02 avril 2014

Panama, un canal et puis ?

Die Fotos sind auf Deutsch untertitelt.

Une semaine, c’est tout le temps qui nous est resté pour visiter le Panama après avoir décidé d’embarquer le Tioga sur le cargo le 12 mars et pas le 2 avril (on avait espéré avoir une date de passage autour du 20, mais non).
Une semaine, c’est peu pour rentrer dans le cœur d’un pays; est-ce pour cela qu’il ne nous a pas marqué autant que tous ses voisins d’Amérique centrale ? Nous n’y avons pas trouvé la variété des paysages, la richesse de la faune ni surtout l’accueil chaleureux que nous avons tant appréciés depuis 3 mois – mais nous ne sommes pas descendus du tout dans la partie sud sauvage où vivent beaucoup de communautés indigènes. Bon d’accord, il y a le canal, cette construction pharaonique qui fait de Panama City une sorte de “centre du monde”…pour les échanges commerciaux. Il nous a beaucoup impressionné mais nous a aussi en quelque sorte laissé un goût amer : les fantastiques richesses qu’il génère sont pour le moins… concentrée. Partout il est tellement flagrant que le canal de Panama ne profite pas au Panama. Les inégalités y sont extrêmes. L’ensemble de Panaméens vivent on ne peut plus simplement (voire bien moins) alors qu’à Panama City pousse une concentration hallucinante d’orgueilleux gratte-ciels. Rétrospectivement cela nous fait bien mieux apprécier la politique de développement du Costa Rica, basée sur un tourisme qui certes devient parfois un peu lourd mais qui au moins profite pratiquement à tout le monde, des gérants d’hôtels aux artisans et vendeurs de rue.

Petit tour en images des endroits qui nous ont marqués, du nord au sud :

P1040994La canyon de Gualaca, un joli petit canyon de granit dans le nord du pays, où l’on peut se baigner et passer la nuit tranquillement…. en général. C’était sans compter sur la date du Carnaval, la plus grande fête du pays. Sans le savoir nous arrivons au Panama pour le dernier des 4 jours fériés: nous ne verrons rien du carnaval lui-même mais le canyon et sa fraîcheur sont littéralement pris d’assaut par les gens des environs ! Au milieu de la foule Clara a toujours autant de succès avec ses cheveux bonds et ses yeux clairs;

Alle amüsieren sich auf ihre Art. Hier wird getrunken, gefeiert, geklettert, gesprungen und vor allem affenartig laut Musik gespielt.

Clara ist mit ihren blonden Haaren eine der Hauptattraktion am Bach.

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L’église de Nata est la plus vieille du pays, et probablement d’Amérique centrale. Elle date du tout début de la colonisation espagnole (1520) et a conservé sa splendide structure sur piliers bois: un petit joyeux caché dans un village sans charme particulier le long de la Panaméricaine.

 

 Wunderschoene Kirche aus Holz in Nata, Panama.

Panama-city, ville effervescente avec son quartier hyper moderne de grattes-ciels: on n’en a jamais vu autant et le nombre d’édifices en construction est incroyable. Et pourtant les 3/4 des tours sont vides …. illustration flagrante de la réputation de Panama pour le blanchiment d’argent.
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Mehr als die Haelfte der Wolkenkratzer in Panama City stehen leer, irgendwie muss das Drogengeld ja gewaschen werden – Augenauswischerei, je groesser der Schwachsinn, desto weniger faellt er auf.

La ville est située de l’autre côté du canal, DSC_1314qui coupe physiquement en 2 le continent américain: le “Puente de las Americas” qui enjambe la fracture, est le lien ténu qui relie donc l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud – mais vue la circulation on doute que le passage profite aussi aux espèces animales, et on n’aurait jamais entendu parler dans le secteur de corridor biologique. 

Puente de los Americas, diese Bruecke verbinden Zentralamerika mit Suedamerika, denn der Panamakanal trennt diese ehemalige Landzunge.

