16 février 2014

Des enfants plein le Tioga / Aqui no pasa nada

Honduras - Du 8 au 25 / 01 2014

Die Fotos sinf auf Deutsch untertitlet – Der complete Artikle auf Deutsch ist seit 13ten Februar online.

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Notre itinéraire au 25/01/14  - Unser Standpunkt vom 25ten Januar

Comme nous l’avions pressenti dès les premiers jours à Copan, nous avons profondément aimé le Honduras,  et cela tient beaucoup aux belles rencontres que nous y avons fait. Nous avons aimé ses paysages de montagnes boisées, son climat plutôt frais – nous sommes restés dans la partie centrale, montagneuse – sa faune et sa flore incroyablement riches, mais aussi et surtout l’extrême gentillesse de ses habitants. En presque 3 semaines, nous avons fait peu d’arrêts dans ce pays un peu plus grand que l’Autriche, mais chacun a duré et a été d’une rare intensité : chez Marina, chez Berto et Blanca, chez Leonel et sa famille, chez Paco et Elizabeth, des moments forts que nous avons du mal à retranscrire. Attention l’article est long…

“Aqui no pasa nada - Ici c’est un endroit tranquille” : cette phrase va devenir un des leitmotiv de notre séjour au Honduras, nous l’avons entendue à chacun de nos arrêts (littéralement, ici il ne se passe rien). Et cela s’est vérifié, nous nous sommes toujours sentis parfaitement tranquilles, même si les révolvers à la ceinture des gardes de nuit et les gros fusils des vigiles devant les banques ont au départ impressionné les enfants “Papa, c’est un vrai le fusil ?”.

Copan Ruinas, notre premier arrêt, séduit par bien des aspects: un site maya majeur qui nous a enchanté autant pour ses stèles sculptées que pour ses aras en liberté (voir article spécifique), un centre d’élevage des aras, des sources chaudes, un centre d’élevage de papillons, un petit musée maya interactif pour les enfants, une bourgade coloniale agréable… Mais c’est aussi beaucoup pour la vie partagée chez Marina, qui tient le comedor (petit restaurant) devant lequel nous stationnons, que nous sommes restés, à l’image de tout le reste de notre séjour au Honduras: un joyeux mélange de vie locale toute simple et d’un certain confort que nous transportons (malgré nous?) partout avec notre “casa rotante”. Pour la première fois depuis le début du voyage – mais cette scène va désormais se répéter souvent - Marina et ses enfants investissent le Tioga, curieux de voir comment nous vivons, impressionnés par le luxe de l’aménagement, qui dépasse de loin ce qu’ils connaissent : les fauteuils, les lits avec des matelas épais, la cuisinière à gaz, et même une horloge qui marche !!
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In Copan Ruinas haben wir 3 Naechte vor dem kleinene Restaurant von Marina und ihren Kindern uebernachtet, die standig mit Tobias und Clara im Tioga gespiellt haben.

Bryan, Andrea, Vanessa et Maria – les 4 enfants de la famille -  découvrent avec avidité les jeux que nous leur proposons (Uno, memory, lynx, coloriages,…) et restent jusqu’après la nuit tombée installés dans le Tioga.  Dans la journée entre deux visites de sites, Clara et Andrea papotent en haut d’un arbre, Bryan et Tobias font un concours de dessin de voiture (“dessino una voitura” – Tobias se lance en espagnol) pendant que Marina, avec son grand sourire, nous prépare de délicieux cafés dans une tasse en céramique; à 5 Lempiras la tasse (environ 20 centimes), nous oublions bien vite notre bouilloire et notre nescafé !
Le départ, après photos et embrassades, est difficile: difficile de se dire “au revoir” en sachant bien qu’on ne se reverra probablement jamais… Même rester en contact va être compliqué, la poste n’est pas courante ici (Marina n’a jamais reçu de courrier et son mari nous donne laborieusement en guise d’adresse une description de l’endroit où ils se trouvent) et la famille est bien loin de posséder un ordinateur. Mais nous ne les oublierons pas.

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Le pays est très essentiellement agricole : petites plantations familiales de maïs, haricots et légumes pour la subsistance, et grosses plantations de bananes et de café pour l’exportation. Les produits de base sont très bons, mais il n’y a aucune industrie de transformation ; Toute l’économie du pays est basée sur les matières premières et dépend donc des cours du marché, qui ne lui sont pas particulièrement favorable. En plus l’état des route est souvent rudimentaire (photos dans l’article en allemand). Le développement du pays est donc très lent, et c’est tellement dommage !

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Les plantations de café sont le plus souvent sous de grands arbres qui produisent de l’azote, ce qui limite l’usage d’engrais et de pesticides; le séchage des grains se fait par terre, souvent directement en bord de route.
Kaffe Plantage unter bauemen ; die Kerne trocknen direkt am Boden, oft gleich neben der Strasse.

Il en va de même avec l’éducation, qui n’est pour le moins pas une priorité des gouvernements successifs. Ici c’est assez clair, le politique est de maintenir le niveau d’éducation a minima pour que la population reste docile. Et pourtant il y a tellement de potentiel. Plusieurs fois nous avons été impressionnés par le niveau des enfants qui ont la chance d’aller à l’école privée, comme par exemple à Gracias : ces enfants-là sont d’une vivacité extraordinaire, parlent un anglais impeccable et le lisent couramment (alors qu’à Copan Bryan, 11 ans, avait bien du mal à déchiffrer l’espagnol).

Gracias, encore un arrêt dont nous avons eu du mal à partir. Alors que nous ne trouvions pas de place de camping, Berto et Bianca nous ont généreusement invités à stationner chez eux et nous ont ouvert grand leur porte avec leur filles Karla et Elba, malgré l’imminence de l’accouchement de Bianca. Installés dans leur jardin, nous passons trois jours paisibles (encore une fois “Aqui no pasa nada”) à partager des repas, des temps de jeux (le Tioga est toujours tout plein d’enfants, leurs filles, les cousins, les voisins….) des discussions sur la vie du pays (le manque de travail, l’immigration fréquente aux Etats Unis).
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In Gracias haben wir direkt beim Berto und Bianca uebernachtet, sehr liebe Leute mit ihre Tochter Karla und Elba mit denen wir in die Thermen gebadet sind.

L’environnement de Gracias est très agréable, la température est parfaite, le parc national offre une randonnée accessible dans une très belle végétation (les magnifiques liquidambars aux  feuilles rouges sont ici des arbres bien plus imposants que les buissons de nos jardins) et nous passons une belle 1/2 journée dans les piscines d’eau chaude avec Karla et Elba, qui ne savent pas nager mais ont soif d’apprendre et profitent au maximum des brassards de Tobias (pour ne pas avoir peur dans un premier temps) et de quelques conseils de natations.
 
