23 novembre 2013

Centre Mexique

DSC_2993Notre itinéraire au 22/11 - Unser Tour am 22ten Nov.

Itinéraire au 22/11 - Unser Tour am 22ten Nov.

(2te Teil auf Deutsch)

En préparant le voyage, de France, de loin, je pensais traverser “rapidement” le Mexique pour gagner l’Amérique Centrale.  Mais en y regardant de plus près, il en va tout autrement. Le Mexique est non seulement un pays immense (4 fois la France), mais immensément riche de merveilles naturelles et culturelles. Et comme nous n’avons jamais, à aucun moment, ressenti une once d’insécurité, et bien voilà, nous prenons notre temps, des côtes chaudes et humides du Pacifique aux nuits froides des hauts plateaux.

 

El Dia de los Muertos – Le jour des Morts

Le 1er et le 2 novembre, la Toussaint et le jour des Morts, sont des jours de fête au Mexique au même titre que Noel et Pâques. Ces jours-là, les Mexicains fêtent leurs morts; mais attention, “fêter” n’est pas un vain mot. Le 1er est Danse de Callejeonada, Mazatlanl’occasion de nombreuses réjouissances à travers le pays, comme la très belle Callejeonada à laquelle nous avons assisté à Mazatlan: grand défilé dans les rues de la vieille ville, chants, danses, bière, feux d’artifice, le tout en costumes de squelette; c’est très coloré, très rythmé, très beau. Mais la vraie célébration se fait le 2, quand tout le monde se rend en masse au cimetière, où tout n’est que couleurs et musique : des fleurs et des ballons de couleur vives à profusion, les familles qui pique-niquent sur les tombes – on apporte au mort ses plats préférés pour les partager – , P1030825les orchestres de mariachis qui viennent jouer à la demande, parfois avec la sono, on danse  dans les caveaux jusqu’à tard le soir.  Le soir dans le petit village tranquille de Teacapan, lorsque nous cherchons à manger dans la rue, nous nous retrouvons tout naturellemnt…. au cimetière, seul lieu animé de la journée. L’ambiance ressemble à s’y méprendre à celle du bal du 14 juillet sur la place du village à Yvoire.

L’ensemble est pour nous très étonnant, mais au fond trèsP1030826 réjouissant: la mort fait partie de la vie, alors autant l’apprivoiser !

 

 

 

 

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Les villes coloniales

Le centre du Mexique regorge de villes, grandes et petites, (re)bâties par les Espagnols à leur arrivée au XVIe siècle: églises colossales, bâtiments adminP1040207istratifs imposants, façades baroques… Nous avons beaucoup aimé Tequila, Morelia et Oaxaca,  très vivantes mais à taille plus humaine que Guadalajara. Mais si les adultes se promèneraient bien un peu plus devant les belles façades et dans les musées, pour les enfants au bout de quelques unes toutes les églises sont les mêmes et “les villes ça sent pas bon” : il est temps d’aller courir dans l’herbe !! Un peu pour eux, un peu pour nous qui ne sommes pas à la base de grands citadins, nous avons prudemment évité Mexico-city, la plus grande mégapole du monde – 24 millions d’habitants. Tant pis pour le musée Frida Kalho, et tant pis pour le grand musée d’anthropologie ;  celui de Oaxaca satisfait déjà largement le besoin de culture de Carine, et nous irons plutôt voir les pierres sur site.

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Les grands sites préhispaniques

Teotihuacan, Cacaxtla, Cantona, Monte Alban: nous n’avons fait que quelques arrêts parmi les innombrables sites archéologiques, mais tous nous ont fascinés. Des pyramides isolées, des palais aux fresques de couleurs vives, des citées DSC_2528entières avec leurs réseaux de rues et leurs terrain de sport, tout le monde s’est laissé impressionner  par l’aura de ces lieux. “Purée, elle est haute la Pyramide du Soleil”, dit Tobias en grimpant bravement les marches qui lui arrivent parfois au nombril  - pardi, c’est quand même la 3e pyramide du monde, après celles de Cholula et de Kehops. “Ah, les Olmèques, c’est comme la civilisation cachée des Citées d’Or –ndrl le dessin animé –, ils étaient avant les Aztecs. Mais les Mixtecs, et les Tarasques, et les Zapotèques ? “ essaie de s’y retrouver Yan ; c’est vrai que c’est très compliqué, chaque région a été occupée par des peuples avec des cultures différentes, qui se sont battus entre eux avant de se retrouver avec ou contre les Espagnols…

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Les volcans

Il n’y a rien à faire, même à l’autre bout du monde nous restons attirés comme par des aimants par les montagnes. Et celles des hauts plateaux centraux belles, avec leur forme parfaite de cône volcanique. Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps, qui nous a laissé admirer le Popocatepetl crachant à la verticale son incessant panache de fumée et le très esthétique Pico de Orizaba, plus haut sommet du Mexique (5700m). Mais surtout, le plus magique est que nous avons pu les admirer de haut: Yan et Carine, puis Andreas le lendemain, sont montés au sommet de la Malinché, 5e sommet du pays du haut de ses 4400 m ; 1ère expérience de l’altitude pour Yan, passée avec un brun de fierté comme une lettre à la poste. Clara et Tobias sont restés tranquillement au pied, à faire du cheval et des coloriages, tout le monde y a trouvé son compte.

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Le Quotidien

Les enfants sont toujours en grande forme, ils s’adaptent DSC_2697merveilleusement bien à toutes les situations. L’heure d’école quotidienne  se passe sans heurt et dans la bonne humeur; elle est quand-même remplacée de temps en temps par une séance d’histoire grandeur nature sur les sites archéologiques.

Nous nous régalons quotidiennement avec la cuisine mexicaine, que nous mangeons le plus souvent dans les petits étals installés dans la rue: viandes grillées, bien épicées, guacamoles, avocats et légumes arrosés de citron, servis dans des tortillas de maïs tout chaud. Personne n’a encore jamais été malade, même pas la moindre diarrhée.

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Le soir nous posons souvent le Tioga directement sur la place d’un petit village. Nous allons discuter avec les gens “Non non, pas de problème, c’est tranquille ici, vous pouvez rester”. La seule chose qui vient parfois nous déranger, ce sont les aboiements des chiens et les hennissement des ânes, et puis …. les concerts de fanfare les vendredis et samedis soirs! Parce que les Mexicains aiment faire la fête, et une fête ne se conçoit pas sans musique.

Mais paradoxalement, malgré leur tempérament jovial et l’accueil toujours très serviable et ouvert qu’ils nous réservent quand nous allons discuter avec eux, les gens viennent assez peu vers nous. Nous discutons beaucoup, nous avons toujours de très bons contacts, mais le plus souvent seulement quelques minutes, parfois le temps d’une discussion plus longue. Timidité, peur de la différence ? Cela nous frustre un peu. Du coup les rencontres avec d’autres voyageurs sont d’autant plus intenses, surtout s’ils ont des enfants, comme Tania et Max qui voyagent sur le même mode que nous avec leurs petits Carla et Robert.

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Les routes mexicaines sont plutôt bonnes dans l’ensemble, mais les “tope”, énormes ralentisseurs extrêmement nombreux dans les villes, les petits villages et même parfois au milieu de nulle part, sont la hantise des chauffeurs - chez nous Andreas en l’occurrence. Heureusement, Tobias à l’œil pour les apercevoir de loin et est devenu le meilleur “topilote” de la troupe.

Le top 10 des noms Mexicains, parmi les lieux où nous sommes passés : Tzintzuntzan – Tlachichuca – Cacaxtla – Tlaquepaque – Zapotanito - Tlazazalca

Nous vous souhaitons à tous un très bon début d’hiver, alors que nous repartons pour quelques jours sur la côte Pacifique, histoire que le surf stocké dans la baignoire ne rouille pas trop vite. Au plaisir de lire de vos nouvelles,

Bises et amitiés voyageuses,

Les Mapatoclaya

 

Mexikos Festland – Teil 1

Um vom Suedzipfel Baja Californias wieder abzuheben, gibts eine wunderbare, unbuerokratische und auf ruhigem Meer kurzweilige 17stuendige Faehrverbindung aufs Festland nach Mazatlan, wo uns tropisches, feuchtheisses Klima empfaengtP1030626. Dafuer sind die nun dem Pazifik offenen, bis 20 km langen Sandstraende mit perfekten, wuchtigen, langen und gleichmaessigen Wellen ausgeruestet, fast eine Nummer zu heftig fuer unsere Alpentruppe, aber mit einiger Eingewoehnungszeit und Geduld sind auch fuer uns Moechtegernakrobaten ein paar genussvolle Wellen dabei.