Panama est aussi pour nous la première étape dans le processus d’embarquement du véhicule: il faut passer l’inspection de police. L’occasion pour nous de rencontrer d’autres voyageurs motorisés: Uli et Enka, dont l’énorme camion va prendre le même Cargo que notre Tioga (qui du coup paraît petit), Alex et Mireia que nous retrouvons avec toujours autant de plaisir, et Mathieu et Nicolas, 2 jeunes français qui débarquent avec leur 4L: sacré échantillon de véhicules de voyage posés devant la marina ! et 2 soirées bien sympathiques, qui font mieux passer l’attente plutôt longue autours de formalités administratives.
 DSC_1330 DSC_1475 DSC_1550Nicolas et Matthieu, super sympas et pleins d'énergie, font un tour du monde en 4L pour promouvoir le microcrédit: suivez leur périple sur www.microcrediten4l.com
Der Groesse nach geordnet: Franzosen im R4 in einem Jahr um die ganze Welt. Spanisch-Belgisches Paar von Belgien nach Uruguay. Mapatoclaya. Deutsch-Namibische Pensionisten im MAN Lkw auf der Panamericana. Jeder findet seinen Weg. Jeder muss durch den Engpass Panama-Kolumbien.

Le fort de San Lorenzo, à côté de Colon, sur la côte caraïbe. Comme l’église de Nata, ce fort marque le tout début de la colonisation et l’acharnement des espagnols à protéger contre les pirates leurs ports d’où partaient vers l’Espagne toutes les richesses arrachées au nouveau continent.

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Am Fort San Lorenzo geniessen wir die letzten schoenen Tage in Zentralamerika. Diese spanische Kanonen wurden zum Glueck schon laenger nicht mehr benuetzt.

En plus des canons et des animaux qui peuplent ce bel endroit (singe hurleurs, paresseux à 3 griffes – ceux qu’on n’avaient pas vus au Costa Rica, toucans..) les enfants apprécient particulièrement de passer encore 2 jours avec Alex et Mireia, toujours aussi adorables.
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Mireilla und Alex, das spanisch-belgische Paar, ist unseren Kindern enorm ans Herz gewachsen, sowie auch umgekehrt. Zuerst ihre Reise beenden, ihre Arbeit aufnehmen, bevor sie sich in neue Kinder-Abenteuer stuerzen.

Le canal et les écluses de Gatun

Le canal de Panama… Le nom fait rêver, l’imaginaire s’envole autour de cette entreprise folle de l’homme : relier au plus court l’océan Atlantique à l’océan Pacifique pour acheminer les marchandises de l’Asie vers l’Europe, mais aussi pour passer plus facilement de la côte Est à la côte ouest des Etats-unis au moment de la ruée vers l’or. Ferdinand de Lesseps, porté par sa renommée après son succès à Suez, a lancé le percement ici aussi mais s’y est cette fois cassé les dents: il a voulu reproduire les techniques utilisées en Egypte, sans tenir compte des conditions climatiques plus difficiles et du relief plus important entre les deux océans. Résultat, qui songe encore en empruntant le canal que son percement a dans un premier temps coûté la vie à 25000 hommes ? Ce sont finalement les Américains , grâce à un impressionnant système d’écluses que Lesseps avait refusé, qui ont achevé l’entreprise et ont exploité le canal entièrement à leur compte; pendant très, très longtemps, le canal de Panama n’était pas le canal DU Panama mais une enclave américaine sur le territoire panaméen, avec évidemment une influence telle sur le pays que le dollar y a très tôt été instauré monnaie nationale.
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Standardisierte Breite, Laenge, Hoehe werden von all den Frachtschiffen verlangt, um durch den weltmeerverbindenden Panamakanal zu kommen. Kosten: 30 000 USDollar Maut pro Fahrt.