DSC_0384Nos deux minettes, Karla et Clara, se sont tout de suite entendues comme deux sœurs. Et évidemment, très vite Clara a retrouvé ses réflexes “Maman, est-ce que je peux dormir chez ma copine ?  - Mais oui, si ses parents sont d’accords. – Maman, est-ce que Karla peut dormir à la maison ? – Mais oui, si elle veut.” Et voilà inauguré le “lit d’amis” du Tioga en même temps que Karla passe sa première nuit hors de chez elle – Bianca viendra vérifier plusieurs fois le soir que tout se passe bien.
Yan lui joue au foot et fait de la batterie avec les voisins David et Luis-Oskar les fils d’Oskar et Doris, en utilisant un joyeux mélange d’anglais, d’espagnol et de langage des signes pendant qu’Andreas fait découvrir à Oskar la musique traditionnelle autrichienne.
La soirée se termine autour de la table de Doris qui n’imagine pas de nous laisser partir sans que nous partagions leur repas : riz, frijoles (haricots rouges), oeufs et guajada (fromage frais), c’est le menu du Honduras à midi, le soir … et le matin.

Lago de Yojoa
Le lac de Yojoa est situé au pied des “forêts brumeuses”, ces forêts d’altitude qui portent bien leur nom, il est rare de les voir complètement dégagées. Stationnés cette fois dans le parc de la Finca las Glorias, une grande propriété avec hôtel (wifi!), chevaux et plantation de café, nous nous remplissons les yeux et les oreilles d’un incroyable festival d’oiseaux (voir article spécifique dans l’onglet Coin des enfants-Yan). Yan ne lâche plus l’appareil photo, et même Tobias devient un fin observateur (“Yan, regarde le perroquet”, “Clara, tu écoutes le montezuma? – il est assis dans le Tioga en train de dessiner et regarde par la porte ouverte…)
P1060324  Lago de Yojoa avec vue sur les forêts brumeuses / Lago de Yojoa, mit Sicht auf dem Wolken Wald

Mais pour observer les quetzals, c’est véritablement dans la forêt de nuage qu’il faut monter. Nous nous rendons tous les 5 en bus à El Remate, le petit village de Leonel, notre guide ornitho qui nous a fait découvrir bien plus que ces superbes oiseaux (voir article spécifique). Il nous accueille 2 jours dans sa famille, où Tobias va tout de suite se sentir comme chez lui: les garçons de la maison le prennent sous leur aile, le gardent pendant que nous montons observer les oiseaux ou les orchidées (nous le laissons parfaitement en confiance); il boit du café sucré, regarde la télé, apprend à faire du vélo …

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Wir bleiben 2 Tage bei Leonel, unser Quetzal Fuehrer, der direkt im Wolkenwald wohnt. Tobias wird ab sofort bei den Kindern unterschuetzt.

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A El Remate on vit très simplement, mais très sereinement. Chez la maman de Leonel, qui nous prépare plusieurs fois par jour sur sa cuisinière à bois  un délicieux local.
Alle wohnen in dem Dorf sehr einfach, aber glücklich. Die Mama von Leonel macht uns regelmaessig auf ihrem Holzkochen einen sehr guten lokalen Kaffee.

Tegucigalpa
A la dernière minute, nous arrivons à contacter Elisabeth et Paco, des amis de Olivier et Aline chez qui nous étions passé en octobre à San Diego, qui travaillent au lycée français du Honduras. Grâce à leur gentillesse nous allons enfreindre notre règle de ne pas nous arrêter dans les capitales. Trois jours durant nous stationnons devant chez eux, dans la cour sécurisée de leur résidence (grosse grille et garde en arme 24h/24) et nous profitons de leur accueil chaleureux pour oublier un peu les contraintes logistiques du Tioga. Andreas “Dites donc, je ne me suis même pas cogné dans les murs en allant aux toilettes”. Yan “Je peux vraiment laisser couler l’eau de la douche ?” Tobias “Wouahou, il y a même de l’eau chaude!” (la douche va même se transformer en sauna tellement les garçons y restent longtemps). Bref, chacun apprécie de retrouver un peu le confort d’une “Vraie maison” – dixit Clara, qui n’en invitera pas moins Amalia à venir dormir chez elle, dans le Tioga. Paco nous prépare de délicieux repas mexicains, et nous nous sentons comme des coqs en pâte.
Comme au lycée français le rythme est calé sur celui de la France, Amalia et Aurélio ne sont pas en vacances, contrairement aux autres enfants rencontrés jusqu’ici pour qui les vacances courent du 12 décembre au 10 février. Ni une ni deux, Clara réclame à aller à l’école avec Amalia (en CE2), et Yan avec Aurelio (en 6e). Les voilà donc partis à 6h1/2, en uniforme réglementaire, aux couleurs du lycée. Ils reviennent à midi tout contents d’avoir pu parler français à des Honduriens (il y a une majorité d’enfants locaux au lycée).
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Pendant ce temps les parents en profitent pour visiter la ville tranquillement, seuls tous les deux pour une fois. C’est l’occasion de prendre autrement la température du pays, dont nous avions vu jusque là uniquement le coté rural. La cathédrale de Suyapa offre une belle vue sur la ville, située dans une cuvette entourée de collines : c’est une petite capitale (1 million d’habitants), avec quelques tours qui dépassent du reste. Au centre ville une certaine tension est palpable au moment de notre passage: le nouveau président doit prendre ses fonction dans les prochains jours, après avoir été élu en novembre dans des conditions douteuses; le coup d’état de 2009 qui a renversé un président progressiste est encore tout frais…. Et les souvenirs d’une décennie de guerre civile à peine estompés. Coup d’état, guerre civile, difficile pour nous d’imaginer que les gens de notre génération ont grandi dans un pays en guerre quand nous passions une enfance de rêve.

Peut-être est-ce pour cela qu’ils tiennent tellement à nous répéter, peut-être pour SE répéter, “Aqui no passa nada”. En tout cas nous n’avons trouvé sur notre chemin que des portes grandes ouvertes et des cœurs grands ouverts qui aspirent juste à vivre en paix, tout simplement.
 

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A Valle de Angeles, Luis le dresseur de chevaux a comblé les trois enfants : il les a laissé monter des chevaux de grande classe. Il a fait éclater Clara de fierté en lui disant qu’elle tenait bien en selle sur le meilleur danseur du Honduras.
Clara reitet auf dem Turnierreitpferd in Valle de Angeles

Après ces très belles semaines au Honduras, nous venons d’achever trois semaines au Nicaragua et venons de rentrer au Costa Rica; il ne nous reste qu’à digérer cette nouvelle étape pour vous la faire partager.

Un grand merci à vous tous qui nous suivez pour vos messages réguliers, c’est à chaque fois un bonheur de vous lire. Continuez de nous envoyer des nouvelles, avec toutes nos excuses si nous ne vous répondons pas toujours personnellement, le temps est toujours compté quand nous avons accès à une connexion...

A très bientôt,

Les MaPaToClaYa

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13 février 2014

Aufregendes Honduras – Aqui no pasa nada

Les photos sont légendées en français, l’article en français sera publié à part

P1060210Honduras, das tiefe Land, vor dem jederorts und auch von vielen anderen Reisenden wegen mangelnder Sicherheit gewarnt wird, ruft foermlich nach uns, auf der Suche nach dem tieferen Sinn der Reise, des Landes und Begegnungen der anderen Art.

