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MaPaToClaYa -1 an en Amérique latine
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10 juin 2014

Equateur, un pied sur chaque hémisphère – Equator, das Land der Mitte, der Gegensaetze und Rekorde.

11 – 26 mai 2014

Nous étions tristes de quitter la Colombie, nous sommes heureux d’arriver en Equateur. La frontière est simple “comme une lettre à la poste” (une poste française, parce qu’ici on a des lettres qui traînent depuis plusieurs semaines…désolés pour ceux qui ne recevront pas le courrier qu’on a écrit). Nous sommes accueillis par un beau ciel bleu et par des routes fantastiquement bonnes, qui font le bonheur d’Andreas au volant du Tioga et qui font dire à Carine qu’en 18 ans le pays a connu bien des évolutions.

Mit einem lachenden Auge, die Freude ist gross ins fabulose Equator reisen zu duerfen, und einem weinenden, das geliebte Kolumbien zu verlassen, uebertreten wir die bis dahin einfachste Grenze, nach Equator. Die aufstrebende Qualitaet der Strassen, bis zum Exzess 6spurig asphaltiert, tut nicht nur Leib und Seel sondern auch Fidel gut. Der Reiseschnitt liegt nun nicht mehr bei 30 km in der Stunde, sondern steigt auf rasante 40 an.

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Un premier arrêt à Ibarra, au bord de la laguna Yanacocha, nous permet d’admirer les 1ers volcans, l’Imbabura et le Cotacachi.
Ohne die stuetzenden Haende von Patrizia und Hans der Finka Sommerwind in Ibarra haetten wir wohl einige Tage mehr gebraucht, um von Autoversicherung bis frische Waesche alles ins Gruene zu kriegen, Danke nochmals fuer eure Unterstuetzung!

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A la laguna Cuicocha, il est possible de faire le tour de ce beau lac de cratère au pied du volcan Cotacachi : ce sera pour une fois une jolie randonnée entre filles avec Clara, les garçons restant au Tioga. Le lac joue pendant un moment à cache-cache dans le brouillard (Clara :“Ah, j’ai pris un nuage dans la figure”) mais finit par se laisser contempler complètement, avec ses deux îles au centre et sa flore magnifique.
Wechselndes Wetter ist in Equator Standard, speziell in der Uebergangszeit zum Winter, der jetzt angesagt ist. Trotzdem schaffen es C&C in der Frauenrunde, eine trockene 3000erWanderung zu machen, ohne in den 4 Stunden ausser Atem zu kommen. Wir Burschen geniessen waehrenddessen unsere Ruhe bei Uno und Milkshakes. Es lebe die Maennerrunde!

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Kurzer aber schoener Anblick des selten besuchten Cotacachi, knappe 5000 m.

Nous redescendons ensuite à Ottavalo, faire au marché les achats de vêtements chauds qui nous manquent pour les semaines à venir dans la cordillère. La ville a développé depuis longtemps un artisanat textile très important, et même si plus grand chose n’est aujourd’hui fait à la main les couleurs et les motifs restent très attrayants. Les gens de la région ont aussi conservé leur culture et en particulier leur costume (longue jupe et blouse brodée pour les femmes, cheveux longs nattés et chapeau de feutre pour les hommes), ce qui confère au marché un charme intemporel.
Ottavalo war und ist fuer seinen farbenpraechtigen Textilmarkt bekannt. Carine findet, dass sich im Vergleich zu vor 18 Jahren, ihrem letzten Equatorbesuch, die Farben unnatuerlich intensiviert, die Angebote vereinfacht und die Preise verzehnfacht haben. Woher die Ware heute stammt ist nur mehr schwer nachzuvollziehen, die handgestrickten Socken von der Frau Oma waermen wunderbar und sind in den kommenden Andennaechten Gold wert.

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Nous sommes parés pour remonter passer une nuit sauvage à la laguna Mojanda, bien emmitouflés dans les ponchos tout neufs – à 4000m, tout le monde les apprécie. Mysthische Bergwelt am Mojanda-See auf knapp 4000 m, wo wir einsamst den kuehlen Andenwind und bezaubernde Lichtspiele erleben. Den Kindern macht das Hoehen-Jojo absolut nichts aus. Von 0 auf 100 in jeder Hinsicht, passen sie sich staendig an neue Umstaende an, kein Jammern und Zittern, die Fussballpartien auf 4000 gehen halt etwas langsamer ueber die Buehne, die Luft geht dem Ball am ehersten aus, wenn wir zu weit rauf fahren.

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Pour rejoindre Mindo, nous passons finalement la ligne de laquelle nous nous rapprochons depuis des mois, l’équateur. Elle est matérialisée au site de la Mitad del Mundo (“le centre du monde”), où tout le monde pose pour la photo un pied (et une main) dans chaque hémisphère.
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Mitad del Mundo, der Punkt an dem das GPS Sued und Nord nicht auseinander haelt. Was nicht heissen soll, das weder hier noch da die Erde im Gleichgewicht steht.

Avant de poursuivre vraiment vers le sud, nous descendons faire une petite incursion dans la forêt au pied de la cordillère. En fait à Mindo la richesse en oiseaux et papillons est telle que Yan ne veut plus nous laisser partir; nous resterons donc une semaine, et l’ornithologue amateur de la famille tire en avant ses parents pour scruter les arbres et les buissons de tôt le matin à tard le soir (voir article précédent).
Im Grossen und Ganzen besteht Equator aus 5 Klimazonen. Im Westen startend liegt der Pazifik mit zahlreichen Badestraenden (die wir nach Zentralamerika nicht vorrangig aufsuchen), den Westhaengen der Kordillere (wo es teils noch Urwald hat, so wie in der Region von Mindo – siehe Vogelbericht von Yan), der Zentralkordillere mit seinen beruehmten Vulkanen Cotopaxi und Chimborazo, den Osthaengen der Kordillere und seinen Nebelwaeldern und dem einsetzenden Amazonas. Eine Woche in den Waeldern in und um Mindo, wo unser Nachwuchs am Ausforschen der besten Vogel- und Schmetterlingsplaetze arbeitet, vergeht im Nullkommanichts, ein ganzer Monat wuerde den Kindern schon eher gefallen.

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Au Mariposario de Mindo (centre d’élevage de papillons) l’observation des splendides morphos ne peut pas se faire de plus près.
Tobias nimmt mit Bananenmuss einen blauen Morpho im Mariposario von Mindo auf, Clara und Yan die noch groesseren Bananenfalter. Yan in seiner Ganztageshaltung, auf der Suche und am Finden der exotischsten Voegelwunder. Die Woche um Mindo brachte ihm viel Erfolg mit unzaehlig neuen gesichteten und fotografierten Arten, aber auch extreme Schulterschmerzen, selbst mit 10 Jahren bittet er schon um Massage, die grosse Kamera hinterlaesst ihre Spuren.

Finalement nous regagnons les hauteurs. Nous ne faisons que contourner Quito, la capitale à 2800m, pour rejoindre directement le parc national du Cotopaxi. Ce volcan était déjà pour moi le plus beau du monde lors de mon premier voyage il y a 18 ans; et bien il n’a pas changé !! Un peu de neige et de glace en moins, mais toujours aussi élégant, photogénique sous toutes les coutures.
A l’emplacement de camping nous retrouvons avec plaisir Steven, Gilly et leurs filles, une famille anglaise que nous croisons régulièrement depuis le Mexique – Clara en profite aussitôt pour filer jouer avec Elisha pendant que les parents échanges des potins de voyage en profitant d’une vue somptueuse. Nous avons une chance extraordinaire, après les grosses averses de la veille qui ont bien enneigé les pentes basses le temps est complètement dégagé.
Nous grimpons sans effort jusqu’à 4650 m : le Tioga, toujours fidèle, gravit sans souci la très bonne piste qui nous amène à seulement une petite heure de marche du refuge. Toute la famille, y compris Cacahouète, atteint donc le refuge à 4850m; raté pour le chocolat chaud bien mérité, le bâtiment est en restauration complète et ne réouvrira que d’ici quelques mois… Qu’à cela ne tienne, Yan et Andreas continuent jusqu’au glacier – le premier 5000 de Yan, en crocs par dessus le marché – pendant que Clara et Tobias redescendent avec moi se réchauffer au Tioga.

Riesenglueck am Cotopaxi, Neuschnee und Traumwetter, und nochdazu treffen wir auf unsere englischen Reisefreunde, die fuer mehrere Jahre die ganze Welt bereisen werden. Seit Costa Rica hatten sich unsere Wege nicht gekreutzt. Mit dem Wohnmobil laesst es sich problemlos bis auf 4650 m zum Huettenparkplatz hochfahren, die Wanderung bis zum Gletscher ist nicht mehr weit. Yan betritt seinen ersten Gletscher, auf ueber 5000 Meter, und nochdazu in Kroks, wenn das seine Mama wuesste!

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Juste de l’autre côté de la Panaméricaine se trouve les beaux Ilinizas, sommet nord et sommet sud. Nous nous donnons la possibilité de les voir de plus près en allant passer la nuit au pied; nous hésitons un peu, allons-nous essayer de monter au sommet ? Le lendemain matin la chance encore une fois nous sourit en nous offrant brièvement une belle vue dégagée, qui balaie immédiatement nos hésitations: avec la neige qui tombe encore bien trop bas, pas question de monter, même en échangeant les crocs pour de bonnes basquettes.

Am Fuss der Ilinizas kauft Carine bei Bergbauern lokales Gemuese. Im wasserfuehrenden Strassengraben werden in Gummistiefeln Riesenkarotten gewaschen, das Menue der naechsten Tage laesst sich absehen. Karottensalat, Karottenomlette, Karottensuppe, vielleicht kommt Yans scharfer Blick fuer die Voegel davon? Die beiden Ilinizas zeigten sich nur fruehmorgens so frei, Neuschnee ueber die Nacht und etwas vawoatacklte Eintrittsbestimmungen in den Regionalpark vernichteten unsere turnschuhabenteuerlichen Blitzbesteigungsversuche. Yans erster ehrlicher 5000er muss also noch etwas warten.

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Au pied des Ilinizas, j’achète un grand sac de carrottes à des femmes qui les lavent en les foulant au pied, en bottes dans la rigole de bord de route: salade de carottes, soupe de carottes, riz aux carotte pendant deux semaines, le secret de Yan pour son œil de lynx  pour voir les oiseaux ?

Das angenehme an Equator sind die vorzueglichen Strassen und touristische Infrastruktur, das gute Essen weit und breit, Fruechte und Gemuese im Ueberfluss, angenehme Leute (wenn auch die Leute im Hochland von den rauheren Lebensumstaenden gezeichnet sind) in traditionel verankerter Lebensweise, ausser von Venezuela nicht zu ueberbietenden Benzinpreise (1 Gallone Benzin fuer 1 Euro 20 Cents), landesweite Sicherheit und wenig Kriminalitaet (auf die grossen Staedte reduziert) … kurzum ein Traum zum Reisen mit der Familie und unserem treuen Wohnmobil Tioga, der uns ob warm oder kalt, tief unten oder hoch oben, in der Pampa oder in Doerfern, seinen Schutz bietet, auf den wir nicht verzichten moechten.

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21 mai 2014

Cacahouète en Colombie, par Tobias

Déjà 3 semaines que nous sommes en Equateur, mais encore un petit article colombien …

Cacahouette reist in Kolumbien, beim Tobias (Cacahouette ist der belieibte Teddybear)

Depuis qu’on a commencé notre voyage, mon doudou Cacahouète est toujours avec nous. Je l’emmène partout, mais des fois aussi c’est lui qui m’emmène. Ensemble on a traversé toute la Colombie, et j’ai même aidé papa à conduire le Tioga.

DSC_0446 Einer der sieben zweitbesten Copiloten – Tobilot!

Cacahouète à la mer :

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La mer Caraïbe, tout le monde croit qu’elle est calme, mais en fait il y a aussi de très grosses vagues. A la plage Los Angeles on n’avait pas le droit de se baigner. De toute façon, Cacahouète il n’aime pas se mouiller. Mais on a bien joué dans le sable.

In der Karibik von Kolumbien hat mit den wilden Stroemungen niemand leichtes Zuckerschlecken, den Baeren ist das auch gleich, die moegen das Wasser sowieso nicht, aber der Sand ist super, davon stecken sie sich die Taschen voll, um auch in der Nacht weiterspielen zu koennen.

 

 

Cacahouète au musée :

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Eine Attraktion mehr im Goldmuseum von Bogota, selbst wenn mir die Museen nicht ganz so zusagen aber fuer den Baeren ist’s eine Erfahrung mehr. 

 

Moi les musées j’aime pas trop, mais Cacahouète lui si ; je l’ai emmené au musée de l’or à Bogota, il a vu des beaux bijoux et des masques en or.

 

 

 

 

 

 

 

Cacahouète en balade :

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Bei etwas schaerferen Touren lassen wir den Baeren als Aufpasser besser im Tioga, denn er ist nicht ganz schwindelfrei.

En fait il est pas venu marcher avec nous à las Estoraques, ni faire le chemin des croix à la Candelaria, ni grimper à Suesca. Il est resté se reposer au Tioga.

Cacahouète dans le désert :

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Fest verankert bringt den Baeren der staerkste Wuestensturm nicht aus der Ruhe, die Stacheln behielt er bis ins Bett zum Einschlafen.

Dans le désert de Tatacoa, il y avait plein de cactus avec des très grosses épines. Cacahouète et Pistache se sont assis dessus, après ils avait des épines dans les fesses ! Clara et Yan m’ont aidé à tout enlever pour que ça ne pique pas la nuit dans le lit.

Cacahouète et les statues :

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     A San Agustin, toute la famille a fait une grande balade dans un site archéologique. Cacahouète s’est amusé avec des grandes statues aux dents pointues comme des requins .

Eh dit, Cacahouète, pourquoi Yan il perd toujours des dents ? Clara aussi d’ailleurs, ils font un concours tous les deux. Et pourquoi pas moi ?

 

Wer von der ganzen Truppe verliert am meisten Zaehne? Die jahrtausend alten Statuen von San Augustin, Clara oder der Baer? die richtige Antwort lautet: Yan

 

 

 

 

 

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C’est bien de jouer dans le Tioga, mais aussi dehors avec d’autres enfants. Cacahouète, il ne parle pas beaucoup, alors je parle à sa place : Yo, habloDSC_2280 muy bien espanol. Hola como estas amigo de la playa ? Me gusta dibujar. Quieres jugar conmigo ? Oh, espera, me voy a pipitar…
Le soir, souvent c’est maman qui me lit l’histoire en français; aber Papa liest auch Gutenachtgeschichte auf Deutsch.
Moi quand je serai grand, je serai un papa français, mais de toutes les langues.

Tobias ist nicht nur sprachbegeistert, sondern auch sehr begabt, spanisch ist schon laengst keine Huerde mehr und geht sehr schnell auf neue Spielkameraden zu. Auch englische Gutenachtgeschichten werden eingefordert, die armen Eltern muessen von Frueh bis Spaet alles geben um zu folgen.

 

 

 08052014-DSC_0252   Hum, c’est bon les gâteaux au chocolat dans les pâtisseries colombiennes. J’en ai même pas laissé à Cacahouète. Von Suessigkeiten alleine koennte ich leben, ohne meinem Baeren davon etwas abzugeben.

  14042014-DSC_1022Ouf, c’est fatiguant une grande journée de voyage. Je n’ai même pas besoin de Cacahouète pour m’endormir. Leben, Erleben, Ausleben bis zum Gehtnichtmehr, der Baer schaut sprachlos zu und wuenscht Gutes Nickerchen.

11 mars 2014

Costa Rica, Pura Vida

14 février – 2 mars
Rappel: vous pouvez toujours voir les photos en grande définition en les faisant ouvrir dans une nouvelle fenêtre (clic droit de la souris)
Der Text auf Deutsch kommt später.

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Notre itinéraire au 2 mars 2014 / Unser Standort am 2ten Marz 2014

Costa Rica, “la côte riche”, riche en végétation luxuriante, riche en faune sauvage, riche en tourisme et en niveau de vie aussi. Costa Rica, Pura Vida (la vie pure), le slogan du pays. L’environnement est magnifique, c’est vrai, et la faune abondante et variée; mais, finalement, pas beaucoup plus que dans les pays voisins d’Amérique centrale. Ce qui fait surtout la différence ici, c’est le développement des infrastructures. Une très grosse partie de l’économie est basée sur “l’écotourisme”, un tourisme que nous n’avons pas toujours trouvé très “éco” dans des bus entiers débarquent dans les parcs nationaux leur cargaison de vacanciers pressés qui se jette toute caméra dehors sur le premier poil ou la première plume qui bouge… Un mode consumériste que nous avions totalement oublié depuis plusieurs mois, en prenant le temps de découvrir des lieux moins  accessibles du Nicaragua, du Honduras, du Mexique.. Même la monnaie est le reflet de cette politique:

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Alors cela peut donner ça:
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Arrivez-vous à distinguer le pauvre coati, objet de toutes les attention, à qui le chauffeur de bus vient de donner à manger pour que chacun puisse faire une belle photo ?

Ou encore ça:

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Hotel Las Heroes, La pequenia Suissa : comment passer une soirée en suisse sans payer de billet d’avion. Au Menu, Bratwurst (saucisse), Wienerschnitzel (escalope panée) et Zurchner Gezelschnete (spécialité zurichoise), hummmm, une fois pas an, c’est bon !!!

Mais malgré tout, même si nous avons la dent un peu dure sur certains abus, nous avons aimé le Costa Rica et c’est encore un pays ou nous aurions pu rester beaucoup plus longtemps. C’est que cette fois, pour la première fois depuis 6 mois, nous sommes nous aussi pressés par le temps: le Tioga doit prendre le bateau pour la Colombie le 12 mars, nous devons être à Panama le 7 mars.

Quelques bribes en aperçu :

Instants partagés dans le la verdure ondoyante le temps d’une balade entre filles à Canas Castilla, pour l’anniversaire de Clara.DSC_3776

Tranquillité paisible des étangs de Cano Negro, paradis des oiseaux migrateurs et des caïmans (vous le voyez, entre Andreas et les 2 frères?). Le temps ici ne s’écoule plus qu’au rythme de l’eau. article à venir
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Symphonie de couleurs au lago de Arenal

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Activité modérée du volcan Arenal, suffisante malgré tout pour chauffer la rivière qui coule ici à 30°.
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Moments de partage aussi avec Marina et Marco, Ivica et Nikita, sur la route depuis 15 mois avec leur camping-car qui ressemble un peu au notre, en plus petit.DSC_0672

Non, toute les routes du Costa Rica ne sont pas de des autoroutes ; l’accès à de nombreux sites est même souvent un peu scabreux pour le Tioga, mais l’effort est toujours récompensé, ici à la cascade de LLenos de Cortes


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Une dernière plage de surf, encore un paradis des rois de la vague, avec un “beach break” puissant qui attire des passionnés du monde entier.

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Au Nicaragua, Tobias était à genoux sur le body, cette fois il est debout. Les parents essaient de suivre…

Une nature extrêmement généreuse ; ici tout pousse à foison et nous faisons des cures d’ananas (si vous en manger cet hiver, ils viennent probablement de par ici, d’une plantation comme celle ci-dessous) ou encore d’oranges ou de mangues ramassées directement sur l’arbre: Andreas ne s’arrête de récolter que quand la baignoire est pleine. Toutes ces mangues vertes ont muri en deux semaines, et nous n’en avons pas perdu une seule !
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Et des animaux à observer à loisir, pas toujours cachés au coeur de la forêt d’ailleurs : festival de colibris sur les mangeoirs du Mirador de laos quetzales, colonie de coati sur la route de la Fortuna, maman paresseux et son bébé traversant sur un câble la route du volcan Poas.
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Impressions pointillistes pour ce pays qui fascine,  jetées à la volée à la veille du départ pour un autre monde: le Tioga est au port à Colon (Panama), en attente d’embarquement, et nous quittons demain l’Amérique centrale pour rejoindre d’un coup de catamaran l’Amérique du sud, direction Carthagène en Colombie.

Pour les MaPaToClaYa, Carine le 10 mars.

16 février 2014

Des enfants plein le Tioga / Aqui no pasa nada

Honduras - Du 8 au 25 / 01 2014

Die Fotos sinf auf Deutsch untertitlet – Der complete Artikle auf Deutsch ist seit 13ten Februar online.

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Notre itinéraire au 25/01/14  - Unser Standpunkt vom 25ten Januar

Comme nous l’avions pressenti dès les premiers jours à Copan, nous avons profondément aimé le Honduras,  et cela tient beaucoup aux belles rencontres que nous y avons fait. Nous avons aimé ses paysages de montagnes boisées, son climat plutôt frais – nous sommes restés dans la partie centrale, montagneuse – sa faune et sa flore incroyablement riches, mais aussi et surtout l’extrême gentillesse de ses habitants. En presque 3 semaines, nous avons fait peu d’arrêts dans ce pays un peu plus grand que l’Autriche, mais chacun a duré et a été d’une rare intensité : chez Marina, chez Berto et Blanca, chez Leonel et sa famille, chez Paco et Elizabeth, des moments forts que nous avons du mal à retranscrire. Attention l’article est long…

“Aqui no pasa nada - Ici c’est un endroit tranquille” : cette phrase va devenir un des leitmotiv de notre séjour au Honduras, nous l’avons entendue à chacun de nos arrêts (littéralement, ici il ne se passe rien). Et cela s’est vérifié, nous nous sommes toujours sentis parfaitement tranquilles, même si les révolvers à la ceinture des gardes de nuit et les gros fusils des vigiles devant les banques ont au départ impressionné les enfants “Papa, c’est un vrai le fusil ?”.

Copan Ruinas, notre premier arrêt, séduit par bien des aspects: un site maya majeur qui nous a enchanté autant pour ses stèles sculptées que pour ses aras en liberté (voir article spécifique), un centre d’élevage des aras, des sources chaudes, un centre d’élevage de papillons, un petit musée maya interactif pour les enfants, une bourgade coloniale agréable… Mais c’est aussi beaucoup pour la vie partagée chez Marina, qui tient le comedor (petit restaurant) devant lequel nous stationnons, que nous sommes restés, à l’image de tout le reste de notre séjour au Honduras: un joyeux mélange de vie locale toute simple et d’un certain confort que nous transportons (malgré nous?) partout avec notre “casa rotante”. Pour la première fois depuis le début du voyage – mais cette scène va désormais se répéter souvent - Marina et ses enfants investissent le Tioga, curieux de voir comment nous vivons, impressionnés par le luxe de l’aménagement, qui dépasse de loin ce qu’ils connaissent : les fauteuils, les lits avec des matelas épais, la cuisinière à gaz, et même une horloge qui marche !!
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In Copan Ruinas haben wir 3 Naechte vor dem kleinene Restaurant von Marina und ihren Kindern uebernachtet, die standig mit Tobias und Clara im Tioga gespiellt haben.

Bryan, Andrea, Vanessa et Maria – les 4 enfants de la famille -  découvrent avec avidité les jeux que nous leur proposons (Uno, memory, lynx, coloriages,…) et restent jusqu’après la nuit tombée installés dans le Tioga.  Dans la journée entre deux visites de sites, Clara et Andrea papotent en haut d’un arbre, Bryan et Tobias font un concours de dessin de voiture (“dessino una voitura” – Tobias se lance en espagnol) pendant que Marina, avec son grand sourire, nous prépare de délicieux cafés dans une tasse en céramique; à 5 Lempiras la tasse (environ 20 centimes), nous oublions bien vite notre bouilloire et notre nescafé !
Le départ, après photos et embrassades, est difficile: difficile de se dire “au revoir” en sachant bien qu’on ne se reverra probablement jamais… Même rester en contact va être compliqué, la poste n’est pas courante ici (Marina n’a jamais reçu de courrier et son mari nous donne laborieusement en guise d’adresse une description de l’endroit où ils se trouvent) et la famille est bien loin de posséder un ordinateur. Mais nous ne les oublierons pas.

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Le pays est très essentiellement agricole : petites plantations familiales de maïs, haricots et légumes pour la subsistance, et grosses plantations de bananes et de café pour l’exportation. Les produits de base sont très bons, mais il n’y a aucune industrie de transformation ; Toute l’économie du pays est basée sur les matières premières et dépend donc des cours du marché, qui ne lui sont pas particulièrement favorable. En plus l’état des route est souvent rudimentaire (photos dans l’article en allemand). Le développement du pays est donc très lent, et c’est tellement dommage !

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Les plantations de café sont le plus souvent sous de grands arbres qui produisent de l’azote, ce qui limite l’usage d’engrais et de pesticides; le séchage des grains se fait par terre, souvent directement en bord de route.
Kaffe Plantage unter bauemen ; die Kerne trocknen direkt am Boden, oft gleich neben der Strasse.

Il en va de même avec l’éducation, qui n’est pour le moins pas une priorité des gouvernements successifs. Ici c’est assez clair, le politique est de maintenir le niveau d’éducation a minima pour que la population reste docile. Et pourtant il y a tellement de potentiel. Plusieurs fois nous avons été impressionnés par le niveau des enfants qui ont la chance d’aller à l’école privée, comme par exemple à Gracias : ces enfants-là sont d’une vivacité extraordinaire, parlent un anglais impeccable et le lisent couramment (alors qu’à Copan Bryan, 11 ans, avait bien du mal à déchiffrer l’espagnol).

Gracias, encore un arrêt dont nous avons eu du mal à partir. Alors que nous ne trouvions pas de place de camping, Berto et Bianca nous ont généreusement invités à stationner chez eux et nous ont ouvert grand leur porte avec leur filles Karla et Elba, malgré l’imminence de l’accouchement de Bianca. Installés dans leur jardin, nous passons trois jours paisibles (encore une fois “Aqui no pasa nada”) à partager des repas, des temps de jeux (le Tioga est toujours tout plein d’enfants, leurs filles, les cousins, les voisins….) des discussions sur la vie du pays (le manque de travail, l’immigration fréquente aux Etats Unis).
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In Gracias haben wir direkt beim Berto und Bianca uebernachtet, sehr liebe Leute mit ihre Tochter Karla und Elba mit denen wir in die Thermen gebadet sind.