Halloween ist zwar ein usamerikanischer Brauch, der sich anscheinend auf der ganzen Welt durchsetzt, auch die mexikanischen Kinder freuen sich auf diesen Moment, um von Haus zu Haus zu ziehenP1030740und “queremos halloween” schreiend, ihre Saecke mit Naschereien vollzubekommen. Die unsrigen lassen sich von einer fremden Grossstadt nicht abschrecken und den geisterhaften Moment nicht nehmen, verkleiden sich mit grossen weissen Tshirts und etwas Geisterschminke und erbeten ebenfalls um Kleinigkeiten, die Taschen sind innerhalb kuerzester Zeit voll, bis zu Weihnachten reichen also die Vorraete an Chips, Zuckerl und sonstigen Schlankmachern.

Ein ganz besonderer Moment zu Allerheiligen, Allerseelen spielt sich am Friedhof ab. Anders als gewohnt, ganz anders eigentlich, wird mit viel Tanzmusik, Blumengestecken aus Plastik oder echten Blumen, Familientreffen und Festtagsschmaus,P1040235wo auch die Toten einen Teil ihrer ueblichen Lieblingsspeise ans Grab bekommen und aktiven Taenzen am, auf oder um das Grab von morgens bis spaet in die Nacht, an die lieben Verstorbenen gedacht – eine eigene aber auch gebuertige Art, den Tag der Toten “dia de muertos” zu begehen.

Die Traumstraende von San Blas hatten wir aufgrund der AuslaeufDSC_2256er des Tropensturms Raymond mit etwas erhoehter Luftfeuchtigkeit, Hitze und Niederschlag sehr rasch gegen den Kratersee bei Santa Maria del Oro eingetauscht, wo es neben kuehlerer Bergluft in rauhen Mengen tropische Schmetterlinge und zur Abwechslung wiedermal  Suesswasserfische fuer Yan gab. P1040014

                                                                        

Aber auch fuer Papa gabs was ganz Neues, naemlich destillierten Agavensaft, besser bekannt als Tequila, der natuerlich im gleichnamigen Dorf gleich doppelt so gut schmeckt. Seit je her wird von den Indianerstaemmen “mescal”, Agavenschnaps hergestellt, der nach einigen Monaten bzw. Jahren im Eichenfass um einiges besser als in seiner Rohform schmeckt. Dass unsP1040092er Tioga um ein Blinklicht erlecihtert und ein paar groesseren Schrammen windschluepfriger durch die Gegend tourt liegt nicht am unkontrollierten Genuss des Teufelgetraenks, sondern am unproporzionierten Verhealtnis Hinterhofeinfahrtsschmaele-Fahrzeugbreite, das macht aber soweit nichts, in den Griff zu bekommen ist aber auf alle Faelle die Undichtheit am Dach, ein paar Tuben Silikon sollten dazu reichen.

Eigentlich haetten wir schon laengst wieder Lust auf mehr Bewegung, so wie in den USA, mit mehr Wanderungen, aber irgendwie lassen das tropische Klima, die nicht vorhandenen Wanderwege und die von den Droganklans besetzten Wald- und Bergregionen diese Art von Zeitvertreib momentan nicht zu. Hoechste Eisenbahn also, ein Fahrrad zu kaufen, seit dem machen auch die Topes (die tollen Bremshuegel, die ohne durchschaubare Strategie im Land dicht verstreut und gut versteckt aufzufinden sind, als Fahrzeuglenker hilft da viel Erfahrung vom kindlichen Ostereiersuchern bzw. aufmerksame To-Piloten) wieder so richtig Spass, und am Rande gesehen, wir die Badezimmerausstattung mit dem Surfbrett, Bodyboard und Tropenfruchtlager etwas vollstaendiger, denn irgendwo muss das Ding ja auch geparkt werden. Einziges Problem mit dem Radl ist, dass sich alle 2 km Lenkerstange, Trettkurbel und Bremsen soweit lockern, dass ein Festschrauben unabdingbar ist. Wirds in einer laengeren Abfahrt einmal so richtig heiss, kann man immer noch auf die Topes hoffen …

Der eigentliche Grund fuer unsere Fahrt durchs Landesinnere, man koennte auch ganz einfach der Pazifikkueste entlangzockeln, sind die Kolonialstaedte, vorspanischen archeologischen Uebereste bzw. die Vulkanregion oestlich von Mexiko City, mit 24 Millionen Einwohnern einer der groessten Agglomerationen unserer Erde.

Dem Interesse nach geortnet steht zweifelsohne die Vulkanregion mit den phantastischen Bergnamen wie Popocatépetl und Ixtaccuatl, bzw. Pico de Orizaba, dem mit 5700 m hoechsten mexikanischen Berg, ganz oben auf der Liste. Yan feiert darueberhinaus an der “Malinche”, 4460 m hoch, seinen ersten 4000er, und das mit frischen 10 Jahren, der Skorpion steht im Abendlicht, Zeit unseren aeltesten mit Lampionen, Luftballons, kleinen und grossen Geschenken, einer tollen Gitarren und vor allem einem grossen Kuchen gebuertig zu feiern. Sein erster runder Geburtstag. P1040268

In zweiter Linie, dem Interesse an Natur und Berg nicht allzuweit untergeortnet, sind die teils vorbildlich renovierten Stadt- und Tempelanlagen aus der vorspanischen Eroberungszeit des 16. Jhd. Anscheinend hat die Ausbeuterei, Moerderei, Sklaverei und Korruption der letzten 4 Jahrhunderte nur teils ausgereicht, um als Nation heute im 21sten  Jhd. halbbankrott dazustehen, um europaweit um Mithilfe zur AufrechterhaltDSC_2559ung eines erbeuteten Wohlstandes zu bitten, aber die Nachbarn waren da nicht wirklich besser. Auf alle Faelle interessant, sich mit der eigentlichen mexikanischen Kultur zu beschaeftigen, zu sehen wie friedlich oder rivalenhaft sich Tarasken, Teotihuacaner, Cantonianer, Mexteken, Azteken und sonstige Volksgruppen-Indianerstaemme  zueinander standen, wie sich Klimawandlung oder besagte Spanische Eroberung auf ihr Dasein ausgewirkt hat.

Nichtsdestotrotz sind heute die spanisch-europaeischen Brandmale, die Kultur, Religion, Architektur, Sprache und Lebensausrichtung nachhaltig beeinflussten, nicht mehr wegzudenken. Indianische Lebensweise mischt sich mit nunmehr oestlichem Gehabe, was nicht immer reibungslos ueber die Buehne geht, leichter als voruebergehender Tourist als bleibender Emmigrant zu ertragen.P1040196

Viel Eigenkritik am europaeischen Dasein und ein grosses Lob an all die netten, hilfsbereiten Mexikaner, die uns, im Gegensatz zu den Asiaten, stets ehrlich behandeln und uns beim Aussprechen der vorzeitlichen, herzlichst lustigen Zungenbrecher, wie es mexikanische Dorfnahmen nun mal sein koennen stets gutgesinnt bleiben. Zu den Top 10 der beeindruckensten, von spanischer Umtauferei verschonten Eigennamen gehoeren bestimmt: Tlaquepaque (Ortsteil von Guadalajara), Tzintzuntzan (am lago de Patzcuaro), Tlachichuca (Ausgangspunkt aller Pico de Orizaba Besteiger), Cacaxtla (archeologisch bedeutende Kulturstadt nahe an Tlaxcala) … davon hat es in rauhen Mengen, eine kleine Auswahl von uns bereisten Orten.

Wir wuenschen alles Gute nach Hause und freuen uns ueber Post von Euch. Geniesst den Schnee und den Alltag, wir bereiten uns nach 3 Wochen Landesinnerm wieder auf etwas waermer und feuchterer Zeit am Pazifik im Golf von Tehuantepec vor, bevor es endgueltig zu den Moskitos in den Dschungel geht!

mapatoclaya auf Tour, Oaxaca, Mexico, Mitte November

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31 octobre 2013

La vie d'une agave, par Clara et Yan / Aus dem Leben einer Agave

Les agaves sont une espèce répandue de cactus qui poussent dans les déserts ou les endroits secs. Celles que nous avons vues se trouvent dans le désert de Sonora, qui s’étend du sud de la Californie / Arizona (USA) jusqu’au centre du Mexique.

Agaven sind eine weitverbreitete Art von Kakteen, die in Wuesten oder zumindest trockenen Zonen wachsen. Wir reden hier von denen, die wir in der Sonorawueste, von Suedkaliornien-Arizona bis nach Zentralmexiko, sahen.

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Pour survivre quand il ne pleut pas pendant longtemps, les agaves enferment beaucoup d’eau dans leurs longues feuilles épaisses. Au bord de ces feuilles, il y a de très gros piquants qui peuvent atteindre plusieurs centimètres de long comme des immenses dents de scie.

Um in der trockenen Jahreszeit ueberleben zu koennen, speichern Agaven sehr viel Wasser in ihren langen und dicken Blaettern. Diese Blaetter sind im Regelfall mit teils enorm langen Stacheln, einem Saegeblatt aehnlich, versehen.