Clara macht sich, woimmer sie auch auftaucht, neue Freunde, wie hier im Aufzuchtszentrum der gefaehrdeten Ara-Papageien in Copan, wo es neben wunderbar restaurierten Mayaruinen (diese Staette sollte fuer uns der allerletzte Mayatempel sein, denn weiter im Sueden lebten andere Kulturen, von denen, “zum Glueck”, keine haeuslichen Ueberreste vorgefunden wurden), in der Natur freifliegende rote Aras hat. Den Namen ihres gruenen Freundes konnte sie nicht genau heraushoeren, so etwas wie hola amiiiigo, wie die Jungs landein alle heissen.

Copan bietet fuer alle Reisenden etwas. Warmwasserquellen, Ruinen, authentisches kleines Bergdorf, Schmetterlingsaufzuchtszentrum, luxurioese Fincas, freie rote Aras, fuer Toclaya ist aber speziell der Kontakt zu den Kindern von Marina, der Dame aus dem Strassenrestaurant und Campingwiesenbetreuerin, interessant. Sie spielen, malen, lesen, fernsehen und gaukeln gemeinsame Stunden bis spaet am Abend, in einer Art Mischung aus einfachstem einheimischen Leben und westlichem Komfort, den wir durch das Fahrzeug bedingt in viele Ecken Mittelamerikas tragen.

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Carine a 40 ans, gâtée par les enfants qui sont eux aussi à la fête à cet arrêt “balneario” (piscine-tobogans).

In den letzten Tagen ist unsere geliebte, verehrte Mutter und Frau um ein rundes Ereignis erfahrener geworden, aus einer klassisch vorbereiteten und ausgetueftelten 40erfeier ist ein langer Fahrtag durch Kaffeeplantagen, staubige Bergdoerfer, ueber nicht endend wollende Schlaglochstrassen (jede oesterreichische Forststrasse ist dagegen eine Autobahn) im Minimaltempo, bishin zu einem herzlichst willkommenden “Balneario”, Freizeitpark mit Schwimmbecken, geworden. Selbst wenn die Einrichtung erst seit einem Jahr eroeffnet wurde, sind wir die ersten Gaeste, die um Uebernachtung bitten. Der freundliche Bergbauer, pistolenbewaffneter Nachtwaechter, der mit uns den Festtagskuchen teilt, kuemmert sich um unsere Sicherheit und geniesst ebenso wie wir die Geschichtestunden aus nah und fern.

 

DSC_0385Honduras hat neben wenigen Grossstaedten, die einen sehr schlechten Ruf was Sicherheit, Raub und Todschlag angehen, vor allem schlechte Strassen, schoene Berglandschaften, viele Agrarprodukte wie Kaffee und Bananen und eine ganze Menge netter Leute zu bieten. Offensichtlich bestaetigt sich diese Regel, dass woimmer man hinfaehrt, sollten die sicherheitstechnischen Reisewarnungen besonders negativ ausfallen, man durchaus mit netten, hilfsbereiten, offenen und interessanten Leuten rechnen darf, dies gilt besonders fuer die Leute am Land, ohne in zu abgelegene Regionen vorzustossen. Selbstverstaendlich sind Familie und materielle Gueter nicht aus den Augen zu lassen, niemand haette allerdings versucht aus nah oder fern Hand an Mensch oder Gut anzulegen, was wir natuerlich sehr schaetzen.

 

Solange die Sonne scheint, spielen insbesondere Clara und Tobias mit den Kindern aus den Doerfern, wie hier in El Cedral, dem urspruenglichen Quetzalbergdorf, wo Yan schwerbewaffnet die Vogelbeobachtungen bevorzugt, ein spezieller Vogelbericht ist bereits am Blog erschienen. Die 3 Tage in den Nebelwaeldern rund um den Quetzal mit sehr authentisches Begegnungen in Leonels Familie und im ganzen Dorf gehoeren fuer alle 5 zu den bleibendsten Eindruecken bis jetzt.P1040246A El Cedral chez Leonel, notre guide-quetzal, les enfants du village adoptent d’emblée Clara et Tobias.

Waffen duerfen eigenartiger Weise an gewissen Eintritten wie Schulen, Banken, Freizeitzentren oder sonstiges nicht mitgenommen werden. Waffenwaechter, die natuerlich selbst schwerst bewaffent sind, kuemmern sich ums regelrechtes und bombensicheres Verstauen dieses Materials, das zumeist illegal weitverbreitet im Land zuhande ist. Es stammt entweder aus alter Kriegszeit oder wird mehr oder weniger offiziel vermarktet. Die dazugehoerige Waffenlizenz besitzen nur die wenigsten, registriert sind somit nur ein verschwindend geringer Anteil dieser Selbstverteidigungsart. Die Polizei kuemmert sich nur in ganz wenigen Faellen um die Folgen, wenn es wirklich einmal richtig knallt, was in den Grossstaedten anscheinend regelmaessig der Fall ist (Drogenbanden untereinander sind die meisten Faelle). LKW Fahrer haben eigentlich immer einen bewaffneten Beifahrer. Sollte zB. ein Stopp des Fahrzeugs noetig sein und der Fahrer muesste das Fahrzeug verlassen, zum Reparieren von  Motor oder Reifen, ist es beim Wiederauftauchen unter dem Fahrzeug ganz ok, eine bekannte Waffe ueber der Stirn zu haben als ungeladene Gaeste.

Yans Bewaffnung, die auch zum Schiessen dient, aber von Bildern, darf hingegen ueberall mitgenommen werden, was er auch fleissig macht, und laesst keine Moeglichkeit ungenuetzt, seine tierphotographischen Faehigkeiten auszubauen.

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Contrairement à d’autres, Yan n’a jamais besoin de déposer son arme, qui ne tire que des clichés (le panneau “Entrée interdite avec une arme” est assez courant”). Les écureuils croqueurs d’orange disent merci “avec panache”.

Abgesehen von der international organisierten und finanzierten Strassenverbindung zwischen Atlantik via Hauptstadt Tegusigalpa zum Pazifk sind die Verkehrswege eine echte Herausforderung, und dies nicht nur fuer Wohnmobilreisende. Egal welche Art von Fahrzeug, jeder ist gezwungen, mit annaehernd 100prozentiger Konzentration und vorteilshafterweise tagsueber in behebiger Langsamkeit zwischen den Schlagloechern, oftmals Kratern, die perfektest Linie zu finden. Die letzten 20 Jahre Skitechnik in abwechslungsreichstem Gelaende, jederzeit die beste Linie findend und groessere Gefahrenstellen vermeidend, sind wahrlich eine stuetzende Hilfe, um fahrzeugschonend weiterzukommen und Abstuerze zu vermeiden, Nachtfahrten sind Kamikatzeaktionen.