L’environnement de Gracias est très agréable, la température est parfaite, le parc national offre une randonnée accessible dans une très belle végétation (les magnifiques liquidambars aux  feuilles rouges sont ici des arbres bien plus imposants que les buissons de nos jardins) et nous passons une belle 1/2 journée dans les piscines d’eau chaude avec Karla et Elba, qui ne savent pas nager mais ont soif d’apprendre et profitent au maximum des brassards de Tobias (pour ne pas avoir peur dans un premier temps) et de quelques conseils de natations.
 
DSC_0384Nos deux minettes, Karla et Clara, se sont tout de suite entendues comme deux sœurs. Et évidemment, très vite Clara a retrouvé ses réflexes “Maman, est-ce que je peux dormir chez ma copine ?  - Mais oui, si ses parents sont d’accords. – Maman, est-ce que Karla peut dormir à la maison ? – Mais oui, si elle veut.” Et voilà inauguré le “lit d’amis” du Tioga en même temps que Karla passe sa première nuit hors de chez elle – Bianca viendra vérifier plusieurs fois le soir que tout se passe bien.
Yan lui joue au foot et fait de la batterie avec les voisins David et Luis-Oskar les fils d’Oskar et Doris, en utilisant un joyeux mélange d’anglais, d’espagnol et de langage des signes pendant qu’Andreas fait découvrir à Oskar la musique traditionnelle autrichienne.
La soirée se termine autour de la table de Doris qui n’imagine pas de nous laisser partir sans que nous partagions leur repas : riz, frijoles (haricots rouges), oeufs et guajada (fromage frais), c’est le menu du Honduras à midi, le soir … et le matin.

Lago de Yojoa
Le lac de Yojoa est situé au pied des “forêts brumeuses”, ces forêts d’altitude qui portent bien leur nom, il est rare de les voir complètement dégagées. Stationnés cette fois dans le parc de la Finca las Glorias, une grande propriété avec hôtel (wifi!), chevaux et plantation de café, nous nous remplissons les yeux et les oreilles d’un incroyable festival d’oiseaux (voir article spécifique dans l’onglet Coin des enfants-Yan). Yan ne lâche plus l’appareil photo, et même Tobias devient un fin observateur (“Yan, regarde le perroquet”, “Clara, tu écoutes le montezuma? – il est assis dans le Tioga en train de dessiner et regarde par la porte ouverte…)
P1060324  Lago de Yojoa avec vue sur les forêts brumeuses / Lago de Yojoa, mit Sicht auf dem Wolken Wald

Mais pour observer les quetzals, c’est véritablement dans la forêt de nuage qu’il faut monter. Nous nous rendons tous les 5 en bus à El Remate, le petit village de Leonel, notre guide ornitho qui nous a fait découvrir bien plus que ces superbes oiseaux (voir article spécifique). Il nous accueille 2 jours dans sa famille, où Tobias va tout de suite se sentir comme chez lui: les garçons de la maison le prennent sous leur aile, le gardent pendant que nous montons observer les oiseaux ou les orchidées (nous le laissons parfaitement en confiance); il boit du café sucré, regarde la télé, apprend à faire du vélo …

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Wir bleiben 2 Tage bei Leonel, unser Quetzal Fuehrer, der direkt im Wolkenwald wohnt. Tobias wird ab sofort bei den Kindern unterschuetzt.

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A El Remate on vit très simplement, mais très sereinement. Chez la maman de Leonel, qui nous prépare plusieurs fois par jour sur sa cuisinière à bois  un délicieux local.
Alle wohnen in dem Dorf sehr einfach, aber glücklich. Die Mama von Leonel macht uns regelmaessig auf ihrem Holzkochen einen sehr guten lokalen Kaffee.

Tegucigalpa
A la dernière minute, nous arrivons à contacter Elisabeth et Paco, des amis de Olivier et Aline chez qui nous étions passé en octobre à San Diego, qui travaillent au lycée français du Honduras. Grâce à leur gentillesse nous allons enfreindre notre règle de ne pas nous arrêter dans les capitales. Trois jours durant nous stationnons devant chez eux, dans la cour sécurisée de leur résidence (grosse grille et garde en arme 24h/24) et nous profitons de leur accueil chaleureux pour oublier un peu les contraintes logistiques du Tioga. Andreas “Dites donc, je ne me suis même pas cogné dans les murs en allant aux toilettes”. Yan “Je peux vraiment laisser couler l’eau de la douche ?” Tobias “Wouahou, il y a même de l’eau chaude!” (la douche va même se transformer en sauna tellement les garçons y restent longtemps). Bref, chacun apprécie de retrouver un peu le confort d’une “Vraie maison” – dixit Clara, qui n’en invitera pas moins Amalia à venir dormir chez elle, dans le Tioga. Paco nous prépare de délicieux repas mexicains, et nous nous sentons comme des coqs en pâte.
Comme au lycée français le rythme est calé sur celui de la France, Amalia et Aurélio ne sont pas en vacances, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’ici pour qui les vacances courent du 12 décembre au 10 février. Ni une ni deux, Clara réclame à aller à l’école avec Amalia (en CE2), et Yan avec Aurelio (en 6e). Les voilà donc partis à 6h1/2, en uniforme réglementaire, aux couleurs du lycée. Ils reviennent à midi tout contents d’avoir pu parler français à des Honduriens (il y a une majorité d’enfants locaux au lycée).
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Pendant ce temps les parents en profitent pour visiter la ville tranquillement, seuls tous les deux pour une fois. C’est l’occasion de prendre autrement la température du pays, dont nous avions vu jusque là uniquement le coté rural. La cathédrale de Suyapa offre une belle vue sur la ville, située dans une cuvette entourée de collines : c’est une petite capitale (1 million d’habitants), avec quelques tours qui dépassent du reste. Au centre ville une certaine tension est palpable au moment de notre passage: le nouveau président doit prendre ses fonction dans les prochains jours, après avoir été élu en novembre dans des conditions douteuses; le coup d’état de 2009 qui a renversé un président progressiste est encore tout frais…. Et les souvenirs d’une décennie de guerre civile à peine estompés. Coup d’état, guerre civile, difficile pour nous d’imaginer que les gens de notre génération ont grandi dans un pays en guerre quand nous passions une enfance de rêve.

Peut-être est-ce pour cela qu’ils tiennent tellement à nous répéter, peut-être pour SE répéter, “Aqui no passa nada”. En tout cas nous n’avons trouvé sur notre chemin que des portes grandes ouvertes et des cœurs grands ouverts qui aspirent juste à vivre en paix, tout simplement.
 

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A Valle de Angeles, Luis le dresseur de chevaux a comblé les trois enfants : il les a laissé monter des chevaux de grande classe. Il a fait éclater Clara de fierté en lui disant qu’elle tenait bien en selle sur le meilleur danseur du Honduras.
Clara reitet auf dem Turnierreitpferd in Valle de Angeles

Après ces très belles semaines au Honduras, nous venons d’achever trois semaines au Nicaragua et venons de rentrer au Costa Rica; il ne nous reste qu’à digérer cette nouvelle étape pour vous la faire partager.

Un grand merci à vous tous qui nous suivez pour vos messages réguliers, c’est à chaque fois un bonheur de vous lire. Continuez de nous envoyer des nouvelles, avec toutes nos excuses si nous ne vous répondons pas toujours personnellement, le temps est toujours compté quand nous avons accès à une connexion...

A très bientôt,

Les MaPaToClaYa

26 janvier 2014

A la volée

Depuis le sud du Mexique, nous sommes entourés d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres. C’est vrai que l’observation des quetzals au lago de Yojoa et des aras à Copan ont été des moments magiques, mais tous les autres jours nous ont apportés leur lots de plumes colorées.
Je weiter wir Richtung Sueden reisen, desto bunter wird das Federkleid, desto zahlreicher werden exotische Voegel. Auffinden, Beobachten, Fotografieren und schlussendlich Identifizieren gehoeren zum mittlerweile klassischen Tagesablauf. Besondere Momente wie die Quetzals am Lago de Yojoa und die Aras in Copan sind zum Glueck nicht Alltag, im Gegenteil, dies sind aussergewoehnlich schoene Momente, was aber nicht heissen soll, dass uns kleinere, weniger imposante Voegel nicht ebenso faszinieren.

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“Autant la Basse-Californie a été un paradis pour la pêche, autant l’Amérique centrale est le paradis de la photographie animalière, plus spécialement des oiseaux. Au Honduras en particulier, j’ai bien aimé partir tous les matins avec l’appareil : je ne revenais jamais sans une belle photo !” Yan

“Baja California war einfach ein Traum zum Fischen, in Zentralamerika gehts dafuer zum Tierfotografieren umso besser, insbesondere fuer Voegel. In Honduras bin ich fast jeden Tag von frueh bis spaet mit meinem Photoapparat unterwegs, und so wie beim Fischen, komm ich selten ohne einen guten Fang zurueck.”

Oropendola – Montezuma Stirnvogel
Quand il chante posé sur une branche pour faire la cour à sa belle, ce gros oiseau masqué s’incline très bas en levant la queue. Le roucoulement très reconnaissable nous fait forcément lever la tête pour assister à cette prière tout en jaune.

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Gymnostinops montezuma / Cassique de Montezuma / Montezuma oropendola

Perroquets
Des perroquets il y en a des dizaines d’espèces, mais leur point commun c’est qu’ils crient toujours en volant. C’est comme ça qu’on arrive à bien les repérer, parce que sinon, vert sur vert dans les arbres ce n’est pas facile… Autre point commun, ils sont toujours en groupe et vont (presque) toujours par paires.

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Aratinga holochlora / Perroquet vert / Grüne Papagaye / Green parrot  DSC_0330 DSC_1144
Amazona autumnalis / perroquet à front rouge / red-lored parrot

Motmots

Un des plus beaux, et pas si rares que ça. Le momot “s’épile” lui-même une partie des plumes de la queue pour leur donner cette forme si distinctive.

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Eumomota superciliosa / Momot à sourcils bleus / Brauenmotmot / Turqoise-browed motmot

Toucans

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Ramphastos sulphuratus / Toucan à carène / Regenbogentukan / keel-billed toucan
Pteroglosus torquatus / Aracari

Tanagas et Orioles

Des tanagas et des orioles aussi il y en a plein de différents. Comme ils sont petits ils sont plus difficiles à observer, on voit souvent juste passer des flash de couleur. Quand ils sont tous ensembles, comme au lago de Yojoa, on dirait un feu d’artifice.
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Thraupis episcopus / Tananga évêque / Bischofstanangare / Blue-gray tanager
Pirenga bidentata /
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Phlogothraupis sanginolenta / Tangara ceinturé / Königstangare / Crimson-collared tanager

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Icterus galbula / Oriole de Baltimore / Baltimore oriole                    Icterus pectoralis / Spot breasted oriole

Jacanas

Avec ses grandes pattes araignées, le jacana marche sur l’eau. Enfin … sur toutes les petites plantes qu’il y a sur l’eau. Et quand il s’envole il dévoile son dessous tout jaune.

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Jacana Spinosa / Jacana du Mexique / Gelbstirn Blatthünchen / Northern jacana

Pics

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Campephilus guatemalensis / pic à bec clair / Königspecht / pale-billed woodpeecker
Centurus uropygialis / Pic de Gila / Gilaspecht / Gila woodpecker

Oiseaux marcheurs

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à gauche Agiocharis ocellata / Dindon ocellé / Ocellated turkey
à droite penelopina nigra / Pénélope pajuil / Schluchtenguan / Black penelopina

… et quelques autres

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Calocitta formosa / Magpie jay                               Saltator atriceps / Saltator à tête noire / Black-headed saltator
 
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18 janvier 2014

Pays maya, pays des volcans

Deutsche Legenden unter den Bildern!

Du 1er au 8 janvier 

Après le lago de Izabal, où nous avons passé le nouvel an, nous terminons le parcours dans les basses terres de l’ouest du pays par les ruines de Quiriga, aussi intéressantes pour ses stèles sculptées couvertes de glyphes – inspirées de celles de Copan, au Honduras voisin où nous irons bientôt - que pour ses arbres magnifiques et les oiseaux qu’ils abritent.
P1050825Die ganze Familie (mit einem kleinen Affen auf Mamas Ruecken) neben einer Maya-Stele in Quirigua

Dès que nous nous dirigeons vers l’est, nous prenons de la hauteur et le paysage change du tout au tout. La végétation, tellement dense depuis plusieurs semaines, se raréfie, au point de presque disparaître dans le “corridor secco”, une zone coincée entre les influences atlantique et pacifique où la subsistance est difficile ; les montagnes retrouvent une allure de montagne ; et …. le ciel redevient bleu ! Une vraie journée de soleil, on apprécie après l’humidité quasi constante dans laquelle nous baignions depuis Chetumal (la frontière Mexique – Belize): miracle, en deux jours le sel va sécher dans sa boîte et on ne retrouvera plus cette impression désagréable de s’assoir sur un siège mouillé partout dans le Tioga.

Nous traversons “de force” une partie de la capitale, Guatemala Ciudad, puisqu’il n’y a pas véritablement de périphérique qui contourne la ville. Ce que nous en voyons ne nous donne pas particulièrement envie de nous arrêter – ça tombe bien, ce n’était pas au programme, on évite par principe les grandes villes. Nous continuons donc jusqu’à Antigua, l’ancienne capitale qui a été déplacée après avoir été détruite plusieurs fois par les tremblements de terre et les volcans. Les volcans effectivement entourent la ville sur trois côtés. Deux d’entre eux sont éteints, mais le troisième crache environ toutes les 10 minutes un épais panache de fumée blanche, on dirait qu’il nous fait des signaux. La ville a de jolis restes coloniaux mais l’impression générale est assez bizarre car d’un côté de nombreuses églises sont à moitié en ruine – c’est une politique de la ville, classée Patrimoine Mondial, de ne pas avoir remis en état tous les bâtiments endommagés après les dernières catastrophes – et de l’autre côté les restaurants et hôtels de luxe se multiplient pour accueillir des cargaisons d’Américains qui débarquent avec leur dolars…. tout nous semble un peu faussé et nous n’accrochons pas plus que cela.
Malgré tout, même si l’emplacement de camping officiel où nous parquons le Tioga, l’arrière cour de la police touristique, n’a rien de très poétique, il a l’avantage d’être gratuit et d’être un vrai repaire de voyageurs, ce qui permet de papoter et d’échanger des informations. Nous y retrouvons avec plaisir Mireilla et Alex, 2 jeunes hispano-belges que nous avions déjà croisés au Mexique et au Belize et que les enfants adorent. Mireilla est ravie de décorer son 4x4 avec les dessins que lui fait Tobias.

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Les 3 volcans de la ville, de gauche à droite : volcan de Agua, del Fuego (normal, celui qui fume) et Acatenango (le plus haut, 3976 m)
Antiguas Vulkane (von l. n. r.): Volcan de Agua, Volcan de Fuego (mit kraeftigen Rauchausstoessen jede Viertelstunde) und der Acatenango, der hoechste mit 3976 m.

DSC_1044Un marché maya coloré se tient devant ce qui reste de l’église El Carmen
Farbenpraechtiger Maya-Markt vor der Kirche von “el Carmen” (oder was davon noch ueber ist

Après cette étape citadine (à notre échelle), nous partons encore un peu plus à l’ouest pour le lac Atitlan, un superbe lac de cratère que tous les guides touristiques décrivent comme le joyau du Guatemala. C’est vrai, c’est très, très beau.
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Unwirklich schoen gelegen – Kratersee “lago Atitlan”, umgeben von unzaehligen ruhenden Vulkanen 

Seulement voila, c’est justement décrit dans tous les guides touristiques…. Un peu comme à Antigua, nous n’arrivons pas malgré la magie du paysage à trouver “l’esprit du lac”.
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Pourtant cet esprit a bien été là, le lac est entouré de villages mayas aux traditions bien ancrées. En nous laissant guider un peu plus par notre instinct que par le sacrosaint Lonely Planet nous allons le découvrir dans la petite bourgade un peu en retrait de Solola. Là nous tombons au coeur de la population maya, une foule d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, venus célébrer l’arriver du nouveau prêtre de la paroisse.  Nous nous laissons tous les 5 emporter par le flot de couleurs, par l’âpreté de la langue Cachikel qui coule de toutes les bouches, par la gentillesse et la curiosité de ces gens qui nous observent autant que nous les observons, qui viennent toucher les cheveux blonds de Clara et les boucles dorées de Tobias quand nous admirons leurs vêtements brodés.   

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In “Solola” tragen sowohl Maenner wie Frauen ihre tradittionelle Kleidung, und nicht nur an Festtagen sondern alltaeglich.
Pour une fois (c’est la première fois que nous l’observons sur ce continent) les hommes aussi portent le costume traditionnel. Et pas seulement pour les grandes occasions mais vraiment au quotidien, nous l’avons vérifié plusieurs jours d’affilée.

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Die Kinder werden mindestens genau so oft photografiert wie wir die Leute, zumeist ueber gut versteckt sitzende Handys, Bh oder tiefer sind gewoehnliche Aufbewahrungsplaetze. Alle haben ihre Fuesse auf dem Boden, nur die Aussicht (naemlich die nach dem neuen Ortspfarrer) ist nicht fuer jeden die gleiche, dafuer hat sich Andreas noch immer zu keinem Hut durchringen koennen.
Les enfants ont beaucoup de succès auprès des gens, jeunes et moins jeunes, qui parfois sortent un téléphone portable de sous leur habit brodé pour les photographier. / Non, Andreas n’est pas monté sur un marchepied, il a bien les pieds au même niveau que ses voisins.


Une fois le prêtre rentré dans son église, la place s’est vidée en deux temps trois mouvement, mais c’est le marché qui s’est animé. Les paysans des montagnes alentours y viennent vendre leurs légumes et acheter leurs vêtements. Très épais, tissés et brodés à la main, chaque pièce vaut une petite fortune mais donne tellement d’allure qu’on se retrouve un peu ridicules avec nos T-shirt Patagonia. Clara aurait volontiers changé son habituel short – t-shirt, mais elle a finalement accepté que ce n’était pas le plus pratique pour faire de la gym dans tous les coins ou même grimper dans la capucine du Tioga …

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Auf dem lokalen Markt kommen Bauern aus der Umgebung zusammen, um  Gemuese zum Kauf anzubieten und Kleidung, viele weben ihre Kleider auch selber, zu erwerben. Ist unsere Maya-Clara nicht suess?

Nous reprenons la route en sen inverse, vers l’est, pour passer au Honduras. Après avec été bloqués dans les embouteillages de Guatemala Ciudad un peu plus longtemps que prévu, nous inaugurons la série des nuits passées sur une aire de station service (c’est sûr, il y en aura d’autres!). Un peu bruyant évidemment, mais très sympa; partout dans le monde, les routiers sont sympas ! (même mes deux oncles préférés).
Nous faisons encore un petit arrêt très chouette dans un petit musée paléontologique qui explique bien pourquoi il n’y a pas de traces de dinosaures en Amérique Centrale (cette bande de terre qui relie l’Amérique du Nord et du Sud n’existait pas il y a encore 60 millions d’années), mais seulement des restes de mammifères, et entre autres des paresseux géants tout à fait impressionnants : Tobias et Clara en restent bouche bée, Yan me demande un cours d’anatomie comparée.
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Heute ist ausnahmsweise kein Schultag, dafuer aber Geologie und Paleontologie in einem kleinen Museum in Estanzuela, einer der letzten Tage in Guatemala.

Et notre tout dernier arrêt guatémaltèque sera encore pour un volcan, le modeste volcan d’Ipala (1600 m). Il abrite un petit lac de cratère, auquel on accède par une jolie randonnée (ça fait un bien fou de marcher !! c’est notre première vraie randonnée tous les 5 depuis bien longtemps, les parcs américains peut-être). Tobias ralouille un peu pour monter (il faut dire qu’il est globalement dans une période ralouille et met nos nerfs de parents à rude éprouve dans l’espace limité du Tioga) met est tout content de voir un lac de volcan “Dis Yan, l’eau elle va bouillir ?”.
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Im Krater von dem kleinen Vulkan “Ipala” (1600 m) liegt ein schoener See. Gut versteckt in dichter Vegetation, brennt zum Erntedank ein kleines Feuer, lokaler Brauch der Mayas, um auf ihre Art und Weise den zustaendigen Goettern zu danken.

Clara ne veut plus sortir de la petite grotte dans le flanc du cratère où une famille maya vient de faire un feu et des offrandes de fleurs et de maïs, “comme autrefois”. Elle se sent sereine. Nous aussi. Ce sera notre petit Atitlan miniature, rien que pour nous. Nous avons trouvé l’esprit du lac, et celui du Guatemala. Merci Ipala.

18 janvier 2014

Ein fast ganz normaler Tag in Honduras

Texte en français dessous. Les photos sont légendées – vous pouvez les ouvrir en haute définition dans une nouvelle fenêtre.

(die Bilder koennen ueber die rechte Maustaste vergroessert werden)

DSC_0119Les aras volent en “liberté protégée” dans le site maya de Copan.

Es hat sich im Laufe unserer Erzaehlungen irgendwie so eingeschlichen, eine Art Ueberblick ueber bereiste Gebiete zu geben, die besonderen Erlebnisse betonend, das Alltaegliche nicht gerade in den Mittelpunkt stellend. Heute werden wir dies umdrehen, einen fast ganz normalen Tag dieser Reise herausnehmen und genauer mit euch teilen, wen’s interresiert, ist eingeladen, weiterzulesen.

9 ten Januar 2014 - 6 Uhr Tagwache, nicht fuer alle, denn der Juengste vertreibt den Aeltesten aus dem ehelichen Bett, auf der Suche nach Geborgenheit, Naehe und Waerme, oder einfach nur aus gentisch veranlagtem Konkurrenztrieb? Das Tageslicht ist kaum angebrochen, verherrend viele Bilder sind aber noch aufzuarbeiten, ein eigenes Album ueber exotische Vegetation sollte entstehen, und nachdem dies von selber nicht geschehen wird, ist mit dem Aussortieren, Klassifizieren und Gruppieren der Bilder der Tag angebrochen.

DSC_0045 Les ceibas (arbres à kapok), arbres sacrés des Mayas, sont aussi majestueux que les oiseaux qui investissent leurs branches.

Spaetestens um 8 sind selbst die kleinsten Vertreiberaeffchen auf ihren Beinen, zum Fruehstueck gibts fast das Gleiche wie zu Hause, Tobias verwendet seine Flasche nur noch selten, im Vergleich zu allen Einheimischen bleiben wir beim Suessen, mit lokaler Ananasmarmelade, suessen Brotwecken, ungesuesstes helles Brot ist nicht immer auffindbar, Tee oder heisse Schokolade darf es ruhig sein. Chilischarfe Gemuesesuppe mit Huehnereintopf kann ruhig bis zu Mittag warten.

DSC_0104Camping royal à Copan Ruinas, sur le terrain de l’adorable Marina et de ses enfants qui investissent le Tioga pour dessiner et apprendre à jouer au Linx, pour notre plus grand bonheur.

Wir logieren im Hinterhof einer Essbude, die knapp an den beruehmten Mayaruinen von Copan liegt. Chefin im Hause ist die bildhuebsche wenn auch klein ausgefallene Marina, um Herd und Beine schwirren ihre 4 Kinder Bryan, Andrea, Karin und Paula, der Vater hat sich aus dem Staub gemacht, auf der Suche nach groesserem Glueck, von Zeit zu Zeit schaut er dennoch vorbei und erkundet sich nach dem Rechten. Gloria, eine junge Aushilfskraft, arbeitet beim Tagesrestaurant mit, Waesche wird von Hand gereinigt, Wasser gibts nur in kalter Form, die Tage sind zwar nicht so intensiv wie zuhause, zeitlich dafuer unbegrenzt, fuer Beschaeftigung ist aufgrund von intensiver Handarbeit gesorgt.

DSC_1665Moment studieux avant de jouer avec les copains

Marinas Kinder, zumindest die groesseren, sind schon ab 7 Uhr in der Schule, dafuer zu Mittag wieder zuhause. Die unsrigen sind, eigentlich so wie jeden Tag, Ausnahmen kommen klar vor, ab 9 Uhr brav bei der Sache, konzentriert und zielstrebig ist in einer Stunde der offizielle Schulkram erledigt, tagesweise abwechselnd eine Mathematik- oder Franzoesischeinheit. Yan beschaeftigt sich heute mit groesseren Divisionen im 4stelligen Bereich und Flaechenberechnung, Clara ueberlebt ohne groessere Korrekturen ihr Franzoesischdiktat und spielerische Aufgaben auf Deutsch. Tobias bereitet sich spielerisch, malerisch, kuenstlerisch auf sein kommendes Vorschuljahr vor. In den letzten Wochen hat es sich so ergeben, dass eher Carine schulmeistert und der alte Bruellaffe sich um Auto, Reiseplan und diverse Kuechenarbeiten kuemmert.

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Ein Wunder, dass unser Aushilfsmountainbike ueberhaupt noch mit uns spricht und uns von A nach B bringt, die letzte Gleichbiegeaktion des Hinterrads mit einem gar nicht so grossen Fusstritt hat sich dann nicht unbedingt als das Gelbe vom Ei herausgestellt. Mit ausgehaengten Bremsen quitscht sich also das Teil durch den Rahmen, von Achter kann man da nicht mehr reden, eher noch von geisterbahnaehnlichen Zustaenden – Hauptsache die Kurbel dreht sich, die Mayas hatten ihre Ruinen ja auch ohne Rad gebaut, da kommen wir locker mit einem verbogenen aus. Durch grob behauenes Kopfsteinplaster, kopfgrosse, teils fehlende, teils ausgewaschene, teils uebergrosse Steinmugeln gehts fuer Papa Richtung Dorf. Immerwieder ein Hochgenuss und tolles Erlebnis, auf den lokalen Maerkten teilhaben zu duerfen, sich nach den diversen Fundstellen fuer stinknormale Produkte zu erkundigen, den lokalen Preis herauszufinden, ein nettes Wort fuer die Verkaeufer und Marktbesucher paratzuhaben, ein schnelles Kaffeetscher hier, ein suesses Broetchen dort, und schon ist es Zeit dem bunten Treiben den Ruecken zu kehren, kurzer Stopp an der Bank um elegant mal so viel abzuheben, wie es den Einheimischen in einem Jahr nicht gelingen wird auf die Seite zu bekommen. Schwerbewaffnetes Schutzpersonal kuemmert sich am Eingang zum Bankomaten fuer umliegenden Respekt, was 50 Meter weiter an der Strasse passiert, geht ihn wahrscheinlich nichts mehr an. Da sollte jeder so geschickt sein, und sein Hab und Gut so wenig wie moeglich preiszugeben. Bis dato hatten wir keine boesen Erfahrungen gemacht, ansonsten darf man es, sollte es beim reinen Diebstahl bleiben, als gerechte Umverteilung der Werte sehen.