L’agave est une plante qui peut vivre plusieurs dizaines d’années sans fleurir. Quand enfin elle se décide, elle fait pousser une grosse tige au centre des feuilles, qui mesurera au final entre 2 et 10 mètres de haut.  Tout au bout pousse une grappe de fleurs, qui plus tard donneront les fruits qui contiennent les graines. Par contre, cette tige pompe toute l’eau et l’énergie des belles feuilles vertes et des racines, qui sèchent progressivement. Quand tout est sec (d’abord les feuilles, les racines, puis plus tard la tige et la fleur), le vent emmène les graines et les éparpille pour donner de nouvelles agaves.

Agaven leben oft mehrere Jahrzehnte, bevor es zur Bluete kommt. Wenn es dann endlich soweit ist, waechst zuerst eine zentrale Stange, die mehrere, bis zu 10, Meter hoch werden kann. An ihrem Ende wachsen mehrere Bluetentrauben, die schlussendlich Fruechte und Samen, weiteres Leben bringen. Im gleichen Moment zieht aber diese Stange und ihre Blueten alles Wasser und Energie aus dem urspruenglichen Blatt- und Wurzelbereich der Pflanze ab, was ein folgenschweres Austrocknen und Absterben der Pflanze bedeutet. Wenn dann alles vertrocknet ist, von den Blaettern, Wurzeln ueber die Stange und die Fruechte mit Samen, verteilt der Wind ueber teils grosse Distanzen den frischen Samen, neue Agaven haben ihre Chance auf weiteres Leben.

Certaines espèces d’agaves sont utilisées en médecine. Leur sève douce apaise les piqures et brûlures.

Gewisse Agaven werden in der Medizin verwendet. Wir verwenden ihren Saft bei Insenktenstichen oder kleineren Brandwunden.

 

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1 : les feuilles vertes / Die grüne Blätter

 

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2 - La tige pousse, les feuilles sèchent / Die Blume wachst, die Blätter trocknen

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3 - Tout est sec, les graines se dispersent /Alles ist vertrocknet, die Samen werden verteilt.

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La pêche en Baja, par Yan

(Text auf Deutsch nach die Fotos)

Salut tout le monde. J’espère   que vous allez bien, nous oui.

La partie des USA s’est très bien finie pour moi : au bord de la plage à San Diego on discute avec un garçon et son père qui s’entraînent au base-ball et on parle de surf, que je commence à en faire mais que je n’ai pas de planche : ils nous on offert un surf qu’ils n’utilisaient plus ! C’est génial il est à ma taille ! Sauf que je ne l’utiliserai pas beaucoup  en Basse-Californie parce que les plages ne sont pas du côté océan Pacifique  mais du côté de la mer de Cortes : il n’y a pas de vagues, mais l’eeau est chaude. Alors je passe  mes journées à pêcher, nager, plonger et toute sorte de chose dans l’eau ou le sable.

Je pêche  de mieux  en mieux (des poissons de 30 a 50 cm de long) , on récupère et on achète de plus en plus de matériel dont une deuxième canne , des leurres (appâts en forme de poisson ).

En s’arrêtant sur une plage pour passer la nuit, on fait la  connaissance de plein de pêcheurs américains. On devient tout de suite les amis de Ricki : un homme très sympa qui m’offre plein de leurres, un super moulinet et un tour sur son bateau à moteur où on emmène notre canne et plusieurs à lui. J’attrape un marlin mais on le relâche parce qu’il est trop dangereux et il y a trop d’arêtes. On a eu la chance de voir plein de dauphins et un requin baleine. C’est aussi Ricki qui nous apprend que sur la plage il y a des pointes de flèches qui appartenaient autrefois aux  indiens (elles datent d’il y a 3000 ans). Apres un peu de temps j’en trouve quelques unes  taillées dans de l’obsidienne. On reste plusieurs jours avec eux, jusque à une petite compétition organisée par  Bob (un pêcheur aussi), c’est super bien fait : les concurrents devaient attraper le plus lourds poisson d’une sorte particulière (le séran, qui vit à 100m de profondeur). Ricki a gagné et pour récompense il a eu une nouvelle canne. Après la remise des prix une tombola était organisée et on a gagné des leurres, 2 mitraillettes (ligne de pêche munie de 6 à 8 hameçons), une fleur qui bouge au soleil et ils nous ont offert 2 bouteilles de vin et une jolie petite table en bois fait par Bob.

J’ai passé des supers moments avec eux et j’ai attrapé beaucoup de sortes de poissons différentes.

 

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La journée de pêche commence au lever du soeil / Schon fleissig vor der Sonnenaufgang

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Nom inconnu, mais très bon aussi / Ungekannte name, schmeckt aber auch genau so gut

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12 sérans, qu'on a donné au restaurant local parcequ'on ne pouvait pas tout manger / 12 "spotted bass", die wie dem lokalen Restaurant gegeben haben, weil wir so viel nicht essen koennen

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Et quand on en a assez de manger du poisson ... on mange des palourdes ! / Wenn wir kein Fisch mehr essen moegen.. essen wir muschlen

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Almejas chocolate

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1ere prise, "onchito"

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Diodon, poisson qui se hérisse de gros piquants quand on l'approche

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La raie est magnifique à voir nager, même si le dard au bout de sa queue est dangereux

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Petit /kleine "yellowtail"

 

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"Primera qualidad" selon un pêcheur du village voisin / "Primera qualidad" sagt uns ein Ficher vom naechsten Dorf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 "Petite" Dorade, mais ce n'est pas moi qui l'ai pêchée, c'est un Américain qui me l'a donnée parcequ'il en avait ramené trop / Diese "kleine" Dorade ist uns von einem Amerikaner geschenkt worden

 

Yan’s  Eindruecke aus « Baja Caliornia », unzensiert mit kleinen Rechtschreibretuschen, um die Sache leserlich infolge verstaendlich zu machen.

 Guten Tag alle mit anander.

Ich hofe es get euch alle gut, uns ja. Die USA gehen fuer mich gut zu ende, wir haben mit einem pup und seinem fater am strant geredet und sie haben uns ein surfboard geschenkt. Aber wir brauchen in nicht so fil wail wir tagelang fischen, schwimen, tauchen und lauter so sachen. Wir fischen immer pesar und pesar, fisch fon treisique pis firtcique cm lang. Wir cauven und crigen imar mer matreial und eine angel, plinka und andre kleine sachen. Bei einem strant trefma viele americanische fischa und wir werden sofort der vreund fom Riki, ein gans liber man. Er schenkt uns file plinka, material und eine runde auv seinem motor pot wo wir delfine und einen hei sehen. Am strant cama alte pfeilspitzen fon di alten indiana finden. Wir bleiben merere tage bei inen pis zu irem fischawetkampf den der bob oganisiert hat. Das ist supar gemacht. Sie musten den schwersten fisch von einer besonderer sorte fischen. Der Riki hat gewonen und sein prais war eine neue angel. Nachher war eine tombola organisiert und wir haben fischamaterial, einen tisch und wainflaschen als geschenk gekrigt.

Mit dem ganzen material was wir haben sin ma gute fischa und jeden tag esma fisch. Yan

-        So schauts aus da bei uns, das ist also die Kurzfassung von yans Eindruecken der letzten 3 Wochen, insbesondere dem Teil auf der warmen Meeresseite des „mar de cortes“, dem Golf von Kalifornien. Entschuldigt die eigenartige Schreibweise, musste mich selber bemuehen, keine zusaetzlichen Fehler einzubauen, der Inhalt sollte aber verstaendlich sein. Deutsche Grammatik und Rechtschreiberei wird er vielleicht spaeter einmal lernen, oder auch nicht, oder er nimmt die zukuenftigen Rechtschreibreformen, ohne dies zu wissen, vorweg.

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Baja California

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Notre itinéraire au 31 octobre / Unsere Tour am 31sten Oktober

(Texte en français sous les photos)

Drei Wochen « Baja California », die zweitlaengste Halbinsel der Welt, der logische und begehrte Wurmfortsatz der vereinigten Staaten, gehoert zwar zu Mexiko, ist dennoch sehr amerikanisch gepraegt. Die Naehe der finanzkraeftigen USA zeigt sich im regelmaessigen Vorkommen von Grosshandelsketten wie Walmart, Homedepot, diverse Autoteillager – zum Glueck ist der Aufenthalt in diversesten Lagerhallen, von Holzplatten ueber Reifen oder sonstigem Autozubehoer vorbei, die letzten Tage in San Diego, USA, waren gerade Recht, um unsere Kiste fuer Mexiko nocheinmal in Schuss zu bekommen. 2 Reifen waren zu tauschen, die gut 5 Tonnen Fahrzeuggewicht fordern ihren Tribut, seit dem wird im Auto ein Reifendruckmessgeraet mitgefuehrt, mit dem allzeit gemessen werden kann, um in Zukunft unnoetige Reifenschwierigkeiten zu vermeiden.