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L’état des routes est encore un gros point faible du honduras. Quant il y a de la pente, la chaussée a souvent tendance à vouloir aller voir plus bas…

  DSC_1910Droite Das Land Honduras hat nur sehr wenig eigene Industrie, fehlende internationale Investoren und hoechstgradig korrupte Regierungspolitiker und Praesidenten sind dafuer verantwortlich. Die Leute leben unter einfachsten Bedingungen, Bananen, Mais, Bohnen und wenige Milchprodukte bzw. Fleisch sind ihr taegliches Brot, Arbeitslosigkeit ist weit verbreitet, wer selber ein Stueck Erde bebauen kann, hat gute Chancen ueber die Runden zu kommen. Eine Staude Bananan, mit circa 140 Stueck Bananen, kostet umgerechnet 1 Euro und 20 Cent. Fuer Westler unglaublich wenig Geld, dennoch gibt es zuhauf Leute, die sich dies nicht so locker leisten koennen. Immer wieder klopfen Leute an die Tuer und fragen um Nahrung, gerne teilen wir Fruechte oder Brot, um ihnen zumindest teils den Magen zu fuellen. Die unzaehligen spielenden Kinder, die im Tioga sehr schnell ihr zweites zuhause einrichten, verzehren den Rest vom Strauss, null problemo, der naechste Bananenstand kommt gewiss, fuer uns ein Genuss, Bananengrosseinkaeufer zu spielen.

  Nachdem mit der Bergfuehrerei heuer leider nichts ist, muss ManP1060310n sein Geld anderwertig verdienen: Schwimmlehrern kommt da gerade recht, huebsche Damen werden Rotzbuben vorgezogen, Tarif ist der Gleiche. Ein Laecheln und das Versprechen, nach einer halben Stunde Einfuehrung brav selber weiterzuueben, dass es vielleicht dochnochmal einen hondurianischen Olympiameister gibt.

Aux thermes de Gracias, Andreas donne une leçon de natation à Elba, 14ans, qui a terriblement envie d’apprendre à nager et se débrouille déjà très bien au bout d’une heure d’efforts..

DSC_2149En se rapprochant du Nicaragua, le paysage se fait déjà plus sec, les forêts de nuage sont loin.

Das Land mit seinen netten Leuten ist uns ans Herz gewachsen, gerne wuerden wir noch laenger in dieser Ecke bleiben, aber der Weg nach Bolivien ist noch ernorm weit. Es steht fest, irgendwann einmal, vielleicht mit dem Rad, wiederzukommen, um hier laenger verweilen zu koennen.

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Avantage des nouvelles technologies: vous lisez cet article presque en temps réel; envers de la médaille: la poste de Tegucigalpa paraît démesurément grande.

Was dies wohl sein mag? Ganz einfach. Symbol fuer gaehnende Leere im Postfach. In Wahrheit ist dieser riesige Saal das Hauptpostamt von Tegusigalpa, der Hauptstadt von Honduras. Wer Postkarten von dieser Stadt oder von woanders erhalten hat, moege dies via mail bitte kurz rueckbestaetigen. Wer sich ueber mail, blog oder photos freut, kann dies gerne mal kundtun, wir freuen uns auch ueber ganz normale Nachricht von zuhause, wenn auch aus heimischer Sicht alles beim Alten ist und dies im Vergleich zu unserem taeglich Erlebten wenig spannend erscheint, freuen wir uns trotzdem von Euch Nachricht zu bekommen, wir berichten ja auch nur aus dem Alltag!

 

Honduras rueckblickend ist es enorm schwierig, einen Tatsachenbericht mit all den positiven Gefuehlen und erlebten Momenten zu vereinen. Eines steht fest: von Honduras fehlen uns spektakulaere Bilder und weltbekannte Touristenplaetze. A gibt es sie nicht und B sind all die wunderbaren persoenlichen Erlebnisse mit den vielen Leuten nicht in Photos festzuhalten. Wir bedanken uns bei Marina und ihren Kindern aus Copan, den netten Balneariobestizern aus San Juan de Opoa und dem Nachtwaechter, Berto&Bianco und ihren Kindern aus Gracias, Oskar&Doris mit Kindern aus Gracias, Leonel unserem Quetzalspezialisten und Familie, eigentlich dem ganzen Dorf, Paco&Elisabeth mit Aurelio und Amalia, der franzoesischen Lehrerfamilie aus Tegusigalpa, dem Profijocky aus Valle de Angeles fuer die Reitstunden …. und den unzaehlig netten Leuten tagaus, tagein – um eine grosse Lektion bereichert steuern wir weiter Richtung Sueden, Nicaragua, wo angeblich wieder alles ganz anders sein soll. Vielleicht zum ersten Mal auf der ganzen Reise warnt uns niemand, nicht ins Nachbarland einreisen zu sollen. In den USA halten dich alle fuer verrueckt, nach Mexiko zu reisen. Dort warnen alle vor den Umstaenden in Guatemala, wo vor Honduras enorm gewarnt wird. Das Nachbarmistrauen kennt keine Grenzen, mit etwas Rueckblick ist dies zuhause auch nicht viel anders, wer motiviert schon fuer eine Reise nach Ungarn, danach nach Rumaenien oder Bulgarien … oder vielleicht nur ueber den Nachbarzaun?

Die letzten 3 Wochen Honduras waren ein voller Erfolg, erfuellt von vielen geteilten Momenten mit der lokalen Bevoelkerung, unsere Kinder ermoeglichen uns einen besonders leichten Zugang. Vielen Dank an alle, im Land des “aqui no pasa nada”.

 

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21 janvier 2014

Quetzal-mania, ein Traum geht in Erfuellung – Quetzal magie, un rêve réalisé

20/01/2013 – Lago de Yojoa, Honduras P1060351

Bevor die ganze Reise noch angefangen hatte, tauchte immer wieder die Frage nach dem Sinn und der Notwendigkeit des Unternehmens auf. Einer der ausreichend guten Gruende war das Auffinden, Beobachten und Fotografieren des beruehmten aber auch genauso seltenen Quezals, pharomachrus mocinno, farbenpraechtigem Tropenvogel, der nur sehr schwierig zu beobachten ist.
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Avant le début du voyage, se posait la question du sens donné à notre aventure d’une Amérique à l’autre. Une des motivations pour le choix de cette destination était déjà de trouver et d’observer le rare quetzal – pharomachrus mocino – magique oiseau présent (presque) uniquement en Amérique Centrale.

Son habitat se limite aux “forêts de nuages”, ces biens nommées forêts humides d’altitude (aux environs de 2000m) où le brouillard est roi. Ce n’est pas un oiseau qui se rencontre au hasard du chemin. Mais grâce à l’aide de Leonel, un guide sensible et passionné, les trois jours passés dans cette forêt nuageuse hondurienne se sont transformés pour nous en un spectacle incroyable.

Das Verbreitungsgebiet haelt sich in Grenzen, hochgelegene, immerfeuchte Nebelwaelder Zentralamerikas, teils auch Suedamerikas, beherbergen heute noch diesen farbenfrohen Vogel, rein zufaellig laeuft man diesem fliegenden Wunder nicht ueber den Weg, dank Leonel’s Hilfe verwandelten sich die vergangenen 3 Tage zu einer beeindruckenden Schau.

