05 août 2014

De Cusco au lac Titicaca, tout est beau – Wunderbares Suedperu

19-24/07/2014

Nous serions bien restés un peu plus autour de Cusco, la région a beaucoup à offrir, mais les jours sont pour nous désormais comptés. Le 25, dans 5 jours nous devons être à la frontière pour retrouver Christoph, le papa de la famille qui nous achète le Tioga.

En route donc pour nos derniers jours à bord du camping-car. Avant de rejoindre le lac Titicaca, Andreas aimerait voir de plus près l’Ausangate. Nous bifurquons donc sur le route qui part vers l’est, vers l’Amazonie et et le Brésil – une route qui nous réserve encore de belles surprises. Dans tous les villages traversés, les femmes portent toutes leurs vêtements traditionnels, avec en particulier un chapeau très large tout en broderies et pompons: pas très pratique de notre point de vue si l’on considère le vent et le froid permanent – les hommes eux portent des bonnets de laine qui couvrent les oreilles – mais très élégant.

Cuzco ist bei weitem die schoenste Stadt Perus, wo, wie an den meisten Orten, wir sehr gerne laenger geblieben waeren, aber die Tioga-Uebernehmer-Familie aus Wien (ihr koennt ihre Abenteuer auf www.bieros.at verfolgen) wartet schon gespannt in La Paz, Bolivien, dass wir endlich auftauchen. Bunte Jahrmaerkte, wo die Landsbevoelkerung einmal woechentlich zum Einkauf anreist, Eisberge und so wie immer jede Menge freundliche Leute, und eine gut ausgebaute Strasse Richtung Urwald und danach Brasilien, das sich auf dieser Reise –leider – nicht mehr ausgeht. Ab Ende Juli ist Schluss mit Tioga-Komfort.

 20072014-DSC_0160    20072014-DSC_0163a
Le marché de Ocongate est on ne peut plus coloré – viel traditionelle Kleidung auf den Bauernmaerkten

21072014-DSC_0613    21072014-DSC_0333
Les femmes font toutes leurs activités, même les grosses manutentions, avec leur éternel baluchon sur le dos, qui abrite autant les courses de la journée que les enfants. Die Frauen trennen sich nur selten von ihren Tragetuechern, die fuer Kinder, Einkaeufe, Kleintiere, Baumaterialen, Garten- und Hofarbeiten unverzichtbar sind.

Par contraste avec Cusco, la vallée est extrêmement peu touristique. Elle est pourtant magnifique avec l’Ausangate qui trône quand il veut bien se dégager. Nous montons jusqu’au col, à 4200m, qui redescend de l’autre côté jusqu’à l’Amazonie. Quelle tentation de suivre la route pour basculer de ce côté-là… mais non, pas cette fois.  Nous faisons juste une pause au col avant de rebrousser sagement chemin. A ce fameux col il y a une maison, une seule, dans l’austérité de ce paysage presque purement minéral. Dès que nous arrêtons le Tioga trois enfants en sortent. Le premier porte une paire de botte en caoutchouc, le deuxième des basquets tellement trop grandes qu’il les perd à chaque pas, et la troisième des sandales bien trop petites. Tous sans chaussettes. Nous, nous accumulons les épaisseurs de polaires et doudounes, de chaussettes et de pantalons chauds avant de sortir les voir dans le vent glacial… S’en suit une rencontre toute simple, très forte. Nous invitons la maman et les enfants à venir boire un café et manger un biscuit dans le Tioga. Ils trouvent qu’il fait chaud, que c’est beau.
   “ - Et de quoi vivez-vous ici ?
     - Oh, vivemos, nada mas – nous vivons, c’est tout. “
Nous arrivons à comprendre qu’ils vendent la laine de leurs 20 alpagas. Nous repartons en leur laissant des oranges, quelques paires de chaussettes et une paire de basquets de Clara qui remplaceront juste bien les sandales de la plus jeune des filles. Ici au moins, nous savons qu’elles serviront.

A peine plus bas dans la vallée, Andreas déniche “au feeling” une piste toute neuve qui mène à un superbe lac glaciaire au pied de la cordillère Vilcanota. Le Tioga passe, tout doucement. Nous sommes les premiers touristes à atterrir ici. Les troupeaux d’alpagas n’ont pour concurrence que les oies sauvages.

21072014-DSC_0305        21072014-DSC_0282 Cordillera Vilcanota, die vom hohen Ausangate beherrscht wird. Im Vergleich zu Cuzco wenig touristisch, aber wunderschoen, Natur pur eben.

21072014-DSC_0262    21072014-DSC_0317
“Andean Goose”, in den hohen Anden lebende Wildgaense,  teilen sich mit Llamas und Alpakas die Hochlandweideflaechen, wo nachts die Seen frieren und regelmaessig das bescheidene Gras unterm Schnee verschwindet. Au petit matin, les oies sauvages s’envolent devant le “petit” voisin de l’Ausangate, tandis que les alpagas broutent paisiblement l’herbe rase.

Après ce petit détour nous reprenons la route principale vers le sud. Nous arrivons progressivement vraiment sur l’altiplano – plateau d’altitude au sens littéral. Le paysage change, s’aplanit fortement, et les températures chutent. La nuit le bonnet devient indispensable et, pour la première fois, les vitres du Tioga sont toutes givrées le matin.

21072014-DSC_0354      19072014-DSC_0158

“Altiplano” nennt man den Landschaftsstrich zwischen Suedperu, ueber Bolivien bis nach Nordargentinien. Im Schnitt auf circa 4000 m hoch gelegen, die Berge ragen noch weit darueber hinaus. Tagsueber mit der equatorialischen Sonne stark waermend herrschen nachts frostige Temperaturen. Trockenheit und starke Winde sind normal. Warum wir gerade diese Landschaft besonders gern haben?

22072014-DSC_0471Des grands espaces, de l’altitude, un climat sec et froid même si le soleil brûle dans la journées: des lieux où nous nous sentons bien. 

Sur les conseils de Steve et Gilly, qui sont passés il y a peu, nous nous arrêtons pour la nuit dans le canyon de Tilajani. Un grand merci pour le tuyau, l’endroit est magique mais nous serions passés à côté faute d’information. A quelques kilomètres de la grande route sur une très bonne piste – wouahou, on a roulé à 50km/h ! – on retrouve un peu l’ambiance de l’ouest américain, avec en plus des volées d’ibis qui nichent dans les falaises et des tombes (pré-incas ?) dans lesquels on trouve encore les os – les pilleurs n’ont laissé que ça. Voilà encore un endroit où nous serions bien restés un peu plus – Yan n’aura pas eu sa photo d’ibis au nid – mais le 25 approche, et nous ne sommes toujours pas au lac.

 22072014-DSC_0372 22072014-DSC_0438 22072014-DSC_0444  22072014-DSC_0454
Il faut passer un gué pour accéder au cœur de ce sanctuaire naturel. Wunserschoene Canyon Tilajani

Notre prochaine étape nous amène bien au bord d’un lac, mais toujours pas le Titicaca. Juste après la traversée chaotique de Juliaca – en règle générale au Pérou ville ou village rime avec chaos en terme de route, mais à Juliaca cela atteint des sommets – le site de Silustani est un havre de paix. Les chulpas, tombeaux de pierre pré-incas tout en hauteur, sont un beau prétexte à venir visiter cet endroit aux couleurs si intenses, superbement situé sur les hauteurs du lac Umayo.

22072014-DSC_0524 22072014-DSC_0534   

Graeber von Silustani am Umayosee in der Naehe von Puno, letzter groesseren Stadt Perus, wieder eine gelungene Kombination aus Archeolo- und Orniithologie.

   22072014-DSC_0562     22072014-DSC_0571

Sur le parking du site, nous passons la nuit en compagnie de Katrin et Mandfred, d’autres voyageurs en véhicule qui remontent du sud. Ce sont eux qui vont nous donner la clé pour une très belle excursion sur les îles flottantes du lac Titicaca (enfin lui), où nous hésitions à aller par crainte de la sur-affluence touristique. En suivant leur conseil nous traversons Puno pour aller trouver directement Gilbert sur la rive du lac. Avec sa femme et sa fille, il nous emmène dans sa barque jusqu’à santa Maria, “son” île de l’archipel Uros. Vous avez certainement déjà vu un reportage sur ces constructions stupéfiantes. On n’ose pas vraiment le dire, mais… c’est encore mieux en vrai.
Pour échapper aux Incas qui envahissaient la région, le peuple Uros a fui sur le lac. Vivant d’abord sur des bateaux de joncs, ils ont petit à petit amélioré leurs “maisons flottantes” en utilisant les racines entremêlées des joncs pour constituer des plateformes qui se sont agrandies au point de devenir de petites îles.

Schwimmende Inseln aus Schilf, urspruenglich aus Noeten durch die Inkaverfolgungen erfunden, dienen heute nach wie vor fuer circa 2000 Menschen als Behausung, wovon der Grossteil durch Touristenbesuche ueberlebt. Jedes Einzelteil, bis auf die Kochstelle, besteht aus Schilf, der auch vielen Wassertieren Schutze und Nahrung bietet. Yan suchte und fand seine endemische Titicacagrebe, worauf er sehr stolz ist. Vielen Dank an Katrin und Manfred, deutsche overlander, die uns diesen Tipp gegeben hatten.