Drei Wochen „Baja California“ sind, wenn es sein sollte, relativ leicht in 3 Worte zu fassen. Fischen, Kakteen, Topes … da sind aber auch, einen ganzen Haufen toller Leute,  Einheimische, tiefgebraeunt und huebsch oder Amis, tolles mexikanisches Essen, die Basis ist sehr oft Maisbrot und Bohnen, Gemuese und dazu in grossen Portionen Fleisch, vom Huhn oder Schwein, bzw. Fisch, traumhaftes Klima von angenehmen 30 Grad im Schatten und naechtlicher Frische … unzaehlig viel mehr.

Fischen, das war wohl die Hauptaktivitaet der letzten Zeit. Ganz zu Beginn der Reise hatten wir ja eine kleine Angel zum Forellenangeln fuer Yan besorgt. Damit hatte er auch regelmaessig Erfolg, die Ausdauer und Begierde aufs Fischen hat sich in dieser Zeit noch verstaerkt. Im warmen Wasser des „mar de Cortes“, des Golf von Kalifornien, wo viel weniger Wellengang herrscht, in grossen Mengen Fisch diversester Art vorhanden ist, laesst sich Yan vom Fischen nur noch von seinen taeglichen Schulunterrichtsstunden ablenken. Der Erfolg laesst sich messen, nicht der von der Schule, der vom Fischen, denn seit 3 Wochen gibt’s zum Fruehstueck, Mittag- und Abendessen nichts anderres mehr als Fisch, wie die Burschen alle heissen und ausschauen, da kommt spaeter mal ein Sonderbericht, ansonsten beschreibt Yan in seinem Bericht selber, wie er die Sache sieht, der eine Fisch mit den Kuhzaehnen, selbst wenn man ihn nicht essen kann, ist aufgrund seiner Zahnform und des Laerms, den er damit macht, besonders zu erwaehnen. Der ueberschuessige Fisch geht an Fischrestaurants, Campbesitzer und –benuetzer, insgesamt wird natuerlich nur soviel gefangen, wie auch gegessen wird, zum Glueck haengt’s nicht von Clara ab, denn die verweigert jegliche Art davon, Fischstaebchen hat er naemlich noch nicht gefangen. Vielleicht ist es der taegliche, stuendliche Erfolg der schlussendlich die ganze Familie zum Fischen gebracht hat, Clara und Tobias haben ihre kleine Holzstockangel mit echtem Haken,  Carine nuetzt die zweite Hauptangel und hat damit ebenfalls Erfolg gehabt, selbst das Skelett eines Marlin, von Fischern im Hafen zurueckgesetzt, hat noch ein zweites Mal gebissen. Seitdem Yan vom Ruder- und Motorboot aus gefischt hat, haelt sich die Begeisterung fuers Fischen vom Strand aus in Grenzen. Unser Tioga hat zwar eine Anhaengevorrichtung, die naechste groessere Anschaffung koennte also ein Anhaenger mit Zubehoer werden, beiliegend koennt ihr gerne das Spendenkonto fuer gestrandete Voll- und Teilfranzosen in Mexiko nuetzen, die Kohle fuer ein grosses Filetiermesser haben wir gerade noch.

Kakteen, nachdem die Halbinsel circa 1200 km lang und 250 km breit ist, und pro Quadratmeter in etwa 3 Kaktteen stehen, kann sich jeder ausrechnen, dass dies insgesamt gut mehrere Miliarden Einzelstuecke ergibt, wo die groessten, wunderschoene Skeletonkakteen, gut 10 Meter hoch sind. Nachdem Fichten, Tannen oder andere Weihnachtsbaeume eher selten sind, haengen die Einheimischen fruehzeitig Autoreifen an die Seitenarme, um sich noch 30 Jahre spaeter an der schoenen und vor allem fortwaehrenden Dekoration zu erfreuen. Keine grosse Kunst, bei dieser Anzahl von Stacheln nicht ein paar davon tiefsitzend abzubekommen, die Teufeln haengen mit Widerhaken im Fleisch, schlimmer als mittelgrosse Fischhaken. Beim Entfernen koennen wir gut nachvollziehen, wie es unseren schwimmenden Freunden dabei geht. Die groesste Gefahr ist es wohl, im Vergleich zum Beamtenleiden Nummer eins, dem ausgestochenen Auge aufgrund eines zu gespitzten Bleistifts, beim Unospielen im Schatten einer Palme vor lauter Muedigkeit ruecklings auf einen dieser Zahnstocherhalterungen zu fallen, da bedarf es dann mehr als einer Arnikastreicheleinheit.

Topes, ganz gemeine Bremshuegel, die oftmals mit Verkehrsschildern angekuendigt werden, koennen ganz unterschiedlich auftreten, alle Kombinationen sind moeglich, teils sind sie auch gelb gekennzeichnet. Verkehrsschild 400 m vorher, heisst nicht, dass die Huegel, die in einer empfohlenen Geschwindigkeit von 0 – 3 kmh ueberfahren werden sollten, um Stossdaempfer, Gschreabnladl (Topflade) und Innsassen vor unnoetigen Werkstatts- bzw. Krankenhausbesuchen zu verschonen, auch wirklich 400 m spaeter kommen. Teils kommen sie ueberhaupt nicht, da kommt besondere Freude auf. Ganz gemein sind die Huegel, die unangekuendigt sind, an Stellen, wo man sie auch nicht erwartet, wo sie nach unseren Vorstellungen auch keinen Sinn machen, wie zB am Ende einer laengeren Auffahrt und der obere Buckel in ein Flachstueck uebergeht, bei einer Fahrgeschwindigkeit von 20 kmh, das sind eben wieder 17 kmh zu viel. Eigentlich der richtige Moment wieder auf Volltouren zu kommen, um die Maximalgeschwindigkeit von 70 kmh zu erreichen. Die gemeinsten sind sicher die Art von Huegel, die der bayrischen Nationalflagge, weisser Adler auf weissem Grund, aehnlich sind. Schwarzer Huegel auf schwarzem Asphalt in rabenschwarzer Nacht – das bedeutet groebere mechanische Probleme, und laesst sich nur vermeiden, nicht in der Nacht zu fahren, auch aus sonstigen Sicherheitsgruenden zu vermeiden, von Zeit zu Zeit laesst es sicht nicht vermeiden, den einen oder anderen tope mit ueberhoehter Geschwindigkeit zu schlucken, ein scharfes Bremsen, das diverse herumliegende Gegenstaende aus der Muschel- und Datteltrocknungsanlage und aus der Ausstellungshalle diversester Fundgegenstaende ins Fahrerhaus nach vorne schickt, hilft auch nur noch begrenzt.

Bei uns trinken Kuehe auf der Wiese aus Badewannen, vor Ort aus alten Fischerbooten. Bei uns faehrt man mit dem Skateboard in Parks oder am Gehweg, vor Ort selbst auf Autobahnen, egal welche Richtung. Bei uns im Tioga waere ein Desinfizieren des Klos noetig, um die ganzen Wuestenfliegen wieder loszuwerden, anstelle werden die Reifen und die Fahrzeugunterseite bei einem Inlandskontrollposten benebelt … so geht’s uns also, in der Hoffnung, dass sich ja niemand mehr Sorgen um uns als wir selber machen. Euch allen viel Gesundheit und Freude am aufkommenden Herbstnebel oder den ersten Schneeflocken. Wer sich die Arbeit antun will, kann gerne die Reiseroute San Diego-Tijuana, Ensenada, Guerrero Negro, Loreto, La Paz nachgoogeln.

„Auszug aus dem Leben der 5 Taugenichts“ – La Paz, Baja California, 31. Okt. 2013, Noerdlicher tropischer  Wendekreis

 

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Il a plu il y a peu, le désert a fleuri / Es hat vor kurzem geregnet, die Wüste hat geblüht / Is has recently rained, the desert blooms.

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Tobias est quelque peu impressionné par une telle variété de piquants / Tobias hat viel Respekt vor den vielen verschiedenen Kakteen / Tobias won't try to touch any of the many different cactus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour la nuit sur la plage de Ligui, devant la Sierra Giganta / Uebernachtung Strand von Ligüi, mit den Sierre Giganta Bergen / Overnight on the Ligui beach

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Toute la famille à la chasse aux palourdes / Die ganze Familie sucht nach Muscheln

 

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Même Andreas s'est mis à la pêche! / Selbst Andreas ist jetzt am fischen!

 

 

 

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Clara et Tobias sont devenus très complices; "regarde le beau coucher de soleil" dit tendrement Tobias à sa soeur à 7h du matin / "Schau dir den schoenen Sonnenuntergang, sagt der Tobias seiner Schwester um 7 in der Frueh

Trois semaines passées en Baja California, et que nous plaisir ! Cette péninsule mexicaine, longue de 1500 km et séparées du « vrai » Mexique par les eaux chaudes de la mer de Cortez, est surprenante et attachante. Comme les enfants  ont été plus efficaces que les parents pour l’écriture de leur article, vous en avez déjà découvert certains aspects.