Die Beschreibung des Maennchens ist mit diesem Bild hinnfaellig, der Quetzal zeichnet sich dennoch mit seinen langen Oberschwanzdecken aus, die speziell in der Paarungszeit voellig angewachsen sind und danach ausfallen.
La photos ci-dessous vaut probablement mieux que tous les pâles essais pour décrire la beauté du mâle, qui arbore ses couleurs et ses longues plumes de queues - celles-ci poussent spécialement pour la parade et tombent ensuite mais, non, nous n’en avons pas trouvé. Nous aimons aussi sa tête verte hirsute et son petit bec jaune, qui lui donnent un air mignon, tout à fait attachant.DSC_0913

Zur Zeit der vergangenen Mayavoelker, so von Christus Geburt bis circa 900 n.C., wurde dieser Vogel verehrt, wer es gewagt haette ihn zu toeten wurde mit dem Tod bestraft. Nichtsdestotrotze wurde der prachtvolle Vogel gefangen, die gruen-blau-glaenzenden Schwanzfedern ausgerissen, um ihm wiederum die noetige Freiheit zu schenken. Eine der schoensten Maya-Indianerkronen aus zahlreichen Quetzalfedern ist in Wien, Oesterreich, im ethnologischen Museum zu bestaunen, ein Grund mehr, Wien einen Besuch abzustatten.
Du temps de la civilisation Maya (apogée vers l’an 800), cet oiseau était sacré et quiconque en tuait un se voyait puni de mort. Pour récolter ses longues plumes bleu-vert, si prisées pour les coiffes royales, il fallait le capturer, le déplumer et lui rendre sa liberté. Une des plus belles couronnes mayas en plumes de quetzal se trouve aujourd’hui au musée ethnologique de Vienne, en Autriche.

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Am ersten Beobachtungstag, in den allerersten Minuten, setzt sich ein junger Quetzal fuer uns und Yan als Photografen in die Sonne, unvergesslich schoen und fuer einen Nebelwaldbewohner ein seltener Moment !
Dès notre premier jour d’observation – sur un carré de forêt bien particulier où nous emmène Leonel – dès les premières minutes un jeune mâle s’installe pour nous, au soleil : un instant rare dans la forêt de nuage, que Yan en tant que photographe n’est pas prêt d’oublier !

Ein ausgewachsenes Maennchen, leicht an seinen ausgepraegten Schwanzfedern zu erkennen, verspeisst kleine Mangitofruechte, neben wilden Avocadofruechten zaehlt diese Frucht zu seiner Hauptnahrungsquelle. In aller Ruhe sitzen die Voegel in den fruechtetragenden Baeumen und lassen sich von uns Photografen und Beobachtern kaum stoeren.
Ici un mâle adulte, facile à reconnaître avec ses 4 plumes de queue que le vent fait danser, grignote une petite mangue sauvage, sa source de nourriture principale avec les avocats. C’est d’ailleurs grâce à ce fruit, qui murit en ce moment sur plusieurs arbres d’un même secteur, que les oiseaux sont là, à moins d’une heure de marche du village. Ils passent tranquillement la journée d’un arbre à l’autre, très calmes, sans se laisser perturber par les admirateurs à leurs pieds.

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Besonders niedliches Detail ist die Schnabelgroesse und –form, an sich ist der Quetzal circa 37 cm lang und 210 g schwer, seine traumhaften Schwansfedern machen ihn aber bis zu einem Meter lang!
Le quetzal pèse environ 210g et ne mesure pas plus de 37cm en soi, mais jusqu’à 1m avec la queue ! Observer de longues minutes la brise jouer dans ces plumes légère nous a empli d’une poétique sérénité.

 

Was waere das schoenste Quetzalmaennchen ohne sein Weibchen, welches ihn ab Februar-Maerz etwas naeher an sich heranlaesst. Weniger auffaellig rotes Brustkleid und fehlende Oberschwanzdecken, dafuer um so schoener strukturierte Schwanzfedern und wie sich das gehoert voluminoesere Vorbrust lassen das Weibchen, das oft sehr ruhig und photogen auf offenem Astwerk sitzt, als solches erkennen. Zudem ist der Kopf nicht in spielerisches Hellgruen sondern in ein mattes Braun gefaerbt. Schnabelfarbe ist auch nicht dieselbe!?

DSC_1032 La femelle n’est pas aussi éclatante que le mâle. Poitrail gris et tête brun mat, sans les longues plumes de queue. Mais elle pose tellement calmement sur sa branche avec son dessous de queue si joliment structuré…

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2 Eier werden abwechselnd von beiden Elternteilen behuetet, Unterschlupf dazu sind morsche, verrottete, unromantische Tropenbaumstuempfe ab einer Hoehe von 3-4 Metern. Die ueberstehenden Schwanzfedern, denn die Aushoehlung ist nicht groesser als 2 Faeuste, verraten die Praesenz von Eiern oder Kleinvoegeln.

 Après la parade en février-mars, la femelle pond 2 œufs dans un trou d’arbre mort ; ils sont couvés en alternance par les deux parents et se sont les plumes du mâle dépassant du trou, pas plus gros que deux poings, qui trahissent leur présence.

 

 

 

 

 


Die Bilder stammen zum Grossteil von Yan, aufbluehendem Tierphotografen. Dank der Hilfe von Pauline (vom ersten Bild), hollaendischer Profiphotografin, die mit ihrem Mann seit mehreren Jahren auf Arbeits-Reise ist, kommen die Aufnahmen noch besser zum Ausdruck. Nachdem sie und ihr Mann in allen anderen zentralamerikanis

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chen Laendern die Chance auf Quetzalbeobachtungen verspielt hatten, luden wir sie ein, gemeinsam auf Tour zu gehen. Die Hauptschwierigke

it in der Ablichtung dieser Voegel liegt nicht in der Beherrschung der Kamera, Grundvoraussetzung fuer sehbaren Erfolg, vielmehr in der Auffindung der Voegel, und dies waere uns ohne die Mithilfe von Lionel, hondurianischem Bergbauer aus El Cedral, absolut niemals gelungen. Herzlichen Dank fuer seine Arbeit und Leistung, Liebe zur Natur und Verstaendnis zum Schutz dieser bedrohten Vogelart!
 
Les photos sont pour la plupart de Yan, notre photographe animalier en devenir. Elles ont gagné en éclat grâce à l’aide de Pauline (avec lui sur la première photo), une photographe professionnelle hollandaise qui est avec Wim en voyage-reportage depuis plusieurs années. Comme ils n’avaient pas réussi à voir de quetzal au cours de leurs pérégrinations centraux-américaine, nous les avons invité à partager pour une journée l’expérience de notre guide – un grand merci pour vos précieux conseils.

                   Prachtvoll ausgebildede Oberschwanzdecke eines ausgewachsenen Maennchens.

 

Im Prinzip ist die Chance auf Quetzalbeobachtungen ab den Nebelwaeldern Guatemalas gegeben, aufgrund der dort nur wenigen Voegel, selbst wenn es speziell geschuetzte (nach aussen hin wird das zumindest so verkauft) Waldgebiete gibt, stehen die Karten eher schlecht, die Moeglichkeit ist klar gegeben.