 23072014-DSC_0679     23072014-DSC_0664
Mais ou est donc le lac ? Il disparaît sous les étendues de “totora”, les roseaux dont sont faites les îles. Il faut connaître les canaux libre pour naviguer jusqu’aux îles.
23072014-DSC_0612  
Chaque île regroupe une ou plusieurs familles, avec les habitations (rectangulaires) et les chambres de stockage (rondes); si une discorde apparaît, rien de plus simple pour régler le conflit, on scinde l’île !
23072014-DSC_0621
Difficile de savoir si les îles sont toujours véritablement habitées ou seulement entretenues pour les touristes… Mais ici, le monde que rassemble une grande réunion communale semble attester de la vie de l’archipel; le parking (de bateaux évidemment) affiche complet).

23072014-DSC_0635  23072014-DSC_0624
Habitations traditionnelles Uros / On voit à droite l’épaisse couche de racines de joncs qui forme la base flottante de l’île.
23072014-DSC_0675
Gilbert, sa femme et sa fille. Merci sur cette belle balade très personnelle dans votre univers flottant.

24 juillet, notre dernier jour avec le Tioga. Nous rêvons d’une journée tranquille au bord du lac, avec de belles vues sur les montagnes boliviennes. Mais voilà, nous sommes toujours en voyage, et le voyage nous tiendra jusqu’au bout. La jolie piste que nous avions vue sur la carte, qui semblait nous amener rapidement au bord de l’eau à l'écart de la grande route, n’en finit pas de se prolonger dans une plaine plate, plate, plate et sèche. Nous nous arrêtons pour casser la croûte dans un petit village, attirés par le rouge des uniformes d’une troupe d’enfants: dans quelques jours (le 28) c’est la fête nationale du Pérou, et aujourd’hui c’est le jour du défilé des écoles. Tout le monde parade consciencieusement au pas, en portant haut les couleurs du pays, au son de la fanfare locale (qui ne joue pas si mal qu’on aurait pu le croire). Désolés, monsieur le maire, si nous avons un peu perturbé le défilé…. C’est que nous avons été l’attraction majeure du jour, surtout Clara.
    “- On n’a jamais vu de touristes ici.
     - Pourquoi tu t’es peint les cheveux ?
     - Pourquoi tu as des yeux grands comme un chat ?”
Nous ne sommes pourtant qu’à 50km de la très touristique ville de Puno…

Letzter Tioga-Reisetag, auf der Suche nach einem erwuerdigen Stellplatz am Titicacasee. In einem der zahlreichen Landsdoerfer bereiten sich alle Schulkinder fuer die kommenden Nationalfeiertagsumzuege vor. Die Gemeinderaete und Schullehrer versichern uns, dass in ihrem Dorf noch niemals so hellhaeutig und blonde Auslaender vorbeigekommen sind, und schon gar nicht in so einem Fahrzeug, nur die Piste ist noch nicht zu Ende, und der See noch einiges weg, aber mit viel Ausdauer und Willen kommen wir dennoch dahin, wohin wir wollen. Eine be-lohnende Aussicht auf den See und die Eisriesen der bolivianischen Cordillera Real.

  24072014-DSC_0748  24072014-DSC_0741

Finalement, après encore un peu de persévérance sur la piste, nous atteignons le bord de l’eau, juste à temps pour profiter avec la belle lumière de la vue sur les sommets Boliviens, de l’autre côté du lac.
24072014-DSC_0699 24072014-DSC_1781

24072014-DSC_0788

 

Pour l’après-midi tranquille à commencer le rangement du Tioga, c’est raté. Et alors ? Nous avons vécu une vraie dernière journée de VOYAGE. Jusqu’au bout. Nous sommes maintenant prêts à céder notre maison roulante et à poursuivre pour nos deux dernières semaines le périple sacs au dos. Une nouvelle expérience pour terminer, c'est aussi une porte ouverte pour les enfants vers une autre forme de voyage.

Ab morgen, Stichtag 25. Juli, seit Monaten mit den neuen Abenteurern vereinbart, wirds keine Tiogaabenteuer mehr geben, ein paar Tage zum Saeubern und Richten des Fahrzeugs sollten reichen, um die Reise mit dem Rucksack fortzusetzen. Somit sehen die Kinder auch, wie man auf diese Weise unterwegs sein kann, denn gerade in den letzten Wochen hatten sie unzaehlige junge Reisende mit Rucksaecken kennengelernt. Die Abenteuer gehen weiter!

Posté par Mapatoclaya à 05:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


De Cusco au lac Titicaca, tout est beau – Wunderbares Suedperu

19-24/07/2014

Nous serions bien restés un peu plus autour de Cusco, la région a beaucoup à offrir, mais les jours sont pour nous désormais comptés. Le 25, dans 5 jours nous devons être à la frontière pour retrouver Christoph, le papa de la famille qui nous achète le Tioga.

En route donc pour nos derniers jours à bord du camping-car. Avant de rejoindre le lac Titicaca, Andreas aimerait voir de plus près l’Ausangate. Nous bifurquons donc sur le route qui part vers l’est, vers l’Amazonie et et le Brésil – une route qui nous réserve encore de belles surprises. Dans tous les villages traversés, les femmes portent toutes leurs vêtements traditionnels, avec en particulier un chapeau très large tout en broderies et pompons: pas très pratique de notre point de vue si l’on considère le vent et le froid permanent – les hommes eux portent des bonnets de laine qui couvrent les oreilles – mais très élégant.

Cuzco ist bei weitem die schoenste Stadt Perus, wo, wie an den meisten Orten, wir sehr gerne laenger geblieben waeren, aber die Tioga-Uebernehmer-Familie aus Wien (ihr koennt ihre Abenteuer auf www.bieros.at verfolgen) wartet schon gespannt in La Paz, Bolivien, dass wir endlich auftauchen. Bunte Jahrmaerkte, wo die Landsbevoelkerung einmal woechentlich zum Einkauf anreist, Eisberge und so wie immer jede Menge freundliche Leute, und eine gut ausgebaute Strasse Richtung Urwald und danach Brasilien, das sich auf dieser Reise –leider – nicht mehr ausgeht. Ab Ende Juli ist Schluss mit Tioga-Komfort.

 20072014-DSC_0160    20072014-DSC_0163a
Le marché de Ocongate est on ne peut plus coloré – viel traditionelle Kleidung auf den Bauernmaerkten

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Les femmes font toutes leurs activités, même les grosses manutentions, avec leur éternel baluchon sur le dos, qui abrite autant les courses de la journée que les enfants. Die Frauen trennen sich nur selten von ihren Tragetuechern, die fuer Kinder, Einkaeufe, Kleintiere, Baumaterialen, Garten- und Hofarbeiten unverzichtbar sind.

Par contraste avec Cusco, la vallée est extrêmement peu touristique. Elle est pourtant magnifique avec l’Ausangate qui trône quand il veut bien se dégager. Nous montons jusqu’au col, à 4200m, qui redescend de l’autre côté jusqu’à l’Amazonie. Quelle tentation de suivre la route pour basculer de ce côté-là… mais non, pas cette fois.  Nous faisons juste une pause au col avant de rebrousser sagement chemin. A ce fameux col il y a une maison, une seule, dans l’austérité de ce paysage presque purement minéral. Dès que nous arrêtons le Tioga trois enfants en sortent. Le premier porte une paire de botte en caoutchouc, le deuxième des basquets tellement trop grandes qu’il les perd à chaque pas, et la troisième des sandales bien trop petites. Tous sans chaussettes. Nous, nous accumulons les épaisseurs de polaires et doudounes, de chaussettes et de pantalons chauds avant de sortir les voir dans le vent glacial… S’en suit une rencontre toute simple, très forte. Nous invitons la maman et les enfants à venir boire un café et manger un biscuit dans le Tioga. Ils trouvent qu’il fait chaud, que c’est beau.
   “ - Et de quoi vivez-vous ici ?
     - Oh, vivemos, nada mas – nous vivons, c’est tout. “
Nous arrivons à comprendre qu’ils vendent la laine de leurs 20 alpagas. Nous repartons en leur laissant des oranges, quelques paires de chaussettes et une paire de basquets de Clara qui remplaceront juste bien les sandales de la plus jeune des filles. Ici au moins, nous savons qu’elles serviront.

A peine plus bas dans la vallée, Andreas déniche “au feeling” une piste toute neuve qui mène à un superbe lac glaciaire au pied de la cordillère Vilcanota. Le Tioga passe, tout doucement. Nous sommes les premiers touristes à atterrir ici. Les troupeaux d’alpagas n’ont pour concurrence que les oies sauvages.

21072014-DSC_0305        21072014-DSC_0282 Cordillera Vilcanota, die vom hohen Ausangate beherrscht wird. Im Vergleich zu Cuzco wenig touristisch, aber wunderschoen, Natur pur eben.

