficile de rendre sur une photo la puissance de la chute d’eau… Toujours est-il qu’on se fait bien mouiller et que Tobias n’apprécie qu’à moitié “Elle est trop froide”. Mais qui dit cascade dit aussi coq de roche, et effectivement ils sont là : Andreas qui n’avait pas vu les 1ers à Mindo peut observer avec Yan une magnifique femelle.

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Enge Schluchten, imposante Wasserfaelle und der wunderbare Felshahn, im obigen Fall das Weibchen, Meerschweinchen, im Teller und nicht im Keller, heisse Baeder, rauchende wenn auch verhangene Vulkane und jede Menge nette Einheimische, in der Wieder-Auffahrt in die Zentralkordillere nach Banos. Die Erinnerungen an die zwei vom Fuchs geholten Haustiere liegen schon weit zurueck, und wer Schnecken und Froesche ist, so wie alle Franzosen, kann auch Meerschweinchen essen, und alle sind sich einer Meinung – das schmeckt!

01062014-DSC_1567GaucheA Banos, il pleut, il pleut, il pleut… Une excellente raison pour s’arrêter dans un restaurant manger enfin du cuy : le cochon d’Inde est élevé depuis des millénaires en Amérique du Sud et reste un met recherché, un plat de fête. Empalés sur le rôtissoire ils sont un peu effrayant, mais tout le monde surmonte le souvenir de Caramel et Rapido qui gambadaient dans leur enclos à la maison (les cochons d’Inde qu’on avait avant de partir) pour en goûter un peu et convenir que la chaire est bonne. Cela nous change du poulet et du cochon. Mais malgré cette pause gastronomique le temps ne se dégage pas et Carine repart frustrée de n’avoir pas revu le Tungurahua, ce beau cône volcanique fumant gravit il y a 18 ans.

 


Heureusement nous avons plus de chance avec le Chimborazo, le plus haut sommet du pays (6310m). Une route incroyable monte jusqu’au pied du volcan, à 4300 où nous passons la nuit ; et si nous sommes arrivés dans le brouillard le lendemain matin le sommet est presque entièrement dégagé ! Le spectacle, avec les troupeaux de vigognes sauvages en premier plan, est juste … fantastique.
Le Tioga nous hisse par une très bonne piste jusqu’à 4800m; le moteur ne toussote même pas un peu, et nous nous ne soufflons pas non plus ! C’est ainsi que toute la famille réunie monte faire son premier bonhomme de neige de l’année, à un peu plus de 5000m. Bravo les enfants qui supportent tellement bien l’altitude et permettent à leurs parents de profiter de beaux moments de montagne.

Land der Superlative, hatten wir in den USA schon einmal geschrieben, trifft aber hier in Equator ebenfalls zu. Vom Amazonas bis an den hoechsten Berg, dem eisbedeckten Vulkan Chimborazo mit ueber 6000 m, ist es ein groesserer Katzensprung. Die an sich scheuen, lamaaehnlichen Vicunas, kommen bis vor die Haustuer, und teilen sich hier auf 4500 m ihren Lebensraum mit den hoechstlebenden “equatorian hillstars ssp.chimborazo” ihren Lebensraum. Trotz des einsetzenden Schlechtwetters, feuchter Schnee und Wind,  konnten wir uns es nicht verkneifen, einen Schneemann auf ueber 5000 m mit den Kindern als Andenken an unseren Blitzbesuch, nach vorbildlicher Akklimatisierung im Regenwald, zu bauen.

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Mais il n’y a pas que les montagnes dans la vie, la verdure c’est beau aussi. Les mosaïques de prés cultivés, le long de la route qui descend vers le sud, sont un des traits marquants du paysage équatorien tout autant que les volcans : patates vert sombre, blé vert clair, quinoa rouge et jaune, les agriculteurs sont ici aussi des artistes paysagistes !
Cela fait plaisir de voir que la polyculture raisonnée a encore toute sa place, même si les petits tracteurs ont la plupart du temps remplacée dans ce pays les charrues – un autre signe de progrès social (avec le niveau de vie globalement correct, la santé et l’éducation en bonne amélioration) qui n’empêche pas les indiens des montagnes de garder bien ancrées leurs traditions et de continuer à porter leurs vêtements traditionnels et à filer la laine en marchant : une belle appropriation, nous semble-t-il, d’un progrès qui ne détruit pas tout.