Bekannt, wenn auch immer mit Zufall und Glueck verbunden, sind Quetzalbeobachtungen in der Bergwelt Costa Ricas, im Bereich der Cordillera de Talamanca, im Hoehenbereich von 1500 – 3200 Metern, abhaengig von Jahreszeit und Nahrungsquellen.

 DSC_1209Honduras, viele beschimpfen es als eines der gefaehrlichsten Laender Zentralamerikas, schuetzt seine Berglandschaft und Nebelwaelder mit mehreren Nationalparks, wie zum Beispiel den “parque nacional de Celaque”, wo wir nur einen wander- und wunderbaren Tagesausflug machten, denn der Weg bis in die Gipfelregion, die ohnehin nur aus Vegetation besteht, wo die Quetzals hausen, mit Zeltnaechtigung am Berg ist in unserer 5erkonstellation hoechst aufwendig, somit soll es ein anderer Standort sein.

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Mehrfach gekreuzte Information ergeben in weiterer Folge die Moeglichkeit auf eine Beobachtungswahrscheinlichkeit im “parque nacional Santa Barbara”, die heilige Barbara bringt uns schlussendlich soviel Glueck, dass akzeptables Wetter, ausreichender Fruchtbestand an wilden Mangitobaeumen, relativ kurzer Anmarsch von weniger als einer Stunde den Standort bei El Cedral als fuer uns perfekt einrahmen.

Trotzdem ist die Anfahrt mit heimischen Bussen noch aufwendig, unser Tioga verbleibt derweilen in einer riesigen Finca, eine Art Bauernhof, Hacienda, Obstplantage, Hotelanlage am Bergsee “lago de Yojoa”, mitten im gebirgigen Honduras.

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Mehrere Tage ertragen uns die Bergdorfbewohner, wundern sich vielleicht, warum wir auf steilen, erdig-rutschigen Wegen mehrfach in den Wald hochsteigen, um schlussendlich einen Vogel zu beobachten, fuer den sich vor Ort nur die allerwenigsten interessieren. An vielen Ort wird der Vogel nachwievor bejagt und getoetet, um Schutzbestimmungen oder Strafen dafuer kuemmert sich nicht schnell jemand. Gefangene Voegel koennen zudem, auch in grossen, geschlossenen Flugarealen nicht ueberleben, eine Pilzerkrankung der Atemwege ist daran schuld. Freiheit braucht der Vogel, als Symbol der Freiheit wird er anerkannt.

 

 Leonel est devenu guide naturaliste par passion pour la nature de son village de montagne, El Cedral, et c’est un bonheur de voir avec quel amour il en prend soin. Il a vraiment pris du temps pour nous pendant trois jours; il nous a autorisé à retourner seuls voir les oiseaux, nous a hébergé dans sa famille, fait découvrir la vie du village (les cultures de légumes magnifiques de ses frères et sœurs – jusqu’à trois récoltes par an, de quoi faire rêver les Baujus), aussi bien que les orchidées qu’il soigne dans un carré de forêt préservé derrière chez lui (97 espèces différentes en 15 minutes de marche, Solange il faut venir !) ; il a complètement compris l’intérêt de préserver l’écosystème dans son entier et il y met tout son cœur, en assurant en même temps un bon revenu à sa famille.
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Freiheit, fuer viele Leute unausgesprochene Selbstverstaendlichkeit, fuer die andere kaempfen, die schlussendlich alle geniessen.

Quetzal bedeutet schlussendlich Freiheit, frei wie der Wind, der Nebel, die Waelder, unter der Voraussetzung, dass der Mensch mit Nachsicht seinen notwendigen Lebensraum bestellt, um unseren Nachfahren ein einigermassen intaktes und lebenswertes Leben zu ermoeglichen.

 

 Nous ne pouvons que souhaiter que les graines qu’il sème, des graines de diversité, des graines d’avenir, des graines de liberté, germent dans tous les cœurs de tous les enfants de son village et de tous les villages des forêts de nuage. A cette condition les enfants de nos enfants auront peut-être encore la chance de se laisser emporter, comme nous aujourd’hui, par la magie des quetzals.
 

 

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18 janvier 2014

Ein fast ganz normaler Tag in Honduras

Texte en français dessous. Les photos sont légendées – vous pouvez les ouvrir en haute définition dans une nouvelle fenêtre.

(die Bilder koennen ueber die rechte Maustaste vergroessert werden)

DSC_0119Les aras volent en “liberté protégée” dans le site maya de Copan.

Es hat sich im Laufe unserer Erzaehlungen irgendwie so eingeschlichen, eine Art Ueberblick ueber bereiste Gebiete zu geben, die besonderen Erlebnisse betonend, das Alltaegliche nicht gerade in den Mittelpunkt stellend. Heute werden wir dies umdrehen, einen fast ganz normalen Tag dieser Reise herausnehmen und genauer mit euch teilen, wen’s interresiert, ist eingeladen, weiterzulesen.

9 ten Januar 2014 - 6 Uhr Tagwache, nicht fuer alle, denn der Juengste vertreibt den Aeltesten aus dem ehelichen Bett, auf der Suche nach Geborgenheit, Naehe und Waerme, oder einfach nur aus gentisch veranlagtem Konkurrenztrieb? Das Tageslicht ist kaum angebrochen, verherrend viele Bilder sind aber noch aufzuarbeiten, ein eigenes Album ueber exotische Vegetation sollte entstehen, und nachdem dies von selber nicht geschehen wird, ist mit dem Aussortieren, Klassifizieren und Gruppieren der Bilder der Tag angebrochen.

DSC_0045 Les ceibas (arbres à kapok), arbres sacrés des Mayas, sont aussi majestueux que les oiseaux qui investissent leurs branches.

Spaetestens um 8 sind selbst die kleinsten Vertreiberaeffchen auf ihren Beinen, zum Fruehstueck gibts fast das Gleiche wie zu Hause, Tobias verwendet seine Flasche nur noch selten, im Vergleich zu allen Einheimischen bleiben wir beim Suessen, mit lokaler Ananasmarmelade, suessen Brotwecken, ungesuesstes helles Brot ist nicht immer auffindbar, Tee oder heisse Schokolade darf es ruhig sein. Chilischarfe Gemuesesuppe mit Huehnereintopf kann ruhig bis zu Mittag warten.

DSC_0104Camping royal à Copan Ruinas, sur le terrain de l’adorable Marina et de ses enfants qui investissent le Tioga pour dessiner et apprendre à jouer au Linx, pour notre plus grand bonheur.

Wir logieren im Hinterhof einer Essbude, die knapp an den beruehmten Mayaruinen von Copan liegt. Chefin im Hause ist die bildhuebsche wenn auch klein ausgefallene Marina, um Herd und Beine schwirren ihre 4 Kinder Bryan, Andrea, Karin und Paula, der Vater hat sich aus dem Staub gemacht, auf der Suche nach groesserem Glueck, von Zeit zu Zeit schaut er dennoch vorbei und erkundet sich nach dem Rechten. Gloria, eine junge Aushilfskraft, arbeitet beim Tagesrestaurant mit, Waesche wird von Hand gereinigt, Wasser gibts nur in kalter Form, die Tage sind zwar nicht so intensiv wie zuhause, zeitlich dafuer unbegrenzt, fuer Beschaeftigung ist aufgrund von intensiver Handarbeit gesorgt.