Le cours d’histoire géo-politique s’arrête ici (on pourra donner plus de détails quand la classe de Yan aura trouvé les réponses au quizz qu’il a réalisé). Toute la famille a été impressionnée par le fonctionnement et par l’ampleur des écluses, par le gigantisme des bateaux qui les empruntent ; Tobias a adoré les locomotives qui tirent les cargos de chaque côté “Elles sont riquiqui tellement les bateaux ils sont gros”; Clara a été fascinée par le bateaux de croisière de luxe et Yan par le porte-avion que nous avons observés descendre tout en douceur 26 mètres de dénivelée; Andreas a serré les fesses pour faire passer le Tioga sur la passerelle étroite juste devant l’écluse – un moment intense pour se rendre à San Lorenzo !!; et Carine est restée perplexe devant l’intensité et la croissance du trafic : il faut aujourd’hui un canal encore plus grand (les travaux devraient se terminer dans l’année) pour faire passer des bateaux toujours plus gros, pour transporter toujours plus de richesses toujours plus inégalement réparties… Continuer d’agrandir le fossé, au sens propre comme au figuré; l’image est frappante et chacun de nous 5 l’a ressentie à son niveau.
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L’activité du canal et du port de Colon contrastent tellement avec le reste du pays

Nur bitte jetzt nicht die Schleusen oeffnen, ansonsten verwandelt sich die “casa rodante” in eine “case flottante”. So wie ueberall reicht auch hier der aktuelle Kanal nicht mehr aus, der Nachfrage nachzukommen. Das Neubauprojekt sollte eigentlich schon fertiggestellt sein, groessere, breitere, laengere Schiffe werden passieren.

Posté par Mapatoclaya à 22:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


19 mars 2014

PANAMA - KOLUMBIEN

Les photos sont légendées en français. L’article correspondant arrive sous peu.

Wie immer kann man die Fotos mit einem besseren qualitaet anschauen, beim rechts klicken “In einem neuen Fenster offnen”

Wie kommt man von Zentral- nach Suedamerika ?

Bewegte Tage liegen hinter uns, nur wenig Zeit blieb fuer Panama selber, denn das geplante Frachtschiff, auf dem der Tioga reisen soll, verlaesst den Hafen von Colon am 12. Maerz. Und das Segelschiff Jaqueline, betrieben vom Oesterreicher Fritz, legt am 11. Maerz ab. Da bleiben gerade mal eine knappe Woche, um sich ein paar schoene Dinge anzuschauen, und aber trotzdem staendigen Internetkontakt fuer die Abwicklung diversen Papierkrams zu haben.

Dank der Vorinformation von einer schweizer Reisefamilie, die nun schon mehr als 2 Jahre mit ihren Kindern unterwegs ist, machen wir einen sehr lohnenden Abstecher zum Granitcanon von Gualaca, wo unter der Woche normalerweise Ruhe und tote Hose ist, mit dem kleinen Unterschied, dass gerade die letzten Karnavaltage waren, und so feiern die Einheimischen mit ausgiebig lauter Musik, Essen und Trinken (in erster Linie Bier und Chips bzw. Sandwichs) den ganzen Tag lang den bevorstehenden Anbruch der Fastenzeit.

P1050011 Canyon de Gualaca, sortie prisée des panaméen les jours fériés

  Zum Glueck ziehen sie alle, bis auf eine kleinere Jugendgruppe, am spaeten Nachtmittag ab, und es kehrt Ruhe in den mittlerweile stark verschmutzten Bach ein. Ein ruhiger Abend waere schoen gewesen, es war ja nicht klar, dass es sich bei dieser Jugendgruppe um ein evangelisches Feldlager handelt, als gegen 18 Uhr die ersten Schlagzeugtrommlereien ertoenten war offensichtlich, dass aus dem ruhigen Abend nichts wird. Die Vorbeterin und –saengerin hat zwar eine schoene Stimme, aber nach mehreren Stunden Gehirnwaesche beruhigte sich die ganze Truppe … um fruehmorgens, viel zu frueh am Morgen, mit der Zeremonie weiterzumachen. Besser so als gewalttaetige Wege, selbst wenns heute noch in den Ohren droehnt und diese Nacht nur Auftakt fuer schlaflose Naechte bedeutet.   DSC_1349Le Puente de las Americas, le pont qui enjambe le canal de Panama, relie de fait l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud

  Welche Vorstellung hat man eigentlich von der Panamericana? Eine Autobahn, ein Feldweg, eine vielbefahrene Landesstrasse, eine wirtschaftliche Hauptverbindungslinie zwischen all den zentralamerikanischen Laendern? Die Antwort ist eindeutig: Eine einzige Katastrophe! Bis auf wenige Abschnitte (wer die wohl finanziert hat?) findet man Grossbaustellen, betonierte Strassen (die alle 5 Meter von Schnittrillen durchzogen sind, Schlagloecher diverser Groesse, ausreichend gross um bei Unvorsichtigkeit einen Achsenbruch im Nullkommernichts herbeizufuehren, tischgrosse eingestuerzte Flaechen mit extrem scharfen Bruchkanten … unerklaerlich schlecht ausgebaut, wo wohl das ganze Geld des weltberuehmten Panamakanals versickert? Wahrscheinlich in amerikanischer Hand, so wie das ganze Land in kanadisch-amerikanischem Besitz liegt, und jede Art von Gewinn wohl versteuert aber abgezogen wird. Beweis dafuer ist auch die Waehrung. Die heisst zwar Balboa, aber in echt wird in Dollar bezahlt, den Balboa gibt’s nur in Muenzen bis zu einem US Dollar Hoehe – que barbaridad!

DSC_1398Panama city, énorme d’inégalités, des bidonvilles aux grand buildings construits avec de l’argent sale.

  Der Panamakanal ist die wirtschaftliche Hauptaktivitaet des Landes, seit 1914 verbindet dieser Kanal den Atlantik und den Pazifik. 300 Meter lange Schiffe befahren ueber 6 Schleussen fuer jeweils laecherliche 30000 Balboas die 50 Kilometer, hautnah kann man an den Gatunschleussen die Schiffe beobachten, und in der Naehe am historischen Fort San Lorenzo die letzten, wohl schoensten Naechte Panamas verbringen. Bruellaffen, Faultiere, Tukane, ruhige Straende, Karibikkueste, gemeinsam mit Reisefreunden aus Belgien-Spanien, bevor der Tioga verladen wird, und wir das erste Mal ohne getrautes Heim dastehen. DSC_1651Les écluses de Gatun permettent aux énormes cargos de franchir le relief de l’isthme de Panama, 26m au-dessus du niveau des océans.

Die Verschiffungsprozedur und der dazugehoerige Papierkram koennen via die bildhuebsche junge Amy, Tochter von der Deutsch-Argentinierin Tea Kalmbach, erleichtert werden, auf ihre Hilfe moechten wir auf keinen Fall verzichten, so viel Geld wie die ganze Aktion fuer die fehlenden 80 Kilometer Strasse zwischen Panama und Kolumbien (Wirtschaft, Geographie, Drogen, Einwanderer, Naturschutz – jeder Vorwand ist ausreichend um die Strasse eben nicht zu bauen) kostet, da kommt es auf die Agentenhilfe auch nicht mehr draufan. Am 10. Maerz, Mittagszeit, sind soweit alle Unterzeichnungen, Stempel und Absegnungen auf allen Papieren drauf, um dem Tioga fuer eine Woche Ade zu sagen, in der Hoffnung, dass das verbleibende Innenleben nicht als Selbstbedienungsladen verstanden wird. Verschlossene Tueren, spannplattenverriegelte Durchgaenge zur Fahrerkabine und verhaengte Fenster sind fuer diejenigen, die da wirklich rein wollen, ein Kinderspiel. Druecken wir die Daumen!