C’est vrai que celui de la pêche est peut-être celui qui nous a marqué le plus. La côte, du côté mer de Cortez, est semée de villages de pêcheurs, de criques, de longues plages où l’on se retrouve facilement seuls. Nous n’avions jamais connu des eaux aussi poissonneuses, où l’on voit s’agiter les bancs de poissons à plusieurs centaines de mètres de distance, voire parfois des kilomètres, où l’on se lasse de sortir 2 ou 3 sardines à chaque lancer de canne à pêche, où le bruit des poissons qui saute au bord de la plage la nuit nous fait sursauter dans nos sacs de couchage…. Bref, nous avons mangé du poisson tout frais pêché à midi, le soir, et même au petit déjeuner ! Régime complété de temps en temps par diverses variétés de palourdes, crues ou cuites, ramassées en famille en gratouillant le sable. Même Tobias s’est mis à aimer le poisson ! Bon, il ne dit pas encore « Hum, c’est TROP BON » comme pour les quesadillas (tacos au fromage), mais c’est déjà un grand pas en avant. Ne reste que Clara qui est plus difficile à convertir…

La Basse Californie est connue pour être la résidence secondaire, voire parfois principale, de nombreux américains et canadiens retraités, qui viennent se poser en petites communautés sur les plages avec leurs énormes camping-cars (30 à 40m de long…). Mais à la période où nous sommes passés, la majorité des « winter birds » n’étaient pas encore arrivés pour l’hiver. Nous avons donc souvent été seuls sur les plages, ou avec les pêcheurs locaux. Et la seule fois où nous nous sommes retrouvés entourés d’américains, cela s’est transformé en une expérience de générosité extraordinaire. Nous avons été littéralement adoptés par la petite communauté de San Lucas Cove, avec qui nous avons passé plusieurs jours à pêcher sur leurs bateaux et à se faire dorloter (steaks de poissons grillés à point, margheritas bien fraîches, petits cadeaux à n’en plus finir). Il nous a fallu du temps le dernier jour pour faire le tour du camp et dire au-revoir à tout le monde.

Par contre, dès que l’on quitte la côte, l’ambiance change du tout au tout : plus de villages, seuls quelques ranchos isolés de loin en loin, et un paysage féérique de cactus ondulant à perte de vue. Des grands, des petits, des tout petit, des immenses, des ronds, des longs, des touffus, avec tous un point en commun : très piquant ! A observer avec précaution, mais une telle variété de végétation dans le désert est assez fascinante. Et comme tout désert, celui de Sonora est parsemé de quelques oasis. On a beau s’y attendre, c’est très surprenant après des centaines de kilomètres de cactus de tomber d’un coup dans une forêt de palmiers ; magie de l’eau, qui donne des fruits et légumes précieux en Baja, ainsi que des dattes succulentes.

Moments de vie

Dans les villages, nous avons pris le temps d’observer les pêcheurs partir en mer sur leurs « pangas » (longues barques à moteur colorées) avec des cannes, des filets ou des équipements de plongée rudimentaires. Pour aller chercher les « almejas chocolate » grosses palourdes très prisées dans les restaurants, il leur faut descendre à 3-4m de profondeur. Les pêcheurs commencent par sortir la batterie de la voiture qui les a amenés sur la plage, elle servira à démarrer le compresseur qui leur fournit l’air au fond de l’eau : système D, fonctionnement a minima, mais toujours avec le sourir. La tige centrale de la remorque qui transporte le bateau vient de casser ? Pas grave, on va la ressouder ! L’axe avant de la voiture qui tire la remorque a plié en 2 en passant dans un trou ? Tant pis, le mécano va venir la bricoler, on part quand même à la pêche ! La batterie est vide au retour lorsqu’on la replace dans le moteur ? Y’a qu’à pousser la voiture ! Les problèmes de sécurité au Mexique ? Où ça ? Ici c’est très tranquille, vous pouvez dormir sur les plages sans soucis.

Voilà, nous n’avons rencontré que des gens extrêmement gentils, ouverts, curieux de savoir quelle image nous avons du Mexique. Et bien pour l’instant, elle est bien loin de l’image de violence que renvoient souvent les médias. Un chef de police local rencontré au bord de l’eau nous confie, entre deux conseils de pêche, que le souci principal dans les grandes villes, surtout près de la frontière, est celui de la corruption. Mais pas en Baja.

Par contre ce que nous observons, c’est le problème de la gestion des déchets. Beaucoup de choses sont jetées directement par terre, les arbres sont souvent décorés de guirlandes de sacs plastiques. Et quand un sac fermé atteint une poubelle, ce sont les vautours qui se chargent sur place du tri sélectif… Heureusement, il n’y a pas trop de bouteilles en plastique grâce au système de consigne des bonbonnes de 20 litres pour l’eau potable. En fait seules les cannettes sont recyclées, pour l’aluminium ; nous les laissons la plupart du temps à l’extérieur des poubelles pour éviter à ceux et celles qui viennent les chercher pour gagner trois sous d’avoir à fouiller dans les ordures.

Le recyclage fonctionne aussi très bien pour le gros matériel : tous les bus locaux sont de vieux bus scolaires américains, et le ferry que nous avons pris pour quitter la péninsule et rejoindre le continent est un (très ?) vieux specimen de … la SNCM ! Il reste encore tous les affichages en français et les photos de Corse. N’empêche, il tourne toujours bien et nous voici bien arrivés à Mazatlan, grosse station balnéaire de la côte Pacifique. Nous y restons quelques jours pour passer les célébrations des 1er et 2 Novembre – la fêtes des morts est une des fêtes principales du Mexique, très festive – puis direction Guadalajara et Mexico. Nous sommes désormais sous le Tropic du Cancer, nous entrons dans la zone plus chaude et humide...

Une pensée pour chacun de vous qui prenez le temps de nous lire. Continuez de nous écrire, on apprécie à chaque fois même si on ne prend pas toujours le temps de répondre personnellement.

Bises voyageuses,

Carine pour les MaPaToClaYa.

 

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Tioga version 4x4 pour accéder à la plage de Ligui / Hoechst akrobatische Zufahrt bei Ebbe zum Strand von Ligüi.

 

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Un essieu cassé? pas grave, ça se ressoude / Achsenbruch am Strand von Ligüi versperrt den Weiterweg.

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2013

Benvenido a Tijuana

(English text below,Text auf Deutsch unten)

C’est avec la chanson de Manu Chao dans la tête que nous passons la frontière. Sans problème dans ce sens là, l’inspection du véhicule et l’obtention des visas sont juste une formalité ; l’attente est plus longue dans l’autre sens…

Depuis le début de la préparation du voyage nous avions en tête qu’il ne fallait surtout pas s’attarder à Tijuana ; mais finalement une soirée à San Diego chez mon cousin Olivier, qui est en train d’éditer un livre sur la ville-frontière, nous a fait changer d’avis, autour d’une succulente ratatouille et des bons vins français importés par sa femme Aline. Nous nous arrêtons donc à Las Playas pour voir la frontière physique, rideau de fer et de barbelé, qui se prolonge au-delà de la plage dans l’océan. Impression bizarre, sentiment troublant d’un monde coupé en 2, signes de détresse gravés et peints côté mexicain, 4x4 et hélicoptères aux aguets côté américain.

Malgré tout l’ambiance est paisible - encore un cliché qui tombe - et nous nous régalons de nos premiers tacos ! Merci Olivier de nous avoir incités à nous arrêter. Presque trois semaines plus tard et 1500 km plus loin, ce passage reste très marquant.

 

Singing the song from Manu Chao we cross the border. This way it’s without any problem, having our RV checked and getting our tourist cards are very simple; the waiting time in the other way is much longer… Since the beginning of our trip we have had in mind we would have to drive away from Tijuana as fast as possible. But my cousin Olivier, who lives in San Diego with his wife Aline and who is editing a book about the border-city let us change our mind while eating an excellent French diner and drinking French wines Aline imports in California. According to what he advised us, we stop at Las Playas to look at the rough physical border, barrier of stain and barbed wire which dives from the beach into the ocean. Strange image, dizzy feeling of a world divided into two parts; signs of distress painted on the Mexican side, while 4x4 and helicopters watching on the American side. Even though the place is quiet and peaceful and we eat with delight our first tacos. Thank you Olivier for advising us to stop here. Two weeks later and 1500 km further South we remember vividly this moment.

Wir singen das Lied von Manu Chao, wenn wir durch die Grenze fahren. In diese Richtung ist es ohne Problem, wir haben unser Wohnmobil sehr schnell durch kontrolliert und wir bekommen leicht unsere Visa. Die Wartezeit in die andere Richtung ist etwas länger… Von den Anfang an, war es uns immer klar, dass wir so schnell wie môglich weit von Tijuana weg fahren sollten (was wir in die Bücher gelesen hatten). Aber nach einem guten französischen Essen bei mein Kousin Olivier, der in San Diego wohn mit seiner Frau Aline und der ein Buch über die Grenze-Stadt herausgibt, haben wir unsere Meinung geändert. Wir stehen in Las Playas bleiben, um die harte Grenze aus Metal zu schauen, Es schaut aus, wie die Welt wirklich ausgeteilt ist. Auf der Mexikanische Seite sind Hilfe Wörter gemalt, auf der Amerikanische Seite schauen die 4x4 une die Hubschrauber zu… Aber trotzdem ist die Ambiente sehr ruhig, und wir genossen voll unsere erste Tacos. 3 Woche später und 1500 km weiter sind die Erinnerungen an diese Moment sehr intensiv. 