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“Andean Goose”, in den hohen Anden lebende Wildgaense,  teilen sich mit Llamas und Alpakas die Hochlandweideflaechen, wo nachts die Seen frieren und regelmaessig das bescheidene Gras unterm Schnee verschwindet. Au petit matin, les oies sauvages s’envolent devant le “petit” voisin de l’Ausangate, tandis que les alpagas broutent paisiblement l’herbe rase.

Après ce petit détour nous reprenons la route principale vers le sud. Nous arrivons progressivement vraiment sur l’altiplano – plateau d’altitude au sens littéral. Le paysage change, s’aplanit fortement, et les températures chutent. La nuit le bonnet devient indispensable et, pour la première fois, les vitres du Tioga sont toutes givrées le matin.

21072014-DSC_0354      19072014-DSC_0158

“Altiplano” nennt man den Landschaftsstrich zwischen Suedperu, ueber Bolivien bis nach Nordargentinien. Im Schnitt auf circa 4000 m hoch gelegen, die Berge ragen noch weit darueber hinaus. Tagsueber mit der equatorialischen Sonne stark waermend herrschen nachts frostige Temperaturen. Trockenheit und starke Winde sind normal. Warum wir gerade diese Landschaft besonders gern haben?

22072014-DSC_0471Des grands espaces, de l’altitude, un climat sec et froid même si le soleil brûle dans la journées: des lieux où nous nous sentons bien. 

Sur les conseils de Steve et Gilly, qui sont passés il y a peu, nous nous arrêtons pour la nuit dans le canyon de X. Un grand merci pour le tuyau, l’endroit est magique mais nous serions passés à côté faute d’information. A quelques kilomètres de la grande route sur une très bonne piste – wouahou, on a roulé à 50km/h ! – on retrouve un peu l’ambiance de l’ouest américain, avec en plus des volées d’ibis qui nichent dans les falaises et des tombes (pré-incas ?) dans lesquels on trouve encore les os – les pilleurs n’ont laissé que ça. Voilà encore un endroit où nous serions bien restés un peu plus – Yan n’aura pas eu sa photo d’ibis au nid – mais le 25 approche, et nous ne sommes toujours pas au lac.

 22072014-DSC_0372 22072014-DSC_0438 22072014-DSC_0444  22072014-DSC_0454
Il faut passer un gué pour accéder au cœur de ce sanctuaire naturel.

Notre prochaine étape nous amène bien au bord d’un lac, mais toujours pas le Titicaca. Juste après la traversée chaotique de Juliaca – en règle générale au Pérou ville ou village rime avec chaos en terme de route, mais à Juliaca cela atteint des sommets – le site de Silustani est un havre de paix. Les chulpas, tombeaux de pierre pré-incas tout en hauteur, sont un beau prétexte à venir visiter cet endroit aux couleurs si intenses.

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Graeber von Silustani am Umayosee in der Naehe von Puno, letzter groesseren Stadt Perus, wieder eine gelungene Kombination aus Archeolo- und Orniithologie.

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Sur le parking du site, nous passons la nuit en compagnie de Katrin et Mandfred, d’autres voyageurs en véhicule qui remontent du sud. Ce sont eux qui vont nous donner la clé pour une très belle excursion sur les îles flottantes du lac Titicaca (enfin lui), où nous hésitions à aller par crainte de la sur-affluence touristique. En suivant leur conseil nous traversons Puno pour aller trouver directement Gilbert sur la rive du lac. Avec sa femme et sa fille, il nous emmène dans sa barque jusqu’à santa Maria, “son” île de l’archipel Uros. Vous avez certainement déjà vu un reportage sur ces constructions stupéfiantes. On n’ose pas vraiment le dire, mais… c’est encore mieux en vrai.
Pour échapper aux Incas qui envahissaient la région, le peuple Uros a fui sur le lac. Vivant d’abord sur des bateaux de joncs, ils ont petit à petit amélioré leurs “maisons flottantes” en utilisant les racines entremêlées des joncs pour constituer des plateformes qui se sont agrandies au point de devenir de petites îles.

Schwimmende Inseln aus Schilf, urspruenglich aus Noeten durch die Inkaverfolgungen erfunden, dienen heute nach wie vor fuer circa 2000 Menschen als Behausung, wovon der Grossteil durch Touristenbesuche ueberlebt. Jedes Einzelteil, bis auf die Kochstelle, besteht aus Schilf, der auch vielen Wassertieren Schutze und Nahrung bietet. Yan suchte und fand seine endemische Titicacagrebe, worauf er sehr stolz ist. Vielen Dank an Katrin und Manfred, deutsche overlander, die uns diesen Tipp gegeben hatten.

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Mais ou est donc le lac ? Il disparaît sous les étendues de “totora”, les roseaux dont sont faites les îles. Il faut connaître les canaux libre pour naviguer jusqu’aux îles.
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Chaque île regroupe une ou plusieurs familles, avec les habitations (rectangulaires) et les chambres de stockage (rondes); si une discorde apparaît, rien de plus simple pour régler le conflit, on scinde l’île !
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Difficile de savoir si les îles sont toujours véritablement habitées ou seulement entretenues pour les touristes… Mais ici, le monde que rassemble une grande réunion communale semble attester de la vie de l’archipel; le parking (de bateaux évidemment) affiche complet).

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Habitations traditionnelles Uros / On voit à droite l’épaisse couche de racines de joncs qui forme la base flottante de l’île.
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Gilbert, sa femme et sa fille. Merci sur cette belle balade très personnelle dans votre univers flottant.

24 juillet, notre dernier jour avec le Tioga. Nous rêvons d’une journée tranquille au bord du lac, avec de belles vues sur les montagnes boliviennes. Mais voilà, nous sommes toujours en voyage, et le voyage nous tiendra jusqu’au bout. La jolie piste que nous avions vue sur la carte, qui semblait nous amener rapidement au bord de l’eau, n’en finit pas de se prolonger dans une plaine plate, plate, plate et sèche. Nous nous arrêtons pour casser la croûte dans un petit village, attirés par le rouge des uniformes d’une troupe d’enfants: dans quelques jours (le 28) c’est la fête nationale du Pérou, et aujourd’hui c’est le jour du défilé des écoles. Tous le monde consciencieusement au pas, en portant haut les couleurs du pays, au son de la fanfare locale (qui ne joue pas si mal qu’on aurait pu le croire). Désolés, monsieur le maire, si nous avons un peu perturbé le défilé…. C’est que nous avons été l’attraction majeure du jour, surtout Clara.
    “- On n’a jamais vu de touristes ici.
     - Pourquoi tu t’es peint les cheveux ?
     - Pourquoi tu as des yeux grands comme un chat ?”
Nous ne sommes pourtant qu’à 50km de la très touristique ville de Puno…

Letzter Tioga-Reisetag, auf der Suche nach einem erwuerdigen Stellplatz am Titicacasee. In einem der zahlreichen Landsdoerfer bereiten sich alle Schulkinder fuer die kommenden Nationalfeiertagsumzuege vor. Die Gemeinderaete und Schullehrer versichern uns, dass in ihrem Dorf noch niemals so hellhaeutig und blonde Auslaender vorbeigekommen sind, und schon gar nicht in so einem Fahrzeug, nur die Piste ist noch nicht zu Ende, und der See noch einiges weg, aber mit viel Ausdauer und Willen kommen wir dennoch dahin, wohin wir wollen. Eine be-lohnende Aussicht auf den See und die Eisriesen der bolivianischen Cordillera Real.

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Finalement, après encore un peu de persévérance sur la piste, nous atteignons le bord de l’eau, juste à temps pour profiter avec la belle lumière de la vue sur les sommets Boliviens, de l’autre côté du lac.
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Pour l’après-midi tranquille à nettoyer le Tioga, c’est raté. Et alors ? Nous avons vécu une dernière journée de VOYAGE. Jusqu’au bout.

Ab morgen, Stichtag 25. Juli, seit Monaten mit den neuen Abenteurern vereinbart, wirds keine Tiogaabenteuer mehr geben, ein paar Tage zum Saeubern und Richten des Fahrzeugs sollten reichen, um die Reise mit dem Rucksack fortzusetzen. Somit sehen die Kinder auch, wie man auf diese Weise unterwegs sein kann, denn gerade in den letzten Wochen hatten sie unzaehlige junge Reisende mit Rucksaecken kennengelernt. Die Abenteuer gehen weiter!

Posté par Mapatoclaya à 05:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 août 2014

Tawantinsuyo

11-20/07/2014

Der Text auf Deutsch kommt später.

El Qus'Qo, le nombril du monde -Cusco, coeur de l'empire inca... coeur du Tawantinsuyo.

Tout autour de cette ville extraordinaire il reste, malgré le passage du temps et des conquistadores, suffisamment de ruines pour avoir encore un aperçu de cette civilisation flamboyante. Certes, cet attrait fait de Cusco aujourd'hui une des villes les plus touristiques du monde - nous n'avions plus vu autant de touristes depuis les grands parcs des Etats Unis. Malgré tout c'est une ville que nous avons aimée.  D'abord parce qu'elle est belle, mélange harmonieux et propre de vieux murs incas, de batiments coloniaux et d'une bonne touche de modernité internationale ; ensuite surement selon les critères des enfants parceque nous y avons très bien mangé,  dans un vrai bon restaurant - mmm, le filet mignon d'alpaga !! - et pour les bons moments passés avec la famille Zegers au camping Quinta Lala, point de rencontre de voyageurs.

désolé, pas de photos de Cusco, perdues dans les méandres de l'informatique...