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Leuchtende Quinoafelder der Bergbauern, ein naehrstoffreiches Getreide, dass den Indianer in Verbindung mit sehr proteinreichen Meerschweinchenfleisch bis heute erlaubte, ueberr die Runden zu kommen. Was macht der Rest der Welt, in diesem Fall schaut er gerade einmal nicht zu, sondern kauft ihnen fuer wenig Geld Quinoa ab um die so schon ueberfuetterten Westler noch fetter zu machen und stuetzt Billigreis, um fuer Ersatz zu sorgen, ein Lob auf all diese Oekoprodukte von Weissgottwoher, eine Schande fuer uns zivilisierten westlichen Laender.

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Stop à Ingapirca su la route du sud, le seul grand site archéologique du pays : des ruines Caniari, revisités par les Incas lorsqu’ils ont soumis ce peuple dont les indiens locaux ont portant conservé les traditions.

Vieles hat sich zur Enttaeuschung von Carine seit ihrem letzten Besuch geaendert, umso erfreuter ist sie, die Hochlandindios nach wie vor in Tracht zu sehen, wenn auch mit schrilleren, wenig natuerlicheren Farben. Nichts und niemand haelt den Wandel der Zeit auf, kann sich dem Wandel entziehen. Cuenca, sagt man, ist die schoenste Stadt vom ganzen Land, nur wollten die Kinder in ein spanisches Kino und zwingende Computerarbeit andererseits lassen  nur wenig Zeit, die schoene Innenstadt zu besichtigen. Unsere Tage im schoenen Equator sind gezaehlt, Zeit ins suedliche Peru weiterzureisen. Ein Monat voller Abwechslung, vom Dschungel zu den Bergen und zurueck, im Schutze unseres treuen Begleiters Fidel, ohne den wir nicht sehr weit kaemen.

Avant d’arriver à Cuenca, les parents ont promis un ciné aux enfants. Chose promise, chose due, voilà 4 Peisser  dans une salle obscure (Andreas est dispensé), avec un grand bol de pop-corn, dans un centre commercial de cette belle ville coloniale et culturelle… Un peu de frustration pour maman, mais les enfants sont aux anges !

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La cathédrale de Cuenca

Pour finir notre traversée de l’Equateur nous arrivons sur la côte, à Machala : de la banane, de la banane et encore de la banane, monoculture à perte de vue. Une petite pensée quand vous dégusterez votre prochaine banane, les tonnes d’engrais et pesticides indispensables dans ces conditions vont directement à la mer … Sacré contraste avec les pratiques raisonnées des montagnes.

Voilà, nous quittons l’Equateur avec des images plein la tête – des paysages splendides vraiment variés –, de bons souvenirs des gens rencontrés – pas aussi spontanément ouverts qu’en Colombie, surtout dans les montagnes où les Indiens sont assez réservés, mais toujours extrêmement amicaux quand on va vers eux –, et l’impression positive qu’avec un gouvernement droit dans ses bottes et une vraie volonté politique le développement d’un pays d’Amérique latine est possible dans le bon sens du terme. C’est tout ce qu’on peut souhaiter à d’autres qui n’ont pas encore connu cette phase.

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10 juin 2014

Equateur, un pied sur chaque hémisphère – Equator, das Land der Mitte, der Gegensaetze und Rekorde.