DSC_1918Notre Tioga, prêt à l’embarquement au port de Colon (en bas tout à gauche), paraît bien minuscule comparé aux montagnes de containers avec lesquelles il va voyager !

  Ein Taxi, zu fuenft die beste Loesung, bringt uns die 60 km zurueck nach Panama City, wo wir eine kurze Nacht verbringen wollen, um Morgen sehr frueh mit einem anderen Jeep-Taxi nach Carti an der Karibik beim Archipel der San Blas Inseln aufzubrechen. Tagwache 4 Uhr 30, Taxi 5 Uhr 30, um gegen 11 Uhr aufs kleine Motorboot zu springen, dass uns zur Jaqueline bringen soll, unserem Heim und Transportmittel fuer die naechsten 5 Tage (die Alternative eines Fluges ist natuerlich vorstellbar, wir freuen uns alle aufs Meer, ohne genau zu wissen, was uns erwartet).

Gegen 4 Uhr 40 klopft die Hotelbesitzerin an die Zimmertuer, um uns mitzuteilen, dass der Taxifahrer generft wieder abgefahren ist, ohne uns, denn die Warterei sei jetzt zu viel und er haette keine Zeit. 2 Dinge dazu: der Hauptfehler liegt bei mir, die Zeitumstellung von einer Stunde nach vorne ist spurlos an mir vorbeigegangen, das kommt davon, wenn man ewig ohne Uhr so dahinlebt, die ploetzliche Ungeduld des Taxlers, der uns in diesem Moment schwer im Stich laesst, ist voellig unerklaerlich, steht fuer ihn doch viel Geld am Spiel. Nachdem es sich um ein Spezialtaxi an einen sehr exponierten Ort handelt, lassen sich nur ueber extrem viel Telefonieren in den aeussersten Morgenstunden zum grossen Glueck zwei Restplaetze in einem anderen Fahrzeug organisieren, zu fuenft, mit meinem Ischasleiden, Gepaeck und klopfendem Herzen schaffen wir es doch noch! Furchtbare Fahreigenheiten mit unnuetzem Konsumzwischenstopp, un sehr kurvig steiler Strasse bringen 2 Beifahrer zum Brechen, kein Wunder bei der Fahrerei. Zum Brechen uebel ist uns auch, denn 2 Kreditkarten und das ganze Bargeld fuer die 5 Tage Segelfahrt wurden im Hotel vergessen, ein rasches Telefonat ins Hotel kann zumindest einen Diebstahl verhindern. Irgendwann, nach Kontrolle, Gebuehren an die Einheimischen und mehreren Brechzwischenstopps stehen wir endlich an den kleinen Motorbooten, die uns zur Jacqueline, 54 Fuss Katamaran, bringen. Wir hatten uns so gefreut, dass unser Kapitaen der sehr nette Oesterreicher Fritz, ein Mann mit viel Erfahrung und enormen wiener Schmaeh ist, die Enttaeuschung ist erkennlich, denn nicht er in Person, sondern ein Aushilfskapitaen aus Kolumbien mit seinem Koch soll uns durch die sehr windige 400 Kilometer schaukeln. Dafuer faehrt Fritz am Hotel in Panama vorbei und holt sich sein Geld, die 2 Kreditkarten nimmt er im naechsten Flug nach Cartagena mit, was schlussendlich tatsaechlich funktioniert.

DSC_2396Le Jaquelyne, notre catamaran pour 5 jours de croisière, des îles san Blas jusqu’en Colombie

  Was soll jetzt noch schief gehen, Taxipanne repariert, Geldhavarie geloest, eine Schwimmweste fuer Tobias und auf geht’s in die grandiosen, paradisischen San Blas Inseln im Kuna-Stamm Reservat, das zu Panama gehoert, in deren Selbstverwaltung liegt. Bilder sprechen mehr als Worte.