Mais la grande richesse de Cusco c'est avant tout ses alentours, ses sites incas qui fascinent.

L'art de la maçonnerie est particulierement impressionnant. Andreas a passé des heures à admirer l'imbrication parfaite des pierres taillées,  pendant que les enfants cherchaient dans ces fabuleux puzzles en 3D la pierre à 12 coins, à 13 coins, à 15 coins... Même si c'est une caractéristique que l'on retrouve partout, le plus bel exemple en reste probablement le site de Sacsawyaman :

19072014-DSC_0134 19072014-DSC_0115   
Die wunderbare Inka Mauer in Sacsaywaman
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16072014-DSC_0011

L'autre grande spécialité des Incas dont ils ont laissé beaucoup de traces, ce sont les terrasses. Le site de Moray a ceci de particulier qu'ici elles sont taillées en creux dans la montagne, et non à flanc de colline. Il s'agit selon toute vraissemblance d'une sorte de laboratoire expérimentale pour la culture de nouvelles plante: chaque niveau de terrasse procurait selon sa profondeur et son orientation un micro-climat particulier, plus où moins favorable au développement de telle ou telle espèce de tubercules ou de céréales. C'est probablement en partie à partir de là que les Incas ont réussi à cultiver avec succès plus de 1500 espèces de pommes de terres !
Aujourd'hui plus de cultures, mais des amphithéatres étagés particulièrement esthétiques sur fond de cordillera Vilcabamba. Un lieu magique pour passer la nuit, d'autant que la pleine lune a brillé spécialement pour nous éclairer le site. Encore un moment privilégié rendu possible par le déplacement en camping-car.

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11072014-DSC_0183   11072014-DSC_0191   10072014-DSC_0175 
Die Inka Terrasse in Moray, am Tag und auch in der Nacht

 Tout proche de Moray, les Incas et d'autres peuples avant eux exploitaient une source salée pour extraire du sel grâce à un impressionant complexe de bassins. Ces Salinas sont aujourd'hui toujours en activité :l'eau de la source salée est toujours répartieentre les bassins pour déposer le sel, et les techniques de ramassage à la main semblent ne pas avoir vraiment évolué depuis 600 ans :

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Un peu plus loin dans la Vallée Sacrée, le petit village de Ollantaytambo offre un curieux mélange, plutôt réussi, de présent et de passé. Dominées par les restes imposants de l'ancienne citadelle inca, les petites ruelles pavées abritent des habitations "hybrides", réhaussées sur les bases des murs incas. Les habitants, en costumes très colorés, évoluent tranquillement au milieu des flots de touristes en partance pour Machu Pichu. Deux mondes qui se cotoient, qui se se mélangent pas encore véritablement... Nous y avons passé 2 jours bien paisibles, en appréciant des pierres qui ne sont pas que des ruines mais continuent à vivre.

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Dans les ruelles d'Ollantaytambo, les femmes filent la laine en marchant.

 

 Le village de Pisac est organisé différamment: le site inca, perché sur la colline, et le village actuel installé au fond de la vallée le long de la rivière, sont deux entités à part. En visitant les ruines le matin de bonne heure, avant l'arrivée des cars de touristes, nous avons pleinement profité de l'ampleur du site : les étages et les étages de terrasses couvent un pan entier de montagne, les ruelles étroites de la partie village forment un labyrinthe dans lequel Clara a adoré se perdre; Tobias a même eu le mérite d'aller jusqu'au temple du soleil, dans la partie basse - et il n'est pas donnné de tout remonter sous le soleil et avec l'altitude ! - pendant que Yan restait chasser les oiseaux dans la partie haute.

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Le village actuel de Pisac, nous l'avons découvert sous un jour particulièrement animé avec la grande fête de la Virgen del Carmen (voir article dédié). Il est aussi intéressant pour son grand marché artisanal - Yan a enfin trouvé le sac qu'il cherchait pour ranger ses livres d'ornitho -, ses nombreux fours à pain, et ses curieux "castillos de cuys", de jolies cabanes élaborées où les cochons d'inde s'ébattent... en attendant dêtre passés à la broche. Tobias et Clara ont plein de nouvelles idées pour abriter leurs animaux de compagnie à notre retour.

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Mmm, le pain qui sort tout chaud des fours                                                                            "Castillo de cuy"

 

D'hier à aujourd'hui:

Dans l'ensemble, à part une poignée qui profitent bien du tourisme, les gens vivent toujours très simplement : agriculture de base sur de petites parcelles travaillées à la main, petits commerces ouverts à toute heure du jour et de la nuit. Les infrastrucutres sont limitées, les routes goudronnées peu nombreuses, mais le traffic intense sur les pistes fait que l'on mange beaucoup, beaucoup de poussière. La gestion des déchets est devenue partout un très grand souci, sauf pour les chiens et les vautours qui en profitent bien.
Nous avons été étonnés de voir encore autant de vêtements traditionnels, portés même par les hommes à Ollantaytambo. Si tout le monde parle à peu près espagnol, la langue courant dans les village demeure le quechua, la langue des incas.

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Par contre la belle technique de maçonnerie qui a fait la renommée des incas et a su si bien résister au temps et aux nombreux tremblements de terre, semble avoir été complètement oubliée. Les réheussements de murs anciens se font avec un bric à brac de petites pierres empillées "à la va comme je te pousse". La construction la plus répandue aujourd'hui est l'adobe, empilement à sec de briques de terre séchée (photos à venir).

Bon, mais pour parler de Tawantinsuyo, des Incas, me direz vous, il manque un site. Il manque LE Machu Pichu. Certes. Mais il mérite un article à lui tout seul, à venir.

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27 juillet 2014

De Lima à Cusco, que le Pérou est grand !

3-11/07/2014

Vous pouvez agrandir chaque photo indépendamment en la faisant ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Après les 2 semaines passées dans les blancheurs épurées de la Cordillera Blanca, la redescente vers la côte est à nouveau un choc, comme déjà dans la partie nord. On retombe dans une aridité presque totale, baignée la plupart de la journée dans un brouillard collant : sympa ! En plus, quel que soit l’angle sous lequel on prenne le problème, il y a une vraie différence de comportement entre les gens des montagnes et les gens de la côte : ici moins de sourires, moins d’ouverture, et une sorte de laisser-aller qui transparaît dans les cabanes de bric et de broc et surtout dans les monceaux d’ordures qui s’accumulent près des endroits habités – et que le vent disperse allègrement. Certes l’environnement est difficile et le niveau de niveau de vie particulièrement bas, mais le sont-ils plus que dans les vallées à 4500m où plus rien ne pousse non plus et où le froid mord toutes les nuits ? Bref, nous ne sommes pas grands fans de ce désert côtier du Pérou, mais il nous faut le traverser en partie pour avancer vers le sud ; bon sang qu’il est grand !! – c’est le plus long désert du monde, il s’étend sur 3500 km du nord du Pérou au nord du Chili. Nous voilà donc sur la route pour des centaines de km; l’avantage sur cette portion, c’est que quand le brouillard se lève, on voit où l’on va !

Die schoene Zeit in der Cordillera Blanca hat auch einmal ein Ende, die unzaehligen Kilometer in der Kuestenwueste entlang des Pazifik sind aber durch die recht gut ausgebaute Panamericana ertraeglich, und selbst Lima, gefuerchtete Hauptstadt von Peru, laesst sich recht einfach und in wenigen Stunden durchfahren.

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Séchage de piment à même le sol sur des hectares / La route le long de la côte n’est pas difficile à suivre.

Au milieu de cette “désertitude”, existent quand même quelques îlots de verdure, comme la réserve de Lachay. Il s’agit en quelque sorte d’un oasis vertical: il ne profite pas de l’eau d’un puits comme un oasis classique, mais d’un micro-relief (200 à 300m de haut) qui accroche la “neblina”, le brouillard qui sévit 4 mois durant. Et bien, allons affronter la neblina. Quand nous arrivons sur l’emplacement de camping, avant la dernière lumière du soir (c’est à dire à 18h !) nous ne distinguons pas les toilettes à 5m de nous et tout est instantanément mouillé dès qu’on sort du Tioga – pas dégoulinant d’eau, mais mouillé. Heureusement le lendemain matin le brouillard s’est un peu levé et nous avons tout loisir de vérifier que ce micro-climat abrite un incroyable fourmillement de vie, en particulier un nombre impressionnant d’oiseaux; on ne s’entend plus tellement ça chante de partout ! Moineaux, hirondelles, tourterelles, perdrix, et même un grand nombre de petites chouettes terrestres qu’on peut observer le matin de bonne heure (voir la photo de Yan dans son article Les oiseaux du Pérou).