11 – 26 mai 2014

Nous étions tristes de quitter la Colombie, nous sommes heureux d’arriver en Equateur. La frontière est simple “comme une lettre à la poste” (une poste française, parce qu’ici on a des lettres qui traînent depuis plusieurs semaines…désolés pour ceux qui ne recevront pas le courrier qu’on a écrit). Nous sommes accueillis par un beau ciel bleu et par des routes fantastiquement bonnes, qui font le bonheur d’Andreas au volant du Tioga et qui font dire à Carine qu’en 18 ans le pays a connu bien des évolutions.

Mit einem lachenden Auge, die Freude ist gross ins fabulose Equator reisen zu duerfen, und einem weinenden, das geliebte Kolumbien zu verlassen, uebertreten wir die bis dahin einfachste Grenze, nach Equator. Die aufstrebende Qualitaet der Strassen, bis zum Exzess 6spurig asphaltiert, tut nicht nur Leib und Seel sondern auch Fidel gut. Der Reiseschnitt liegt nun nicht mehr bei 30 km in der Stunde, sondern steigt auf rasante 40 an.

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Un premier arrêt à Ibarra, au bord de la laguna Yanacocha, nous permet d’admirer les 1ers volcans, l’Imbabura et le Cotacachi.
Ohne die stuetzenden Haende von Patrizia und Hans der Finka Sommerwind in Ibarra haetten wir wohl einige Tage mehr gebraucht, um von Autoversicherung bis frische Waesche alles ins Gruene zu kriegen, Danke nochmals fuer eure Unterstuetzung!

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A la laguna Cuicocha, il est possible de faire le tour de ce beau lac de cratère au pied du volcan Cotacachi : ce sera pour une fois une jolie randonnée entre filles avec Clara, les garçons restant au Tioga. Le lac joue pendant un moment à cache-cache dans le brouillard (Clara :“Ah, j’ai pris un nuage dans la figure”) mais finit par se laisser contempler complètement, avec ses deux îles au centre et sa flore magnifique.
Wechselndes Wetter ist in Equator Standard, speziell in der Uebergangszeit zum Winter, der jetzt angesagt ist. Trotzdem schaffen es C&C in der Frauenrunde, eine trockene 3000erWanderung zu machen, ohne in den 4 Stunden ausser Atem zu kommen. Wir Burschen geniessen waehrenddessen unsere Ruhe bei Uno und Milkshakes. Es lebe die Maennerrunde!

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Kurzer aber schoener Anblick des selten besuchten Cotacachi, knappe 5000 m.

Nous redescendons ensuite à Ottavalo, faire au marché les achats de vêtements chauds qui nous manquent pour les semaines à venir dans la cordillère. La ville a développé depuis longtemps un artisanat textile très important, et même si plus grand chose n’est aujourd’hui fait à la main les couleurs et les motifs restent très attrayants. Les gens de la région ont aussi conservé leur culture et en particulier leur costume (longue jupe et blouse brodée pour les femmes, cheveux longs nattés et chapeau de feutre pour les hommes), ce qui confère au marché un charme intemporel.
Ottavalo war und ist fuer seinen farbenpraechtigen Textilmarkt bekannt. Carine findet, dass sich im Vergleich zu vor 18 Jahren, ihrem letzten Equatorbesuch, die Farben unnatuerlich intensiviert, die Angebote vereinfacht und die Preise verzehnfacht haben. Woher die Ware heute stammt ist nur mehr schwer nachzuvollziehen, die handgestrickten Socken von der Frau Oma waermen wunderbar und sind in den kommenden Andennaechten Gold wert.

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Nous sommes parés pour remonter passer une nuit sauvage à la laguna Mojanda, bien emmitouflés dans les ponchos tout neufs – à 4000m, tout le monde les apprécie. Mysthische Bergwelt am Mojanda-See auf knapp 4000 m, wo wir einsamst den kuehlen Andenwind und bezaubernde Lichtspiele erleben. Den Kindern macht das Hoehen-Jojo absolut nichts aus. Von 0 auf 100 in jeder Hinsicht, passen sie sich staendig an neue Umstaende an, kein Jammern und Zittern, die Fussballpartien auf 4000 gehen halt etwas langsamer ueber die Buehne, die Luft geht dem Ball am ehersten aus, wenn wir zu weit rauf fahren.