DSC_1665Moment studieux avant de jouer avec les copains

Marinas Kinder, zumindest die groesseren, sind schon ab 7 Uhr in der Schule, dafuer zu Mittag wieder zuhause. Die unsrigen sind, eigentlich so wie jeden Tag, Ausnahmen kommen klar vor, ab 9 Uhr brav bei der Sache, konzentriert und zielstrebig ist in einer Stunde der offizielle Schulkram erledigt, tagesweise abwechselnd eine Mathematik- oder Franzoesischeinheit. Yan beschaeftigt sich heute mit groesseren Divisionen im 4stelligen Bereich und Flaechenberechnung, Clara ueberlebt ohne groessere Korrekturen ihr Franzoesischdiktat und spielerische Aufgaben auf Deutsch. Tobias bereitet sich spielerisch, malerisch, kuenstlerisch auf sein kommendes Vorschuljahr vor. In den letzten Wochen hat es sich so ergeben, dass eher Carine schulmeistert und der alte Bruellaffe sich um Auto, Reiseplan und diverse Kuechenarbeiten kuemmert.

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Ein Wunder, dass unser Aushilfsmountainbike ueberhaupt noch mit uns spricht und uns von A nach B bringt, die letzte Gleichbiegeaktion des Hinterrads mit einem gar nicht so grossen Fusstritt hat sich dann nicht unbedingt als das Gelbe vom Ei herausgestellt. Mit ausgehaengten Bremsen quitscht sich also das Teil durch den Rahmen, von Achter kann man da nicht mehr reden, eher noch von geisterbahnaehnlichen Zustaenden – Hauptsache die Kurbel dreht sich, die Mayas hatten ihre Ruinen ja auch ohne Rad gebaut, da kommen wir locker mit einem verbogenen aus. Durch grob behauenes Kopfsteinplaster, kopfgrosse, teils fehlende, teils ausgewaschene, teils uebergrosse Steinmugeln gehts fuer Papa Richtung Dorf. Immerwieder ein Hochgenuss und tolles Erlebnis, auf den lokalen Maerkten teilhaben zu duerfen, sich nach den diversen Fundstellen fuer stinknormale Produkte zu erkundigen, den lokalen Preis herauszufinden, ein nettes Wort fuer die Verkaeufer und Marktbesucher paratzuhaben, ein schnelles Kaffeetscher hier, ein suesses Broetchen dort, und schon ist es Zeit dem bunten Treiben den Ruecken zu kehren, kurzer Stopp an der Bank um elegant mal so viel abzuheben, wie es den Einheimischen in einem Jahr nicht gelingen wird auf die Seite zu bekommen. Schwerbewaffnetes Schutzpersonal kuemmert sich am Eingang zum Bankomaten fuer umliegenden Respekt, was 50 Meter weiter an der Strasse passiert, geht ihn wahrscheinlich nichts mehr an. Da sollte jeder so geschickt sein, und sein Hab und Gut so wenig wie moeglich preiszugeben. Bis dato hatten wir keine boesen Erfahrungen gemacht, ansonsten darf man es, sollte es beim reinen Diebstahl bleiben, als gerechte Umverteilung der Werte sehen.

DSC_1829 Le site maya de Copan est le plus au sud du monde Maya, mais on y retrouve les mêmes terrains de jeu de pelote que ceux que nous avons vus au centre du Mexique. 

Gegen 10 Uhr sind dann alle soweit startklar um sich vormittags mit noch voller Energie in die Ruinenstadt Copan aufzumachen. Keine 5 Gehminuten liegt der Eingang vom Tioga entfernt, heute koennen wir auf die Hilfe des Rades verzichten, um den im Moment gehfaulen Tobias zu befoerdern. So interessant die Tempel, Ruinen, Stelen und die besonders hervorzuhebende Hiroglyphenstiege auch sind, die Schau stiehlt den Steinen eine ca. 25koepfige Aragruppe, die aus dem Aufzuchtszentrum Copan kommen und im archeologischen Ruinengelaende fortan frei leben duerfen. Einfach gewaltig, bezaubernd, irreel, uebernatuerlich, beeindruckend, eines der schoensten Erlebnisse bis jetzt. Die fliegenden Riesen, rote Aras, sind, nachdem sie in Kaefigen gezuechtet worden sind, an die Menschen gewoehnt und werden in den Ruinen auch gefuettert. Sie fliegen natuerlich frei herum und suchen sich in den subtropischen Waeldern, im Moment befinden wir uns im trocken Jahresteil, um ergaenzende Nahrung. Fruechte, Rinden, Blaetter, Beeren – ganze Baeume gehen dabei ein, aber was ist einem lieber, ein paar trockene Baeume mehr oder diese ueberdimensionalen, laut kreischenden, farbenpraechtigen Naturventilatoren?

DSC_0342Que c’est beau des aras qui n’ont pas les ailes atrophiées d’avoir été élevés en cage !!!

Exotische Vegetation schmueckt die Parkanlage, ehemaliges kulturelles, religioeses, gesellschaftliches wie auch wirtschaftliches Zentrum der Region, in Mitten der Berge, am Ufer des Rio Copan. Die Mayas schaetzten und verehrten, verheiligten ihre Natur - viele Baeume, wie zum Beispiel den Kapokbaum, Zedrele, Guanacaste oder den Gumbolimbo. Dieses Volk verstand es, Kraeuter, Wurzeln, Rinden und Blaetter richtig einzusetzen, trotzdem verhiess steigende Bevoelkerung, Rodung der Waelder und Ueberbewirtschaftung der Felder ab dem 7. Jhd. nichts Gutes und bdeutete den fortwaehrenden Untergang, spanische Eroberer trugen ihren entscheidenden Teil dazu bei und gaben so manchem Tropeninder den Gnadenstoss.

P1040117Cacahouète aussi  a visité Copan avec nous 

Zur Feier des Tages, selbst wenn’s nichts Besonders zu feiern gibt, aber speziell Tobias freut sich immerwieder darueber, gibt’s wiedereinmal “quesadillas”, frischkaesebelegte, warme Tortillas (Maisfladen), die wunderbar einfach zuzubereiten sind. Unser rollendes Heim ist da wirklich extrem praktisch, um quasi jederzeit Schutz, Kueche, Erholung und Bezugspunkt zu sein. Tropenfruechte wie Papayas, Ananas, diverseste Bananen in Form, Farbe und Groesse, Avocados, Mangos, Mandarinen, Orangen, Kokosnuesse … stehen anhaengerweise zur Verfuegung und stehen taeglich am Speiseplan.