DSC_1829 Le site maya de Copan est le plus au sud du monde Maya, mais on y retrouve les mêmes terrains de jeu de pelote que ceux que nous avons vus au centre du Mexique. 

Gegen 10 Uhr sind dann alle soweit startklar um sich vormittags mit noch voller Energie in die Ruinenstadt Copan aufzumachen. Keine 5 Gehminuten liegt der Eingang vom Tioga entfernt, heute koennen wir auf die Hilfe des Rades verzichten, um den im Moment gehfaulen Tobias zu befoerdern. So interessant die Tempel, Ruinen, Stelen und die besonders hervorzuhebende Hiroglyphenstiege auch sind, die Schau stiehlt den Steinen eine ca. 25koepfige Aragruppe, die aus dem Aufzuchtszentrum Copan kommen und im archeologischen Ruinengelaende fortan frei leben duerfen. Einfach gewaltig, bezaubernd, irreel, uebernatuerlich, beeindruckend, eines der schoensten Erlebnisse bis jetzt. Die fliegenden Riesen, rote Aras, sind, nachdem sie in Kaefigen gezuechtet worden sind, an die Menschen gewoehnt und werden in den Ruinen auch gefuettert. Sie fliegen natuerlich frei herum und suchen sich in den subtropischen Waeldern, im Moment befinden wir uns im trocken Jahresteil, um ergaenzende Nahrung. Fruechte, Rinden, Blaetter, Beeren – ganze Baeume gehen dabei ein, aber was ist einem lieber, ein paar trockene Baeume mehr oder diese ueberdimensionalen, laut kreischenden, farbenpraechtigen Naturventilatoren?

DSC_0342Que c’est beau des aras qui n’ont pas les ailes atrophiées d’avoir été élevés en cage !!!

Exotische Vegetation schmueckt die Parkanlage, ehemaliges kulturelles, religioeses, gesellschaftliches wie auch wirtschaftliches Zentrum der Region, in Mitten der Berge, am Ufer des Rio Copan. Die Mayas schaetzten und verehrten, verheiligten ihre Natur - viele Baeume, wie zum Beispiel den Kapokbaum, Zedrele, Guanacaste oder den Gumbolimbo. Dieses Volk verstand es, Kraeuter, Wurzeln, Rinden und Blaetter richtig einzusetzen, trotzdem verhiess steigende Bevoelkerung, Rodung der Waelder und Ueberbewirtschaftung der Felder ab dem 7. Jhd. nichts Gutes und bdeutete den fortwaehrenden Untergang, spanische Eroberer trugen ihren entscheidenden Teil dazu bei und gaben so manchem Tropeninder den Gnadenstoss.

P1040117Cacahouète aussi  a visité Copan avec nous 

Zur Feier des Tages, selbst wenn’s nichts Besonders zu feiern gibt, aber speziell Tobias freut sich immerwieder darueber, gibt’s wiedereinmal “quesadillas”, frischkaesebelegte, warme Tortillas (Maisfladen), die wunderbar einfach zuzubereiten sind. Unser rollendes Heim ist da wirklich extrem praktisch, um quasi jederzeit Schutz, Kueche, Erholung und Bezugspunkt zu sein. Tropenfruechte wie Papayas, Ananas, diverseste Bananen in Form, Farbe und Groesse, Avocados, Mangos, Mandarinen, Orangen, Kokosnuesse … stehen anhaengerweise zur Verfuegung und stehen taeglich am Speiseplan.

Fuer enorm wenig Lohn kocht uns Marina von der Essstube einen wohlschmeckenden Kaffee, sie serviert ihn nochdazu in gebrannten Tongefaessen, die durchwegs aus den guten alten Mayazeiten stammen koennten. Marina strahlt so wie viele Menschen im Dorf sehr viel positive Energie aus, laechelt trotz ihrer verzwickten Lage sehr viel und schenkt viel Waerme, im ganz normalen privaten Leben hat sie’s bestimmt nicht einfach, ihre Kinder geniessen es auf alle Faelle, im Hinterhof ein paar europaeische Kinder zu haben, die, trotz sprachlicher Huerden, gerne fuer allmoegliche Spiele offen sind.

Die eigentliche Herausforderung vom Tag steht nocht offen. Naemlich ein paar perfekte Araphotos zu machen! Yan klemmt sich fachmaennisch hinters Objetiv, das schwere Tele ist fuer ihn nur mit grosser Motivation zu halten, und sehet selber was ihm alles gelingt.

DSC_0065 Non, promis, la photo n’est pas prise dans un zoo, c’est bien au milieu des stèles mayas de Copan.

Ara erinnert allzusehr an die Zimmererlehre vor ueber 15 Jahren in Frankreich, denn die Firma hiess Ara-bois, der Chef war dermassen von diesen wunderbaren Voegeln angetan, dass er sein Unternehmen diesem Vogel nach nannte (bois-=Holz), die Aras vertilgen auch extrem viel Ast- und Laubwerk. George, einer der ehemaligen Arbeitskollegen nahm sich damals uebrigens 18 Monate Auszeit, um im benachbarten Nicaragua, im Rahmen einer Roten Kreuz Hilfsaktion, als Zimmermann so fachmaennisch wie nur moeglich ein hurricanzerstoertes Dorf wiederaufzubauen.

Viel zu kurz war der Nachmittag, die 3 Stunden mit den Tieren vergehen wie im Flug, einer der prachtvollsten Momente, wo sie ihr Federkleid so richtig zur Schau stellen. Fuer uns Hobbyfotografen und Moechtegerne fast nicht moeglich, das grandiose Bild zu schiessen, mit der Bitte um Nachsicht und Entschuldigung.

 

Bis vor kurzem wussten wir auch nicht was Breiaepfel sind, Google machts moeglich, schmeckt so aehnlich wie eine Mischung aus Kastanien-Kuerbis-Mango, ist auf alle Faelle sehr naehrreich und im Moment im Angebot. Ergaenzend gibts Avocados, Karrotten, Pasta und gebratene Bananen. Frischgestaerkt gehts ins Finale, naemlich der Aufbearbeitung der 250 Vogelaufnahmen. Im Uebrigen ist es nicht gelungen, das Angesrebte Soll von 15 Bildern einzuhalten. Beim Einen sieht man da die Schwanzfedern besser, beim Anderen sind im Flug die Brustfedern heraussen. Dort ist vom Schnabel ein kleines Detail zu ergattern, dort zwinkert Einer mit dem Auge. Ziemlich eitle Tiere sind das uebrigens, verbringen sie zu 80 Prozent ihres Tages mit Federnrupfen, Saeubern, Floehezupfen, Gesangsstunden, Kreischen – die perfekten Spanischnachhilfelehrer, fuer alle die ihr rollendes rrrrrrrrrrrrrrrr verbessern wollen.

 guanacaste-copan Der Tag ist noch lange nicht beendet. Karten- und Fuehrerstudium, um den naechsten geschweige den die naechsten Tage vorauszuschauen. Ganz normaler Haushaltskram wie Saubermachen, Spuelen und Kinderarbeit, und schon neigen sich die Zeiger gegen sehr spaet am Abend.

Und selbst wenn der Himmel heute bedeckt ist, so sind regelmaessig ein paar Blicke fuer den suedlichen Sternenhimmel drinnen. Fuer uns Nordlichter ungewohnte Konstellationen erweitern auch diesen Horizont, Jupiter steht im uebrigen mitten im Sternbild der Zwillinge! und Orion steht schon frueh am oestlichen Himmel, ab 6 Uhr abends ist vor Ort das Sonnenlicht gar.

Nur das Zirpen der Grillen und der Gesang der Nachtvoegel kann noch als stoerend empfunden werden, wem’s nicht passt, einfach nicht hinhorchen, ein fast normaler Tag geht seinem Ende zu – Ein Traum wird zur Wirklichkeit, wirklich ein Traum! Wir wollen unser Leben jetzt leben, wer gibt uns die Versicherung, morgen noch zu leben, geschweige denn in ferner Zeit. Jetzt ist jetzt, aber jetzt ist auch Zeit zum Schlafengehen, denn selbst an ganz normalen Tagen drueckt’s einem die Aeuglein irgendwanneinmal von selber zu!

 

Un jour de voyage presque ordinaire

9-10 janvier 2014 - Copan Ruinas, notre premier arrêt au Honduras : une journée juste … fabuleuse ! Je ne détaillerai pas autant qu’Andreas qui a profité de ce lieu magique pour expliquer davantage le quotidien, mais pour être concise (pour une fois…) le mélange du site maya, des arbres sacrés centenaires, des aras qui font festoyer les couleurs et de l’adorable gentillesse des Honduriens nous a enchantés.
L’antique citée de Copan est le site le plus au sud du monde maya, que nous parcourons depuis le Mexique: nous y retrouvons les pyramides, les temples et les jeux de pelote (ancêtre maya du foot, dans lequel la balle de caoutchouc symbolise la course du soleil) mais aussi les plus belles stèles sculptées de cette civilisation.
Les aras, oiseaux sacrés à l’époque dont on retrouve l’image sur beaucoup de bas-reliefs, recommencent à voler sur le site grâce à un projet (privé) de réintroduction : les oiseaux sont élevés dans un centre à proximité et relâchés petit à petit dans l’enceinte des ruines, dont ils ne s’éloignent pas pour l’instant (ils sont encore partiellement nourris) ; en parallèle des actions de sensibilisation sont menées dans les écoles – on est sûr que c’est vrai, Bryan, le fils de la famille où on campe, nous dit qu’il aime aller voir les oiseaux avec l’école. L’objectif est que d’ici quelques années les aras volent à nouveau en complète liberté dans la vallée. Le programme pédagogique aura-t-il suffisamment d’impact pour que ces bêtes magnifiques ne finissent pas toutes braconnées ? Ce serait un très beau cadeau pour tout le monde.
 

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Concentré de Copan : Tobias s’entraîne au jeu de pelote pendant que Yan photographie les aras perchés au-dessus des stèles de grès sculptées.

Quand à l’intensité des contacts que nous avons ici avec les Honduriens, les adultes comme les enfants, ça fait vraiment chaud au cœur ; toutes les arrivées sont chaleureuses, tous les départs sont difficiles, presque douloureux. Nous en parlerons plus dans le prochain article, mais dores et déjà une chose est sûre, nous aimons profondément le Honduras.

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Clara et son amie Andrea, une très belle rencontre à Copan

6 janvier 2014

Neujahrsgruesse 2014 – Une très heureuse année

 

Wir wuenschen zum neuen Jahr 2014 alles erdenklich Gute, Zufriedenheit, Freude, Liebe, Gesundheit und viele schoene Stunden im Rahmen eurer Freunde und Familie.

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La tête de cochon mérite peut-être une petite explication pour les francophones : c’est la tradition autrichienne pour le réveillon du 31 décembre, et des petits cochons sont offerts en porte-bonheur pour l’année nouvelle.
Nous vous souhaitons donc une très belle année 2014, pleine de joies,
de découvertes, de rencontres, de sourirs, de rêves accomplis... bref, pleine de vie !

P1050661Un grand merci à ceux qui nous suivent pour tous vos messages qui nous font chaud au coeur.

Tobias, Clara, Yan, Carine et Andreas

18 avril 2014

Kolumbien – wir fuehlen uns so richtig wohl hier!

  Les photos sont légendées en français.

Mehr Bilder findet ihr in dem lezten Artikle “Que Chevere Columbia”

Irgendwann nach 11 Tagen Wartezeit aufgrund der Verschiffung von Panama nach Kolumbien, trotz tatkraeftiger Unterstuetzung einer Agentin, unzaehligen Papieren, Unterschriften, Photokopien, verlorenen Nerven und Haaren (wieder einige weniger) duerfen wir das erste Mal zum Tioga persoenlich vorstossen. Irgendwo im staubigen, glutheissen Hafen von Cartagena steht er, wohl erhalten, unaufgebrochen, ohne Schrammen oder fehlende Teile. Alle Geschichten ueber Diebstahl und Beschaedigung in und am Auto vor, waehrend und nach dem Frachtschifftransport von Panama nach Kolumbien haben sich zum Glueck nicht bewaehrt – Gracias a Dios, Gott sei Dank, ein Spruch den man auch in Kolumbien in jedem dritten Satz hoert, ein praktischer Hinweis fuer die tatsaechliche Tiefglaeubigkeit vieler Kolumbianer. Dass dieser Streckenabschnitt zu einer sauteuren Angelegenheit wuerde, war uns vor Reiseantritt wohlbekannt, wir sind jetzt aber heilfroh, diese Huerde bewaeltigt zu haben und freuen uns auf den Besuch in Kolumbien, dem Land, von dem alle Reisenden schwaermen, dem Land, von dem in Medien und Sicherheitskuratorien nach wie vor abgeraten wird.

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Es vergeht kein Tag, wo sich nicht Besuchertrauben um den Tioga und uns bilden. So ein Wohnmmobil haben viele noch nie gesehen, und wenn, dann nur in Filmen!
Pas un jour sans que le Tioga ne se remplisse de visiteurs Colombiens, curieux – la majorité n’a jamais vu de camping-car – et tous aussi adorables les uns que les autres.

Cartagena gehoert zu den schoensten Altstaedten aus der Spanierzeit, dementsprechend viele Besucher zieht der tatsaechlich magisch schoene, gut erhaltene und gut renovierte Altstadtkern an, der durch eine voellig intakte Altstadtmauer nach aussen hin abgeschotet ist. Die neue Stadt herum besteht aus unzaehligen Hochhaeusern, die Bueros oder Hotels bzw. Wohnungen sind, Maerkten und Hafenanlagen. Wir sind nach der langen, aufreibenden Warterei aber heil froh, trotz aller Schoenheit, die Stadt verlassen zu koennen und wieder unseren eigenen Rhythmus, an den wir uns mittlerweile so sehr gewoehnt haben, leben zu koennen.

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  Bei Tag oder bei Nacht, Cartagena bietet staendig fuer alle etwas, Architektur, Kunst, Gastronomie … oder coole Strassenanimation, so wie die Kolumbianer eben sind.
Cartagena de Indias (et oui, Colomb croyait avoir découvert l’Inde), ville d’histoire à la belle architecture coloniale, mais ville d’animation, d’art et de culture aussi.

Sobald man die Stadt verlaesst steht man in nullkommanichts im sehr wenig besiedelten Hinterland. Savanne, Hitze, Trockenheit und nur wenig touristische Ziele, dafuer aber ganz viele freundliche, hoefliche und neugierige Leute, die ein Wohnmobil wie den Tioga im ganzen Leben noch nie gesehen haben. Erst seit circa 10 Jahren hat sich landesweit die Sicherheitssituation soweit stabilisiert, dass Individualtouristen im eigenen Fahrzeug frei im Land umherreisen koennen, selbst wenn das Land heute noch in eine sogenannte „grüne Zone“ bzw. „rote Zone“ eingeteilt wird. Um sich nicht unnoetig zu beflecken wird empfohlen bzw. tatkraeftig davon abgehalten, die rote Zone nicht zu betreten. In erster Linie sind dies weit entfernte, schwer zugaengliche Wald- und Bergregionen, wo sich noch immer drogengeldfinanzierte Guerillagruppen aufhalten. Keine Sorge, diese Art von Ausflug und Bekanntschaft mit den ungepflegten Typen sparen wir uns. Es muss euch bewusst sein, dass auch die Einheimischen, die ganz normalen Kolumbianer, von diesen Guerillatruppen Abstand halten und ihren Frieden haben wollen. Dies gelingt mit einer aufrechteren Regierung, einem ordentlichen Militaer und ausreichender Polizeipraesenz zunehmend.

  

Ein Vollbad der ganz besonderen Art ladet unter klarem Sternenhimmel zum Schlammbad – so ausgiebig haben wir schon lange nicht mehr gelacht. Rabenschwarze Nacht, rabenschwarzer, lauwarmer Vulkanschlamm, der von Zeit zu Zeit Blasen wirft. Der Schlamm hat so eine Dichte, dass selbst Tobias ohne Schwimmfluegerl aufgetrieben wird. Zum Glueck hats gleich nebenan einen See, wo man den ganzen Dreck wieder los wird.

  DSC_0165 Na so ane Saubatln!
Bain de boue dans le cratère du Volcan Totumo; heureusement, il y a un lac juste derrière pour se rincer !

10 000 Watt Boxen, voll aufgedreht, auf 5 Kilometer Distanz hoert sich die Musik (die Musik ist ehrlich gesagt vom allerfeinsten, so wie in der Dschibo Werbung von kolumbianischem Kaffee) bestimmt gut an, unvorstellbar wie es die Einheimischen auf 5 Meter aushalten, und dazu noch miteinander kommunizieren koennen? Wochenenden sind besonders gefuerchtet, die Nacht wird zum Tag, zumindest in den Bars, der Tag bleibt Tag fuer alle Restaurants – Musik jederzeit, in einer ohrenzerstoerenden Lautstaerke, zum Glueck gibt’s abgeschiedene Plaetze wie die Finca „Los Angeles“ in der Naehe des vielbesuchten und gelobten Nationalparks Tayrona, wo sich die schoensten Karibikstraende Kolumbiens befinden. Zudem ist dieser Park eine ethnisch geschuetzte Zone, wo die urspruenglichen Indianerstaemme mit ihren eigenen Braeuchen, Sprache und Kultur leben.

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Bei Bedarf einfach anfragen, wo dieser einmalige Platz liegt, fuer Geniesser und Wildcampierer kostenlos. 
Plage de rêve sur la côte caraïbe, près du parc Tayrona ; si la mer est trop agitée pour vous, profitez de la lagune d’eau douce.

Jeder spricht vom kleinen Bergdorf Minca in der Sierra Nevada de Santa Marta (einzigartige Kuestenbergregion mit einer Hoehendifferens von knapp 6000 Meter in der Gipfelregion auf 0 Meter am Karibikantlantik auf einer Distanz von 50 Kilometern), aber niemand kann beschreiben, was da oben so besonders sein soll. In der Nacht geht schon einmal die Temperatur von ueber 30 Grad auf vernuenftige, seit langem unbekannte und vermisste 20 Grad runter, was natuerlich erhohlende und durchgeschlafene Naechte bedeutet. Wir stehen am kleinen Kirchplatz, umgeben von einem kleinen Kaffeehaus (sehr guter aber hoellisch gezuckerter Kaffee, Tobias schmeckt dies sehr), einem einfachen Spielplatz (wo sich die Kinder schnell neue Freunde machen) und wenigen Restaurants oder Unterkuenften. Guter Ausgangsplatz, wo man tagsueber das Fahrzeug sorgenlos unbeaufsichtigt lassen kann, um kleine Wanderungen rund ums Dorf zu machen. Wasserfaelle, Badegumpen, Voegelbeobachtungen, oder einfach nur mit den Einheimischen tratschen. Nichts leichter als das, denn sie sind nicht nur an unserem Fahrzeug sondern auch an uns als Person interessiert und so werden aus einem schnellen Strassengespraech schnell ausgiebige Diskussionsrunden, die sich ueber Stunden ziehen. Schoen, so ohne Zeitdruck dahinvegetieren zu koennen, sich den angenehmen Dingen zu widmen und der Seele freien Lauf zu lassen. Eine Indianer-Schamanin kuemmert sich in mehreren Einheiten um meine Ischiasnerventzuendung, ohne dabei vollen Erfolg zu haben, geholfen hat’s aber trotzdem, diese Dame mit ihren von alt her ueberlieferten Heilkuensten, einer Mischung aus Kraeutern, Massage und Psychologie, strahlt sehr positive Energie aus.

 DSC_0442 DSC_1000 Minca, das Dorf der gelungenen Gegensaetze: Wochenendtrubel an den Badegumpen und herrlicher Blick auf die welthoechsten Kuestenberge der Sierra Nevada de Santa Marta. 
Minca, village de la Sierra Nevada de Santa Marta: en fin de semaine les citadins de la côte toute proche se pressent pour chercher la fraîcheur des cascades au pied des sommets enneigés.

Der Weg von der noerdlichen Karibikkueste bis in die erste durchgehende Kordillere, dem Beginn der suedamerikanischen Anden, fuehrt durch heisses Tiefland, wo es seit Oktober keinen Tropfen Wasser mehr geregnet hat. Sehnsuechtig warten die Bauern auf die zoegernd ankommende Regenzeit. Auch in Kolumbien ist der weltweite Klimawandel spuerbar. Untypisch lange anhaltende Trockenzeiten im Landesteil Antioquia (Naehe Medellin) und vertrocknete Urwaldstroeme im Amazonas sind nicht Anzeichen genug um zB Erdoelbohrungen im noerdlichen Guajira, in der Naehe von Venezuela, die ganze Landstriche entwaessern, einzustellen. So wie auch in Mittelamerika wird in Kolumbien viel Wald fuer Rinderwirtschaft oder allgemeine Landwirtschaft gerodet. Fehlende Vegetation bedeutet fehlende Wasserspeicher, offene Landflaechen sind der gnadenlosen Sonne eher ausgeliefert als bedeckte Flaechen. Jeder versucht im harten Uerlebenskampf zu bestehen, man kann es den Leuten bei Gott nicht uebelnehmen, jeder wuerde aehnlich handeln.

DSC_2411Einer der zahlreichen Fruechtestaende am Wegesrand, oft kommen die Verkaeufer auch direkt ans Auto, um die fuer uns exotischsten Fruechte in voller Reife und sehr kostenguenstig anzubieten. 
Les stands de bord de route débordent de fruits délicieux; souvent il n’y a même pas besoin de descendre de voiture, les vendeurs nous les passent par la fenêtre !

Trotz des weiten Weges durch die Tiefebene faehrt man immer wieder an sehr brauchbaren Doerfern vorbei. Die Einen verkaufen ausschliesslich Mangos (die hervorragend schmecken, speziell die mangos de azucar), die Anderen eher nur Bananen, andere wiederum nur Schmugglerbenzin (parallel gibt’s auch Ecopetrol zu erstehen) aus dem kriesengeschuettelten Venezuela (wo der Benzin bald guenstiger ist als Wasser). Die Landstrassen sind im Regelfall mautpflichtig aber gut befahrbar, es wird intensiv am Ausbau des Strassennetzes gearbeitet. Der Slogan der Regierung ist klar und deutlich: Wir machen aus Kolumbien ein modernes Land! Und gute Strassen gehoeren da zumindest dazu.

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Seit Tagen ist kein westlicher Tourist mehr zu sehen, und schon gar nicht im nicht ganz geklaerten Naturpark “los Estoraques”, wo sich Grundeigentuemer und Regierung ueber die Anerkennung eines Naturschutzreservats nicht einigen koennen. 
A côté de la Playa de Belen, à Los Estoraques, un parc naturel au paysage sauvage idéal pour une balade, nous sommes les seuls touristes et choyés comme tels.

„La Playa de Belen“ ist keine gewoehnliche playa, sondern eines der 16 auf nationalen Rang erhobenen und gekuerten Kulturdoerfer. Anscheinend schaffen es nur ganz wenige Autoreisende bis in dieses Bergdorf auf 1500 Meter, denn alle Leute des Dorfes erinnern sich noch an das schweizer Paar im vergangenen Dezember bzw. Englaender vergangene Woche, hier ist man als Tourist ein absoluter Exot, was wir sehr schaetzen. Neben einem sehr gepflegten Dorfbild mit wenig touristischer Infrastruktur wartet vor allem das Hinterland mit wilden Sandsteinerosionsformen auf, die sich hervorragend zum Versteckenspielen eignen. Kein Tourist weit und breit, und Fahrzeuge wie den Tioga hat man hier noch ueberhaupt nie gesehen, dementsprechend hoch ist der Antrang von Jung bis Alt, alle sind stolz, so ein Gefaehrt betreten zu duerfen. „la casa es pequeña, pero el corazon es grande“. Es wird fleissig fotografiert und diskutiert, viele hoechstintelligente Fragen trudeln auf uns ein. Wie das mit dem Strom und Wasser funktioniert, wo die Energie zum Kochen herkommt, die Schule fuer die Kinder … noch nie sind Fragen so detailiert und nachhaltig gestellt worden, wir schaetzen dies sehr und antworten gerne so ausfuehrlich wie moeglich, soweit es unser Spanisch erlaubt, aber bis jetzt waren immer noch alle Leute sehr nachsichtig, wenns einmal wieder nicht ganz so 100prozentig klingt. Auch dies ist eine Reiseerfahrung der Toleranz und Anerkennung fuer sich, die Leute nehmen sich die Zeit zuzuhoeren, uns nachdenken und reden zu lassen. Dies waere ein Ort, unter der Voraussetzung den passenden Job zu haben, an dem man es gut und gerne fuer laengere Zeit aushalten koennte.

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Weit entfernt von groesseren Staedten, unbekannt unter den Kolumbianern, geschweige denn von westlichen Touristen, liegt “la playa de Belen” in der oestlichen Kordillere, knapp vor der Grenze zu Venezuela.
Proche de la frontière vénézuellienne,  se cache le  village confidentiel de La Playa de Belen, une petite perle nichée dans la cordillère Est. Nous y avons passé trois journées hors du temps.

Vor 10 Jahren war das Dorf selber und die umliegenden Berge brandheisse Gegend, die von den Rebellen kontrolliert wurde. Zum Glueck hat das Militaer auch in dieser Region fuer Ordnung gesorgt und die restlichen Guerilleros zogen sich in die hohen Bergregionen zurueck. Wenn auch immer noch praesent, stellen sie im Moment keine Gefahr fuer die Dorfbewohner oder Besucher dar. Diese noch sehr frische Geschichte laesst auf absolute Abwesenheit auslaendischer Investoren schliessen. Etwas neues Blut wuerde dem Dorf bestimmt gut tun, denn es laufen nicht nur Dorfschoenheiten herum, wir werden aber von allen herzlich aufgenommen und hinten am Fussballplatz steht fuer Autoreisende ein grosser Stellplatz bereit, an dem jeder, so lange er moechte, gerne stehenbleiben darf. Regelmaessig kommen die Dorfbewohner vorbei, erkundigen sich nach unserem Wohlbefinden, und der Spielplatz mit der Turnhalle sorgen fuer viel Bewegung, die Kinder haben somit staendigen Kontakt mit einheimischen Kindern und bauen dabei ihre Spanischkenntnisse taeglich aus.