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Pour rejoindre Mindo, nous passons finalement la ligne de laquelle nous nous rapprochons depuis des mois, l’équateur. Elle est matérialisée au site de la Mitad del Mundo (“le centre du monde”), où tout le monde pose pour la photo un pied (et une main) dans chaque hémisphère.
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Mitad del Mundo, der Punkt an dem das GPS Sued und Nord nicht auseinander haelt. Was nicht heissen soll, das weder hier noch da die Erde im Gleichgewicht steht.

Avant de poursuivre vraiment vers le sud, nous descendons faire une petite incursion dans la forêt au pied de la cordillère. En fait à Mindo la richesse en oiseaux et papillons est telle que Yan ne veut plus nous laisser partir; nous resterons donc une semaine, et l’ornithologue amateur de la famille tire en avant ses parents pour scruter les arbres et les buissons de tôt le matin à tard le soir (voir article précédent).
Im Grossen und Ganzen besteht Equator aus 5 Klimazonen. Im Westen startend liegt der Pazifik mit zahlreichen Badestraenden (die wir nach Zentralamerika nicht vorrangig aufsuchen), den Westhaengen der Kordillere (wo es teils noch Urwald hat, so wie in der Region von Mindo – siehe Vogelbericht von Yan), der Zentralkordillere mit seinen beruehmten Vulkanen Cotopaxi und Chimborazo, den Osthaengen der Kordillere und seinen Nebelwaeldern und dem einsetzenden Amazonas. Eine Woche in den Waeldern in und um Mindo, wo unser Nachwuchs am Ausforschen der besten Vogel- und Schmetterlingsplaetze arbeitet, vergeht im Nullkommanichts, ein ganzer Monat wuerde den Kindern schon eher gefallen.

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Au Mariposario de Mindo (centre d’élevage de papillons) l’observation des splendides morphos ne peut pas se faire de plus près.
Tobias nimmt mit Bananenmuss einen blauen Morpho im Mariposario von Mindo auf, Clara und Yan die noch groesseren Bananenfalter. Yan in seiner Ganztageshaltung, auf der Suche und am Finden der exotischsten Voegelwunder. Die Woche um Mindo brachte ihm viel Erfolg mit unzaehlig neuen gesichteten und fotografierten Arten, aber auch extreme Schulterschmerzen, selbst mit 10 Jahren bittet er schon um Massage, die grosse Kamera hinterlaesst ihre Spuren.

Finalement nous regagnons les hauteurs. Nous ne faisons que contourner Quito, la capitale à 2800m, pour rejoindre directement le parc national du Cotopaxi. Ce volcan était déjà pour moi le plus beau du monde lors de mon premier voyage il y a 18 ans; et bien il n’a pas changé !! Un peu de neige et de glace en moins, mais toujours aussi élégant, photogénique sous toutes les coutures.
A l’emplacement de camping nous retrouvons avec plaisir Steven, Gilly et leurs filles, une famille anglaise que nous croisons régulièrement depuis le Mexique – Clara en profite aussitôt pour filer jouer avec Elisha pendant que les parents échanges des potins de voyage en profitant d’une vue somptueuse. Nous avons une chance extraordinaire, après les grosses averses de la veille qui ont bien enneigé les pentes basses le temps est complètement dégagé.
Nous grimpons sans effort jusqu’à 4650 m : le Tioga, toujours fidèle, gravit sans souci la très bonne piste qui nous amène à seulement une petite heure de marche du refuge. Toute la famille, y compris Cacahouète, atteint donc le refuge à 4850m; raté pour le chocolat chaud bien mérité, le bâtiment est en restauration complète et ne réouvrira que d’ici quelques mois… Qu’à cela ne tienne, Yan et Andreas continuent jusqu’au glacier – le premier 5000 de Yan, en crocs par dessus le marché – pendant que Clara et Tobias redescendent avec moi se réchauffer au Tioga.