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13 octobre 2013

Süd-West USA

Der Urlaub ist zu Ende – Die Reise kann beginnen!

Der Aufenthalt in dem touristisch gesehen grandiosen USA ist in den letzten Tagen zu Ende gegangen. Von A – Z ein Traum mit vielen tollen Begegnungen, Amerikaner erscheinen als sehr hoefliche, offene, gespraechswillige, spontane und alles in allem sehr freundliche Leute. Nachdem wir ja staendig auf Achse sind, hoechstens mal 3 Tage am gleichen Ort bleiben, ist der Aufbau intensiverer Kontakte nicht wirklich moeglich und steht auch nicht im Vordergrund. Leute zu treffen, kennenzulernen, dabei seine Sprachkenntnisse einzusetzen und auszubauen ist das eine, selbst die Kinder haben ihre Englischfortschritte erweitert, von coool bis let’s surf ist fast alles drinn. Yan hat tatsaechlich in San Diego von einem Einheimischen, der mit seinem Sohn im oeffentlichen Park Baseball trainierte, ein echtes Surfbrett, fuer seine Groesse passend, geschenkt bekommen, ihr koennt euch vorstellen, wie gluecklich und stolz Yan ist, da sich seine Alten ja wie nur was zierten, eine solche Ausgabe zu tun. Irgendwie muss das Teil ja auch transportiert werden, und somit bleibt von den urspruenglichen 7 Tonnen des Fahrzeugs nur mehr wenig ueber, die naechste Gewichtsinspektion wird’s zeigen, im Moment interessiert sich dafuer aber niemand, darf doch jeder Mensch Fahrzeuge ohne Gewichtsbeschraenkung zum privaten Gebrauch bedienen, man darf ja auch Hamburgers und sonstiges Fast ein Essen in sich reinstopfen, bevor sich die nicht vorhandene Sozialversicherung mit einer Androhung zur Beitreigserhoehung meldet. Das Board ist mittlerweile sicher im Badezimmer verstaut, gerade passend um an den 3 rueckseitigen Fuehrungsfluegeln Badehosen zu trocknen und sich, wenn man nicht extrem aufpasst, eine Schramme mehr in die eh schon hoffnungslos destrukturierte haarlose Frontscheibe schlaegt. Was tut man nicht alles fuer die Kinder? Erst heute morgen wird das Surfboard in Mexiko, Ensenada, das erste Mal, nach ein paar kleinen Reparaturen, zum Einsatz kommen. Clara und Tobias teilen sich ein Bodyboard (um das Badezimmer etwas voller zu kriegen, das Surfbrett reicht ja nicht), schaut echt lustig aus, Tobias mit seinen Schwimmfluegerln auf dem Brett in den recht kalten meterhohen Pazifikwellen, nach 5 Minuten blau wie das Wasser selber, steif wackelnd wie ein Pinguin mit einem riesigen Laecheln im Gesicht, Clara geniesst derweilen Musik (die LieblingsCD waere da zB. „die starken Maedchen vom Turnverein“, fetzige Poppmusik fuer aufstrebenden Nachwuchs) auf ihrem CDSpieler. Der Eindruck, dass wir unsere ganze Zeit am Strand verbringen und so richtig nichts tun taeuscht, denn wir sind erst in den letzten Tagen, dh. 6. – 10. Oktober wieder ans Meer in San Diego zurueckgekommen, um alle letzten Formalitaeten fuer den Grenzuebertritt nach Mexiko zu klaeren, und das Auto nochmals fit zu bekommen, denn die heisse Luft der vergangenen Wuesten des Death Valley hatte ihm wohl ein Tiefenlungenoedem bescheert und wenn man sich um solche Wehwehchen nicht sofort kuemmert, kostet die dazupassende Reperatur in Folge halt doppelt, in unserem Fall zwei neue Reifen mit Zubehoer. Seit dem letzten Bericht waren wir eigentlich staendig im Landesinneren. Stehengeblieben waren wir im Yosemite, die grossen Waldbraende (so wie die Ueberschwemmungen in Colorado) , vermutlicherweise von illegaler Hand ausgeloest, die mittlerweile wieder im Griff sind, haben uns dann weiters nicht gestoert, ganz tolle Wanderungen auf der Ostseite des Nationalparks in wilder Felsen- und Waldlandschaft, an ruhigen Seen, aber die Hoffnung auf Baeren, in welcher Form und Groesse auch immer, sollte dann spaetestens am Fuss des Mount Whitney, hoechster Berg der zentralen USA, endgueltig den Bach runterrinnen. Nicht so die Nevadaforellen, schwieriger zu fangen als die Kalifornienforellen, denn die hat Yan bravoroes aus den diversesten Baechen und Seen gezaubert. In jedem Bundesstaat, Kalifornien, Nevada, Utah und Arizona, wo wir,er fischten, hat Yan seine Ehre hochgehalten und hoechstlegal, denn bis 12 Jahre duerfen die Kinder ohne Permit fischen, jeweils Forellen oder sunfish rausbekommen, selbst wenn es uns allen teils recht gewesen waere, denn hausgemachten Teig nicht gerade an die Fische zu verfuettert sondern besser zum Brotbacken freizugeben. Denn unser Tioga ist mit einem vorzueglich funktionierendem Backofen ausgestattet, der fuer Geburtstage und aehnliche Festivitaeten angeworfen wird. Vielen Dank an dieser Stelle fuer all eure Glueckwuensche.  Fische kommen prinzipiell aufs Holzfeuer, da schmecken sie einfach besser, die schwarze Kruste an der Unterseite der Pfanne ist bald dicker als die Pfanne selber. Wir hatten ausreichend Zeit, amerikanische Waelder zu durchforsten, abendelange Feuer zu unterhalten,  palettenweise Mashmallows zu grillen, selbst Papa hat die perfekte Technik herausgefunden, um sich Lippen und Mund nicht komplett dabei zu verbrennen und den urspruenglichen Geschmack lasierten Schaumstoffs zu erhalten. Was aber den Feuern folgt wurde in den letzten Wochen ein wesentlicher Bestandteil der dunkleren Tageshaelfte. Astro-nomie. Sternbilder erkennen, ihren naechtlichen Weg ueber den tiefschwarzen, ungetruebten Wuestenhimmel Arizonas verfolgen, die alten griechischen, roemischen, chinesischen, arabischen und weiss sonst noch was Geschichtln auspacken, die Goetter als Sterne, Sternbilder als Figuren, Figuren aus historischem Leben und dieses Leben eben im Himmel festhalten wollten. Griechsiche Mythologie laesst sich natuerlich aus Buechern auf trockene Art und Weise erlernen, indem man aber laengere Zeit draussen in beinahe ungestoerter Natur lebt, entwickeln die kids ein Gespuer und einen Bezug zu dem, um das es eigentlich geht. Diese physische Naehe, diese Kraft, die zwischen den einzelnen Elementen herrscht. Der winzige Mensch einerseits, der auf seinem Planeten Erde versucht, sein bestes zu geben. Da oben sind aber noch soviele andere Planeten, und Galaxien, und Lichter und Leben? Schoen, nicht alles zu wissen, wissen zu muessen, und vor allem gesehen haben zu muessen, denn die Wahl der Ziele, alleine im Bundesstaat Utah, faellt extrem schwer, ab und zu helfen einem gesperrte Strassen, Regierungsstreiks mit komplettem Stopp aller Aktivitaeten der nationalen Parks und Naturschutzgebieten und Beamtenaktivitaeten ueberhaupt dabei. Somit haben wir uns fuer ein paar grosse Dinge, wie Zion National Park, Bryce NP (unser persoenlicher Favorit), Grand Canyon NP aber vor allem