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Entrée vers la réserve de Lachay: où va-t-on ? / Et bien là, dans le vert, à peine 200m plus haut. Ecosystème particulier de “Lomas”

Wer obige Autobahnausfahrt uebersieht, versaeumt den einzig interessanten Naturpark in der Wueste um Lima, wo dank des Winternebels im Moment alle Landschaft gruent, eine Art temporaere Oase.

Nous avions besoin de cette halte au vert avant d’affronter la traversée de Lima, la capitale tentaculaire. Rien ne nous obligeant absolument à nous y arrêter – pas de réparation mécanique puisque le Tioga tient toujours résolument bien la route, pas de dentiste puisque mon abcès dentaire s’est à peu près correctement résorbé – nous filons droit sur le périphérique. Il nous faut quand même 2h pour traverser la zone urbaine, qui n’a absolument rien de réjouissant. Objectif: atteindre au plus vite Paracas, une autre réserve naturelle côtière.

Paracas est un endroit magique où le désert plonge dans la mer. Avez-vous déjà vu un phoque en plein désert ? Et bien nous oui ! Pourquoi avait-il décidé de traverser la presqu’île, mystère - les gardiens de la réserve n’ont pas pu nous éclairer – mais toujours est-il qu’il ramait péniblement dans le sable, au beau milieu de rien. En fait il s’agissait plutôt d’une otarie à crinière, dont Tobias et Clara ont découvert d’autres congénères, énormes, nager dans une crique pendant que Yan était à la recherche d’une colonie de sternes Incas (merci Claude et Marie-Jo pour le tuyau).
A la grande déception de Tobias, nous n’avons pas pu aller voir les manchots sur les îles Ballestas toutes proches; depuis plusieurs jours la mer était tellement forte qu’aucun bateau ne sortait plus. On ne se bat pas contre les éléments.

Bei Selbstfahrern gehoert Paracas, bereits ein gutes Stueck suedlich von Lima, zu den obligatorischen Zwischenstopps. Wilde Brandung an roten Klippen, zahlreiche Voegel, Robben (die auch gerne an Land gehen), stuermischer Wind und grenzenloser Sternenhimmel, seit geraumer Zeit steht das Suedkreuz hoch ueber uns. Nur der hohe Seegang bringt speziell bei den Kindern etwas Enttaeuschung mit sich, alle freuten sich so sehr auf den Bootsausfluegen zu den Pinguinen, Robben und Seevoegeln, koennen aber im Nachbardorf den Deutschen einmal mehr auf ihrem Triumphzug zusehen.

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Paracas: le désert, le désert et tout à coup, une falaise qui plonge dans l’océan, avec des plages de sable rouge et une TRES grande variété d’oiseaux de mer.
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Sterne Inca sur son perchoir, sous les pieds de Yan-photographe.

A défaut de tour en bateau, nous continuons notre traversée du désert, avec par endroit de vraies belles dunes de sable dignes du Sahara. Elles viennent lécher la route, en formant par endroit l’équivalent de nos congères de neige et s’arrêtent on ne sait comment à l’entrée des villes – comme à Chicla, capitale provinciale.

05072014-DSC_0071A Huacachina, l’effort de grimper les hautes dunes est rapidement récompensé par une mémorable descente en courant droit dans la pente. Malheureusement nous sommes les seuls à faire cet effort, dépassés de tous les côtés par des buggies vrombissants chargés de touristes en mal de sensations motorisées…. Pas franchement notre truc, nous n’y ferons qu’une courte halte.

Wuestenbuggies und viel Zirkus um die schoene Duenenlandschaft bei Huacachina, ein paar wenige tragen aber auch ihre Holz-snow-sand-boards unter bruetender Hitze hoch, um sich ein paar schoene Momente des befreiten und verdienten Gleitens zu goennen.

Nous nous laissons donc emmener jusqu’à Nasca. Nasca, les fameuses lignes, dernières traces – gigantesques – d’une civilisation disparue il y a 1200 ans, probablement victime d’une  grande sécheresse; étonnant dans ce désert… Cette fois-ci Clara a beau insister, elle ne m’accompagnera pas pour le survol en avion, ni aucun des trois garçons : petit privilège de maman, une fois de temps en temps. D’en haut, on voit bien se dessiner par terre plusieurs figures très nettes: un colibri, un condor, un homme, un arbre, un lézard …. Mais finalement pour moi ce sont plus les lignes géométriques qui sont impressionnantes, autant par leurs dimensions que par le mystère qui entoure encore leur signification: est-ce vraiment pour un culte au soleil (hypothèse privilégiée) que les pierres sombres de la plaine ont été retirées sur des alignements de plusieurs kilomètres pour laisser apparaître ces lignes claires qui ne se distinguent pas vraiment du sol ?
Un moment intense, qui ne dure, après plusieurs heures d’attente pour que l’avion puisse décoller, qu’1/2 heure. Mais tout comptes fait, je n’aurais pas souhaité qu’il dure beaucoup plus : pour que les 6 passagers du petit Cesna puisse tous bien voir les figures au sol, le pilote vire en permanence d’une aile sur l’autre. Je redescends sur la terre ferme avec le cœur au bord des lèvres ! Mais avec des belles images en tête.

In der Wuestenregion von Nazca gibt es vielfach interpretierte, erforschte aber dennoch ungeloeste Erd- und Felsformationen zu besichtigen, unter der Vorraussetzung, in eine kleine Cesna zu steigen und das noetige Kleingeld dafuer abzudruecken. Gratis dazu gibts einen schwindligen Kopf (vom vielen Drehen des Fliegers) und das obligate Diplom, Kolibris, Astronauten, Baum und Eidechse vom Himmel aus beobachtet zu haben.

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Le colibri et de grandes lignes géométriques, vues d’un petit Cesna

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Palpa, la petite voisine de Nasca beaucoup moins connue, est portant aussi riche en géoglyphes : cette famille accrochée à la colline est rigolote avec ses cheveux hirsutes et bien visibles la poitrine des filles et le kiki des garçons, que repère tout de suite Tobias.

A Nasca nous avons terminé notre descente vers le sud; nous obliquons vers l’est, ce qui au Pérou signifie “à travers la cordillère”. Il nous reste 600 km pour atteindre Cusco, mais cette fois finie l’itinéraire rectiligne, retour à une route “culebrosa” (expression entendue lors d’une première traversée de la cordillère plus au nord, que toute la famille a immédiatement adoptée). Nous grimpons rapidement sur les hauts plateaux au-dessus de 4000m, dans des paysages magnifiques : lacs d’altitude pleins de canards et de flamands roses, troupeaux de vigognes sauvages, condors qui passent devant les fenêtre du Tioga, la route est longue mais pas monotone !

Auf dem Weg zurueck in die Anden, wo wir uns um vieles wohler, wenn auch kuehler fuehlen. Scheinbar menschenleere Gegenden mit tausenden von Alpakas, Lamas und Vikunias (dessen Wolle die feinste ist), einsamen Hochgebirgsseen (um die 4500 m hoch gelegen), vergessene Bauerndoerfer, die von der Viehzucht leben …

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Les hauts plateaux paraissent arides mais chaque repli de terrain abrite un lac / Cette jeune vigogne a été tondu il y a peu, sauf sur le poitrail (la laine y est moins fine ??)
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08072014-DSC_0032Ces paysages austères sont en fait bien habités. Au-delà de 4200m l’activité unique est l’élevage d’alpagas : les troupeaux s’étendent à perte de vue dans la journée, mais sont soigneusement parqués le soir dans des enclos de pierre. Quand nous nous arrêtons pour la nuit près de la petite lagune Condorconcha, nous recevons à la nuit tombée la visite d’un groupe qui doit bien représenter la moitié des hommes du village voisin: ils sont “las autoridades” de la communauté et viennent vérifier que nous ne sommes pas des voleurs de bétail. Arrivés inquiets, puis curieux, ils repartent heureux avec un grand sac de vêtements à distribuer à leurs familles (chaussures et pantalons trop petits pour Tobias et Clara, pulls et polos qui serviront bien plus ici que rangés dans nos placards).

… und den majestaetisch gleitenden Kondoren, die knapp am Tioga vorbeisegeln, mit ihren knapp 3 Meter Fluegelspannweite eine Augenweide sind. Alle 5 geniessen wir staunend diesen Ueberraschungsmoment, in freiester Natur, einfach Glueck gehabt, im richtigen Moment an der richtigen Stelle gewesen zu sein.

  08072014-DSC_0019 08072014-DSC_402308072014-DSC_4034Un grand, grand rapace passe au niveau des fenêtres du Tioga : un condor !!! Tout le monde se tord le cou pour voir s’il y en a d’autres, jusqu’à ce que nous apercevions tout un groupe posés dans l’herbe, probablement près près d’une charogne à casse-crouter. Toute la famille se met en observation, et tout le monde sera récompensé. Tobias “Y’a un condor qui vient vers moi, y’a un condor qui vient vers moi !”

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Juste avant d’arriver à Cusco se dévoile la cordillera Vilcabamba, dominée par le très beau Salcantay (6271m), la montagne sacrée des Incas. C’est le signe, le point de repère : nous arrivons au cœur du territoire Inca !