  DSC_2476                                                     Ob ihnen bewusst ist, was auf den Werbetafeln oben steht? Chicamocha. 
                                                       A la Mesa de Los Santos on peut boire une bière dans un Biergarten à la bavaroise.

Einer der nach aussen hin angepriesenen Hoehepunkte Kolumbiens ist der Nationalpark Chicamocha, wo am Werbeplaktat eine riesige Schluchtenlandschaft gezeigt wird. Nationalpark bedeutet fuer uns so etwas wie Naturschutzgebiet, vor Ort schaut die Sache aber total anders aus. Seilbahnanlagen, Restaurants, Quadrundfahrten, Schwimmbecken, Vergnuegungsparks, Konsum Konsum Konsum, von Naturschutz keine Spur, dafuer aber eine tatsaechlich sehr schoene Landschaft, wo sich der Fluss Chicamocha seinen Weg durch die Bergtaeler sucht. Auf der Suche nach einem kleinen Klettergebiet, die Info dazu gab uns ein junger kolumbienbegeisterter Amerikaner, nimmt uns eine Familie sehr schnell und unkompliziert fuer zwei Tage, waeren wir nicht gefahren so wuerden wir wahrscheinlich noch immer bei ihnen sein, so nett sind die, zu sich nach Hause auf. Sie bekochen uns, zeigen uns die naehere Umgebung, ihren im Aufbau befindlichen Bauernhof am anderen Ende des Hochplateaus la mesa de los Santos, auf den sie sehr stolz sind und der ihr definitives zuhause sein wird.

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  Einfach, dafuer aber um so herzlicher gehts auf der Finca unserer Gastgeber von der “mesa de los Santos” zu. 
La famille qui nous accueille si généreusement à la Mesa de Los Santos nous emmène visiter la finca – leur ferme/plantation d’où viennent les avocats, goyaves, papayes dont nous nous régalons pendant deux jours.

Von den unzaehligen Sehenswuerdigkeiten, die an den Hauptverkehrsverbindungen alle schoen brav mit braunen Informationstafeln angeschrieben sind, sollte niemand das wirklich hervorragende Bergdorf „Barichara“ vermissen. Angeblich das schoenste Kolonialdorf Kolumbiens, was wir bis jetzt gerne bestaetigen. Weiss gefaerbte Hausmauern, gruene Fensterlaeden und Tuerrahmen, rotbraune Kanalziegeln, und dies nicht nur im Dorfkern sondern im ganzen Dorf, vom ersten bis zum letzten Haus. So wie bis auf wenige Ausnahmen gibt es auch hier kostenlose Uebernachtungsplaetze, wo sich Kontakte und Gespraeche mit den Einheimischen von selber ergeben, selbst wenn nur wenige Touristen herumspazieren. Ein ganz toller Wanderweg fuehrt zum Nachbardorf Guane, einem verschlafenen Nest im Suareztal, zum Glueck gibt’s einen oeffentlichen Bus, der uns wieder nach Barichara zurueckbringt, denn die Hitze erschwert die Marschiererei erheblich.

  DSC_2860 DSC_0160 Barichara, ein ruhiges Kuenstlerdorf, in dem es sich laenger als nur wenige Tage verweilen liesse. Tierbeobachtungen, so wie dieser schoene Motmot, am Weg nach Guane.
A Barrichara, un magnifique village colonial, on prend autant plaisir à déambuler dans les rues pavées qu’à observer les oiseaux, comme cette espèce de motmot que nous ne connaissions pas encore – c’est Tobias qui l’a découvert.

Von all den doch unterschiedlichen Kolonialdoerfern haetten wir das allseits hochgeschaetzte Villa de Leyva locker auslassen koennen, oder vielleicht doch nicht, denn die franzoesische Baeckerei von Patrice ist alleine den Umweg wert. Wie zu Hause, logisch, der Baecker ist ja auch von zu Hause, schmecken Mandelkipferl und Landbrot 1:1 perfekt gleich, nur beim Baguette muss noch etwas gefeilt werden. Es gibt immer was zum Aussetzen werdet ihr euch denken.

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Zum Glueck gibts in Villa de Leyva die franzoesische Baeckerei, fuer die baguette- und croissantverwoehnten Tourist aus Savoyen, denn mit dem Stoeckelschuhwettkampfgelaende kommen wir Bergsteiger nur schlecht zurecht, und unser Tioga schon gar nicht. 
De Villa de Leyva, un autre beau village colonial aux rues pavées (ou en cours de pavage), ce qu’on retiendra peut-être le plus c’est la tarte au citron et le croissant aux amandes de l’excellente pâtisserie française.

Am aeltesten Augustinerkloster von ganz Suedamerika, das um 1604 erbaut wurde, kann jeder auf seine Art Energie auftanken. Wenige aber sehr herzliche Moenche empfangen uns und ermoeglichen eine der ruhigsten und auch kuehlsten Naechte seit langem. Immerhin steigt seit einigen Tagen der Hoehenmesser stetig an, das Kloster liegt bereits auf 2200 Metern, was aber nur ein Beginn der anstehenden Andenzeit sein soll. Nach den langen, warmen und oft schlecht geschlafenen Naechten in Zentralamerika sind die kuehlen Naechte in den Bergen Kolumbiens absolut willkommen.

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In bester Lage empfangen die freundlichen Augustinermoenche ihre Besucher und kuemmern sich um das seelische und medizinische Wohl der Gemeindemitglieder. 
Nuit d’un calme monastique, balade enchanteresse sur le chemin de croix, le monastère de la Candelaria nous fait profiter de tous ses atouts.

Willkommen sind auch wir als Touristen, unser Fahrzeug, selbst wenn wir bei weitem nicht die einzigen Wohnmobilreisenden sind, wird ofteinmal als erstmalig gesichtetes und besuchtes Fahrzeug beschrieben. Von casa rotante, ueber casa volante, oder casa ambulante bis casa flotante und weiss sonst noch was, gehoert dieses amerikanische Wohnmobil zu den vielleicht meist fotografiertesten fahrbaren Untersaetzen weit und breit. Wir geniessen die Gastfreundschaft, Neugierde, Offenheit und Herzlichkeit der Kolumbianer. Es mag stimmen, dass bis noch vor 10 Jahren Individualreisen aus Sicherheitsgruenden so gut wie unmoeglich waren, nur hat sich die Lage zum Glueck radikal geaendert, fuer die Einheimischen, und fuer die Touristen, wir geniessen jeden Moment in diesem wunderbaren Land und koennen uns nur ueber jeden Tag freuen. So schnell werden sie uns nicht los!

26 septembre 2013

Le véhicule / das Wohnmobil

Notre maison roulante pour l'année est un Tioga de 24 pieds, soit 7m20, 6places, année 2005 avec 200 000 km au départ de San francisco. Il est suffisamment grand pour nous loger confortablement tous les 5, mais encore assez court pour êrester maniable et pouvoir le poser sur de nombreux parkings.

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Le moteur est agréablement puissant, on ne pédale pas dans les côtes malgré les 7 tonnes.

L'intérieur est très lumineux grâce à de grandes fenêtres, et bien éclairé le soir sur 2 batteries de 6 volts.

La capucine a été investie par les trois enfants, qui ont chacun trouvé leur petit espace-chambre 0

19 mars 2014

PANAMA - KOLUMBIEN

Les photos sont légendées en français. L’article correspondant arrive sous peu.

Wie immer kann man die Fotos mit einem besseren qualitaet anschauen, beim rechts klicken “In einem neuen Fenster offnen”

Wie kommt man von Zentral- nach Suedamerika ?

Bewegte Tage liegen hinter uns, nur wenig Zeit blieb fuer Panama selber, denn das geplante Frachtschiff, auf dem der Tioga reisen soll, verlaesst den Hafen von Colon am 12. Maerz. Und das Segelschiff Jaqueline, betrieben vom Oesterreicher Fritz, legt am 11. Maerz ab. Da bleiben gerade mal eine knappe Woche, um sich ein paar schoene Dinge anzuschauen, und aber trotzdem staendigen Internetkontakt fuer die Abwicklung diversen Papierkrams zu haben.

Dank der Vorinformation von einer schweizer Reisefamilie, die nun schon mehr als 2 Jahre mit ihren Kindern unterwegs ist, machen wir einen sehr lohnenden Abstecher zum Granitcanon von Gualaca, wo unter der Woche normalerweise Ruhe und tote Hose ist, mit dem kleinen Unterschied, dass gerade die letzten Karnavaltage waren, und so feiern die Einheimischen mit ausgiebig lauter Musik, Essen und Trinken (in erster Linie Bier und Chips bzw. Sandwichs) den ganzen Tag lang den bevorstehenden Anbruch der Fastenzeit.

P1050011 Canyon de Gualaca, sortie prisée des panaméen les jours fériés

  Zum Glueck ziehen sie alle, bis auf eine kleinere Jugendgruppe, am spaeten Nachtmittag ab, und es kehrt Ruhe in den mittlerweile stark verschmutzten Bach ein. Ein ruhiger Abend waere schoen gewesen, es war ja nicht klar, dass es sich bei dieser Jugendgruppe um ein evangelisches Feldlager handelt, als gegen 18 Uhr die ersten Schlagzeugtrommlereien ertoenten war offensichtlich, dass aus dem ruhigen Abend nichts wird. Die Vorbeterin und –saengerin hat zwar eine schoene Stimme, aber nach mehreren Stunden Gehirnwaesche beruhigte sich die ganze Truppe … um fruehmorgens, viel zu frueh am Morgen, mit der Zeremonie weiterzumachen. Besser so als gewalttaetige Wege, selbst wenns heute noch in den Ohren droehnt und diese Nacht nur Auftakt fuer schlaflose Naechte bedeutet.   DSC_1349Le Puente de las Americas, le pont qui enjambe le canal de Panama, relie de fait l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud

  Welche Vorstellung hat man eigentlich von der Panamericana? Eine Autobahn, ein Feldweg, eine vielbefahrene Landesstrasse, eine wirtschaftliche Hauptverbindungslinie zwischen all den zentralamerikanischen Laendern? Die Antwort ist eindeutig: Eine einzige Katastrophe! Bis auf wenige Abschnitte (wer die wohl finanziert hat?) findet man Grossbaustellen, betonierte Strassen (die alle 5 Meter von Schnittrillen durchzogen sind, Schlagloecher diverser Groesse, ausreichend gross um bei Unvorsichtigkeit einen Achsenbruch im Nullkommernichts herbeizufuehren, tischgrosse eingestuerzte Flaechen mit extrem scharfen Bruchkanten … unerklaerlich schlecht ausgebaut, wo wohl das ganze Geld des weltberuehmten Panamakanals versickert? Wahrscheinlich in amerikanischer Hand, so wie das ganze Land in kanadisch-amerikanischem Besitz liegt, und jede Art von Gewinn wohl versteuert aber abgezogen wird. Beweis dafuer ist auch die Waehrung. Die heisst zwar Balboa, aber in echt wird in Dollar bezahlt, den Balboa gibt’s nur in Muenzen bis zu einem US Dollar Hoehe – que barbaridad!

DSC_1398Panama city, énorme d’inégalités, des bidonvilles aux grand buildings construits avec de l’argent sale.

  Der Panamakanal ist die wirtschaftliche Hauptaktivitaet des Landes, seit 1914 verbindet dieser Kanal den Atlantik und den Pazifik. 300 Meter lange Schiffe befahren ueber 6 Schleussen fuer jeweils laecherliche 30000 Balboas die 50 Kilometer, hautnah kann man an den Gatunschleussen die Schiffe beobachten, und in der Naehe am historischen Fort San Lorenzo die letzten, wohl schoensten Naechte Panamas verbringen. Bruellaffen, Faultiere, Tukane, ruhige Straende, Karibikkueste, gemeinsam mit Reisefreunden aus Belgien-Spanien, bevor der Tioga verladen wird, und wir das erste Mal ohne getrautes Heim dastehen. DSC_1651Les écluses de Gatun permettent aux énormes cargos de franchir le relief de l’isthme de Panama, 26m au-dessus du niveau des océans.

Die Verschiffungsprozedur und der dazugehoerige Papierkram koennen via die bildhuebsche junge Amy, Tochter von der Deutsch-Argentinierin Tea Kalmbach, erleichtert werden, auf ihre Hilfe moechten wir auf keinen Fall verzichten, so viel Geld wie die ganze Aktion fuer die fehlenden 80 Kilometer Strasse zwischen Panama und Kolumbien (Wirtschaft, Geographie, Drogen, Einwanderer, Naturschutz – jeder Vorwand ist ausreichend um die Strasse eben nicht zu bauen) kostet, da kommt es auf die Agentenhilfe auch nicht mehr draufan. Am 10. Maerz, Mittagszeit, sind soweit alle Unterzeichnungen, Stempel und Absegnungen auf allen Papieren drauf, um dem Tioga fuer eine Woche Ade zu sagen, in der Hoffnung, dass das verbleibende Innenleben nicht als Selbstbedienungsladen verstanden wird. Verschlossene Tueren, spannplattenverriegelte Durchgaenge zur Fahrerkabine und verhaengte Fenster sind fuer diejenigen, die da wirklich rein wollen, ein Kinderspiel. Druecken wir die Daumen!

DSC_1918Notre Tioga, prêt à l’embarquement au port de Colon (en bas tout à gauche), paraît bien minuscule comparé aux montagnes de containers avec lesquelles il va voyager !

  Ein Taxi, zu fuenft die beste Loesung, bringt uns die 60 km zurueck nach Panama City, wo wir eine kurze Nacht verbringen wollen, um Morgen sehr frueh mit einem anderen Jeep-Taxi nach Carti an der Karibik beim Archipel der San Blas Inseln aufzubrechen. Tagwache 4 Uhr 30, Taxi 5 Uhr 30, um gegen 11 Uhr aufs kleine Motorboot zu springen, dass uns zur Jaqueline bringen soll, unserem Heim und Transportmittel fuer die naechsten 5 Tage (die Alternative eines Fluges ist natuerlich vorstellbar, wir freuen uns alle aufs Meer, ohne genau zu wissen, was uns erwartet).

Gegen 4 Uhr 40 klopft die Hotelbesitzerin an die Zimmertuer, um uns mitzuteilen, dass der Taxifahrer generft wieder abgefahren ist, ohne uns, denn die Warterei sei jetzt zu viel und er haette keine Zeit. 2 Dinge dazu: der Hauptfehler liegt bei mir, die Zeitumstellung von einer Stunde nach vorne ist spurlos an mir vorbeigegangen, das kommt davon, wenn man ewig ohne Uhr so dahinlebt, die ploetzliche Ungeduld des Taxlers, der uns in diesem Moment schwer im Stich laesst, ist voellig unerklaerlich, steht fuer ihn doch viel Geld am Spiel. Nachdem es sich um ein Spezialtaxi an einen sehr exponierten Ort handelt, lassen sich nur ueber extrem viel Telefonieren in den aeussersten Morgenstunden zum grossen Glueck zwei Restplaetze in einem anderen Fahrzeug organisieren, zu fuenft, mit meinem Ischasleiden, Gepaeck und klopfendem Herzen schaffen wir es doch noch! Furchtbare Fahreigenheiten mit unnuetzem Konsumzwischenstopp, un sehr kurvig steiler Strasse bringen 2 Beifahrer zum Brechen, kein Wunder bei der Fahrerei. Zum Brechen uebel ist uns auch, denn 2 Kreditkarten und das ganze Bargeld fuer die 5 Tage Segelfahrt wurden im Hotel vergessen, ein rasches Telefonat ins Hotel kann zumindest einen Diebstahl verhindern. Irgendwann, nach Kontrolle, Gebuehren an die Einheimischen und mehreren Brechzwischenstopps stehen wir endlich an den kleinen Motorbooten, die uns zur Jacqueline, 54 Fuss Katamaran, bringen. Wir hatten uns so gefreut, dass unser Kapitaen der sehr nette Oesterreicher Fritz, ein Mann mit viel Erfahrung und enormen wiener Schmaeh ist, die Enttaeuschung ist erkennlich, denn nicht er in Person, sondern ein Aushilfskapitaen aus Kolumbien mit seinem Koch soll uns durch die sehr windige 400 Kilometer schaukeln. Dafuer faehrt Fritz am Hotel in Panama vorbei und holt sich sein Geld, die 2 Kreditkarten nimmt er im naechsten Flug nach Cartagena mit, was schlussendlich tatsaechlich funktioniert.

DSC_2396Le Jaquelyne, notre catamaran pour 5 jours de croisière, des îles san Blas jusqu’en Colombie

  Was soll jetzt noch schief gehen, Taxipanne repariert, Geldhavarie geloest, eine Schwimmweste fuer Tobias und auf geht’s in die grandiosen, paradisischen San Blas Inseln im Kuna-Stamm Reservat, das zu Panama gehoert, in deren Selbstverwaltung liegt. Bilder sprechen mehr als Worte.

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Les images parlent d’elles-même, les îles San Blas sont belles, et 5 jours sur un grand cata avec un bon cook et un bon capitaine ont quelque chose d’une expérience de rêve.

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Malgré tout, la traversée vers la Colombie est une vraie traversée en haute mer: Andreas prend son tour de quart à la barre et Yan ramasse les poissons volants échoués sur le pont.

    Nach 3 Tagen Inselhuepfen geht nun die eigentliche Reise, das Uebersetzen nach Kolumbien, los. Sobald wir aus dem Korallenrief draussen sind, blaesst der Nordwind wie verrueckt, staerker als geplant, der Wellengang liegt regelmaessig bei 3 Metern, selten hoeher. Jeder der nicht fruehzeitig Tabletten gegen Seekrankheit geschluckt hat, begradigt seine Unversicht nach der ersten Uebergabe. Die ersten 30 Stunden gegen Osten, mit sehr hielfreichem Wind, verlaufen zwar schauklig aber gut, abgesehen davon, dass sich bei einer Wende die dicke Aussenboardangelschnur in der Schraube frisst und der Kapitaen von Board gehen muss, um die Schraube zu befreien. Hoechst akrobatischer Tauchgang bei hoher See, wo er sich nochdazu verletzt, erst der Koch schafft es, die Schnur endgueltig abzuwickeln. Der erneute Startversuch des Motors bringt eine grosse Rauchwolke mit sich, ob das normal ist? Ohne Worte, so wie eigentlich von Anfang an, faehrt der Kapitaen mit abgebranntem Turbostarter weiter, der zweite Motor des Katamaran hatte von Anfang an nicht funktioniert. Wozu braucht man beim Segeln auch einen Motor? Die letzten 24 Stunden von Sued nach Nord mit extremen Gegenwind, hoher See und Stroemung sind somit ein Kampf gegen die Elemente, ein grosser Katamaran wendet eben nicht wie eine klassische Kokosnuss. Die Beiden schaffen es trotzdem, bis vor die Tueren von Cartagena zu segeln, seichte Gewaesser und drohende Inselkuesten liegen hinter uns, con la ayuda de Dios llegamos. Der letzte Kilometer schaut nach einem eindeutigen Heimspiel aus, waere da nicht eine Segelregatte im Gange, mit Polzeibegleitung wird der Jacqueline die Einfahrt ins Hafengelaende genehmigt, selbst wenn die letzten 500 Meter mit dem einen schwach laufenden Motor zur Tortur werden, das Hilfsschlauchboot mit Motor, am Katamaran auf der Seite des ausgefallenen Motors verbunden, bringt die noetige Energie, um sich Welle fuer Welle zum Ankerplatz vorzuarbeiten. Hunderte Wolkenkratzer, unzaehlige Sportsegler und riesige Kraene im Hafengelaende umgeben uns, vom Frachtschiff, das unseren Tioga ueberfuehrt, ist allerdings nichts zu sehen, und das soll fuer naechsten 4 Tage auch so bleiben, in welchem Zustand unser trautes Heim wohl ankommen wird?

DSC_2547Arrivée à Carthagène – Cartagena de Indias – ça y est, nous sommes en Amérique du Sud !

    So schoen und abenteuerlich die Segelei auch war, beneiden braucht uns niemand, besonders in den Momenten des Wartens auf das Wohnmobil. Es stimmt, Cartagena ist eine moderne pulsierende Stadt mit einem sehr gut erhaltenen und gepflegtem Altstadtkern, es gibt schlimmere Plaetze, wo man zum Warten gezwungen wird.

Alles Liebe aus einem neuen Land, Kolumbien, Land der schoensten Frauen, des besten Kaffees, der beruehmtesten Drogenkartele, wir berichten brav weiter.

10 octobre 2013

Comment je vis en voyage, par Clara

(hier hat Clara einen Brief für ihre Schulkameraden geschrieben. Der wird vieilleicht später übersetzt)

Bonjour,

Moi ça va très bien. Vous ça va bien ?

Je vais vous parler de mon caming-car, qui s'appelle le Tioga. Mes  parents dorment dans le lit à l’ arrière du bus. Yan, Tobias et moi on dort dans la capucine au-dessus du volant. Nous avons une petite cuisinière, un frigo, un congélateur. On avait un micro-onde mais on l’a donné dans un orphelinat au Mexique. Il y a aussi une grande armoire avec une vitre qui a cassé. Papa a acheté une grande planche de bois où on a dessiné et peint la carte du voyage. Dans la salle de bain il y a une petite baignoire qui nous sert à stocker les fruits et les légumes.

Je vais raconter un peu comment se passent mes journées depuis que j'habite dans le Tioga.

Le matin tout le monde se lève presque ensemble, parce que quand quelqu'un est réveillé les autres l'entendent. Des fois je dors un peu plus longtemps quand même. On déjeune des céréales, des tartines à la confiture, des fois des pancakes que maman fait cuire à la poele. Ensuite Yan et moi on fait tout de suite l'école pendant qu'on est encore bien en forme. La table est petite, alors souvent on travaille un dehors et un dedans, comme ça on ne se dérange pas. C'est un jour français, un jour math et allemand ou autre chose quand il y a le temps. Le français c'est beaucoup plus long et plus dur ! 

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Des fois si on part faire une grande randonnée, on ne fait pas l'école le matin  mais le soir en rentrant. Pendant ce temps Tobias fait des écritures ou il joue au memory, ou il va ramasser du bois. Il est devenu grand maintenant, il parle très bien français et allemand, même si des fois il mélange tout dans la phrase avec l'anglais en plus, comme la fois où il a dit "Si tu see ein mountain lion, tu le combats avec das" (si tu vois un puma, tu le combats avec ça - un bâton).

Ensuite on va visiter des choses, souvent on fait des balades assez longues : canyon de Bryce, pyramides du soleil de Teotihuacan...

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Petite

Quand Tobias est fatigué Yan le porte, ou je lui donne la main et je joue avec lui.

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A midi souvent on pic-nique dehors. Sinon, au Mexique on mange dans les petits restaurants sur les marchés.

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Je vois souvent des chevaux. Au mexique ce sont seulement les hommes qui montent. En Californie, un jour j'ai pu en faire chez une dame très gentille. Un autre jour on a vu des cow-boys qui emmenaient leurs vaches dans les prés. J'ai aussi vu des décors de films western; le soir toute la famille a regardé le film "Josey Walls hors-la-loi" et nous avons reconnu où ça se passe, dans des canyons rouges, dans des dunes de sables et dans des maisons où on est rentré.

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Souvent on rencontre d'autres enfants avec qui on peut jouer. Je dois parler des fois anglais (aux Etats-Unis), des fois espagnol (au Mexique), des fois allemand parce qu'on a rencontré Carla et Robert qui voyagent aussi avec leurs parents dans un camion.

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Le soir pour me laver, des fois je prends la douche dans le Tioga, des fois dans le camping s'il y a de l'eau chaude, et des fois aussi dans une bassine. Comme il y a un four dans le Tioga on peut faire des gateaux: maman a fait un brownie au chocolat pour l'anniversaire de Tobias et un gateau à l'ananas pour l'anniversaire de Yan.

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Enfin le soir, je me mets dans mon sac de couchage à côté de Tobias. Cacahouette et son petit frère Pistache s'endorment aussi, ils sont toujours avec nous. Ils ont deux nouveaux copains: Bobly, un petit ours brun du Yosemite et Coquin un chipmunk.

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Au revoir tout le monde, surtout les copines et les copins de la classe. Joyeux Noël et à bientôt.

J'aime bien quand vous m'écrivez. J'aimerais bien voir des photos de la nouvelle école.

Clara

 

 

 

 

24 février 2014

Nicaragua, volcanique et pacifique

Nicaragua, 26/01 – 13/O2 2014

Notre itinéraire au 13/02 – Unser Standort am 13/02

Deutscher Textteil in Tuerkisblau! / Texte alterné, français en blanc et allemand en bleu.

Nous sommes restés aussi longtemps au Nicaragua qu’au Honduras – 3 semaines – mais nous quittons le pays avec moins de nostalgie que le précédent. Nous y avons pourtant vu de très beaux endroits, mais nous n’avons pas dans nos rencontres retrouvé l’hospitalité et la chaleur des habitants: moins attachés aux gens, nous nous sommes moins attaché aux lieux… DSC_2155Forêt de flamboyant à l’entrée du Nicaragua

Geliebtes Honduras adios, wir sehen uns bestimmt wieder.Unglaublich aber wahr, jedesmal an einer Grenze, obwohl es sich nur um ganz kleine Laender handelt, fuehlt man entweder an den Leuten, an der Natur, an den Strassen oder sonstiges, in einem neuen Land auf Besuch zu sein, so wie auch hier in Nicaragua.