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Die ganze Famillie in Bryce NP (die andere Fotos sind mit dem letzten französichen Text)

weniger bekannte, bzw. renommierte Regionen wie Cedar Breaks, Anza Borrego Dessert SP, Dead Horse und unzaehlige mehr, entschieden. Egal wie die Parks auch alle heissen, Nationalparks sind im Moment halt prinzipiell hoffnungslos ueberfuellte Regionen wo man nur als SehrFruehaufsteier in ungetruebtem Genuss zu seiner Ruhe kommt. Es stimmt durchaus, das diese Nationalparks in Schoenheit, Gewalt, Groesse ihres gleichen Suchen, mit anderen Laendern zu vergleichen macht wenig Sinn. Die Gebiete sind wirklich grandios, sehenswert und man darf gestehen, dass jeder Mensch das Recht hat, jeder Mensch eigentlich gesehen haben sollte, was Mutter Erde alles auf Lager hat. In weitgestreuten Gebieten wie in der Wueste des Death Valley, der tiefste Punkt liegt knapp hundert Meter unter dem Meeresspiegel, wo herbstliche Temperaturen von 45 Grad herrschen, der Wind wie aus dem warmen Haarfoen blaesst, Pflanzen und Tiere auf Sparflamme leben, ist das Phaenomen Mensch in Ueberzahl nicht so ausschlaggebend. In engen Talgebieten, unseren Alpentaelern aehnlich wo ja auch keine Ruhe herrscht, wie Zion NP, gewiss grandios schoen, eignet sich perfekt zum Klettern, Sandstein von seiner besten Qualitaet, herrscht seit mehr als hundert Jahren, seitdem die ersten Mormonensiedler einheimische Indianerstaemme vertrieben hatten, keine Ruhe mehr. Drastische Verkehrsmassnahmen, Einschraenkungen der Unterkuenfte und Besucherpermits helfen dabei, die Besucher selbstlimitierend von diesem traufhaftem Platz auf Erden wieder loszuwerden. Wir waeren gerne laenger als die paar Tage geblieben, nur die Menschenmassen, egal ob in den Fluss-Schluchten-Wanderungen, im Camp oder Besucherzentren sind auf Dauer einfach zu viel, da sind die Hochwaelder im Grand Canyon viel willkommener, wo der Ruf der Coyoten, knisterndes Holzfeuer, Milky Way mit Venus in ungestoerter Ruhe zu bewundern ist. Da liegt einer der grossen Vorzuege der USA auf der Hand. Trotz der teils grossen Strecken zwischen den einzelnen Sehenswuerdigkeiten, in den 2 Monaten hat unser Tioga, obwohl wir versuchen unnoetige Fahrt zu vermeiden, 6000 km mehr auf der Scheibe, ist es sehr leicht moeglich, sich die Gebiete ganz nach seinem Geschmack einzuteilen, abhaengig von Art der Aktivitaet, Besucheranzahl, Wueste-Berge-Ozean-Fluesse … das Land der unbegrenzten Moeglichkeiten eben. Wir werden es in sehr angenehmer Erinnerung behalten, wie gesagt, aus touristischer Sicht.

Der 10. Oktober ist wieder ein ganz besonderer Tag. Die Ueberfahrt nach Mexiko bei Tijuana, an der meistpassierten Grenze der Welt, verlaeuft trotz einiger Fahrzeuge ziemlich ruhig. Wenig Wartezeit, hilfreiche Beamte und rasch abgewickelte  Papierformalitaeten machen uns das Leben leicht. Interessant zu sehen, dass die Grenzler einem die Papiere nicht aufzwingen, im Gegenteil, man muss sich selber darum kuemmern, zu seinen Zettelen zu kommen. Uebersieht man diese Eigenpflicht, erinnert spaetestens die Polizei an der naechsten Papierkontrolle daran, gegen einiges Entgeld, seinen Pflichten nachzukommen. Die ersten Tage in Mexiko verlaufen soweit gut, sicher – die Uhren ticken hier trotz gleicher Zeit voellig anders, mehr dazu, wenn wir nach Plan „Baja California“ mit dem Schiff nach Mazatlan verlassen.

Euch alles Gute und geniesst den frischen Most & Sturm in vollen Zuegen, einer der schoenen Momente im Herbst. Die Baeume faerben sich, Zeichen fuer eine ruhigere Zeit um spaeter mit vollen Kraeften wieder frisch hochzustarten.

Eure

MaPaToClaYa

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10 octobre 2013

Comment je vis en voyage, par Clara

(hier hat Clara einen Brief für ihre Schulkameraden geschrieben. Der wird vieilleicht später übersetzt)

Bonjour,

Moi ça va très bien. Vous ça va bien ?

Je vais vous parler de mon caming-car, qui s'appelle le Tioga. Mes  parents dorment dans le lit à l’ arrière du bus. Yan, Tobias et moi on dort dans la capucine au-dessus du volant. Nous avons une petite cuisinière, un frigo, un congélateur. On avait un micro-onde mais on l’a donné dans un orphelinat au Mexique. Il y a aussi une grande armoire avec une vitre qui a cassé. Papa a acheté une grande planche de bois où on a dessiné et peint la carte du voyage. Dans la salle de bain il y a une petite baignoire qui nous sert à stocker les fruits et les légumes.

Je vais raconter un peu comment se passent mes journées depuis que j'habite dans le Tioga.

Le matin tout le monde se lève presque ensemble, parce que quand quelqu'un est réveillé les autres l'entendent. Des fois je dors un peu plus longtemps quand même. On déjeune des céréales, des tartines à la confiture, des fois des pancakes que maman fait cuire à la poele. Ensuite Yan et moi on fait tout de suite l'école pendant qu'on est encore bien en forme. La table est petite, alors souvent on travaille un dehors et un dedans, comme ça on ne se dérange pas. C'est un jour français, un jour math et allemand ou autre chose quand il y a le temps. Le français c'est beaucoup plus long et plus dur ! 

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Des fois si on part faire une grande randonnée, on ne fait pas l'école le matin  mais le soir en rentrant. Pendant ce temps Tobias fait des écritures ou il joue au memory, ou il va ramasser du bois. Il est devenu grand maintenant, il parle très bien français et allemand, même si des fois il mélange tout dans la phrase avec l'anglais en plus, comme la fois où il a dit "Si tu see ein mountain lion, tu le combats avec das" (si tu vois un puma, tu le combats avec ça - un bâton).

Ensuite on va visiter des choses, souvent on fait des balades assez longues : canyon de Bryce, pyramides du soleil de Teotihuacan...

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Quand Tobias est fatigué Yan le porte, ou je lui donne la main et je joue avec lui.

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A midi souvent on pic-nique dehors. Sinon, au Mexique on mange dans les petits restaurants sur les marchés.

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Je vois souvent des chevaux. Au mexique ce sont seulement les hommes qui montent. En Californie, un jour j'ai pu en faire chez une dame très gentille. Un autre jour on a vu des cow-boys qui emmenaient leurs vaches dans les prés. J'ai aussi vu des décors de films western; le soir toute la famille a regardé le film "Josey Walls hors-la-loi" et nous avons reconnu où ça se passe, dans des canyons rouges, dans des dunes de sables et dans des maisons où on est rentré.

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Souvent on rencontre d'autres enfants avec qui on peut jouer. Je dois parler des fois anglais (aux Etats-Unis), des fois espagnol (au Mexique), des fois allemand parce qu'on a rencontré Carla et Robert qui voyagent aussi avec leurs parents dans un camion.

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Le soir pour me laver, des fois je prends la douche dans le Tioga, des fois dans le camping s'il y a de l'eau chaude, et des fois aussi dans une bassine. Comme il y a un four dans le Tioga on peut faire des gateaux: maman a fait un brownie au chocolat pour l'anniversaire de Tobias et un gateau à l'ananas pour l'anniversaire de Yan.

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Enfin le soir, je me mets dans mon sac de couchage à côté de Tobias. Cacahouette et son petit frère Pistache s'endorment aussi, ils sont toujours avec nous. Ils ont deux nouveaux copains: Bobly, un petit ours brun du Yosemite et Coquin un chipmunk.

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Au revoir tout le monde, surtout les copines et les copins de la classe. Joyeux Noël et à bientôt.

J'aime bien quand vous m'écrivez. J'aimerais bien voir des photos de la nouvelle école.

Clara

 

 

 

 

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Sur le plateau du Colorado

Ouh, que de paysages dans la tête et de couleurs dans les yeux depuis notre dernier billet… Ces trois semaines sont passées très vite, et en même temps nous avons vécu tellement de choses différentes qu’elles semblent une éternité !

Nous avons quitté la Californie par la Vallée de la Mort et sa chaleur incroyable : 110° à l’ombre, en Fahrenheit heureusement (42°C), mais sans ombre. Dans l’après-midi, les enfants refusaient de sortir du camping-car…

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Notre incursion de quelques jours au Névada nous laisse l’impression que cet état investit plus volontiers dans ses casinos que dans ses espaces naturels, même si nous dénichons de très jolis petits coins.

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             Las Vegas et ses machines à sous                                       Les très profondes rigoles d’érosion de Cathedral Gorge, dans lesquelles les enfants ont fait des parties

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Puis nous voilà en Utah, où nous grimpons sur le plateau du Colorado. Il s’agit en fait d’un immense escalier, sur lequel chaque nez de marche est une falaise de couleur différente, taillée par la rivière Colorado : un vrai livre de géologie grandeur nature, qui nous relate quelques 600 millions d’années de l’histoire de la Terre! Nous allons attaquer par la plus haute marche, la plus récente (enfin, en millions d’années), pour le descendre progressivement, c’est à dire actionner la machine à remonter le temps.