Cusco, Hauptstadt des legendaeren Inkavolkes, bezaubert alle Reisende. Kultur mit vielen alten Steinen aus der Inka-Zeit, spanische Kolonialbauten (die sich die vorgehauenen Inkasteine nur noch zurechtlegen brauchten), Natur und Berge (im Bild der verehrte Salcantay) und dem nahen, weltberuehmten Machu Picchu, dazu ein andermal.

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19 juillet 2014

La Santissima Virgen del Carmen

15-16/07/2014
Wir haben in Pisac, einem kleinen schoenen Dorf neben Cusco, eine grosse Feir erleben dürfen. Es ist eine Katholische Prozession, wie zum Ostern in Kolumbien,  aber hier ist die Mischung mit der Inka Kultur extrem interessant, mit viel Musik, viele Tanze und wunderschöene Maske. Genisst nur die Fotos.

Encore des processions, nous direz-vous, vous en avez déjà vu plein lors de la semaine Saine en Colombie (pour ceux qui suivent). D’accord, il s’agit d’une fête religieuse catholique – c’est bien la Sainte Vierge qui est fêtée, sortie de l’église et promenée à travers tout le joli village de Pisac, près de Cusco. Mais c’est aussi un très bel exemple de syncrétisme entre la religion imposée par les Espagnols et les anciennes croyances locales – les Incas vénéraient le Soleil, la Pachamama, mais aussi le puma et le condor qu’on retrouve dans les masques et faisaient des offrandes de nourriture, de coca et de chicha (boisson de maïs fermenté) qui font encore partie des rites d’aujourd'hui.

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La Virgen des Carmen sort prendre l’air 
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Les icônes sont accompagnées de pain, de fruits

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Dans la procession, les statues sont précédées de danseurs, dont les costumes et les chorégraphies font références à des éléments de l’histoire du village.

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Les “gros nez” comme les appelle Tobias sont des caricatures des grands cultivateurs de canne à sucre espagnols venus à la fois chercher la main d’oeuvre, vendre leur alcool et chercher les secrets des fermentations locales.

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Après les danses, les chevaux qui paradent au galop autour de la place; les meilleurs cavaliers ont l’honneur de porter les bannières et/ou de faire un tour de place avec un poulet sous le bras – là on n’a pas compris le symbole.

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Le public est nombreux et très cosmopolite… 
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06 juillet 2014

Cordillera Blanca – Attention, belles montagnes – Wunderbare Berge

15/06 – 02/07 2014

2 bonnes semaines dans la Cordillera Blancha, de Caras à Huaras puis Chavin et Chiqian, 2 semaines en altitude pour se gorger de belles montagnes mais aussi de belles fleurs, de beaux oiseaux et de belles rencontres avec des indiens Quechuas incroyablement ouverts et accueillants. Il n’y a rien à faire, nous sommes vraiment là dans notre élément – nous avons même réussi pour la 1ere fois depuis 10 mois à trouver du fromage qui ressemble à du fromage! Pas besoin d’écrire de longs discours, nous avons tout aimé, tout savouré.

Nous commençons notre découverte de la cordillère par une randonnée à la Laguna Paron. Pour une fois nous abandonnons le confort du Tioga (impossible de le faire monter par cette piste-là!) pour retrouver la bonne vieille tente.

2 Wochen Cordillera Blanca, einer der besonders schoenen Flecken Perus, geniesst die Bilder und die gewoehnungsbeduerftigen Bergnamen,

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Dans le prolongement de la laguna Paron, la Pyramide de Garcilaso et le Chacraraju; en arrivant au bout du lac se découvre l’Artesonraju.
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Nous posons la tente pour la nuit au bout de la laguna: décor somptueux, solitude absolue, cuisine au feu de bois et températures bien fraîches – on se serre bien les uns contre les autres sous la tente. Biwaknacht im Zelt bei recht frischen Nachttemperaturen, Leben und Essen am Holzfeuer, absolute Stille und Einsamkeit am Ende der Laguna Paron.
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Balade en amoureux au pied du Chacraraju, les 3 enfants sont restés en bas alimenter le feu / Au retour, repas partagé avec Flor et ses amies qui sont montées inspecter leur bétail dans les pâturages d’altitude : patates, soupe d’avoine, sourires et leçon de quechua. Neben spanisch lernen die Kinder ihre ersten Brocken Quechua, Einheimischensprache vieler Indios, gelebte Vergangenheit der Inkavoelker.

 

La laguna Keushucocha, beaucoup moins touristique que ses voisines Llanganuco, nous offre un bivouac de rêve avec randonnée autour du lac, escalade, visite de ruines et observation d’oiseaux – les colibris sont tellement nombreux qu’ils font presque trop de bruit.

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Erinnerungen aus dem Jahre 97 werden wach, beim Anblick von Huandoy, Artensonraju und anderer exotisch-tropischer Eisriesen …

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Au pied des Huascaran, plus haut sommet péruvien, on cultive la quinoa et le mais qui est mis à sécher devant les maisons
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En Tioga, Hôtel 1000 étoiles au pied du Huandoy – Tausendsternehotel Tioga, nie mehr wieder im Zelt!

 

Depuis la vallée de Llanganuco, Tobias s’offre le luxe d’un cheval pour monter jusqu’à la laguna 69, à 4660m – Clara en profitera bien aussi, et Yan à la descente ne laissera pas sa part au chat. C’était la bonne solution pour réussir en famille cette belle randonnée avec vue sur les Huascaran, le Pisco, l’envers du Chacraraju, et pour voir en prime nos premiers viscachas !

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Hoch zu Ross zur Laguna 69, einem klassischen Tagesausflugsziel am Fuss des maechtigen Chacraraju, in Begleitung der hasenaehnlichen Viscachas, im Schatten der maechtigen Huascarans, der hoechsten Tropengipfel der Welt und Perus an sich.

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Nous profitons de plus en plus des possibilités incroyables que nous offre le camping-car pour accéder en toute autonomie à des lieux extraordinaires (de là à ce qu’on y prenne goût …) Ainsi, pour accéder au col de Punta Olympica, 47300m, et prendre le petit-dej face au Huascaran, on ne sort même plus du Tioga, la route est incroyable depuis qu’elle est goudronnée :

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                        Contrahierbas                                  Huascaran Sur y Chopicalqui
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Les garçons ont chassé les canards à bec bleu (si si, c’est vrai) devant le Nevado Ulta; Les femmes de Shilla ont sorti leurs beaux chapeaux pour fêter le solstice d’hiver – trois jours de musique et de dances, de bière aussi.

Un peu de culture quand même, avec le très vieux site de Chavin, emblématique de la civilisation éponyme, l’une des plus anciennes du continent; bâti il y a 3000 ans, l’ensemble de temples a eu du mal à résister aux séismes, inondations et glissements de terrain, mais il reste une jolie série de galeries labyrinthiques et le musée abrite de belles têtes sculptées qui ornaient les murs. C’est toute une aventure pour y accéder, il faut passer la cordillère et si la route a dû être goudronnée au moment du classement Unesco du site(en 1985), ce n’est plus qu’un souvenir lointain sur certaines portions; et les détournements de fond, mal endémique du Pérou, ont apparemment empêché toute rénovation…

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                                                                                        Laguna Querococha
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Shacsha, ou Huantsan Chico, “seulement” 5632m mais particulièrement élégant; / A peine moins haut (on en a observé jusqu’à 4800m), les huttes de bergers en pierres sèches et paille attestent d’une vie particulièrement rude: ici pas de bois de chauffage, c’est le contact direct avec le bétail qui réchauffe la nuit.

Kultur, Traumberge und einfachste Hirtenbehausungen im Kondorgelaende der Cordillera Blanca.

 

Une nouvelle fois nous allons faire subir des kilomètres de piste au Tioga, cette fois-ci pour aller voir non pas des montagnes (quoi que, elles sont partout) ni des oiseaux (quoi que, Yan en déniche tous les jours de nouveaux…), mais des plantes, les Puyas Raymondis, qui ne poussent que dans deux ou trois endroits spécifiques du Pérou, dont le massif du Pastoruri. Ces broméliacées géantes (famille de l’ananas) atteignent 10m de haut et peuvent mettre 100 ans pour arriver à maturation. Aucune plante n’est en fleur cette année mais elles n’en restent pas moins impressionnantes (les enfants préparent un petit exposé, à venir) :

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Die Puya Raimondi, eine absolute Besonderheit in der Pflanzenwelt, waechst nur an ganz wenigen Plaetzen dieser Erde, so wie hier in der Quebrada Huisca, Nationalpark Huascaran, wo Tobias auf 5000 m seinen ersten Gletscher betritt, Yan die Ehre hat, mit dem 80 Jahre alten Hirten kurz Platz zu tauschen, denn seine Fuesse tragen den alten Mann nicht mehr, um den ganzen Tag in eisig-heissen Hoehen den Tieren hinterher zu sein.

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Dans le même massif, la longue vallée Huicsu se prête bien à la rando à cheval; à pied, il a fallu marcher longtemps, mais l’effort a été bien récompensé par l’observation de condors en vol. / Et Tobias a enfin mis les pieds sur un glacier, celui du Pastoruri à presque 5000m !