Die feuchten Karibikwaelder treten hier ihren Platz an trockene subtropische Savannenwaelder ab. Schlaglochstrassen verwandeln sich in perfekt aspaltierte und tope-befreite Landstrassen, ausserhalb welcher nur grob geschotterte Pisten bestehen. Einfache Behausungen fuer die einfach lebende Bergbevoelkerung ist aber weiterhin der Standart. Die erste Frage an einen jungen Einheimischen, der muede am Marktplatz sitzt, ist schnell beantwortet. Er will einfach nur Arbeit, um etwas Geld zu verdienen, um sich und seiner Familie Essen kaufen zu koennen. Die Bergregion Nicaraguas bietet wenig Aussicht auf Arbeit, wenig Landwirtschaft und noch viel weniger Tourismus ersticken fast jede Hoffnung auf eine ertragreiche Zukunft. Um die zahlreichen Leute, die nach Essen fragen, zu befriedigen, kaufen wir einen Strauss Bananen, 135 Stueck wunderbare Bananen, fuer umgerechnet 1 Euro 30 Cents, und alle Beteiligten freuen sich, etwas zum Teilen zu haben.

La frontière administrative entre les deux pays est réellement doublée d’une frontière géographique. La première est comme à chaque fois, un peu pénible mais pas réellement problématique: il suffit d’un peu de patience pour obtenir tous les coups de tampon dans le bon ordre, Andreas maîtrise désormais cela très bien. La seconde est plus surprenante: juste après la douane le paysage change assez radicalement en devenant d’un coup bien plus sec, plus chaud ; nous sommes accueillis par une forêts de flamboyants en fleurs, très flamboyants. Et cette fois nous pouvons admirer la paysage à loisir :  la route est excellente ! Pas de nids de poule, pas de ralentisseurs, pas d’interruption brutal, rien que du bel asphalte tout neuf, quel bonheur !! Nous découvrirons rapidement que seuls les grands axes du pays ont bénéficié de ces travaux (dès qu’on en sort, ce sont vite des pistes difficiles, où nous nous lançons TRES lentement avec le Tioga), mais c’est déjà un grand pas en avant.

Somoto
Notre premier arrêt à Somoto vient prolonger un peu l’ambiance du Honduras. Après une nuit au village devant la caserne des pompiers (très accueillants, et de garde toute la nuit), nous faisons appel aux services de Bayardo pour descendre le très beau canyon de Somoto : une très belle excursion en famille, avec nage, sauts et bateau gonflable quand l’eau devient trop froide, qui se termine par un bon repas cuisiné par la femme de Bayardo.

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Canyon de Somoto : un vrai beau canyon à parcourir en famille, sehr schoener Schwimmcanyon von Sumoto, warmes Wasser, super Landschaft und gute Begleiter.        

Nous passons la nuit chez eux, et le Tioga se remplit à nouveau d’enfants. Bayardo nous laisse aussi monter l’âne et le cheval de la famille. Nos enfants s’en donnent à cœur joie et nous supplient de rester une nuit de plus. Evidemment, avec plaisir !

Im sehr aquatischen Schwimmcanyon von Somoto, wo Bayardo und sein Hilfsfuehrer sich ausgezeichnet um das Wohl unserer Kinder kuemmern, laesst es sich wunderbar Schwimmen, Marschieren und Springen. 18 Meter waere der hoechste Sprung, in Badehose, ob die danach wohl noch dran haengt? … die letzten Touristen mussten nach diesem Gnadenstoss mit Schlauchboot und Konsorten ins naechste Krankenhaus abgeliefert werden. Viel vorsichtiger auf Weicheimethode rudern, schwimmen und troedeln wir zur Gastgeberfamilie zurueck, wo die Kinder gemeinsamen Spass und Freude am Spielen, Lesen und Pferde/Eselreiten haben.

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Chez Bayardo la famille est grande: 4 filles et 4 petits enfants + les cousins (à gauche) mais aussi les parents et la grand-mère de 84 ans qui trie son grain, soit 5 générations réunies. Auch die Oma mit 84 Jahren traegt ihren Teil zur haeuslichen Arbeit bei und siebt das Korn aus. Hier leben alle Generationen so nah als moeglich im gleichen Hof oder wenig entfernt voneinander.
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Clara et Mayerin, 2 amies d’un jour / 2 Freundinnen haben sich gefunden

Leon et Granada
Leon et Granada sont les 2 principales villes coloniales du pays, à l’histoire assez opposée, l’une plutôt révolutionnaire, l’autre plus conservatrice. La capitale Managua, que nous n’avons fait que traverser, est plus récente.
Leon est à la fois proche de l’océan et proche des volcans, il y fait très chaud, trop pour nous pour avoir envie d’y passer la nuit. Nous sommes plus au frais sur la plage, à quelques dizaines de kilomètres. Les enfants profitent de l’eau pendant que les parents, en alternance, vont en bus visiter les églises et le musée de la révolution ; ici on voit des armes qui ont servi il y a seulement 20 ans, et les guides sont fiers de montrer les photos pas encore jaunies où ils posent en guérilleros. Le président actuel socialiste, Daniel Ortega, un des héros de la révolution, semble doucement faire avancer son pays dans une voie de développement stable (les routes, l’ouverture au tourisme) – c’est du moins ce qu’affirment avec enthousiasme ses partisans.

Wie die Faust aufs Auge erschlaegt einen die trockene Hitze in der Stadt Leon, ehemaliger Kolonialstadt, wo viele grosse Kirchen und Regierungsgebaeude an die spanische Eroberungszeit erinnern. Einige Tage Akklimatisierung an die neuen klimatischen Bedingungen, Trockenheit und Hitze sind nach der kuehlen, windigen Vergangenheit noetig, um sich im pazifischen Nicaragua wohl zu fuehlen. Die Kueste bei Penas Blancas soll uns dabei helfen, nur irgendwie ist der Menschenschlag hier ganz anders, weniger freundlich, weniger offen, jeder fuer sich, Touristen werden gedulded aber nicht freundlich aufgenommen. Komisch, nach so toller Zeit im huegeligen Hinterland.

Sandler runzeln die Stirn ueber geschenkte Maracujas auf der Suche nach Essen, in der Reihe anstehen beim Fischkauf erscheint das Minimum, die letzten Fische sind auf einmal verkauft. Das Schoene ist, den Weg und das Ziel frei entscheiden zu duerfen, niemand zwingt uns zum Verweilen, und rollen in Richtung der savannentypischen Vulkane und der beiden grossen Seen, Managuasee und Nicaraguasee weiter.

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Leon, étudiante et un peu chaotique, entourée de volcans qui fument.

Granada est plus léchée, plus touristique aussi. L’ensemble de façades colorées est élégant, les portes ouvertes des maisons laissent voir de beaux patios où trônent les rocking-chairs, les meubles les plus importants. Pour passer la nuit, nous préférons le jardin publique à la caserne des pompiers que choisissent la plupart des voyageurs: plus d’espace pour les enfants pour jouer, et plus d’animation locale. Pendant que Yan hésite à prendre part au cours de judo en plein air, Clara se lance à fond dans une séance de gym tonique !

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Granada plus sage, au bord de l’immense lac Nicaragua. Granada, ehemaliger Regierungssitz, liegt am riesigen Nicaraguasee, 1/5 der Flaeche von Oesterreich. 
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Les rocking-chairs y sont une institution, ils occupent la place centrale de toutes les demeures. Clara macht bei den naechtlichen Gymnastikuebungen am Dorfplatz in Granada mit.

Les volcans actifs, Telica, Masaya, Momotombo

La partie sud du Nicaragua est une belle illustration de “la ceinture de feu du Pacifique”. Elle aligne une chaîne de volcans tous plus actifs les uns que les autres. Nous nous arrêtons au pied du Telica, où nous stationnons 3 jours le Tioga dans le petit village de San Jacinto. Andreas monte au sommet “en éclaireur”, puis Yan et Carine suivent ses pas avec un bon sac sur le dos pour aller passer la nuit en haut: un moment magique, partagé entre mère et fils, à observer le lever de lune sur le cratère fumant et la lave  bouillonnante au fond du cratère, visible une fois la nuit tombée. Yan und Carine strengen sich stundenlang in der nachmittaeglichen Hitze an, um am Kraterrand des Telica naechtens den kleinen Lavasee beobachten zu koennen. Kein Mensch weit und breit (ausser den wenigen Bergdorfbewohnern), Sternenzelt und Vulkanrumore, kuehle Luft und Blick auf den nahen Pazifik. Ein gutes Dutzend Vulkane liegt am Feuerguertel des Pazifik. Nicaragua hat wunderbar freistehende, aktive Vulkane, die sich allesamt sehr gut besteigen lassen, einer lohnender als der andere. Gutes Wetter ist fast garantiert, der Preis ist mit viel Anstrengung und Hitze hoch, aber es lohnt sich!

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Le volcan Masaya est plus accessible pour toute la famille, puisqu’on monte en Tioga au bord du cratère !! Et là encore c’est un vrai cratère fumant “comme un dragon” et qui sent le souffre; mais pour une fois Tobias ne part pas en courant, il marche même comme un chef jusqu’au point haut pour voir tout l’ensemble de l’ancienne caldera “Il est cassé le volcan ?”. Der Nationalpark Masaya, nach amerikanischem Vorbild aufgezogen, laesst sich bis an den aktiven Kraterrand sehr leicht erreichen. Die Wanderungen am Krater bringen tolle Aussichten und aetzend stinkende Luft, besser nicht zu lange in den Nebelschwaden bleiben. Mehrere aeltere, erloschene Krater sind zu entdecken, der Ausblick auf den halbmondfoermigen Kratersee Laguna Masaya und den kreisrunden Warmwasserkratersee (mit Salzwasser im Gebirge!) sind einfach ein Traum.

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Volcano Masaya

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Tobias, mon Tobias, ne vois-tu rien venir ? Si si, je vois des parents heureux.

En passant au volant du Tioga devant le Momotombo et son petit frère, le Momotombito tombé dans le lac de Managua, l’un des deux grands lacs du pays, nous nous tordons le cou pour les apercevoir. Plutôt que de risquer un accident de la route, autant se poser pour la nuit et profiter de ce très beau spectacle. Le restaurant panoramique tombe à pique - la nuit nous coutera seulement une bière et trois fantas, bien peu cher pour un coucher de soleil pareil.

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Une côte Pacifique magnifique

Pour finir nous passons une semaine de vacances (et oui, les voyageurs aussi prennent des vacances) sur la très belle côte Pacifique autour de San Juan del Sur, un village de pêcheur il y a encore peu qui est en train de s’ouvrir au tourisme grâce au surf (surtout) et aux tortues (un peu).

A playa El Coco nous vivons au rythme des tortues. Tous les soirs des hommes du village font des patrouilles sur la plage pour repérer les tortues qui viennent pondre et vite aller déterrer les œufs pour les vendre ….. au centre de reproduction heureusement, qui ensuite prend soin des œufs jusqu’à l’éclosion ! Sur cette plage non protégée, la politique du centre pour éviter le braconnage, encore trop répandu, est d’acheter les œufs au même prix que les villageois pourraient les vendre sur le marché: à 50 cordobas la douzaine, soit 2 dollars, sachant qu’une tortue pond entre 80 et 120 œufs, cela fait un revenu honnête. Même si ce n’est plus la haute saison, nous avons la chance une nuit de voir une tortue luth, la plus grande et la plus rare des 3 espèces qui viennent pondre dans le secteur. Impressionnant comment elle fait voler les gerbes de sable pour creuser son trou.
Au centre de protection de la Flor, juste à coté, nous voyons aussi des bébés tout juste éclos, qui seront relâchés le soir.

Eine Woche Urlaub vom Urlaub, die suedliche Pazifikkueste kommt uns gerade recht. Perfekt goldgelber Sandstrand, ruhige Buchten zum Schwimmen und Fischen, bewegtes Meer mit beruehmten Surfstraenden, romantische Kleinbuchten fuer Verliebte, nettere Einheimische als im Norden … wenn nur das Wasser nicht so kalt waere, denn seit circa Mitte Jaenner fliesst arktisches Wasser Richtung Sueden, das tropische Wasser fliesst ab, die Fische ziehen weg, nur die 30 Grad im Schatten bleiben, aber der starke Wind verwandelt die tollsten Sandstraende zu Wuestenstuermen, so richtig erhohlend ist es am Strand schlussendlich doch nicht.

 DSC_3542 DSC_3650 Cette grosse tortue luth venue pondre à playa El Coco ne laissera finalement pas d’œufs (ce n’était pas le bon moment?), juste quelques gros trous et sa trace pour retourner à l’eau. Die Einheimischen lauern wie die Geier wenn naechtens die Schildkroeten an Strand gehen. Entweder um ihre Eier am Schwarzmarkt zu verkaufen, oder zum gleichen Preis an Aufzuchtszentren abzugeben. Jeder Strand ist von patrolierenden, taschenlampenbewaffneten Typen bewacht, um sich dieses Taschengeld nicht entgehen zu lassen. Pro Schildkroete sind im Schnitt 5 Euros (also 70 Eier) moeglich.
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Quand elles percent leur œuf, les bébés tortues olivâtres pendant un moment pointent seulement leur tête hors du sable, avant de sortir complètement (observées au Refugio de Vida Silvestre de la Flor). Im Aufzuchtszentrum “la Flor” lassen sich schluepfende Kroeten bewundern, beruehern und abends am Weg in den gefaehrlichen Ozean begleiten. Circa Eine von Tausend wird den harten Kampf ueberleben. Ohne die Hilfe und den Schutz gewisser Menschen waere die Rate noch viel enttaeuschender gering.
P1040425 La sensibilisation se fait en grand sur les murs à Leon “Yo no como huevos de tortuga – Je ne mange pas d’oeufs de tortue”. “Ich esse keine Schildkroeteneier”, Slogan, um die Bevoelkerung aufmerksam zu machen, dass dieses klassische Vergehen heute zu einem oekologischen Desaster und grossen Strafen fuehrt. Viel Geld wird zum Schutz der Eier und zum Ausbrueten der kleinen Schildkroeten aufgebracht. Trotzdem essen nach wie vor Einheimische wie auch Touristen davon.

A playa Madera Yan redécouvre les joies du surf, avec plein d’autres surfeurs venus profiter de ses vagues très régulières. Comme sa fidèle planche a malheureusement rendu l’âme à playa Coco, il se décide à en acheter une autre d’occasion avec ses sous. Sacrifice récompensé, il arrive cette fois vraiment à prendre des vagues dans le rouleau, pas seulement dans l’écume.
Et à force d’observation Tobias de son coté, sans rien demander à personne, se met à faire pareil, il se met à genou et même debout sur son body !!
En plus des surfeurs, nous retrouvons sur cette plage trois véhicules de voyageurs, tous déjà rencontrés sur la route: Gilly et Steven avec Alisha et Lucy, les copines anglaises de Clara; Erika et Michelle avec leur chienne Dunia; Mireilla et Alex ; c’est très chouette de se retrouver tous ensemble ici, l’ambiance “surfeur” gagne tout le monde et nous nous amusons comme des enfants dans les vagues. Le temps partagé avec d’autres voyageurs, qui deviennent des amis d’étape en étape, est aussi un des plaisir du voyage.

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Les Mapatoclaya et les amis voyageurs “prennent la vague” à playa Madera. Viele Selbstfahrer reisen auf den Strassen Zentral- und Suedamerikas. Immer wieder treffen sich unsere Wege, wie hier auf “playa madera”, einem der laessigsten Straende zum Wellenreiten, auch Tobias findet seinen Spass an der Sache.

Fesselnde Landschaften, dafuer teils weniger herzliche Bevoelkerung, besseres Hauptstrassennetze (was wir im Wohnmobil unbedingt benoetigen) dafuer zunehmende Hueftschmerzen (liegts am Alter oder an den vielen Orangensaeften die eh schon so suess sind), guenstige Reisepreise und abwechslungsreiche Landschaft (von Urwald, Savanne, Pazifik, Atlantik, Geschichte (und nicht nur positiver), Staedte, Vulkanen und Seen ist fuer sehr viel Abwechslung gesorgt). Nicaragua ist absolut sehenswert, wuerde dieses Land europanahe liegen, waere hier Hochbetrieb, die Amerikaner haben dieses Land erst seit weniger Zeit auf ihrer Liste, dies wird sich in den naechsten Jahren bestimmt aendern, hoffentlich mit vielen positiven Begleiterscheinung fuer die lokale Bevoelkerung.

Nous n'avons découvert qu'une petite partie du Nicaragua, il resterait beaucoup de choses à voir et à faire, notamment toute la partie nord-ouest. Malgré des similitudes avec le Honduras, c'est un pays qui a son identité propre et qui mérite une visite à lui seul. Le niveau de vie y est encore globalement très bas, mais le pays s'ouvre doucement au tourisme et l'économie semble se remettre tout doucement sur pied après des décennies dramatiques. La guerre civile qui a déchiré le pays après la révolution sandiniste qui a renversé le dictateur en place en 1979 ne s'est achevée qu'au début des années 1990. La politique d'amélioration des routes lancée il y a quelques années par le président socialiste Daniel Ortega - un de "héros" de la révolution- permet de développer petit à petit de nouvelles infrastructures - même si c'est autant d'argent public qui apparemment n'a pas été investi dans l'éducation. On ne peut que faire le parallèle avec les années difficiles que traversent les pays du printemps arabe, en espérant de tout coeur qu'il ne leur faille pas autant de temps pour se remettre debout...

Nous poursuivons notre route panaméricaine vers le Costa Rica, qui lui a décidé d'abandonner les armes (c'est un pays sans armée) et qui a misé tout son développement sur l'écotourisme. On vous parlera prochainement du résultat.

Pensées voyageuses à tous et à chacun,

Les Mapatoclaya

31 octobre 2013

La pêche en Baja, par Yan

(Text auf Deutsch nach die Fotos)

Salut tout le monde. J’espère   que vous allez bien, nous oui.

La partie des USA s’est très bien finie pour moi : au bord de la plage à San Diego on discute avec un garçon et son père qui s’entraînent au base-ball et on parle de surf, que je commence à en faire mais que je n’ai pas de planche : ils nous on offert un surf qu’ils n’utilisaient plus ! C’est génial il est à ma taille ! Sauf que je ne l’utiliserai pas beaucoup  en Basse-Californie parce que les plages ne sont pas du côté océan Pacifique  mais du côté de la mer de Cortes : il n’y a pas de vagues, mais l’eeau est chaude. Alors je passe  mes journées à pêcher, nager, plonger et toute sorte de chose dans l’eau ou le sable.

Je pêche  de mieux  en mieux (des poissons de 30 a 50 cm de long) , on récupère et on achète de plus en plus de matériel dont une deuxième canne , des leurres (appâts en forme de poisson ).

En s’arrêtant sur une plage pour passer la nuit, on fait la  connaissance de plein de pêcheurs américains. On devient tout de suite les amis de Ricki : un homme très sympa qui m’offre plein de leurres, un super moulinet et un tour sur son bateau à moteur où on emmène notre canne et plusieurs à lui. J’attrape un marlin mais on le relâche parce qu’il est trop dangereux et il y a trop d’arêtes. On a eu la chance de voir plein de dauphins et un requin baleine. C’est aussi Ricki qui nous apprend que sur la plage il y a des pointes de flèches qui appartenaient autrefois aux  indiens (elles datent d’il y a 3000 ans). Apres un peu de temps j’en trouve quelques unes  taillées dans de l’obsidienne. On reste plusieurs jours avec eux, jusque à une petite compétition organisée par  Bob (un pêcheur aussi), c’est super bien fait : les concurrents devaient attraper le plus lourds poisson d’une sorte particulière (le séran, qui vit à 100m de profondeur). Ricki a gagné et pour récompense il a eu une nouvelle canne. Après la remise des prix une tombola était organisée et on a gagné des leurres, 2 mitraillettes (ligne de pêche munie de 6 à 8 hameçons), une fleur qui bouge au soleil et ils nous ont offert 2 bouteilles de vin et une jolie petite table en bois fait par Bob.

J’ai passé des supers moments avec eux et j’ai attrapé beaucoup de sortes de poissons différentes.

 

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La journée de pêche commence au lever du soeil / Schon fleissig vor der Sonnenaufgang

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Nom inconnu, mais très bon aussi / Ungekannte name, schmeckt aber auch genau so gut

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12 sérans, qu'on a donné au restaurant local parcequ'on ne pouvait pas tout manger / 12 "spotted bass", die wie dem lokalen Restaurant gegeben haben, weil wir so viel nicht essen koennen

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Et quand on en a assez de manger du poisson ... on mange des palourdes ! / Wenn wir kein Fisch mehr essen moegen.. essen wir muschlen

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Almejas chocolate

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1ere prise, "onchito"

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Diodon, poisson qui se hérisse de gros piquants quand on l'approche

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La raie est magnifique à voir nager, même si le dard au bout de sa queue est dangereux

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Petit /kleine "yellowtail"

 

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"Primera qualidad" selon un pêcheur du village voisin / "Primera qualidad" sagt uns ein Ficher vom naechsten Dorf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 "Petite" Dorade, mais ce n'est pas moi qui l'ai pêchée, c'est un Américain qui me l'a donnée parcequ'il en avait ramené trop / Diese "kleine" Dorade ist uns von einem Amerikaner geschenkt worden

 

Yan’s  Eindruecke aus « Baja Caliornia », unzensiert mit kleinen Rechtschreibretuschen, um die Sache leserlich infolge verstaendlich zu machen.

 Guten Tag alle mit anander.

Ich hofe es get euch alle gut, uns ja. Die USA gehen fuer mich gut zu ende, wir haben mit einem pup und seinem fater am strant geredet und sie haben uns ein surfboard geschenkt. Aber wir brauchen in nicht so fil wail wir tagelang fischen, schwimen, tauchen und lauter so sachen. Wir fischen immer pesar und pesar, fisch fon treisique pis firtcique cm lang. Wir cauven und crigen imar mer matreial und eine angel, plinka und andre kleine sachen. Bei einem strant trefma viele americanische fischa und wir werden sofort der vreund fom Riki, ein gans liber man. Er schenkt uns file plinka, material und eine runde auv seinem motor pot wo wir delfine und einen hei sehen. Am strant cama alte pfeilspitzen fon di alten indiana finden. Wir bleiben merere tage bei inen pis zu irem fischawetkampf den der bob oganisiert hat. Das ist supar gemacht. Sie musten den schwersten fisch von einer besonderer sorte fischen. Der Riki hat gewonen und sein prais war eine neue angel. Nachher war eine tombola organisiert und wir haben fischamaterial, einen tisch und wainflaschen als geschenk gekrigt.

Mit dem ganzen material was wir haben sin ma gute fischa und jeden tag esma fisch. Yan

-        So schauts aus da bei uns, das ist also die Kurzfassung von yans Eindruecken der letzten 3 Wochen, insbesondere dem Teil auf der warmen Meeresseite des „mar de cortes“, dem Golf von Kalifornien. Entschuldigt die eigenartige Schreibweise, musste mich selber bemuehen, keine zusaetzlichen Fehler einzubauen, der Inhalt sollte aber verstaendlich sein. Deutsche Grammatik und Rechtschreiberei wird er vielleicht spaeter einmal lernen, oder auch nicht, oder er nimmt die zukuenftigen Rechtschreibreformen, ohne dies zu wissen, vorweg.

31 octobre 2013

La vie d'une agave, par Clara et Yan / Aus dem Leben einer Agave

Les agaves sont une espèce répandue de cactus qui poussent dans les déserts ou les endroits secs. Celles que nous avons vues se trouvent dans le désert de Sonora, qui s’étend du sud de la Californie / Arizona (USA) jusqu’au centre du Mexique.

Agaven sind eine weitverbreitete Art von Kakteen, die in Wuesten oder zumindest trockenen Zonen wachsen. Wir reden hier von denen, die wir in der Sonorawueste, von Suedkaliornien-Arizona bis nach Zentralmexiko, sahen.

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Pour survivre quand il ne pleut pas pendant longtemps, les agaves enferment beaucoup d’eau dans leurs longues feuilles épaisses. Au bord de ces feuilles, il y a de très gros piquants qui peuvent atteindre plusieurs centimètres de long comme des immenses dents de scie.

Um in der trockenen Jahreszeit ueberleben zu koennen, speichern Agaven sehr viel Wasser in ihren langen und dicken Blaettern. Diese Blaetter sind im Regelfall mit teils enorm langen Stacheln, einem Saegeblatt aehnlich, versehen.

L’agave est une plante qui peut vivre plusieurs dizaines d’années sans fleurir. Quand enfin elle se décide, elle fait pousser une grosse tige au centre des feuilles, qui mesurera au final entre 2 et 10 mètres de haut.  Tout au bout pousse une grappe de fleurs, qui plus tard donneront les fruits qui contiennent les graines. Par contre, cette tige pompe toute l’eau et l’énergie des belles feuilles vertes et des racines, qui sèchent progressivement. Quand tout est sec (d’abord les feuilles, les racines, puis plus tard la tige et la fleur), le vent emmène les graines et les éparpille pour donner de nouvelles agaves.

Agaven leben oft mehrere Jahrzehnte, bevor es zur Bluete kommt. Wenn es dann endlich soweit ist, waechst zuerst eine zentrale Stange, die mehrere, bis zu 10, Meter hoch werden kann. An ihrem Ende wachsen mehrere Bluetentrauben, die schlussendlich Fruechte und Samen, weiteres Leben bringen. Im gleichen Moment zieht aber diese Stange und ihre Blueten alles Wasser und Energie aus dem urspruenglichen Blatt- und Wurzelbereich der Pflanze ab, was ein folgenschweres Austrocknen und Absterben der Pflanze bedeutet. Wenn dann alles vertrocknet ist, von den Blaettern, Wurzeln ueber die Stange und die Fruechte mit Samen, verteilt der Wind ueber teils grosse Distanzen den frischen Samen, neue Agaven haben ihre Chance auf weiteres Leben.

Certaines espèces d’agaves sont utilisées en médecine. Leur sève douce apaise les piqures et brûlures.

Gewisse Agaven werden in der Medizin verwendet. Wir verwenden ihren Saft bei Insenktenstichen oder kleineren Brandwunden.

 

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1 : les feuilles vertes / Die grüne Blätter

 

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2 - La tige pousse, les feuilles sèchent / Die Blume wachst, die Blätter trocknen

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3 - Tout est sec, les graines se dispersent /Alles ist vertrocknet, die Samen werden verteilt.

23 novembre 2013

Centre Mexique

DSC_2993Notre itinéraire au 22/11 - Unser Tour am 22ten Nov.