Riesenglueck am Cotopaxi, Neuschnee und Traumwetter, und nochdazu treffen wir auf unsere englischen Reisefreunde, die fuer mehrere Jahre die ganze Welt bereisen werden. Seit Costa Rica hatten sich unsere Wege nicht gekreutzt. Mit dem Wohnmobil laesst es sich problemlos bis auf 4650 m zum Huettenparkplatz hochfahren, die Wanderung bis zum Gletscher ist nicht mehr weit. Yan betritt seinen ersten Gletscher, auf ueber 5000 Meter, und nochdazu in Kroks, wenn das seine Mama wuesste!

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Juste de l’autre côté de la Panaméricaine se trouve les beaux Ilinizas, sommet nord et sommet sud. Nous nous donnons la possibilité de les voir de plus près en allant passer la nuit au pied; nous hésitons un peu, allons-nous essayer de monter au sommet ? Le lendemain matin la chance encore une fois nous sourit en nous offrant brièvement une belle vue dégagée, qui balaie immédiatement nos hésitations: avec la neige qui tombe encore bien trop bas, pas question de monter, même en échangeant les crocs pour de bonnes basquettes.

Am Fuss der Ilinizas kauft Carine bei Bergbauern lokales Gemuese. Im wasserfuehrenden Strassengraben werden in Gummistiefeln Riesenkarotten gewaschen, das Menue der naechsten Tage laesst sich absehen. Karottensalat, Karottenomlette, Karottensuppe, vielleicht kommt Yans scharfer Blick fuer die Voegel davon? Die beiden Ilinizas zeigten sich nur fruehmorgens so frei, Neuschnee ueber die Nacht und etwas vawoatacklte Eintrittsbestimmungen in den Regionalpark vernichteten unsere turnschuhabenteuerlichen Blitzbesteigungsversuche. Yans erster ehrlicher 5000er muss also noch etwas warten.

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Au pied des Ilinizas, j’achète un grand sac de carrottes à des femmes qui les lavent en les foulant au pied, en bottes dans la rigole de bord de route: salade de carottes, soupe de carottes, riz aux carotte pendant deux semaines, le secret de Yan pour son œil de lynx  pour voir les oiseaux ?

Das angenehme an Equator sind die vorzueglichen Strassen und touristische Infrastruktur, das gute Essen weit und breit, Fruechte und Gemuese im Ueberfluss, angenehme Leute (wenn auch die Leute im Hochland von den rauheren Lebensumstaenden gezeichnet sind) in traditionel verankerter Lebensweise, ausser von Venezuela nicht zu ueberbietenden Benzinpreise (1 Gallone Benzin fuer 1 Euro 20 Cents), landesweite Sicherheit und wenig Kriminalitaet (auf die grossen Staedte reduziert) … kurzum ein Traum zum Reisen mit der Familie und unserem treuen Wohnmobil Tioga, der uns ob warm oder kalt, tief unten oder hoch oben, in der Pampa oder in Doerfern, seinen Schutz bietet, auf den wir nicht verzichten moechten.

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20 mai 2014

Schmetterlingsfestival in Mindo – Un festival de papillons

Mindo ist weltweit fuer seine Artenreichheit, insbesondere in der Vogelwelt bekannt, aber nicht nur – ohne weitere unnoetige Worte. Geniesst die Farben und Formen in vollen Zuegen.
La région de Mindo, sur les contreforts ouest de la cordillère équatorienne, possède une biodivessité absolument exceptionnelle. Très réputée pour ses oiseaux, elle recèle bien d’autres richesses. A savourer sans mots superflus, juste pour le plaisir des formes et des couleurs.

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Même le magique Morpho Elenor bleu métallique, qui nous nargue depuis le Mexique, se laisse enfin photographier ouvert. Le secret ? Quand il se sèche les ailes, juste au sortir du cocon.

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