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Dans l’ensemble du PastoRuri, le Caullaraju et le Jenhuaracra sont les derniers sommets de la Cordillère Blanche. Die suedlichsten, wenig besuchten Eisgipfel der “Blanca” gehen fast nahtlos in die “Huayhuash” ueber, mit dem Hauptgipfel des Yerupaja Grande und Joe Simpsons Abenteuerberg “Siula Grande”.

Cordillera Huayhuash

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Le temps nous manque désormais pour faire le tour de cette petite cordillère sauvage, au sud de la grande Cordillere Blanca, mais la vue depuis les hauteurs de Chiqian suffit à Andreas pour retrouver intactes les sensations de son ascension du Yejupara en 1997, et à Carine pour avoir envie d’y revenir. Avec ou sans les enfants ? Pour l’instant ils ont envie d’aller voir la mer ! Il ne nous reste qu’à nous laisser glisser pour 4000 mètres de descente.

Nous vous souhaitons un bel été.

Posté par Mapatoclaya à 18:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 juillet 2014

Canyon del Pato

Pour monter dans la cordillère Blanche depuis Trujillo, la route est à nouveau largement impressionnante. Peu avant d’arriver à Caraz, la cordillère Noire au sud vient presque embrasser sa consœur Blanche, en formant un étroit canyon. La route qui le traverse perce 35 fois la montagne, 35 tunnels à une seule voie.

Um in die Cordillera Blanca hoch zu fahren, ist noch einmal eine interessante strasse, mit 35 smallen Tunnels.

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D’ici que nous ayons réussi à mettre en ligne notre video (on ne se moque pas…) vous pouvez aussi voir la vidéo de nos amis anglais, Steven et Gilly, qui voyagent avec un gros, gros camion; ils sont passé tout juste. Um die video von unseren Englischen Freundn zu schauen, die mit einem grossen LKW fahren:

http://youtu.be/VyIvel-1QIA

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27 juin 2014

Nord Pérou, 2 visages – Peru, Meer, Berge, Amazonas & Kultur

6-14 / 06

Le passage de la frontière Equateur – Pérou est étonnamment simple et agréable : tout est propre, clair, bien organisé, rapide (le fait que les camions aient leur circuit à part, séparé des véhicules de tourismes, y est pour beaucoup) ; un bonheur par rapport au relatif chaos d’Amérique centrale.

Une fois la frontière passée, le nord du Pérou nous a montré en moins d’une semaine deux visages radicalement différents : la côte, désertique, sale dans son ensemble, où la faiblesse du niveau de vie est souvent criante ; la cordillère, sauvage, très peu visitée, aussi riche en culture qu’en paysages grandioses. Pourtant nous avons trouvé également quelques perles sur la côte.

Wie so oft im Leben, bleibt es nicht beim ersten Eindruck. Die wohl sauberste, einfachste und professionellste Grenze mit dem Erzfeind Equator, wenn auch angenehm zu ueberschreiten, hat mit dem Rest des Landes, insbesondere der Kueste, absolut nichts zu tun. Trostlose Kuestenwuestenstrassen, im Bereich der Grossstaedte hoffnungslos von Dreck und Muell gesaeumt, absolut chaotische und unattraktive, sehr verarmte Staedte, desolete Landschaft, und genau da kommt die Sache mit dem Reisen und Nichtkonsumieren ins Spiel. Die Kunst des Reisens liegt mitunter darin, in genau solchen Situation die schoenen, angenehmen Dinge herauszufiltern, um den Spass an der Sache nicht zu verlieren. Willkommen in Nordperu, sagen wir an der Kueste, wo es in den kleinen Fischerdoerfern genau so laessig wie immer schon zugeht, wo man auslaenderfreundlich ist, wo ein Wohnmobil schon lange nicht mehr gesichtet wurde (weil der Grossteil der Reisenden aufs Pedal steigt um die Ecke so schnell als moeglich hinter sich zu bringen), und wo sich wieder ganz andere Voegel beobachten lassen, insbesondere die wunderschoenen Fregatten, die Maennchen werben mit ihrem wunderschoenen roten Kropf um etwas Zuneigung.

Ueberholmanoever sind mit viel Vorsicht zu geniessen, dass aus der Fatamorgana nicht urploetzlich Wirklichkeit wird. Zum Glueck gibts in Peru noch was anderes als 3000 km Kuestenwueste – ab in die Berge.

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Paysages typiques du désert côtier du Pérou, qui s’étend sur des centaines et des centaines de kilomètre: une bande de terre incroyablement aride le long du Pacifique, où l’approche des villes et villages est seulement signalée par l’intensification de la quantité d’ordures en bord de route…

Malgré tout notre premier arrêt juste après la frontière, le petit village pêcheur de Puerto Pizarro, nous a réservé de belles surprises : un port animé et coloré, très convivial, et une mangrove particulièrement riche. Accessible seulement en bateau, la petite Isla de las Aves est littéralement couverte de nids de frégates magnifiques. Ils y a tellement de mâles gonflant leurs jabots rouges qu’on ne sait plus où regarder !

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Et comme à peine plus au sud, à la petite plage de Mata Caballos, nous passons une matinée à observer les plongeons spectaculaires des fous à pattes bleues, nous avons finalement l’impression de ne pas avoir tout perdu à ne pas être passé par les Galapagos – il faut bien garder pour plus tard quelques destinations où notre ornithologue en herbe ne s’ennuiera pas…

Et puis à Pimentel, où nous atterrissons un peu par défaut après une longue traversée de désert, nous avons la chance d’assister le matin de bonheur (de bonne heure aussi) au départ des pêcheurs de crabes sur leurs “caballitos”: ces demi-pirogues de roseaux, manœuvrées avec pour pagaie une simple moitié de bambou, leur servent depuis plus de 1500 ans à passer la barrière de vagues; celles-ci nous paraissent déjà bien haute, et pourtant c’est la saison calme ! Yan regrette d’avoir vendu son surf, ils les aurait bien accompagnés.

Eigentlich sind die Galapagosinseln von Equator fuer ihre Vogel- und Tierwelt bekannt, grosses Glueck und grosse Freude bereiten uns die unzaehligen Blaufusstoelpel an einem absolut unturistischen Fischerstrand. So toelpelhaft ihr Name auch ist, so exzellente Hochgeschwindigkeitsfischer sind sie, ein Hochgenuss ihnen beim Fang zuzusehen.

Nicht ganz so rasch aber nicht weniger akrobatisch gehen diese Krabbenfischer in ihren, aus jahrtausendalter Tradition gefertigten, Schilfrohrbooten – caballitos, auf hohe See. Auf ihren Leichtkonstruktionen knieend kaempfen sie auf elegante Weise gegen die hohe Brandung an, suendteure Windstopperjacken tragen nur die Jungs aus der Werbung, in echt muss ein Plastiksack ausreichen.

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Les fous à pattes bleues de Mata Caballos; Les pêcheurs de Pimentel sur leurs caballitos: remarquez le ciré de marin version péruvienne, un bon sac poubelle avec 3 trous.
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Ces embarcations très spectaculaires, dont seuls quelques villages ont gardé la tradition, sont un des éléments que l’on retrouve dans le splendide musée des Seigneurs de Sipan, à Lembayaque  - merci Claude et Marie-Jo de nous avoir incités à nous y arrêter, c’est une petite merveille ! Un musée pas du tout indiqué, dans une petite ville pas du tout accueillante, mais qui recèle des trésors de la civilisation Mochicas (qui prospéra dans ce secteur entre 100 et 700, soit bien avant les Incas), présentés d’une façon étonnament attractive et didactique. Comme les photos y sont interdites, nous gardons pour nous toutes les belles choses que nous y avons vues !

 

Après bien des hésitations – avons nous le temps / n’avons nous plus le temps; le Tioga passera-t-il / ne passera-t-il pas ….  - nous nous décidons finalement pour faire la boucle de la cordillère nord : beaucoup de route, de petites routes, de très petites routes, pour aller voir des sites reculés mais qui valent très, très largement de détour. Et surtout qui nous laisseront une image du nord du Pérou bien différente de celle des voyageurs qui restent sur la côte: en montagne les paysages sont verts, les villages sont propres, harmonieux avec leurs maisons de pisé, et les gens sont partout souriants et accueillants.

Ein langes Hin und Her, Zoegern, viel Zeit ist nicht mehr ueber, und in allerletzter Sekunde doch noch eine Ja-Entscheidung fuer die Nord-Runde, die unseren Eindruck vom Nordens Peru sehr positiv beeinflussen soll. Einer der hoechsten Wasserfaelle der Welt liegt gar nicht so wild versteckt, trotzdem erst in den letzten 8 Jahren touristisch vermarktet, im Chachapoyas Kulturland. Gocta, 771 m hoch, faellt in 2 Stufen ab, und laesst sich in einer 5stuendigen Wanderung erkunden. Auch hier bedurfte es wieder an Auslaendern, die den Einheimischen beibrachten, was sie eigentlich fuer ein Juwel besitzen.

Cascade de Gocta, 771 m de haut : une des plus hautes cascades du monde, dans un cirque calcaire de toute beauté. Bien motivé pour aller voir les coqs de roche, Tobias nous fait le grand plaisir marcher comme un chef. 2h1/2 pour y aller et 2h1/2 pour en revenir, pas mal du tout pour des petites jambes de 4ans.