Itinéraire au 22/11 - Unser Tour am 22ten Nov.

(2te Teil auf Deutsch)

En préparant le voyage, de France, de loin, je pensais traverser “rapidement” le Mexique pour gagner l’Amérique Centrale.  Mais en y regardant de plus près, il en va tout autrement. Le Mexique est non seulement un pays immense (4 fois la France), mais immensément riche de merveilles naturelles et culturelles. Et comme nous n’avons jamais, à aucun moment, ressenti une once d’insécurité, et bien voilà, nous prenons notre temps, des côtes chaudes et humides du Pacifique aux nuits froides des hauts plateaux.

 El Dia de los Muertos – Le jour des Morts

Le 1er et le 2 novembre, la Toussaint et le jour des Morts, sont des jours de fête au Mexique au même titre que Noel et Pâques. Ces jours-là, les Mexicains fêtent leurs morts; mais attention, “fêter” n’est pas un vain mot. Le 1er est Danse de Callejeonada, Mazatlan - Farbevoll Tantz am 1sten Nov.l’occasion de nombreuses réjouissances à travers le pays, comme la très belle Callejeonada à laquelle nous avons assisté à Mazatlan: grand défilé dans les rues de la vieille ville, chants, danses, bière, feux d’artifice, le tout en costumes de squelette; c’est très coloré, très rythmé, très beau. Mais la vraie célébration se fait le 2, quand tout le monde se rend en masse au cimetière, où tout n’est que couleurs et musique : des fleurs et des ballons de couleur vives à profusion, les familles qui pique-niquent sur les tombes – on apporte au mort ses plats préférés pour les partager – , les orchestres de mariachis qui viennent Orchestre au cimetière - Mazatlan - Musik im Friedhof

jouer à la demande, parfois avec la sono, on danse  dans les caveaux jusqu’à tard le soir.  Le soir dans le petit village tranquille de Teacapan, lorsque nous cherchons à manger dans la rue, nous nous retrouvons tout naturellemnt…. au cimetière, seul lieu animé de la journée. L’ambiance ressemble à s’y méprendre à celle du bal du 14 juillet sur la place du village à Yvoire.

L’ensemble est pour nous très étonnant, mais au fond trèsCimetière de Mazatlan le 2 nov. 6 - Mazatlan Friedhof am 2 Nov. réjouissant: la mort fait partie de la vie, alors autant l’apprivoiser !

 

 

 

 

Après le jour des morts - Guadalajara -

 

Les villes coloniales

Le centre du Mexique regorge de villes, grandes et petites, (re)bâties par les EspaGuadalajaragnols à leur arrivée au XVIe siècle: églises colossales, bâtiments administratifs imposants, façades baroques… Nous avons beaucoup aimé Tequila, Morelia et Oaxaca,  très vivantes mais à taille plus humaine que Guadalajara. Mais si les adultes se promèneraient bien un peu plus devant les belles façades et dans les musées, pour les enfants au bout de quelques unes toutes les églises sont les mêmes et “les villes ça sent pas bon” : il est temps d’aller courir dans l’herbe !! Un peu pour eux, un peu pour nous qui ne sommes pas à la base de grands citadins, nous avons prudemment évité Mexico-city, la plus grande mégapole du monde – 24 millions d’habitants. Tant pis pour le musée Frida Kalho, et tant pis pour le grand musée d’anthropologie ;  celui de Oaxaca satisfait déjà largement le besoin de culture de Carine, et nous irons plutôt voir les pierres sur site.

 

 

 

 

Couvent Santo Dimingo, Oaxaca    Cathédrale de Morelia

Eglise de Oaxaca - Oaxaca Kirche  Rue de Oaxaca - Oaxaca Strasse

Les grands sites préhispaniques

Teotihuacan, Cacaxtla, Cantona, Monte Alban: nous n’avons fait que quelques arrêts parmi les innombrables sites archéologiques, mais tous nous ont fascinés. Des pyramides isolées, des palais aux fresques de couleurs vives, des citées Clara devant la pyramide du Soleil - Teotihuacan - Clara vor der Sohnen Pyramideentières avec leurs réseaux de rues et leurs terrain de sport, tout le monde s’est laissé impressionner  par l’aura de ces lieux. “Purée, elle est haute la Pyramide du Soleil”, dit Tobias en grimpant bravement les marches qui lui arrivent parfois au nombril  - pardi, c’est quand même la 3e pyramide du monde, après celles de Cholula et de Kehops. “Ah, les Olmèques, c’est comme la civilisation cachée des Citées d’Or –ndrl le dessin animé –, ils étaient avant les Aztecs. Mais les Mixtecs, et les Tarasques, et les Zapotèques ? “ essaie de s’y retrouver Yan ; c’est vrai que c’est très compliqué, chaque région a été occupée par des peuples avec des cultures différentes, qui se sont battus entre eux avant de se retrouver avec ou contre les Espagnols…

Danses traditionnelles - Tzintzuntzan - Tradizionnelle Tantz   Yan et Clara jouent à la pelote - Cantona -

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Avec Carla à Monte Alban - Mit Carla in Monte Alban

Les volcans

Il n’y a rien à faire, même à l’autre bout du monde nous restons attirés comme par des aimants par les montagnes. Et celles des hauts plateaux centraux belles, avec leur forme parfaite de cône volcanique. Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps, qui nous a laissé admirer le Popocatepetl crachant à la verticale son incessant panache de fumée et le très esthétique Pico de Orizaba, plus haut sommet du Mexique (5700m). Mais surtout, le plus magique est que nous avons pu les admirer de haut: Yan et Carine, puis Andreas le lendemain, sont montés au sommet de la Malinché, 5e sommet du pays du haut de ses 4400 m ; 1ère expérience de l’altitude pour Yan, passée avec un brun de fierté comme une lettre à la poste. Clara et Tobias sont restés tranquillement au pied, à faire du cheval et des coloriages, tout le monde y a trouvé son compte.

Popocatepetl (5400m)

Pico de Orizaba (5700 m) Yan heureux au sommet - la Malinche (4400M) - Yan am Gipfel

Le Quotidien

Les enfants sont toujours en grande forme, ils s’adaptent Tobias reste concentré pour dessiner - Tobias zeichnetmerveilleusement bien à toutes les situations. L’heure d’école quotidienne  se passe sans heurt et dans la bonne humeur; elle est quand-même remplacée de temps en temps par une séance d’histoire grandeur nature sur les sites archéologiques.

Nous nous régalons quotidiennement avec la cuisine mexicaine, que nous mangeons le plus souvent dans les petits étals installés dans la rue: viandes grillées, bien épicées, guacamoles, avocats et légumes arrosés de citron, servis dans des tortillas de maïs tout chaud. Personne n’a encore jamais été malade, même pas la moindre diarrhée.

 

Délicieux tortillas de mais noir - Repas au marché - Essen am Markt mit - avec Tania, Max, carl et robert

Le soir nous posons souvent le Tioga directement sur la place d’un petit village. Nous allons discuter avec les gens “Non non, pas de problème, c’est tranquille ici, vous pouvez rester”. La seule chose qui vient parfois nous déranger, ce sont les aboiements des chiens et les hennissement des ânes, et puis …. les concerts de fanfare les vendredis et samedis soirs! Parce que les Mexicains aiment faire la fête, et une fête ne se conçoit pas sans musique.

Mais paradoxalement, malgré leur tempérament jovial et l’accueil toujours très serviable et ouvert qu’ils nous réservent quand nous allons discuter avec eux, les gens viennent assez peu vers nous. Nous discutons beaucoup, nous avons toujours de très bons contacts, mais le plus souvent seulement quelques minutes, parfois le temps d’une discussion plus longue. Timidité, peur de la différence ? Cela nous frustre un peu. Du coup les rencontres avec d’autres voyageurs sont d’autant plus intenses, surtout s’ils ont des enfants, comme Tania et Max qui voyagent sur le même mode que nous avec leurs petits Carla et Robert.

Autour du feu, Brett partage sa passion pour la guitare 

Les routes mexicaines sont plutôt bonnes dans l’ensemble, mais les “tope”, énormes ralentisseurs extrêmement nombreux dans les villes, les petits villages et même parfois au milieu de nulle part, sont la hantise des chauffeurs - chez nous Andreas en l’occurrence. Heureusement, Tobias à l’œil pour les apercevoir de loin et est devenu le meilleur “topilote” de la troupe.

Le top 10 des noms Mexicains, parmi les lieux où nous sommes passés :

Tzintzuntzan – Tlachichuca – Cacaxtla – Tlaquepaque – Zapotanito - Tlazazalca

 

Nous vous souhaitons à tous un très bon début d’hiver, alors que nous repartons pour quelques jours sur la côte Pacifique, histoire que le surf stocké dans la baignoire ne rouille pas trop vite. Au plaisir de lire de vos nouvelles,

Bises et amitiés voyageuses,

Les Mapatoclaya

 

Mexikos Festland – Teil 1

Um vom Suedzipfel Baja Californias wieder abzuheben, gibts eine wunderbare, unbuerokratische und auf ruhigem Meer kurzweilige 17stuendige Faehrverbindung aufs Festland nach Mazatlan, wo uns tropisches, feuchtheisses Klima empfaengtP1030626. Dafuer sind die nun dem Pazifik offenen, bis 20 km langen Sandstraende mit perfekten, wuchtigen, langen und gleichmaessigen Wellen ausgeruestet, fast eine Nummer zu heftig fuer unsere Alpentruppe, aber mit einiger Eingewoehnungszeit und Geduld sind auch fuer uns Moechtegernakrobaten ein paar genussvolle Wellen dabei.

Halloween ist zwar ein usamerikanischer Brauch, der sich anscheinend auf der ganzen Welt durchsetzt, auch die mexikanischen Kinder freuen sich auf diesen Moment, um von Haus zu Haus zu ziehenMonstres de Haloween, tradition américaine bien importéeund “queremos halloween” schreiend, ihre Saecke mit Naschereien vollzubekommen. Die unsrigen lassen sich von einer fremden Grossstadt nicht abschrecken und den geisterhaften Moment nicht nehmen, verkleiden sich mit grossen weissen Tshirts und etwas Geisterschminke und erbeten ebenfalls um Kleinigkeiten, die Taschen sind innerhalb kuerzester Zeit voll, bis zu Weihnachten reichen also die Vorraete an Chips, Zuckerl und sonstigen Schlankmachern.

Ein ganz besonderer Moment zu Allerheiligen, Allerseelen spielt sich am Friedhof ab. Anders als gewohnt, ganz anders eigentlich, wird mit viel Tanzmusik, Blumengestecken aus Plastik oder echten Blumen, Familientreffen und Festtagsschmaus,P1040235wo auch die Toten einen Teil ihrer ueblichen Lieblingsspeise ans Grab bekommen und aktiven Taenzen am, auf oder um das Grab von morgens bis spaet in die Nacht, an die lieben Verstorbenen gedacht – eine eigene aber auch gebuertige Art, den Tag der Toten “dia de muertos” zu begehen.

Die Traumstraende von San Blas hatten wir aufgrund der AuslaeufDSC_2256er des Tropensturms Raymond mit etwas erhoehter Luftfeuchtigkeit, Hitze und Niederschlag sehr rasch gegen den Kratersee bei Santa Maria del Oro eingetauscht, wo es neben kuehlerer Bergluft in rauhen Mengen tropische Schmetterlinge und zur Abwechslung wiedermal  Suesswasserfische fuer Yan gab. Lac de cratère de Santa maria del Ojo, sanctuaire de papillions.

                                                                        

Aber auch fuer Papa gabs was ganz Neues, naemlich destillierten Agavensaft, besser bekannt als Tequila, der natuerlich im gleichnamigen Dorf gleich doppelt so gut schmeckt. Seit je her wird von den Indianerstaemmen “mescal”, Agavenschnaps hergestellt, der nach einigen Monaten bzw. Jahren im Eichenfass um einiges besser als in seiner Rohform schmeckt. Dass unsUne téquila à Tequila - Eine tequila in Tequilaer Tioga um ein Blinklicht erlecihtert und ein paar groesseren Schrammen windschluepfriger durch die Gegend tourt liegt nicht am unkontrollierten Genuss des Teufelgetraenks, sondern am unproporzionierten Verhealtnis Hinterhofeinfahrtsschmaele-Fahrzeugbreite, das macht aber soweit nichts, in den Griff zu bekommen ist aber auf alle Faelle die Undichtheit am Dach, ein paar Tuben Silikon sollten dazu reichen.

Eigentlich haetten wir schon laengst wieder Lust auf mehr Bewegung, so wie in den USA, mit mehr Wanderungen, aber irgendwie lassen das tropische Klima, die nicht vorhandenen Wanderwege und die von den Droganklans besetzten Wald- und Bergregionen diese Art von Zeitvertreib momentan nicht zu. Hoechste Eisenbahn also, ein Fahrrad zu kaufen, seit dem machen auch die Topes (die tollen Bremshuegel, die ohne durchschaubare Strategie im Land dicht verstreut und gut versteckt aufzufinden sind, als Fahrzeuglenker hilft da viel Erfahrung vom kindlichen Ostereiersuchern bzw. aufmerksame To-Piloten) wieder so richtig Spass, und am Rande gesehen, wir die Badezimmerausstattung mit dem Surfbrett, Bodyboard und Tropenfruchtlager etwas vollstaendiger, denn irgendwo muss das Ding ja auch geparkt werden. Einziges Problem mit dem Radl ist, dass sich alle 2 km Lenkerstange, Trettkurbel und Bremsen soweit lockern, dass ein Festschrauben unabdingbar ist. Wirds in einer laengeren Abfahrt einmal so richtig heiss, kann man immer noch auf die Topes hoffen …

Der eigentliche Grund fuer unsere Fahrt durchs Landesinnere, man koennte auch ganz einfach der Pazifikkueste entlangzockeln, sind die Kolonialstaedte, vorspanischen archeologischen Uebereste bzw. die Vulkanregion oestlich von Mexiko City, mit 24 Millionen Einwohnern einer der groessten Agglomerationen unserer Erde.

Dem Interesse nach geortnet steht zweifelsohne die Vulkanregion mit den phantastischen Bergnamen wie Popocatépetl und Ixtaccuatl, bzw. Pico de Orizaba, dem mit 5700 m hoechsten mexikanischen Berg, ganz oben auf der Liste. Yan feiert darueberhinaus an der “Malinche”, 4460 m hoch, seinen ersten 4000er, und das mit frischen 10 Jahren, der Skorpion steht im Yan a 10 ans ! Yan ist jeztz 10Abendlicht, Zeit unseren aeltesten mit Lampionen, Luftballons, kleinen und grossen Geschenken, einer tollen Gitarren und vor allem einem grossen Kuchen gebuertig zu feiern. Sein erster runder Geburtstag.

In zweiter Linie, dem Interesse an Natur und Berg nicht allzuweit untergeortnet, sind die teils vorbildlich renovierten Stadt- und Tempelanlagen aus der vorspanischen Eroberungszeit des 16. Jhd. Anscheinend hat die Ausbeuterei, Moerderei, Sklaverei und Korruption der letzten 4 Jahrhunderte nur teils ausgereicht, um als Nation heute im 21sten  Jhd. halbbankrott dazustehen, um europaweit um Mithilfe zur Aufrechterhaltung eines erbeuteten Wohlstandes zu bitten, aber die Nachbarn waren da nicht wirklich besser. Auf alle Faelle interessant, sich mit der eigentlichen mexikanischen Kultur zu beschaeftigen, zu sehen wie friedlich oder rivalenhaft sich Tarasken, Teotihuacaner, Cantonianer, Mexteken, Azteken und sonstige Volksgruppen-Indianerstaemme  zueinander standen, wie sich Klimawandlung oder besagte Spanische Eroberung auf ihr Dasein ausgewirkt hat.

Pyramide de la Lune - Teotihuacan - Mond Pyramide

Nichtsdestotrotz sind heute die spanisch-europaeischen Brandmale, die Kultur, Religion, Architektur, Sprache und Lebensausrichtung nachhaltig beeinflussten, nicht mehr wegzudenken. Indianische Lebensweise mischt sich mit nunmehr oestlichem Gehabe, was nicht immer reibungslos ueber die Buehne geht, leichter als voruebergehender Tourist als bleibender Emmigrant zu ertragen.Guadalajara

Viel Eigenkritik am europaeischen Dasein und ein grosses Lob an all die netten, hilfsbereiten Mexikaner, die uns, im Gegensatz zu den Asiaten, stets ehrlich behandeln und uns beim Aussprechen der vorzeitlichen, herzlichst lustigen Zungenbrecher, wie es mexikanische Dorfnahmen nun mal sein koennen stets gutgesinnt bleiben. Zu den Top 10 der beeindruckensten, von spanischer Umtauferei verschonten Eigennamen gehoeren bestimmt: Tlaquepaque (Ortsteil von Guadalajara), Tzintzuntzan (am lago de Patzcuaro), Tlachichuca (Ausgangspunkt aller Pico de Orizaba Besteiger), Cacaxtla (archeologisch bedeutende Kulturstadt nahe an Tlaxcala) … davon hat es in rauhen Mengen, eine kleine Auswahl von uns bereisten Orten.

Wir wuenschen alles Gute nach Hause und freuen uns ueber Post von Euch. Geniesst den Schnee und den Alltag, wir bereiten uns nach 3 Wochen Landesinnerm wieder auf etwas waermer und feuchterer Zeit am Pazifik im Golf von Tehuantepec vor, bevor es endgueltig zu den Moskitos in den Dschungel geht!

MaPaToClaYa auf Tour, Oaxaca, Mexico, Mitte November

13 décembre 2013

Animaux volants pas toujours identifiés F-Ufo

Si aux Etats-unis nous avons observé énormément d’animaux, cela a moins été le cas au Mexique, à une exception notable: tout ce qui a des ailes, les oiseaux mais aussi et peut-être surtout les papillons. En voici un petit aperçu, en partie grâce à Yan qui devient très bon photographe. Mais s’il vous plaît, amis ornithologues, un peu d’indulgence pour nos erreurs d’identification…

En principe vous pouvez voir les photos en meilleur définition en faisant un clic droit "ouvrir dans une nouvelle fenêtre".

Fast unbekannte Flugobjekte, selbst wenn die deutschen  Namen (aufgrund Zeitmangels, gerne nehmen wir eure Vorschlaege zur genauen Identifizierung an) noch teils ausstaendig sind. Der Genuss exotischer Tierwelt ist alltaeglich und allgegenwaertig.

Schmetterlinge in Groessen von A5 Blaettern, Voegel in den intensivsten Farben, die sich nicht immer leicht anpirschen lassen. Zum Glueck duerfen wir auf unsere kleinen Adleraugen setzen, denen keine Bewegung in den hoechsten Zweigen oder Mikrogeraeusche zur leichteren Ortung entgehen.

Les oiseaux marins

Les plus courants sont sûrement les pélicans, rencontrés du nord de la Californie au sud du Mexique. Et comme ce sont des pêcheurs très opportunistes, qui dit pélican dit poisson. Une raison de plus de suivre leur élégant vol en escadrille et leurs plongeons en piqué.

  pt_pelican_sf

Pélicans bruns, qui volent en escadrille / Brown pelicans / Pelicano cafe / Pelicanus occidentalis 

pt_pelican-baja   pt_pelican_blanc_almanore à droite Pélican blanc, toujours plus isolé / White American pelican / Pelicano blanco / Pelicanus erythrorhynos

Ensuite, sur les plages il y a toujours énormément d’oiseaux “marcheurs”, qui vont et viennent dans les vagues pour picoter les vers et crustacés dans le sable.

pt_sanderling_sf  phalarope_wilson_monolake Sanderling / Colidris alba ou Playero pihuihui / Catoptrophorus  – Wilsons phalarope

 

 pt_longbilled_curlew_bajan   pt_longbilled_curlew_baja

Long-billed curlew – Zapapico / Numenius americanus

longbilled_dowitcher_bajan pt_huitrier-sf Long billed dowitcher / Limnodromus ou Marbled gotwit / Limosa fedoa / Picopando     -  Huitrier  / Oister catcher / Haematopus bachmani

Les fous qui ont suivi le ferry pendant notre traversée de Basse-Californie à Mazatlan sont des engins aériens magnifiques :

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Fou brun / Weissbauchtölpel / Brown booby / Sula leucogaster

Les oiseaux d’eau

Dans les zones de deltas et de marais, proches du Pacifique comme du golfe du Mexique, nous avons observé beaucoup d’aigrettes, des ibis et des spatules roses. Avec les cabanes à toit de chaume et les vaches les pieds dans l’eau avec leurs aigrettes blanches sur le dos, on a trouvé beaucoup de points communs avec notre delta du Rhône en Camargue.

   pt_aigrettes_cattle et grande_teacapan    pt_aigrette_cattle_teacapan

Cattle egret / Bubulus ibis

pt_spatule_ibis_teacapan  pt_spatule_roseteacapan

Spatules roses, avec leur bec plat caractéristique; à gauche au sol avec des ibis, à droite avec des aigrettes

Les hérons de différentes sortes sont aussi très communs, en eau douce comme en eau salée.

pt_heron_grandeaigrette_baja  pt_heron_baja

Great heron and great egret / Ardea herodias et Ardea alba  --

pt_heron_blackcrowned_baja pt_heron_green_butor_baja

?? – à droite Héron vert / Grün Reiher / Green heron / garcita verdosa / Butorides virescens

Autre pêcheur impressionnant, le balbuzard  nous a fascinés sur les lacs américains; nous ne l’avons pas trouvé si beau au Mexique...

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Balbuzard pêcheur / Fischadler / Osprey / Pandion haliaetus

 

Les oiseaux des arbres

Très courant, souvent perché sur les fils électriques, le tyran quiquivi nous a accompagné tout au long de notre traversée du Mexique “continental”, avec son ventre jaune et son masque noir.

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Tyran quiquivi /  Great kiskadee / Benteveo / Pitangus sulphuratus

Le gobe-mouche vermillon est beaucoup moins fréquent, mais nous en avons vu dès la Basse-Californie; ses apparitions sont fugaces mais toujours très spectaculaires tellement son rouge est éclatant.

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Gobe-mouche vermillon  / Rubintyrann / Vermillon flycaycher / Cardenalito / Pyrocephalus rubinus / Tlapaltototl (en Chol, langue maya)

 

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Oriole masqué / Hooded oriole / Turpial enmascarado / Icterus cucullatus  - Perroquet

 

Les papillons

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Anartia jatrophae (5 – 7cm) --  Anartia fatima (6 – 7,5 cm)

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Siproeta stelenes ( 8 – 10 cm) --

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-- Phocides polybius palemon (4 – 6 cm)

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4 janvier 2014

Belize: petit pays, grande diversité / Land einiger Rekorde

Text auf Deutsch ist unten.             
Nous profitons de cet article un peu décalé dans le temps pour vous souhaiter une très belle année, pleine de rêves accomplis.

Nous avons passé une semaine au Belize 16-22/12). Suffisamment pour traverser ce petit pays (seulement 23 000 km² – 1/20e de la France, et 300 000 habitants), pas tout à fait assez pour apprécier toute sa diversité.Le pays est pourtant enclavé entre le Mexique et le Guatemala, avec a priori le même paysage, mais rien à faire il est radicalement différent.

D’abord la langue; le Bélize est le seul pays d’Amérique centrale où la langue officielle est l’anglais, héritage du temps pas si lointain de la colonie anglaise – le pays n’est indépendant que depuis 1981 ! En pratique il s’agit souvent d’un mélange d’anglais, d’espagnol, et de créole. Assez bizarre à écouter, on s’y perd un peu. Mais Clara réactive très vite ses souvenirs d’anglais.

Autre grande différence, la population, dans l’ensemble très noire mais avec des communautés très différentes et toutes les teintes de peau, avec même une bonne dose asiatique – toutes les épiceries ou presque sont tenues par des Chinois. L’ambiance est différente dès la frontière passée, les gens sont plus ouverts, plus extravertis qu’au Mexique. Nous n’avons pas vraiment profité de la culture Garifuna - descendants directs d’esclaves, échappés d’un naufrage et installés depuis sur la côte du Belize et Guatemala - parce que la pluie nous a dissuadé d’aller sur la côte caraïbe, mais déjà les noirs très cool au bonnet rasta de Corozal ou Orange Walk, qui nous accueillent d’un chaleureux “hey, man”, nous rappellent fortement la Dominique.

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Par contre nous avons passé 2 jours très décalés, un peu hors du temps, chez les Mennonites de Spanish Lookout. Nous les avions croisés à Corozal et à Orange Walk, où ils viennent vendre leurs produits en ville ; les hommes portent un pantalon à bretelles et un chapeau à large bord, les femmes une longue robe et un foulard sur leur longue natte; se sont des agriculteurs blancs qui pratiquent une religion très puriste, continuent à parler le vieil allemand (les écoles gérées par la communauté enseignent en allemand !) et vivent plutôt à l’écart de la société. Mais à Spanish Lookout, pas question de refuser le progrès : ici les tracteurs ont bel et bien des pneus sur les jantes, contrairement aux pratiques de certaines communautés du pays (!!!), et le commerce d’engrais se porte bien. Tellement bien que ce village est carrément un monde à part à l’intérieur de Belize, et de fait gère une très grosse partie de l’économie du pays : routes larges impeccablement entretenues, gros 4x4 américains, et dans les garages toutes les pièces détachées impossibles à trouver ailleurs en Amérique centrale… Du coup nous en avons profité pour faire un check-up du Tioga, doublé d’une visite chez le médecin pour stopper une otite chez Yan et Tobias (trop de piscine au dernier camping du Mexique): il est plus facile de se faire comprendre précisément en anglais qu’en espagnol, et le diagnostique comme la prescription a été exactement le même que celui donné via skype par notre pédiatre française (encore merci Mme Bell); de toute façon il ne pouvait rien nous arriver, Les 10 Commandements trônaient dans la salle de consultation ! P1050313Euh, sommes-nous vraiment en Amérique centrale ?