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Les images parlent d’elles-même, les îles San Blas sont belles, et 5 jours sur un grand cata avec un bon cook et un bon capitaine ont quelque chose d’une expérience de rêve.

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Malgré tout, la traversée vers la Colombie est une vraie traversée en haute mer: Andreas prend son tour de quart à la barre et Yan ramasse les poissons volants échoués sur le pont.

    Nach 3 Tagen Inselhuepfen geht nun die eigentliche Reise, das Uebersetzen nach Kolumbien, los. Sobald wir aus dem Korallenrief draussen sind, blaesst der Nordwind wie verrueckt, staerker als geplant, der Wellengang liegt regelmaessig bei 3 Metern, selten hoeher. Jeder der nicht fruehzeitig Tabletten gegen Seekrankheit geschluckt hat, begradigt seine Unversicht nach der ersten Uebergabe. Die ersten 30 Stunden gegen Osten, mit sehr hielfreichem Wind, verlaufen zwar schauklig aber gut, abgesehen davon, dass sich bei einer Wende die dicke Aussenboardangelschnur in der Schraube frisst und der Kapitaen von Board gehen muss, um die Schraube zu befreien. Hoechst akrobatischer Tauchgang bei hoher See, wo er sich nochdazu verletzt, erst der Koch schafft es, die Schnur endgueltig abzuwickeln. Der erneute Startversuch des Motors bringt eine grosse Rauchwolke mit sich, ob das normal ist? Ohne Worte, so wie eigentlich von Anfang an, faehrt der Kapitaen mit abgebranntem Turbostarter weiter, der zweite Motor des Katamaran hatte von Anfang an nicht funktioniert. Wozu braucht man beim Segeln auch einen Motor? Die letzten 24 Stunden von Sued nach Nord mit extremen Gegenwind, hoher See und Stroemung sind somit ein Kampf gegen die Elemente, ein grosser Katamaran wendet eben nicht wie eine klassische Kokosnuss. Die Beiden schaffen es trotzdem, bis vor die Tueren von Cartagena zu segeln, seichte Gewaesser und drohende Inselkuesten liegen hinter uns, con la ayuda de Dios llegamos. Der letzte Kilometer schaut nach einem eindeutigen Heimspiel aus, waere da nicht eine Segelregatte im Gange, mit Polzeibegleitung wird der Jacqueline die Einfahrt ins Hafengelaende genehmigt, selbst wenn die letzten 500 Meter mit dem einen schwach laufenden Motor zur Tortur werden, das Hilfsschlauchboot mit Motor, am Katamaran auf der Seite des ausgefallenen Motors verbunden, bringt die noetige Energie, um sich Welle fuer Welle zum Ankerplatz vorzuarbeiten. Hunderte Wolkenkratzer, unzaehlige Sportsegler und riesige Kraene im Hafengelaende umgeben uns, vom Frachtschiff, das unseren Tioga ueberfuehrt, ist allerdings nichts zu sehen, und das soll fuer naechsten 4 Tage auch so bleiben, in welchem Zustand unser trautes Heim wohl ankommen wird?

DSC_2547Arrivée à Carthagène – Cartagena de Indias – ça y est, nous sommes en Amérique du Sud !

    So schoen und abenteuerlich die Segelei auch war, beneiden braucht uns niemand, besonders in den Momenten des Wartens auf das Wohnmobil. Es stimmt, Cartagena ist eine moderne pulsierende Stadt mit einem sehr gut erhaltenen und gepflegtem Altstadtkern, es gibt schlimmere Plaetze, wo man zum Warten gezwungen wird.

Alles Liebe aus einem neuen Land, Kolumbien, Land der schoensten Frauen, des besten Kaffees, der beruehmtesten Drogenkartele, wir berichten brav weiter.

Posté par Mapatoclaya à 22:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]