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Kuelap, la grande citadelle Chachapoya:
Situées à 3100 m, sur un point haut avec vue sur toutes les montagnes environnantes, ces ruines nous ont fascinés, tous les 5 pour des raisons différentes. Y accéder est déjà une aventure en soit, avec 32 km de piste parfois joliment exposé, et le Tioga a encore une fois mérité son surnom de Fidel. Tobias a adoré ne pas avoir à marcher beaucoup ; Clara a craqué pour les lamas qui servent de tondeuse à gazon pour entretenir le site; Yan a réussi à dénicher un nouveau colibri (et oui Claude, il a trouvé du premier coup le green-tailed trainbearer que tu as tant cherché); et les parent se sont laissés emporter par la magie du lieu en déambulant seuls au milieu de ces ruines circulaires vieilles de 1000 ans. Un coup de cœur !!

Neben Machu Picchu gehoert die Chachapoyas-Ruinenstadt von Kuelap zu den wichtigsten archeologischen Kult-Staetten Perus, mit den Vorteilen der Eigenanreise (die 32 km Piste sind auch noch zu schaffen), Einsamkeit und Ruhe (keine tausenden Turis wie in MP), geringer Kosten und noch dazu scheint die Sonne auf die alten Steine, Gaertnerherz was willst du mehr? … einen Eintritt ins Mumienmuseum von Leymebamba und keine Einladung, am Lehmbau des neuen Bauernhauses.

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Kuelap, des paysages grandioses, un accès un peu délicat
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Hunderte Rundbauten, nur die Fundamente sind noch zu sehen, bildeten urspruenglich diese Regierungsstadt auf ueber 3000 m, am strategisch zentralsten Bergruecken der Region gelegen. Sowohl die Steine wie auch die Region sind den langen Um-Weg wert.

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Kuelap, ce ne sont pas que des ruines; tout autour la montagne est toujours très habitée, avec des traditions qui perdurent : on voit encore nombre de dames filer la laine (et pas que des anciennes), et les maisons sont toujours construites en pisé – un peu de terre arrachée à la pente, beaucoup d’huile de coude, une vraie homogénéité architechturale qui nous avait manqué jusque là.

Leymebamba, le musée des momies.
La toute petite bourgade de montagne de Leymebamba abrite un surprenant musée. Plus de 200 momies Chachapoya, récemment découvertes dans le secteur, y sont exposées. Contrairement aux momies égyptiennes qui sont allongées, elles sont toutes en position fœtale et étaient emballées dans un sac de toile qui du coup ne fait qu’une quarantaine de cm – on dirait une grosse poupée. Etonnamment conservées, certaines ont encore des expressions poignantes. Des traditions funéraires encore différentes de tout ce que nous avions déjà vu, qui nous ont évidemment fait abordé le thème de la mort avec les enfants – et personne ne semble avoir fait de cauchemars. 
Les objets exposés comptent aussi des poteries, des instruments de musique, des textiles qui complètent particulièrement bien les ruines de Kuelap.
Mais comme en famille on ne peut pas donner que dans la culture, il faut bien que Yan cherche quelques oiseaux; et là déception, à cause de la pluie il ne trouvera pas le fameux colibri à queue en spatule : une bonne raison pour revenir !

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Les momies de Leymebamba

Benzin fuers Fahrzeug, Koka fuer den Fahrer, dass einem die Nerven auf den 150 engen Kilometern zwischen Leymebamba und Celedin nicht ausgehen. Enorm lange Einbahnstrecken, wo von Zeit zu Zeit jemand aus der Gegenrichtung angeschneit gekommt, zum Glueck waren keine laengeren Rueckwaertsfahrten noetig, abgesehen von der Moeglichkeit des Anstossens auf der Felsenseite besteht bei unvorsichtiger Fahrweise erhoehte Absturtzgefahr, ein heisses aber lohnendes Stueck Weg. 
Erst seit einem Jahr ist diese Wahnsinnsstrasse asphaltiert, was fuer uns ausschlaggebender Grund zur Bereisung ist, denn tagelange, schlechte Pisten sind nur mit wirklich gelaendetauglichen Fahrzeugen moeglich, und selbst diese leiden darunter, wir verdanken Max und Tania, unseren deutschen Freunden, die kurz zuvor auf dieser Strecke unterwegs waren, die Info, dass wir diese schoene und ruhige Ecke Perus erleben duerfen.
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La station service de Leymebamba : un entonnoir et des bidons, pourtant bien nécessaires avant d’attaquer la route.
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De Leymebamba à Celendin, la route est …. spectaculaire pour les passagers, stressante pour le chauffeur !! 150 km de voie unique accrochée à flanc de montagne, des emplacements pour se croiser trop peu nombreux à notre goût, des bus et des camions en sens inverse heureusement pas trop fréquents : beaucoup de chance, nous n’avons eu à reculer vraiment qu’une fois… Asphaltée depuis un an seulement, cette portion de route à couper le souffle est désormais accessible à tout véhicule, à condition d’avoir les nerfs bien accrochés; Andreas a largement gagné ses galons de chauffeur émérite !

Celendin, le marché du dimanche
Soulagement une fois arrivés à Celendin, à partir d’ici la route est censé être bonne, une vraie double voie dans un relief qui s’adoucit. Cette perspective nous permet de profiter sereinement du grand marché du dimanche. Les indiens descendent en nombre des montagnes alentours vendre leurs légumes, dont beaucoup de patates : festival de couleurs – plein de variétés différentes, de couleurs différentes – festival de chapeaux aussi (et Tobias ne dépareille pas !). Oubliez l’espagnol, ici on parle quechua.
Une vraie ambiance de marché comme on les aime, très bienvenue après les heures de route un peu tendue. Oui mais … une surprise nous attend encore. Un éboulement vient de couper la route – la bonne, asphaltée, à deux voies – qui doit nous conduire à Cajamarca. Résultat : un détour de 2h par la pire des pistes que nous ayons eu à passer, cahoteuse à souhait !! 18h, nous revoici enfin sur le goudron; 18h30, il fait nuit, stop dans le 1er village rencontré. Andreas a bien mérité son cuy a la plancha et son verre de vin ! Les 4 copilotes aussi.

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Le marché de Celendin – Markt im Celendin

Im Bergdorf Celendin gehts speziell am Sonntag hoechst authentisch zu, da kommen die Bauern, sehr leicht an den Hueten zu erkennen, aus den umliegenden Doerfern, um ihre wenigen, hart erarbeitetenden Gueter wie Karotten, Kartoffel, Zwiebel oder auch Meerschweinchen anzubieten. Cuy ist eine alte Inkaspezialitaet, die in wenig Fleisch sehr viel Proteine bietet. Im Vergleich zu anderen Fleischsorten relativ teuer, schmeckt Meerschweinchen so aehnlich wie Hase oder Froschschenkel, je nach Zubereitungsart, vorzugsweise am Spiess oder im Tioga selbstgebraten.

Après cette dernière mésaventure, tout nous paraît facile, facile. Mais quand même nous avons cette fois sérieusement envie de rejoindre la côte. Du coup c’est Cajamarca qui en fait les frais, nous ne prendrons pas le temps de nous arrêter. Malgré tout dans le Tioga c’est cours d’histoire pour tout le monde – c’est à Cajamarca que Atahualpa a été capturé par Pizarro, marquant la fin de l’empire Inca – et cours de géographie physique et humaine – les mines d’or de la région, qui ont tant attiré les convoitises des conquistadors, sont toujours intensément exploitées …. exclusivement par des compagnies étrangères et dans des conditions environnementales plus que douteuses; les retombées pour la population locale ? une belle route bien goudronnée (histoire de faire passer les camions), des nappes phréatiques polluées et … c’est à peu près tout. Vive la mondialisation et le partage des ressources.

14062014-DSC_2539In jedem Dorf laufen die Fernseher auf Hochtouren, jeder schaut, keiner weiss wer spielt, niemand interessiert sich so richtig, denn Peru ist seit dem Jahre Schnee nicht mehr qualifiziert, die Jungs vertrinken ihre Zeit lieber als dass sie sich hinter so ein olchiges Leder klemmen, dabei haetten sie mit den vielen Fussballern aus den hohen Andendoerfern ein enormes Potential, dafuer spielen alle Damen allseits schoen fleissig Volleyball, und teilweise ganz schoen stramm.
Non non, au passage nous n’avons pas oublié le mondial; Yan et Tobias sont même devenus fans: pas de soucis, dans chaque village on trouve toujours une télé allumée.

 

 Nous revoilà sur la côte, à Huanchaco, où nous retrouvons à nouveau Steve, Gilly et leurs filles, les amis anglais que nous rencontrons régulièrement depuis le Mexique. Un peu de repos, un peu de baignade, un peu de surf, avant de repartir en hauteur vers la Cordillera Blanca.
Envoyé de Huaraz, avec dans la tête des images de montagnes magnifiques qui viennent déjà se superposer à celles de cette belle partie nord du Pérou.

Posté par Mapatoclaya à 06:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]