Côté habitat, les maisons sont en général en bois, le plus souvent sur pilotis; pourquoi ? pour ça :

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Parce que de l’eau, il y en a ! Normalement la saison des pluies est sensée se terminer en novembre, mais cette année elle n’en finit plus de se prolonger. Beaucoup d’endroits sont inondées, des routes sont coupées parce que les ponts sont sous l’eau (d’où un grand détour par une piste pour arriver à Spanish Lookout, mais qui nous a fait traverser de beaux paysages). On est mouillé au moins une fois par jour, un peu tout est humide dans le Tioga. Mais il suffit de bien profiter des éclaircies et on s’en sort toujours pour sauver les journées. P1050284

Inconvénient d’un temps humide: moustikattack ! Pour la première fois il faut vraiment se protéger, vêtements longs et produits chimiques, pour limiter les attaques ; Andreas a ainsi fait sa bonne action de "don du sang” pas tout à fait volontaire… Mais bon, tant qu’ils ne transmettent pas de vilaines maladies ce n’est pas dramatique.

Avantage d’un temps humide : ça fait pousser les champignons. Expérience originale que de ramasser un plein panier de chanterelles, en maillot de bain à Noël sous les palmiers ! Hum, que l’omelette a été bonne, d’autant plus qu’on l’a partagée avec Simon et Angelika, 2 Suisses qui parcourent le même itinéraire que nous en sens inverse et avec qui on a échangé plein d’infos.

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Le Belize possède une biodiversité très riche.  Paradoxalement, nous avons apprécié comme introduction la visite du zoo, un zoo “correct”, pas trop glauque et qui nous a donné la possibilité d’observer quelques animaux locaux impossible à voir autrement, notamment des félins splendides (les enfants préparent un article spécifique). Mais évidemment c’est surtout la “vraie” nature qui a fasciné toute la famille. Tobias a passé des heures à observer les crocodiles de Morelet ; Yan a failli se faire greffer une paire de jumelles pour mieux distinguer les différentes espèces de perroquets et de toucans - l’endroit est connu des ornithologues, et nous avons fait quelques belles observations ; Andreas s’est laissé fasciner par l’incroyable diversité d’arbres – palmiers, fromager (ou arbre à kapok), acajou, anacardier (l’arbre à noix de cajou), guanacaste…. ; Carine a flashé sur les orchidées et les “hot lips”, fleurs sanguines au nom évocateur qui soignent les retours de couche ; et Clara a repéré au premier coup d’œil le bébé singe accroché au ventre de sa maman au Baboon Sanctuary, une très belle expérience où nous avons approché à les toucher les singes hurleurs qui vivent autour du village.

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Belize – Land einiger Rekorde

9 Wochen phantastisches Mexiko gehen seinem Ende zu, gerne waeren wir noch laenger geblieben, so viele Dinge gaebe es da noch zu entdecken, aber seitdem klar ist, dass unser Tioga im Juli in Bolivien, La Paz, an eine 4koepfige oesterreichische Familie zu uebergeben ist, scheint es wohl angebracht, den Troedelausflug nach Sueden, via Belize, fortzusetzen.

Belize ist in jeder Hinsicht eine grandiose Ecke im kleinen Mittelamerika. Endlich kann man wiedereinmal vernuenftig deutsch reden, viele alte deutsche Auswandererfamilien aus der Glaubensgruppe der Menonitten aus dem 14. Jhd. sind in den diversesten Dschungel- oder Bergdoerfern gruppiert. Darunter eines, Spanisch Lookout, das besonders clever und weniger puristisch als so manches Nachbardorf, die kommerziellen Zuegel des Landes in den Haenden haelt.  Eigene Erdoelpumpen, grandios ausgebautes Strassennetz, hervorragende Strom- und Wasserversorgung, Telekommunikation, landesweiter In- und Export. Eigentlich so etwas wie eine Unterregierung, 4000 Personen leben uebrigens nur in dieser Gemeinde, die nach aussen hin strikt verschlossen, dennoch sehr willkommend ist. Hochdeutsch wird in der Schule unterrichtet, danach nie mehr praktiziert, ausser es schneiden wieder mal ein paar so aliens wie unsereins auf, in den eigenen 4 Waenden wird plattdeutsch gesprochen, so wie es der norddeutsche Urvater und Glaubensbegruender Menon Simon vorgelebt hatte. Die Jungs verstehen es auf alle Faelle, mit ihren deutschen Urgenen fachgerecht umzugehen und sich das Leben mit gepflegtem Landschaftsbild und zuenftigem Essen zu verschoenern.

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Rieseniguane, Bruellaffen, Spinnenaffen (eigentlich Greifschwanzaffen), Jaguare, Krokodile, Tukane, Tapire, kreischende Papageien sind zum Grossteil in der freien Natur, ansonsten im ausschliesslich heimische Tiere beherbergenden Belize Zoo zu beobachten, wo uns einmal mehr intensiver Tropenschauer in die Knie gezwungen hat. Mehrmals taeglich ohne jeglicher Logik oder Regelmaessigkeit ueberrascht starker Niederschlag, der Wiesen und Felder tief unter Wasser setzt, Fluesse anschwellen und Verkehrsverbindungen unpassierbar werden laesst. Geduld, gekonnte Umleitungen und Fahrtechnik (gepaart mit angepasstem Fuhrwerk) helfen dabei weiter. So manche touristisch Attraktion faellt dabei sprichwoertlich ins Wasser, was auch keine Bedeutung hat, heimische Bauern, die ihre Felder aufgrund ungewohnt mehrmonatigen Hochwassers nicht bestellen koennen, flussnahe Restaurants die seit August ausser Betrieb stehen, habens dabei eine Stange schwerer.

Die Unmengen von Wasser, eigentlich ist die Haelfte vom Land (selbst wenn es nur ein Viertel so gross wie Oesterreich ist) ueberschwemmt, bedeuten gleichzeitig ein Volksfest fuer die Milliarden von Moskitos, alle Groessen, Formen und Farben sind recht, um an frisches europaeisches Blut zu kommen. Blutspende der vierten Dimension, wer sich im entscheidenden Moment, so circa die 6 Stunden nach Sonnenaufgang und die 6 Stunden vor Sonnenuntergang, geschweige denn in den schwuelen Naechten, nicht lange bekleidet, hat einfach verspielt, 100 Stiche innerhalb von 5 Minuten sind da keine Ausnahme, zum Glueck uebertragen die Teufeln im Moment keine Krankheiten. Zur Abwechslung gabs auch mal 100 Zeckenstiche innerhalb von 5 Minuten, da haelt nichteinmal good old Steiermark mehr mit!

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Wer genau schaut, kann ein Junges am Bauch der Bruellaffenmutter erkennen, erst spaeter so gegen 4 – 5 Monaten haengt sich das Kleine an den Ruecken, in wenigen Faellen selbst auf den des Vaters, sollte der nicht schon laengst ueber alle Baeume sein. Bruellaffen leben in Kleinfamilien von ca. 15 Individuen, in einem romantischen 4 Weibchen 1 Maennchen Verhaeltnis, wobei alte Bruellaffenmaennchen fuer Ordnung, Hierarchie und Zunft sorgen, vielleicht doch nicht so sexy wies zu Beginn noch aussah. Unvorstellbar lautes Schreien – Bruellen, ersetzt koerperliches Gezanke und Raufereien unter den Maennchen, da ihre Nahrung, Blaetter und Beeren, nicht ausreichend Energie zur Verfuegung stellt, vielleicht waere dies ein Ansatz, unter den Menschen mehr Ordnung und weniger Krieg reinzubekommen, geschimpft und gestritten wird so ja noch ausreichend.

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Den Beobachtungen nach erklaert sich einiges von selber, Genforschung und Stammbaumbiologie sind da voellig ueberfluessig. Die kleinen Kinder haengen nicht umsonst an den Muettern, der Trieb zum Klettern, Schwingen, Turnen und Kraxln kommt gewiss von unseren Vorfahren und Freunden, den Affen.

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Belize zeichnet sich mit seinen 300 000 Einwohnern vor allem mit farblich und kulturell gemischter Bevoelkerung aus. Von urspruenglichen Sklaven sind heute die Garifuna-Schwarze (die speziell die Straende bewohnen und Meister der Raggeemusik sind, Rasterkopf und Wollmuetze bei tropischsten Temperaturen, cool sein kennt keine Grenzen) noch vorhanden, ausgewanderte Norddeutsche (besagte Menonitten die an die heimische Ordnung erinnern), vorspanische Mayas (jede Menge huebsche Bienen …), klassisch wenig ansprechende Chinesen (die vor allem Kleingeschaefte betreiben) und diverse Mischformen, die wir innerhalb einer Woche geniessen durften, eigntlich viel zu kurz um nur irgendeine Meinung abgeben zu koennen. Auch hier waeren wir gerne laenger geblieben, nur die Kombination staendige Feuchtigkeit-Moskitos-Unpassierbarkeit der Wege zeigen den Weg Richtung Guatemala an, den wir nun schon  seit 2 Wochen verfolgen.

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Extrem freundliche Leute, absolute Sicherheit, abwechslungsreiche Kulturen, Tropenvegetation vom Feinsten, englische Sprache als Amtssprache, was zwischendurch auch ganz gut tut, deutsch-heimische Kueche und hautnahe Tiererlebnisse – lange und gerne werden wir an diesen viel zu kurzen Abstecher nach Belize zurueckdenken.

Tropische Gruesse aus dem feuchtfroehlichen Mitellamerika wuenschen euch

Mapatoclaya

22 décembre 2013

Le Mexique en bref

Taille : 1,9 millions km², soit presque 4 fois la France, 3000 km du Nord au Sud
Population: 109 millions
Capitale : Mexico City, 24 millions d’habitants (la plus grande mégapole du monde, on n’a pas osé y entrer…)
Indépendant depuis 1821, révolution en 1913.
Drapeau : l’aigle qui terrasse le serpent sur un cactus symbolise l’indépendance ; le symbole est repris dans de nombreux bâtiment officiels.

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Monnaie : le pesos - 1€ = 17 pesos
Langue : l’espagnol, mais aussi de nombreuses langues indigènes encore très vivantes, surtout dans le sud

Temps passé : 10 semaines, il y aurait de quoi y rester beaucoup plus
Distance parcourue : 5 000 km, de Tijuana au nord-ouest à Chetumal au sud-est, sans faire trop de tours ou détours;

On a aimé:

Le pays, en entier ! mais plus particulièrement :

- Les Mexicains toujours accueillants et serviables; plus on descend dans le sud, plus le contact est facile ;

- La grande diversité des paysages : des vagues du Pacifiques aux plateaux d’altitude avec les volcans, en passant par les villes coloniales, les forêts de pin, la jungle …

- Les tacos, tortas, gorditas, toute cette nourriture prise sur le pouce dans les petits restos de bord de route ou sur les marchés ;

- Le faire-play des conducteurs sur la route : pas de dépassement dans tous les sens, pas de klaxon à tout va, une conduite dans l’ensemble fluide et respectueuse ;

- La fête du Dia de los Muertos, une raison évidente de se trouver au Mexique les 1er er 2 novembre ;

- La pêche en Basse Californie ;

- Voir le pays d’en haut en montant au sommet de la Malinche (4 460), avec vue imprenable sur le cratère fumant du Popocatepetl ;

On a moins aimé:

- Les topes ! ces fichus ralentisseurs qui vous fusillent un véhicule à la moindre inattention; attention conducteur, vigilance totale requise en permanence : aux entrées de village bien sûr, mais aussi dans les montées, les descentes, les virages …. même sur les autoroutes ils arrivent à en mettre ;

- Tout ce que les Américains nous avaient dit sur le Mexique avant qu’on y entre ; les histoires de drogues, de vol, de police véreuse existent sûrement (on en a eu quelques témoignages locaux), mais nous n’en avons absolument rien vu ;

- Les sucettes au piment ;

- La finesse des épines de cactus “à crochet” : bonne pince à épiler et patience indispensables ;

- Le prix des autoroutes, qui représente un joli budget en camping-car ; mais le confort de conduite est appréciable de temps à autre pour échapper au stress des topes.

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31 octobre 2013

Baja California

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Notre itinéraire au 31 octobre / Unsere Tour am 31sten Oktober

(Texte en français sous les photos)

Drei Wochen « Baja California », die zweitlaengste Halbinsel der Welt, der logische und begehrte Wurmfortsatz der vereinigten Staaten, gehoert zwar zu Mexiko, ist dennoch sehr amerikanisch gepraegt. Die Naehe der finanzkraeftigen USA zeigt sich im regelmaessigen Vorkommen von Grosshandelsketten wie Walmart, Homedepot, diverse Autoteillager – zum Glueck ist der Aufenthalt in diversesten Lagerhallen, von Holzplatten ueber Reifen oder sonstigem Autozubehoer vorbei, die letzten Tage in San Diego, USA, waren gerade Recht, um unsere Kiste fuer Mexiko nocheinmal in Schuss zu bekommen. 2 Reifen waren zu tauschen, die gut 5 Tonnen Fahrzeuggewicht fordern ihren Tribut, seit dem wird im Auto ein Reifendruckmessgeraet mitgefuehrt, mit dem allzeit gemessen werden kann, um in Zukunft unnoetige Reifenschwierigkeiten zu vermeiden.

Drei Wochen „Baja California“ sind, wenn es sein sollte, relativ leicht in 3 Worte zu fassen. Fischen, Kakteen, Topes … da sind aber auch, einen ganzen Haufen toller Leute,  Einheimische, tiefgebraeunt und huebsch oder Amis, tolles mexikanisches Essen, die Basis ist sehr oft Maisbrot und Bohnen, Gemuese und dazu in grossen Portionen Fleisch, vom Huhn oder Schwein, bzw. Fisch, traumhaftes Klima von angenehmen 30 Grad im Schatten und naechtlicher Frische … unzaehlig viel mehr.

Fischen, das war wohl die Hauptaktivitaet der letzten Zeit. Ganz zu Beginn der Reise hatten wir ja eine kleine Angel zum Forellenangeln fuer Yan besorgt. Damit hatte er auch regelmaessig Erfolg, die Ausdauer und Begierde aufs Fischen hat sich in dieser Zeit noch verstaerkt. Im warmen Wasser des „mar de Cortes“, des Golf von Kalifornien, wo viel weniger Wellengang herrscht, in grossen Mengen Fisch diversester Art vorhanden ist, laesst sich Yan vom Fischen nur noch von seinen taeglichen Schulunterrichtsstunden ablenken. Der Erfolg laesst sich messen, nicht der von der Schule, der vom Fischen, denn seit 3 Wochen gibt’s zum Fruehstueck, Mittag- und Abendessen nichts anderres mehr als Fisch, wie die Burschen alle heissen und ausschauen, da kommt spaeter mal ein Sonderbericht, ansonsten beschreibt Yan in seinem Bericht selber, wie er die Sache sieht, der eine Fisch mit den Kuhzaehnen, selbst wenn man ihn nicht essen kann, ist aufgrund seiner Zahnform und des Laerms, den er damit macht, besonders zu erwaehnen. Der ueberschuessige Fisch geht an Fischrestaurants, Campbesitzer und –benuetzer, insgesamt wird natuerlich nur soviel gefangen, wie auch gegessen wird, zum Glueck haengt’s nicht von Clara ab, denn die verweigert jegliche Art davon, Fischstaebchen hat er naemlich noch nicht gefangen. Vielleicht ist es der taegliche, stuendliche Erfolg der schlussendlich die ganze Familie zum Fischen gebracht hat, Clara und Tobias haben ihre kleine Holzstockangel mit echtem Haken,  Carine nuetzt die zweite Hauptangel und hat damit ebenfalls Erfolg gehabt, selbst das Skelett eines Marlin, von Fischern im Hafen zurueckgesetzt, hat noch ein zweites Mal gebissen. Seitdem Yan vom Ruder- und Motorboot aus gefischt hat, haelt sich die Begeisterung fuers Fischen vom Strand aus in Grenzen. Unser Tioga hat zwar eine Anhaengevorrichtung, die naechste groessere Anschaffung koennte also ein Anhaenger mit Zubehoer werden, beiliegend koennt ihr gerne das Spendenkonto fuer gestrandete Voll- und Teilfranzosen in Mexiko nuetzen, die Kohle fuer ein grosses Filetiermesser haben wir gerade noch.

Kakteen, nachdem die Halbinsel circa 1200 km lang und 250 km breit ist, und pro Quadratmeter in etwa 3 Kaktteen stehen, kann sich jeder ausrechnen, dass dies insgesamt gut mehrere Miliarden Einzelstuecke ergibt, wo die groessten, wunderschoene Skeletonkakteen, gut 10 Meter hoch sind. Nachdem Fichten, Tannen oder andere Weihnachtsbaeume eher selten sind, haengen die Einheimischen fruehzeitig Autoreifen an die Seitenarme, um sich noch 30 Jahre spaeter an der schoenen und vor allem fortwaehrenden Dekoration zu erfreuen. Keine grosse Kunst, bei dieser Anzahl von Stacheln nicht ein paar davon tiefsitzend abzubekommen, die Teufeln haengen mit Widerhaken im Fleisch, schlimmer als mittelgrosse Fischhaken. Beim Entfernen koennen wir gut nachvollziehen, wie es unseren schwimmenden Freunden dabei geht. Die groesste Gefahr ist es wohl, im Vergleich zum Beamtenleiden Nummer eins, dem ausgestochenen Auge aufgrund eines zu gespitzten Bleistifts, beim Unospielen im Schatten einer Palme vor lauter Muedigkeit ruecklings auf einen dieser Zahnstocherhalterungen zu fallen, da bedarf es dann mehr als einer Arnikastreicheleinheit.

Topes, ganz gemeine Bremshuegel, die oftmals mit Verkehrsschildern angekuendigt werden, koennen ganz unterschiedlich auftreten, alle Kombinationen sind moeglich, teils sind sie auch gelb gekennzeichnet. Verkehrsschild 400 m vorher, heisst nicht, dass die Huegel, die in einer empfohlenen Geschwindigkeit von 0 – 3 kmh ueberfahren werden sollten, um Stossdaempfer, Gschreabnladl (Topflade) und Innsassen vor unnoetigen Werkstatts- bzw. Krankenhausbesuchen zu verschonen, auch wirklich 400 m spaeter kommen. Teils kommen sie ueberhaupt nicht, da kommt besondere Freude auf. Ganz gemein sind die Huegel, die unangekuendigt sind, an Stellen, wo man sie auch nicht erwartet, wo sie nach unseren Vorstellungen auch keinen Sinn machen, wie zB am Ende einer laengeren Auffahrt und der obere Buckel in ein Flachstueck uebergeht, bei einer Fahrgeschwindigkeit von 20 kmh, das sind eben wieder 17 kmh zu viel. Eigentlich der richtige Moment wieder auf Volltouren zu kommen, um die Maximalgeschwindigkeit von 70 kmh zu erreichen. Die gemeinsten sind sicher die Art von Huegel, die der bayrischen Nationalflagge, weisser Adler auf weissem Grund, aehnlich sind. Schwarzer Huegel auf schwarzem Asphalt in rabenschwarzer Nacht – das bedeutet groebere mechanische Probleme, und laesst sich nur vermeiden, nicht in der Nacht zu fahren, auch aus sonstigen Sicherheitsgruenden zu vermeiden, von Zeit zu Zeit laesst es sicht nicht vermeiden, den einen oder anderen tope mit ueberhoehter Geschwindigkeit zu schlucken, ein scharfes Bremsen, das diverse herumliegende Gegenstaende aus der Muschel- und Datteltrocknungsanlage und aus der Ausstellungshalle diversester Fundgegenstaende ins Fahrerhaus nach vorne schickt, hilft auch nur noch begrenzt.

Bei uns trinken Kuehe auf der Wiese aus Badewannen, vor Ort aus alten Fischerbooten. Bei uns faehrt man mit dem Skateboard in Parks oder am Gehweg, vor Ort selbst auf Autobahnen, egal welche Richtung. Bei uns im Tioga waere ein Desinfizieren des Klos noetig, um die ganzen Wuestenfliegen wieder loszuwerden, anstelle werden die Reifen und die Fahrzeugunterseite bei einem Inlandskontrollposten benebelt … so geht’s uns also, in der Hoffnung, dass sich ja niemand mehr Sorgen um uns als wir selber machen. Euch allen viel Gesundheit und Freude am aufkommenden Herbstnebel oder den ersten Schneeflocken. Wer sich die Arbeit antun will, kann gerne die Reiseroute San Diego-Tijuana, Ensenada, Guerrero Negro, Loreto, La Paz nachgoogeln.

„Auszug aus dem Leben der 5 Taugenichts“ – La Paz, Baja California, 31. Okt. 2013, Noerdlicher tropischer  Wendekreis

 

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Il a plu il y a peu, le désert a fleuri / Es hat vor kurzem geregnet, die Wüste hat geblüht / Is has recently rained, the desert blooms.

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Tobias est quelque peu impressionné par une telle variété de piquants / Tobias hat viel Respekt vor den vielen verschiedenen Kakteen / Tobias won't try to touch any of the many different cactus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour la nuit sur la plage de Ligui, devant la Sierra Giganta / Uebernachtung Strand von Ligüi, mit den Sierre Giganta Bergen / Overnight on the Ligui beach

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Toute la famille à la chasse aux palourdes / Die ganze Familie sucht nach Muscheln

 

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Même Andreas s'est mis à la pêche! / Selbst Andreas ist jetzt am fischen!

 

 

 

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Clara et Tobias sont devenus très complices; "regarde le beau coucher de soleil" dit tendrement Tobias à sa soeur à 7h du matin / "Schau dir den schoenen Sonnenuntergang, sagt der Tobias seiner Schwester um 7 in der Frueh

Trois semaines passées en Baja California, et que nous plaisir ! Cette péninsule mexicaine, longue de 1500 km et séparées du « vrai » Mexique par les eaux chaudes de la mer de Cortez, est surprenante et attachante. Comme les enfants  ont été plus efficaces que les parents pour l’écriture de leur article, vous en avez déjà découvert certains aspects.

C’est vrai que celui de la pêche est peut-être celui qui nous a marqué le plus. La côte, du côté mer de Cortez, est semée de villages de pêcheurs, de criques, de longues plages où l’on se retrouve facilement seuls. Nous n’avions jamais connu des eaux aussi poissonneuses, où l’on voit s’agiter les bancs de poissons à plusieurs centaines de mètres de distance, voire parfois des kilomètres, où l’on se lasse de sortir 2 ou 3 sardines à chaque lancer de canne à pêche, où le bruit des poissons qui saute au bord de la plage la nuit nous fait sursauter dans nos sacs de couchage…. Bref, nous avons mangé du poisson tout frais pêché à midi, le soir, et même au petit déjeuner ! Régime complété de temps en temps par diverses variétés de palourdes, crues ou cuites, ramassées en famille en gratouillant le sable. Même Tobias s’est mis à aimer le poisson ! Bon, il ne dit pas encore « Hum, c’est TROP BON » comme pour les quesadillas (tacos au fromage), mais c’est déjà un grand pas en avant. Ne reste que Clara qui est plus difficile à convertir…

La Basse Californie est connue pour être la résidence secondaire, voire parfois principale, de nombreux américains et canadiens retraités, qui viennent se poser en petites communautés sur les plages avec leurs énormes camping-cars (30 à 40m de long…). Mais à la période où nous sommes passés, la majorité des « winter birds » n’étaient pas encore arrivés pour l’hiver. Nous avons donc souvent été seuls sur les plages, ou avec les pêcheurs locaux. Et la seule fois où nous nous sommes retrouvés entourés d’américains, cela s’est transformé en une expérience de générosité extraordinaire. Nous avons été littéralement adoptés par la petite communauté de San Lucas Cove, avec qui nous avons passé plusieurs jours à pêcher sur leurs bateaux et à se faire dorloter (steaks de poissons grillés à point, margheritas bien fraîches, petits cadeaux à n’en plus finir). Il nous a fallu du temps le dernier jour pour faire le tour du camp et dire au-revoir à tout le monde.

Par contre, dès que l’on quitte la côte, l’ambiance change du tout au tout : plus de villages, seuls quelques ranchos isolés de loin en loin, et un paysage féérique de cactus ondulant à perte de vue. Des grands, des petits, des tout petit, des immenses, des ronds, des longs, des touffus, avec tous un point en commun : très piquant ! A observer avec précaution, mais une telle variété de végétation dans le désert est assez fascinante. Et comme tout désert, celui de Sonora est parsemé de quelques oasis. On a beau s’y attendre, c’est très surprenant après des centaines de kilomètres de cactus de tomber d’un coup dans une forêt de palmiers ; magie de l’eau, qui donne des fruits et légumes précieux en Baja, ainsi que des dattes succulentes.

Moments de vie

Dans les villages, nous avons pris le temps d’observer les pêcheurs partir en mer sur leurs « pangas » (longues barques à moteur colorées) avec des cannes, des filets ou des équipements de plongée rudimentaires. Pour aller chercher les « almejas chocolate » grosses palourdes très prisées dans les restaurants, il leur faut descendre à 3-4m de profondeur. Les pêcheurs commencent par sortir la batterie de la voiture qui les a amenés sur la plage, elle servira à démarrer le compresseur qui leur fournit l’air au fond de l’eau : système D, fonctionnement a minima, mais toujours avec le sourir. La tige centrale de la remorque qui transporte le bateau vient de casser ? Pas grave, on va la ressouder ! L’axe avant de la voiture qui tire la remorque a plié en 2 en passant dans un trou ? Tant pis, le mécano va venir la bricoler, on part quand même à la pêche ! La batterie est vide au retour lorsqu’on la replace dans le moteur ? Y’a qu’à pousser la voiture ! Les problèmes de sécurité au Mexique ? Où ça ? Ici c’est très tranquille, vous pouvez dormir sur les plages sans soucis.

Voilà, nous n’avons rencontré que des gens extrêmement gentils, ouverts, curieux de savoir quelle image nous avons du Mexique. Et bien pour l’instant, elle est bien loin de l’image de violence que renvoient souvent les médias. Un chef de police local rencontré au bord de l’eau nous confie, entre deux conseils de pêche, que le souci principal dans les grandes villes, surtout près de la frontière, est celui de la corruption. Mais pas en Baja.