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4 marches de l'escalier visibles ici, de haut en bas les pink cliffs, grey cliffs, white cliffs et vermillon cliffs. Même si la photo écrase ici les distances horizontales, elles sont en fait séparées de plusieurs dizaines de kilomètres.

La plus haute marche, donc, nous éblouit déjà par ses formes et ses couleurs. Cedar Break National Monument, un gigantesque amphithéâtre de tours et de crêtes dentelées, est en fait taillé dans la même couche géologique que son voisin plus fameux, Bryce Canyon (les Pink Cliffs, soit les falaises roses). Il est simplement un peu plus haut (3 300 m) car les couches sont inclinées. Nous profitons donc en prime de merveilleuses couleurs d’automne et de nuits …. bien fraîches !

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A Bryce, tout est tellement beau partout, et à toutes les heures du jour, que notre plus gros problème réside dans le tri des photos : pas plus de 200 par jour… Yan, Clara et surtout Tobias ont marché comme des chefs à travers ces “Hoodoos” pour suivre leurs parents qui ne pouvaient pas s’empêcher d’avancer encore un peu, encore un peu, et pour finir encore beaucoup.P1020107  DSC_0988 DSC_1085 DSC_1027

La grande variété des tons superposés, de l’orange intense au rose pâle, est due à des alternances de dépôts en milieu lacustre, bien oxygéné et qui a donc permis l’oxydation de fer (équivalent de la rouille) : il y a 40 millions d’année, l’Utah était donc recouverte d’un immense lac. Les hoodoos sont les tours aux contours improbables que l’érosion a façonnée par la suite, en attaquant de façon différente les dépôts plus tendres (les creux) et les dépôts plus durs (les bosses).

La marche d’en dessous de l’escalier est grise: ce sont des calcaires déposés en bordure d’une mer peu profonde il y a environ 120 millions d’années  (en fait l’équivalent des barres calcaires baujues de l’Arcalod et du Trélod, sauf qu’il ne s’agit pas de la même mer).

Mais si l’on descend encore d’un cran, jusqu’à Zion, là on change carrément de paysage: les White cliffs – falaises blanches - sont des dunes de sable fossilisées, preuve qu’au Jurassique (180 millions d’années) la région était le plus grand désert de sable que la Terre ait connu.

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Les bandes croisées (cross-beds) sont les traces des couches superposées de sable qui formaient les dunes, maintenant transformées en grès. En fait seule la partie supérieure est blanche ici, le reste est merveilleusement rouge.P1020979

Ici l’ampleur est spectaculaire.DSC_1322

Le randonneur se sent tout petit, le grimpeur a toujours les yeux en l’air, l’amateur de canyon découvre toute la gamme des possibles. Nous optons pour la marche en rivière dans les Narrows - “les étroits” – où les enfants s’amusent comme des fous dans l’eau pourtant bien fraîche.

                                Yan dans les Narrows de Zion                                      

 

 

 

 

 

 

Pour finir, nous descendons encore la marche des Vermillon cliffs, qui elles aussi portent bien leur nom. Il y a 200 millions d’années, nous sommes encore dans un désert de sable, même si par moment des rivières coulent et permettent aux dinausores de laisser leurs empreintes.

Et puis d’un coup, un grand coup de sabre dans le paysage, l’escalier devient beaucoup, beaucoup plus raide; nous voilà devant le responsable de la mise à jour de toutes ses marches, la rivière Colorado.

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A l’amont du Grand Canyon, il est encore facile de voir la rivière, mais dans le grand canyon, elle se cache 1600 m plus bas que le plateau. Là où elle coule actuellement, elle met à jour des P1030127roches tellement vieilles qu’elles ne contiennent même plus le moindre fossile, puisqu’elles datent d’avant les premières traces de vie sur Terre (plus de 600 millions d’années). Mais là, désolé, nous ne sommes pas descendus voir de nos propres yeux, Clara a mis son veto. Nous nous contentons des vues du plateau, qui suffisent largement à notre bonheur d’autant que la rive nord, à 2600m d’altitude, nous offre en prime le jaune flamboyant de ses forêts de bouleaux: on espère que vous aussi vous profitez d’un aussi bel automne. Et nous faisons le plein de fraîcheur avant de descendre dans les plaines désertiques !!

Voilà, le Grand Staircase est descendu, nous voici en Arizona dans les déserts de cactus. Nous avons échappé à la pluie (il paraît qu’il y a eu des grosses inondations dans l’état voisin du Colorado) et à la fermeture des parcs nationaux pour cause de mésentente gouvernementale sur l’affectation des budgets fédéraux (qui nous empêchera juste d’aller à Josuha Tree – encore une fois, il faudra revenir spécifiquement pour l’escalade; à coupler avec le Yosemite ?).

Nous voici bientôt au Mexique, nous troquons les chaussures de rando pour les maillots de bain pour aborder la Baja California ! Nous vous envoyons donc plein d’énergie ensoleillée. Merci à tous pour vos commentaires, c’est chouette d’avoir de vos nouvelles.

A bientôt de vous lire,

Les MaPaToClaYa

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29 septembre 2013

NorthCal et West

(complété par rapport à la 1ere mise en ligne) (beim yan, übersetzung kommt noch)

Quand on arrive à San Francisco des amis viennent nous chercher et on passe une semaine chez eux : à Pedro point (pas très loin de San Francisco), j’apprends à faire du surf ,même si au début ce n’est pas très facile  je prends le coup .

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Journée à San Francisco : On traverse le grand pont du Golden Gate pour arriver à San Francisco, on fait un balade et on monte à un point de vue superbe où on a une vue sur toute la ville.

Et maitenant direction le nord et les plus hauts arbres du monde :toujours avec no amis on quitte San Francisco vers le parc de Humboldt et ses grand arbres (120 metres de haut pour des arbres c’est pas rien).

On quitte les copains et les volcans sont à nous. Moi et mon papa on monte au sur le sommet du Cinder Cone (un volcan fait que de cendre) .  on a aussi vu le mont Lassen Peak (le plus haut volcan péléen du monde).

On achète une canne à pêche ; j’attrape beaucoup de poisson (de 20 à 30 cm) et le poisson grillé sur un bon feu c’est super bon ; et même sans poisson un repas cuit sur un feu c’est meilleur que sur la cuisinière.

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Ensuite le Yosémite, le plus vieux parc national du monde. On ne peux aller à Yosemite valley à cause  du grand feu qui dure déjà depuis bientot un mois; on s’y plait même si on étoufe un peu sous la fumé du grand feu, on fait des balades, on observe les animaux et dès que c’est possible je pêche; mais toujour pas d’ours !

Ensuite on a quitté la Californie pour aller au Névada et Utah: il y a beaucoup moins d'arbres, c'est plutôt du désert et des canyons en couleurs: rouge, orange, rose, vert, marron, noir, jaune, un peu de violet.... On a d'abord eu super chaud dans la vallée de la mort - Death Valley, et ensuite on a eu presque froid à 3 000 m d'altitude à Cédar Break et Bryce canyon, sur le haut du plateau du Colorado. La pluie nous manque un peu, on n'en a eu qu'une seule fois; mais on en a bien profité, je me suis douché sous une cascade !

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Dans les dunes de sable de Death Valley                                  Douche improvisée à Red Rock Canyon                   

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Grimpe dans les canyons de Cathedral Gorge et Bryce

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Je porte Tobias et Clara en haut des canyons de Bryce         Les belles et immenses falaises rouges de Zion

Et alors là, tous les animaux  qu’on a vus : des baleines (très grosses), des loutres, des otarie (qui faisait bronsette au soleil) des phoques, un bob cat (lynx ), des gros écureuils gris des chipmunks (des petits ecureuils de terre ), des biches et des cerf au grandes oreilles, des raton laveurs  plein d’oiseaux , des chien de prairi (des petites marmottes ) , des pronghorns (des antilopes americaines),  un aigle à tête blanche...

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Une famille de loutres joue sur un pontont.                                 Un racoon (raton-laveur) dans le jardin de nos copains.

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 Un chipmunk (écureuil de terre)                                                           Un écureuil gris acrobate

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Une antilope américaine (Pronghorn)                                                         Des oies du canada

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Des chiens de prairie.


A bientôt tout le monde, écrivez-moi les copains.

Yan

  

 

 

    

 

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26 septembre 2013

Le véhicule / das Wohnmobil

Notre maison roulante pour l'année est un Tioga de 24 pieds, soit 7m20, 6places, année 2005 avec 200 000 km au départ de San francisco. Il est suffisamment grand pour nous loger confortablement tous les 5, mais encore assez court pour êrester maniable et pouvoir le poser sur de nombreux parkings.

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Le moteur est agréablement puissant, on ne pédale pas dans les côtes malgré les 7 tonnes.

L'intérieur est très lumineux grâce à de grandes fenêtres, et bien éclairé le soir sur 2 batteries de 6 volts.

La capucine a été investie par les trois enfants, qui ont chacun trouvé leur petit espace-chambre 0

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