Fuer enorm wenig Lohn kocht uns Marina von der Essstube einen wohlschmeckenden Kaffee, sie serviert ihn nochdazu in gebrannten Tongefaessen, die durchwegs aus den guten alten Mayazeiten stammen koennten. Marina strahlt so wie viele Menschen im Dorf sehr viel positive Energie aus, laechelt trotz ihrer verzwickten Lage sehr viel und schenkt viel Waerme, im ganz normalen privaten Leben hat sie’s bestimmt nicht einfach, ihre Kinder geniessen es auf alle Faelle, im Hinterhof ein paar europaeische Kinder zu haben, die, trotz sprachlicher Huerden, gerne fuer allmoegliche Spiele offen sind.

Die eigentliche Herausforderung vom Tag steht nocht offen. Naemlich ein paar perfekte Araphotos zu machen! Yan klemmt sich fachmaennisch hinters Objetiv, das schwere Tele ist fuer ihn nur mit grosser Motivation zu halten, und sehet selber was ihm alles gelingt.

DSC_0065 Non, promis, la photo n’est pas prise dans un zoo, c’est bien au milieu des stèles mayas de Copan.

Ara erinnert allzusehr an die Zimmererlehre vor ueber 15 Jahren in Frankreich, denn die Firma hiess Ara-bois, der Chef war dermassen von diesen wunderbaren Voegeln angetan, dass er sein Unternehmen diesem Vogel nach nannte (bois-=Holz), die Aras vertilgen auch extrem viel Ast- und Laubwerk. George, einer der ehemaligen Arbeitskollegen nahm sich damals uebrigens 18 Monate Auszeit, um im benachbarten Nicaragua, im Rahmen einer Roten Kreuz Hilfsaktion, als Zimmermann so fachmaennisch wie nur moeglich ein hurricanzerstoertes Dorf wiederaufzubauen.

Viel zu kurz war der Nachmittag, die 3 Stunden mit den Tieren vergehen wie im Flug, einer der prachtvollsten Momente, wo sie ihr Federkleid so richtig zur Schau stellen. Fuer uns Hobbyfotografen und Moechtegerne fast nicht moeglich, das grandiose Bild zu schiessen, mit der Bitte um Nachsicht und Entschuldigung.

 

Bis vor kurzem wussten wir auch nicht was Breiaepfel sind, Google machts moeglich, schmeckt so aehnlich wie eine Mischung aus Kastanien-Kuerbis-Mango, ist auf alle Faelle sehr naehrreich und im Moment im Angebot. Ergaenzend gibts Avocados, Karrotten, Pasta und gebratene Bananen. Frischgestaerkt gehts ins Finale, naemlich der Aufbearbeitung der 250 Vogelaufnahmen. Im Uebrigen ist es nicht gelungen, das Angesrebte Soll von 15 Bildern einzuhalten. Beim Einen sieht man da die Schwanzfedern besser, beim Anderen sind im Flug die Brustfedern heraussen. Dort ist vom Schnabel ein kleines Detail zu ergattern, dort zwinkert Einer mit dem Auge. Ziemlich eitle Tiere sind das uebrigens, verbringen sie zu 80 Prozent ihres Tages mit Federnrupfen, Saeubern, Floehezupfen, Gesangsstunden, Kreischen – die perfekten Spanischnachhilfelehrer, fuer alle die ihr rollendes rrrrrrrrrrrrrrrr verbessern wollen.

 guanacaste-copan Der Tag ist noch lange nicht beendet. Karten- und Fuehrerstudium, um den naechsten geschweige den die naechsten Tage vorauszuschauen. Ganz normaler Haushaltskram wie Saubermachen, Spuelen und Kinderarbeit, und schon neigen sich die Zeiger gegen sehr spaet am Abend.

Und selbst wenn der Himmel heute bedeckt ist, so sind regelmaessig ein paar Blicke fuer den suedlichen Sternenhimmel drinnen. Fuer uns Nordlichter ungewohnte Konstellationen erweitern auch diesen Horizont, Jupiter steht im uebrigen mitten im Sternbild der Zwillinge! und Orion steht schon frueh am oestlichen Himmel, ab 6 Uhr abends ist vor Ort das Sonnenlicht gar.

Nur das Zirpen der Grillen und der Gesang der Nachtvoegel kann noch als stoerend empfunden werden, wem’s nicht passt, einfach nicht hinhorchen, ein fast normaler Tag geht seinem Ende zu – Ein Traum wird zur Wirklichkeit, wirklich ein Traum! Wir wollen unser Leben jetzt leben, wer gibt uns die Versicherung, morgen noch zu leben, geschweige denn in ferner Zeit. Jetzt ist jetzt, aber jetzt ist auch Zeit zum Schlafengehen, denn selbst an ganz normalen Tagen drueckt’s einem die Aeuglein irgendwanneinmal von selber zu!

 

Un jour de voyage presque ordinaire

9-10 janvier 2014 - Copan Ruinas, notre premier arrêt au Honduras : une journée juste … fabuleuse ! Je ne détaillerai pas autant qu’Andreas qui a profité de ce lieu magique pour expliquer davantage le quotidien, mais pour être concise (pour une fois…) le mélange du site maya, des arbres sacrés centenaires, des aras qui font festoyer les couleurs et de l’adorable gentillesse des Honduriens nous a enchantés.
L’antique citée de Copan est le site le plus au sud du monde maya, que nous parcourons depuis le Mexique: nous y retrouvons les pyramides, les temples et les jeux de pelote (ancêtre maya du foot, dans lequel la balle de caoutchouc symbolise la course du soleil) mais aussi les plus belles stèles sculptées de cette civilisation.
Les aras, oiseaux sacrés à l’époque dont on retrouve l’image sur beaucoup de bas-reliefs, recommencent à voler sur le site grâce à un projet (privé) de réintroduction : les oiseaux sont élevés dans un centre à proximité et relâchés petit à petit dans l’enceinte des ruines, dont ils ne s’éloignent pas pour l’instant (ils sont encore partiellement nourris) ; en parallèle des actions de sensibilisation sont menées dans les écoles – on est sûr que c’est vrai, Bryan, le fils de la famille où on campe, nous dit qu’il aime aller voir les oiseaux avec l’école. L’objectif est que d’ici quelques années les aras volent à nouveau en complète liberté dans la vallée. Le programme pédagogique aura-t-il suffisamment d’impact pour que ces bêtes magnifiques ne finissent pas toutes braconnées ? Ce serait un très beau cadeau pour tout le monde.
 

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Concentré de Copan : Tobias s’entraîne au jeu de pelote pendant que Yan photographie les aras perchés au-dessus des stèles de grès sculptées.

Quand à l’intensité des contacts que nous avons ici avec les Honduriens, les adultes comme les enfants, ça fait vraiment chaud au cœur ; toutes les arrivées sont chaleureuses, tous les départs sont difficiles, presque douloureux. Nous en parlerons plus dans le prochain article, mais dores et déjà une chose est sûre, nous aimons profondément le Honduras.

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Clara et son amie Andrea, une très belle rencontre à Copan

Posté par Mapatoclaya à 03:49 - - Commentaires [4] - Permalien [#]