Par contre ce que nous observons, c’est le problème de la gestion des déchets. Beaucoup de choses sont jetées directement par terre, les arbres sont souvent décorés de guirlandes de sacs plastiques. Et quand un sac fermé atteint une poubelle, ce sont les vautours qui se chargent sur place du tri sélectif… Heureusement, il n’y a pas trop de bouteilles en plastique grâce au système de consigne des bonbonnes de 20 litres pour l’eau potable. En fait seules les cannettes sont recyclées, pour l’aluminium ; nous les laissons la plupart du temps à l’extérieur des poubelles pour éviter à ceux et celles qui viennent les chercher pour gagner trois sous d’avoir à fouiller dans les ordures.

Le recyclage fonctionne aussi très bien pour le gros matériel : tous les bus locaux sont de vieux bus scolaires américains, et le ferry que nous avons pris pour quitter la péninsule et rejoindre le continent est un (très ?) vieux specimen de … la SNCM ! Il reste encore tous les affichages en français et les photos de Corse. N’empêche, il tourne toujours bien et nous voici bien arrivés à Mazatlan, grosse station balnéaire de la côte Pacifique. Nous y restons quelques jours pour passer les célébrations des 1er et 2 Novembre – la fêtes des morts est une des fêtes principales du Mexique, très festive – puis direction Guadalajara et Mexico. Nous sommes désormais sous le Tropic du Cancer, nous entrons dans la zone plus chaude et humide...

Une pensée pour chacun de vous qui prenez le temps de nous lire. Continuez de nous écrire, on apprécie à chaque fois même si on ne prend pas toujours le temps de répondre personnellement.

Bises voyageuses,

Carine pour les MaPaToClaYa.

 

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Tioga version 4x4 pour accéder à la plage de Ligui / Hoechst akrobatische Zufahrt bei Ebbe zum Strand von Ligüi.

 

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Un essieu cassé? pas grave, ça se ressoude / Achsenbruch am Strand von Ligüi versperrt den Weiterweg.

 

 

 

 

 

 

 

 

29 octobre 2013

Benvenido a Tijuana

(English text below,Text auf Deutsch unten)

C’est avec la chanson de Manu Chao dans la tête que nous passons la frontière. Sans problème dans ce sens là, l’inspection du véhicule et l’obtention des visas sont juste une formalité ; l’attente est plus longue dans l’autre sens…

Depuis le début de la préparation du voyage nous avions en tête qu’il ne fallait surtout pas s’attarder à Tijuana ; mais finalement une soirée à San Diego chez mon cousin Olivier, qui est en train d’éditer un livre sur la ville-frontière, nous a fait changer d’avis, autour d’une succulente ratatouille et des bons vins français importés par sa femme Aline. Nous nous arrêtons donc à Las Playas pour voir la frontière physique, rideau de fer et de barbelé, qui se prolonge au-delà de la plage dans l’océan. Impression bizarre, sentiment troublant d’un monde coupé en 2, signes de détresse gravés et peints côté mexicain, 4x4 et hélicoptères aux aguets côté américain.

Malgré tout l’ambiance est paisible - encore un cliché qui tombe - et nous nous régalons de nos premiers tacos ! Merci Olivier de nous avoir incités à nous arrêter. Presque trois semaines plus tard et 1500 km plus loin, ce passage reste très marquant.

 

Singing the song from Manu Chao we cross the border. This way it’s without any problem, having our RV checked and getting our tourist cards are very simple; the waiting time in the other way is much longer… Since the beginning of our trip we have had in mind we would have to drive away from Tijuana as fast as possible. But my cousin Olivier, who lives in San Diego with his wife Aline and who is editing a book about the border-city let us change our mind while eating an excellent French diner and drinking French wines Aline imports in California. According to what he advised us, we stop at Las Playas to look at the rough physical border, barrier of stain and barbed wire which dives from the beach into the ocean. Strange image, dizzy feeling of a world divided into two parts; signs of distress painted on the Mexican side, while 4x4 and helicopters watching on the American side. Even though the place is quiet and peaceful and we eat with delight our first tacos. Thank you Olivier for advising us to stop here. Two weeks later and 1500 km further South we remember vividly this moment.

Wir singen das Lied von Manu Chao, wenn wir durch die Grenze fahren. In diese Richtung ist es ohne Problem, wir haben unser Wohnmobil sehr schnell durch kontrolliert und wir bekommen leicht unsere Visa. Die Wartezeit in die andere Richtung ist etwas länger… Von den Anfang an, war es uns immer klar, dass wir so schnell wie môglich weit von Tijuana weg fahren sollten (was wir in die Bücher gelesen hatten). Aber nach einem guten französischen Essen bei mein Kousin Olivier, der in San Diego wohn mit seiner Frau Aline und der ein Buch über die Grenze-Stadt herausgibt, haben wir unsere Meinung geändert. Wir stehen in Las Playas bleiben, um die harte Grenze aus Metal zu schauen, Es schaut aus, wie die Welt wirklich ausgeteilt ist. Auf der Mexikanische Seite sind Hilfe Wörter gemalt, auf der Amerikanische Seite schauen die 4x4 une die Hubschrauber zu… Aber trotzdem ist die Ambiente sehr ruhig, und wir genossen voll unsere erste Tacos. 3 Woche später und 1500 km weiter sind die Erinnerungen an diese Moment sehr intensiv. 

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29 septembre 2013

NorthCal et West

(complété par rapport à la 1ere mise en ligne) (beim yan, übersetzung kommt noch)

Quand on arrive à San Francisco des amis viennent nous chercher et on passe une semaine chez eux : à Pedro point (pas très loin de San Francisco), j’apprends à faire du surf ,même si au début ce n’est pas très facile  je prends le coup .

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Journée à San Francisco : On traverse le grand pont du Golden Gate pour arriver à San Francisco, on fait un balade et on monte à un point de vue superbe où on a une vue sur toute la ville.

Et maitenant direction le nord et les plus hauts arbres du monde :toujours avec no amis on quitte San Francisco vers le parc de Humboldt et ses grand arbres (120 metres de haut pour des arbres c’est pas rien).

On quitte les copains et les volcans sont à nous. Moi et mon papa on monte au sur le sommet du Cinder Cone (un volcan fait que de cendre) .  on a aussi vu le mont Lassen Peak (le plus haut volcan péléen du monde).

On achète une canne à pêche ; j’attrape beaucoup de poisson (de 20 à 30 cm) et le poisson grillé sur un bon feu c’est super bon ; et même sans poisson un repas cuit sur un feu c’est meilleur que sur la cuisinière.

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Ensuite le Yosémite, le plus vieux parc national du monde. On ne peux aller à Yosemite valley à cause  du grand feu qui dure déjà depuis bientot un mois; on s’y plait même si on étoufe un peu sous la fumé du grand feu, on fait des balades, on observe les animaux et dès que c’est possible je pêche; mais toujour pas d’ours !

Ensuite on a quitté la Californie pour aller au Névada et Utah: il y a beaucoup moins d'arbres, c'est plutôt du désert et des canyons en couleurs: rouge, orange, rose, vert, marron, noir, jaune, un peu de violet.... On a d'abord eu super chaud dans la vallée de la mort - Death Valley, et ensuite on a eu presque froid à 3 000 m d'altitude à Cédar Break et Bryce canyon, sur le haut du plateau du Colorado. La pluie nous manque un peu, on n'en a eu qu'une seule fois; mais on en a bien profité, je me suis douché sous une cascade !

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Dans les dunes de sable de Death Valley                                  Douche improvisée à Red Rock Canyon                   

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Grimpe dans les canyons de Cathedral Gorge et Bryce

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Je porte Tobias et Clara en haut des canyons de Bryce         Les belles et immenses falaises rouges de Zion

Et alors là, tous les animaux  qu’on a vus : des baleines (très grosses), des loutres, des otarie (qui faisait bronsette au soleil) des phoques, un bob cat (lynx ), des gros écureuils gris des chipmunks (des petits ecureuils de terre ), des biches et des cerf au grandes oreilles, des raton laveurs  plein d’oiseaux , des chien de prairi (des petites marmottes ) , des pronghorns (des antilopes americaines),  un aigle à tête blanche...

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Une famille de loutres joue sur un pontont.                                 Un racoon (raton-laveur) dans le jardin de nos copains.

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 Un chipmunk (écureuil de terre)                                                           Un écureuil gris acrobate

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Une antilope américaine (Pronghorn)                                                         Des oies du canada

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Des chiens de prairie.


A bientôt tout le monde, écrivez-moi les copains.

Yan

  

 

 

    

 

12 septembre 2013

Californie du Nord - Nord Kalifornien

(Le texte en français est sous le texte allemand).

Ein paar Wochen sind jetzt schon vorbei, dass wir kein Lebenszeichen von uns gegeben haben. Dies liegt aber in erster Linie daran, anderwertig als mit Urlaubmachen beschaeftigt gewesen zu sein, selbst wenn die ganze Unternehmung aus der Ferne sehr wohl danach aussieht.

Seit unserer Ankunft in den USA sind wir zuhoechst von der Freundlichkeit der Amis begeistert. Sei es an der Einreisegrenze, wo Gaenseleber und Co als Mitbringsl fuer unsere Freunde in San Francisco locker durchgegangen sind, so wie wir 5 selber, ohne einen Rueckreisenachweis zu haben. Der Reisemobilverkaeufer, der uns ohne Widerrede einen Gutteil unseres Transchlgeldes in Bar- oder Bankform abgenommen hat, dafuer im Tausch ein ganz tolles Fahrzeug bietet, natuerlich mit Check auf Niere und Leber: nur Herz hat er anscheinend vergessen, denn nach knapp 500 km sind wir ohne das Ding wieder in Gang zu kriegen, mitten in einer groesseren Stadt auf einer echt stark befahrenen Durchzugsstrasse hoffnungslos gestrandet. Bis das Ding abgeschleppt, repariert und wieder einsatzbereit war haetten wir auf den nahgelegenen Pazifikstraenden einen Ritt auf dem Ruecken der Grauwale, Seerobben oder Schwarzdelphine machen koennen, nur durften wir den Hof der Werkstatt ueber Nacht nicht einfach so verlassen, um in weiterer Folge nicht als Ein- oder Ausbrecher behandelt zu werden. Amerikanische Sheriffs haben ihren bekannten Ruf, das muss nicht gleich sofort sein.

So wie bei euch zu hause hat auch bei unseren Kindern, und somit uns Lehrern ein neues Schuljahr begonnen. Zum Glueck sind die kids bei dem auf Mathematik und Franzoesisch reduzierten Unterricht genau so begeistert dabei wie beim Surfen, Paddelboarden, Sequoiariesenbaeumeseiltanzen, Fischen, Basteln, Lesen oder ganz einfach auf den Vulkanen, in den immensen Waeldern, an tiefblauen Seen, in Geisterstaedten aus dem kalifornischen Goldfieberalter, an den Badestraenden des Pazifik, wo rauhe 55 Grad Wassertemperatur vom Baden abschrecken (Fahrenheit natuerlich). Die Umrechnerei ist ein echter Graus, spaetestens wenn man mit unserem Tioga mitten im Holzplattenlager steht, die Kinder im Bus ordentlich Gas geben, die Auswahl der Materialen nicht leicht faellt, der Verkaeufer eigentlich lieber nach hause gehen moechte als sich mit ein paar, dem amerikanischen Kaugummienglisch unmaechtigen Touris wegen ein paar Quadrat-Fuessen Spanplatten die schon laengst angegrauten Haare auszuraffen. Der Trick mit dem Kautschi funktioniert tatsaechlich, besser aber und magenfuellender ist auf Dauer amerikanisches Brot, weiss, dunkel oder kornig ist gleich, schmeckt aehnlich, aber davon den Mund ordentlich vollnehmen und ungehemmt darauflosplappern, das schindet Eindruck und kommt dem Einheimischenslang ziemlich nahe, einer ordentlichen Nasenverstopfung im Franzoesischen aehnlich!

Noch haben wir die Hoffnung nicht aufgegeben, einem Schwarzbaeren etwas von unseren gewaltigen fast food sandwichs abzugeben. Nur brennen die Waelder im beruehmten Yosemite Nationalpark momentan dermassen, dass die Burschen und Damen andere Luftkurorte frequentieren als wir dies tun. So muessen wir uns mit Luchsen, Hirschen, Falken, Pelikanen, Ottern, selbst Erdstreifenhoernchen, kleineren Schlangen vor allem aber pfannenweise gebratenen Forellen (vom Juniorchef gefangen, vom Seniorchef am beinahe allabendlichen Holzfeuer zubereitet) zufrieden geben, aber nachdem wir weiters nicht kompliziert sind … werden wir herausfinden, wo sich die Jungs aufhalten.

Die taegliche Abwechslung im Land der Superlative ist einfach enorm, wir geniessen jeden Moment in vollen Zuegen und sehen, dass auch die Kinder mit der Zeit diese Art des Unterwegsseins schaetzen lernen. Unterwegssein um Neues kennenzulernen, ohne genau zu wissen, wie dieses Neue aussehen wird, wo dieses Neue zu finden sein wird, ob dieses Neue fuer uns ueberhaupt interessant ist. Mit offenen Sinnen in den neuen Tag, so wuenschen wir uns den naechsten Tag und denken dabei sehrwohl an alle Hinter-, Zurueck- oder Zuhausegebliebenen, denn geteiltes Leid ist halbes Leid, geteiltes Glueck ist doppeltes Glueck. In diesem Sinne, euch alles Gute, Spass und Freude bis auf ein Weiteres!

… on the road again

Mapatoclaya (Die Fotos dann naechsten Mal)

 

Ouf, que de moments intenses déjà vécus depuis notre départ de Jarsy ! Et nous n’avons toujours pas entamé notre descente vers le Sud, puisque nous sommes toujours à la hauteur de San Francisco…

La première semaine a été consacrée à la recherche de la maison roulante de nos rêves. Pas facile, au pays des superlatifs, de trouver un véhicule “raisonnable”, que nous nous imaginons à la fois pouvoir héberger notre petite tribu mais aussi pouvoir passer un peu partout… Finalement nous avons réussi à trouver un “petit” modèle de 7m30 qui nous convient parfaitement, et tout le monde a vite adopté (voir l’engin sur la page consacrée). La finalisation de l’achat a duré un peu, mais l’accueil chaleureux de Claire, Alex et Lucie a fait de cette semaine “d’attente” un vrai beau moment. Yan est devenu d’emblé fan de surf (merci Alex pour ta patience de coach) ; Clara a peaufiné son anglais en chantant avec Lucie; Tobias a démarré tout en douceur son sevrage de yaourts… et les parents ont profité d’une très chouette introduction à la vie américaine.

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Nous avons quand même, entre les leçons de surfs, les observations de phoques, de pélicans et même de baleine, pris le temps de visiter San Francisco. Pour une grande ville, c’est plutôt l’impression d’espace qui nous est restée.

 

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Et puis ça y est, nous récupérons le Tioga (c’est le nom de notre véhicule). Nous partons aussitôt avec les Masselot vers le Nord, à la découverte de la côte sauvage et des grandes forêts de séquoias, les Redwood Forests.  Les plus hauts arbres du monde… Des troncs dont on ne fait pas le tour à nous 8, qui s’élancent d’un trait sur XX mètres !  Chacun déambule là au-milieu le nez en l’air et se laisse juste transporter par la puissance de ces arbres. Mais si le végétal fascine complètement les adultes (difficile de sortir Andreas de là), les animaux sont là aussi pour attirer l’attention des enfants: on ne compte déjà plus le nombre de biches avec leurs faons, et nous aurons même la chance d’observer plusieurs minute un bobcat, le lynx local.

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Juste de l’autre coté de la chaîne de collines, sur la côte Pacifique, ce sont les phoques et les otaries qui prennent le relais avec les loutres de mer et les toutes premières baleines qui descendent vers le sud: jet d’eau, dos et queue, le spectacle répété est fascinant. C’est sur ce moment magique que nous quittent Claire, Alex et Lucie. Encore un grand merci à vous trois pour ce superbe tremplin vers le voyage que vous nous avez offert. Pour nous c’est encore une étape de plus. L’étape suivante est franchie lorsque nous passons notre première nuit (probablement pas la dernière) dans un garage, après être tombés en panne au milieu de la rue principale de Eureka. Ce n’était “que” la fin de vie de la batterie… ça y est, cette fois nous sommes définitivement dans l’ambiance voyage !!

 Tranquillement, le temps de trouver notre rythme, nous roulons vers l’est, vers le parc national du Lassen Peak.  Ce sera le point de départ de notre itinéraire au fil des volcans de la Ceinture de Feu du Pacifique. Le Lassen Peak lui-même n’a plus connu d’activité depuis 1915, mais les lacs bouillonnants et les vapeurs de souffrent sont suffisants pour impressionner Tobias “Je veux pas voir le volcan qui sent pas bon !”. Il sera donc exempté de la courte ascension du Cinder Cone, magnifique cratère à la forme parfaite qui ne sent pourtant rien. Pas dramatique pour lui, il s’éclate avec Clara à courir après les écureuils (les vrais) et les chipmunks, ces petits écureuils d’ici qui ne grimpent pas aux arbres mais vivent au sol et sont particulièrement rapides.

 

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Nous continuons d’enchaîner les paysages variés avec le lac Tahoe, très grand lac d’altitude aux eaux incroyablement claires. On pourrait presque se croire aux Antilles, si ce n’étaient les pins qui remplacent les palmiers et… la température de l’eau. Nous sommes quand même à plus de 2000m. Dans cette région de montagne, nous nous sentons à l’aise et nos étapes sont courtes de lacs en rivières, ce secteur est un paradis de pêcheur. Avec celui que nous avons à bord du Tioga, nous ne tardons pas à faire nos premiers repas de poissons ! On pourrait même dire de poisson fumé, puisque, en fonction du vent, nous recevons déjà la fumée du grand feu du Yosemite qui brûle depuis trois semaines.

Et en effet, la portion de route qui nous sépare encore de l’entrée du Parc National a des allures de fin du monde: on n’appercoit pas les montagnes a travers l’épaisseur de l’écran de fumée. Et pour assurer la lutte contre l’incendie, qui est désormais presque maîtrisé, les pompiers ont fermé la route qui traverse le parc. Nous pouvons quand même monter dans la partie ouest, les Tuolomne Maedows, mais impossible d’accéder à la Yosemite Valley… C’est quand même un comble, coincés à quelques encâblures du Capitan ! Terrible, nous serons OBLIGES d’y revenir pour un prochain voyage…. (il y a comme un petit appel du pied à Olivier et Kelly). Mais en fait ce n’est pas dramatique du tout, puisque nous profitons du coup de cette partie du parc avec étonnamment peu de monde. Les dômes de granit sont un terrain de jeu fabuleux pour les enfants qui grimpent partout, puis nus en adhérence. Tout le monde en profite, et les belles vues dégagées que nous arrivons à avoir le matin, avant que le vent ne ramène la fumée, ne font que nous donner envie de revenir avec le matériel d’escalade.

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Nous pourrions encore vous parler des incroyables concrétions de tufs du Mono Lake, du retour 150 ans en arrière dans la ville fantôme de Bodie, mais le raccourci le plus rapide c’est que nous ne nous lassons pas de la Californie du Nord.

Mais il ne faut pas croire, l’école a recommencé ici aussi, et même un peu plus tôt qu’en France. Yan et Clara sont studieux au moins une heure tous les matins et ils ont bien pris leurs marques pour cette aspect-là du voyage aussi. Nous travaillons encore un peu sur l’attention qu’il faut arriver à garder dans toutes les conditions, mais ça marche plutôt bien.

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Au plaisir de lire de vos nouvelles prochainement,

MaPaToClaYa

11 août 2013

On présente le voyage à l'école

Au mois de juin, on a présenté notre grand voyage dans notre classe (Clara chez Anne-Maud et Yan chez Fredo), comme ça les copains savent déjà un peu ce qu'on va faire et où on va aller. Ensuite, on va envoyer des messages quand on peut pour expliquer ce qu'on fait, ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas.

Wir haben schon in der Schule unsere Grosse Reise vor die Schulkameraden vorbereitet, so dass sie ein bissen wissen wo wir fahren. Dann werden wir versuchen so viel wie möglich zu schreiben, um zu erklären, was wir machen und was uns gefällt/nicht gefällt.

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10 octobre 2013

Sur le plateau du Colorado

Ouh, que de paysages dans la tête et de couleurs dans les yeux depuis notre dernier billet… Ces trois semaines sont passées très vite, et en même temps nous avons vécu tellement de choses différentes qu’elles semblent une éternité !

Nous avons quitté la Californie par la Vallée de la Mort et sa chaleur incroyable : 110° à l’ombre, en Fahrenheit heureusement (42°C), mais sans ombre. Dans l’après-midi, les enfants refusaient de sortir du camping-car…

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Notre incursion de quelques jours au Névada nous laisse l’impression que cet état investit plus volontiers dans ses casinos que dans ses espaces naturels, même si nous dénichons de très jolis petits coins.

             Las Vegas et ses machines à sous                                       Les très profondes rigoles d’érosion de Cathedral Gorge, dans lesquelles les enfants ont fait des parties

                                                                                                                                         de cache-cache mémorables.

Puis nous voilà en Utah, où nous grimpons sur le plateau du Colorado. Il s’agit en fait d’un immense escalier, sur lequel chaque nez de marche est une falaise de couleur différente, taillée par la rivière Colorado : un vrai livre de géologie grandeur nature, qui nous relate quelques 600 millions d’années de l’histoire de la Terre! Nous allons attaquer par la plus haute marche, la plus récente (enfin, en millions d’années), pour le descendre progressivement, c’est à dire actionner la machine à remonter le temps.

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4 marches de l'escalier visibles ici, de haut en bas les pink cliffs, grey cliffs, white cliffs et vermillon cliffs. Même si la photo écrase ici les distances horizontales, elles sont en fait séparées de plusieurs dizaines de kilomètres.

La plus haute marche, donc, nous éblouit déjà par ses formes et ses couleurs. Cedar Break National Monument, un gigantesque amphithéâtre de tours et de crêtes dentelées, est en fait taillé dans la même couche géologique que son voisin plus fameux, Bryce Canyon (les Pink Cliffs, soit les falaises roses). Il est simplement un peu plus haut (3 300 m) car les couches sont inclinées. Nous profitons donc en prime de merveilleuses couleurs d’automne et de nuits …. bien fraîches !

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A Bryce, tout est tellement beau partout, et à toutes les heures du jour, que notre plus gros problème réside dans le tri des photos : pas plus de 200 par jour… Yan, Clara et surtout Tobias ont marché comme des chefs à travers ces “Hoodoos” pour suivre leurs parents qui ne pouvaient pas s’empêcher d’avancer encore un peu, encore un peu, et pour finir encore beaucoup.P1020107  DSC_0988 DSC_1085 DSC_1027

La grande variété des tons superposés, de l’orange intense au rose pâle, est due à des alternances de dépôts en milieu lacustre, bien oxygéné et qui a donc permis l’oxydation de fer (équivalent de la rouille) : il y a 40 millions d’année, l’Utah était donc recouverte d’un immense lac. Les hoodoos sont les tours aux contours improbables que l’érosion a façonnée par la suite, en attaquant de façon différente les dépôts plus tendres (les creux) et les dépôts plus durs (les bosses).

La marche d’en dessous de l’escalier est grise: ce sont des calcaires déposés en bordure d’une mer peu profonde il y a environ 120 millions d’années  (en fait l’équivalent des barres calcaires baujues de l’Arcalod et du Trélod, sauf qu’il ne s’agit pas de la même mer).

Mais si l’on descend encore d’un cran, jusqu’à Zion, là on change carrément de paysage: les White cliffs – falaises blanches - sont des dunes de sable fossilisées, preuve qu’au Jurassique (180 millions d’années) la région était le plus grand désert de sable que la Terre ait connu.

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Les bandes croisées (cross-beds) sont les traces des couches superposées de sable qui formaient les dunes, maintenant transformées en grès. En fait seule la partie supérieure est blanche ici, le reste est merveilleusement rouge.P1020979

Ici l’ampleur est spectaculaire.DSC_1322

Le randonneur se sent tout petit, le grimpeur a toujours les yeux en l’air, l’amateur de canyon découvre toute la gamme des possibles. Nous optons pour la marche en rivière dans les Narrows - “les étroits” – où les enfants s’amusent comme des fous dans l’eau pourtant bien fraîche.

                                Yan dans les Narrows de Zion                                      

 

 

 

 

 

 

Pour finir, nous descendons encore la marche des Vermillon cliffs, qui elles aussi portent bien leur nom. Il y a 200 millions d’années, nous sommes encore dans un désert de sable, même si par moment des rivières coulent et permettent aux dinausores de laisser leurs empreintes.

Et puis d’un coup, un grand coup de sabre dans le paysage, l’escalier devient beaucoup, beaucoup plus raide; nous voilà devant le responsable de la mise à jour de toutes ses marches, la rivière Colorado.

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A l’amont du Grand Canyon, il est encore facile de voir la rivière, mais dans le grand canyon, elle se cache 1600 m plus bas que le plateau. Là où elle coule actuellement, elle met à jour des P1030127roches tellement vieilles qu’elles ne contiennent même plus le moindre fossile, puisqu’elles datent d’avant les premières traces de vie sur Terre (plus de 600 millions d’années). Mais là, désolé, nous ne sommes pas descendus voir de nos propres yeux, Clara a mis son veto. Nous nous contentons des vues du plateau, qui suffisent largement à notre bonheur d’autant que la rive nord, à 2600m d’altitude, nous offre en prime le jaune flamboyant de ses forêts de bouleaux: on espère que vous aussi vous profitez d’un aussi bel automne. Et nous faisons le plein de fraîcheur avant de descendre dans les plaines désertiques !!

Voilà, le Grand Staircase est descendu, nous voici en Arizona dans les déserts de cactus. Nous avons échappé à la pluie (il paraît qu’il y a eu des grosses inondations dans l’état voisin du Colorado) et à la fermeture des parcs nationaux pour cause de mésentente gouvernementale sur l’affectation des budgets fédéraux (qui nous empêchera juste d’aller à Josuha Tree – encore une fois, il faudra revenir spécifiquement pour l’escalade; à coupler avec le Yosemite ?).

Nous voici bientôt au Mexique, nous troquons les chaussures de rando pour les maillots de bain pour aborder la Baja California ! Nous vous envoyons donc plein d’énergie ensoleillée. Merci à tous pour vos commentaires, c’est chouette d’avoir de vos nouvelles.

A bientôt de vous lire,

Les MaPaToClaYa

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