11-20/07/2014

Der Text auf Deutsch kommt später.

El Qus'Qo, le nombril du monde -Cusco, coeur de l'empire inca... coeur du Tawantinsuyo.

Tout autour de cette ville extraordinaire il reste, malgré le passage du temps et des conquistadores, suffisamment de ruines pour avoir encore un aperçu de cette civilisation flamboyante. Certes, cet attrait fait de Cusco aujourd'hui une des villes les plus touristiques du monde - nous n'avions plus vu autant de touristes depuis les grands parcs des Etats Unis. Malgré tout c'est une ville que nous avons aimée.  D'abord parce qu'elle est belle, mélange harmonieux et propre de vieux murs incas, de batiments coloniaux et d'une bonne touche de modernité internationale ; ensuite surement selon les critères des enfants parceque nous y avons très bien mangé,  dans un vrai bon restaurant - mmm, le filet mignon d'alpaga !! - et pour les bons moments passés avec la famille Zegers au camping Quinta Lala, point de rencontre de voyageurs.

désolé, pas de photos de Cusco, perdues dans les méandres de l'informatique...

Mais la grande richesse de Cusco c'est avant tout ses alentours, ses sites incas qui fascinent.

L'art de la maçonnerie est particulierement impressionnant. Andreas a passé des heures à admirer l'imbrication parfaite des pierres taillées,  pendant que les enfants cherchaient dans ces fabuleux puzzles en 3D la pierre à 12 coins, à 13 coins, à 15 coins... Même si c'est une caractéristique que l'on retrouve partout, le plus bel exemple en reste probablement le site de Sacsawyaman :

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Die wunderbare Inka Mauer in Sacsaywaman
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L'autre grande spécialité des Incas dont ils ont laissé beaucoup de traces, ce sont les terrasses. Le site de Moray a ceci de particulier qu'ici elles sont taillées en creux dans la montagne, et non à flanc de colline. Il s'agit selon toute vraissemblance d'une sorte de laboratoire expérimentale pour la culture de nouvelles plante: chaque niveau de terrasse procurait selon sa profondeur et son orientation un micro-climat particulier, plus où moins favorable au développement de telle ou telle espèce de tubercules ou de céréales. C'est probablement en partie à partir de là que les Incas ont réussi à cultiver avec succès plus de 1500 espèces de pommes de terres !
Aujourd'hui plus de cultures, mais des amphithéatres étagés particulièrement esthétiques sur fond de cordillera Vilcabamba. Un lieu magique pour passer la nuit, d'autant que la pleine lune a brillé spécialement pour nous éclairer le site. Encore un moment privilégié rendu possible par le déplacement en camping-car.

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Die Inka Terrasse in Moray, am Tag und auch in der Nacht

 Tout proche de Moray, les Incas et d'autres peuples avant eux exploitaient une source salée pour extraire du sel grâce à un impressionant complexe de bassins. Ces Salinas sont aujourd'hui toujours en activité :l'eau de la source salée est toujours répartieentre les bassins pour déposer le sel, et les techniques de ramassage à la main semblent ne pas avoir vraiment évolué depuis 600 ans :

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Un peu plus loin dans la Vallée Sacrée, le petit village de Ollantaytambo offre un curieux mélange, plutôt réussi, de présent et de passé. Dominées par les restes imposants de l'ancienne citadelle inca, les petites ruelles pavées abritent des habitations "hybrides", réhaussées sur les bases des murs incas. Les habitants, en costumes très colorés, évoluent tranquillement au milieu des flots de touristes en partance pour Machu Pichu. Deux mondes qui se cotoient, qui se se mélangent pas encore véritablement... Nous y avons passé 2 jours bien paisibles, en appréciant des pierres qui ne sont pas que des ruines mais continuent à vivre.

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Dans les ruelles d'Ollantaytambo, les femmes filent la laine en marchant.

 

 Le village de Pisac est organisé différamment: le site inca, perché sur la colline, et le village actuel installé au fond de la vallée le long de la rivière, sont deux entités à part. En visitant les ruines le matin de bonne heure, avant l'arrivée des cars de touristes, nous avons pleinement profité de l'ampleur du site : les étages et les étages de terrasses couvent un pan entier de montagne, les ruelles étroites de la partie village forment un labyrinthe dans lequel Clara a adoré se perdre; Tobias a même eu le mérite d'aller jusqu'au temple du soleil, dans la partie basse - et il n'est pas donnné de tout remonter sous le soleil et avec l'altitude ! - pendant que Yan restait chasser les oiseaux dans la partie haute.

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Le village actuel de Pisac, nous l'avons découvert sous un jour particulièrement animé avec la grande fête de la Virgen del Carmen (voir article dédié). Il est aussi intéressant pour son grand marché artisanal - Yan a enfin trouvé le sac qu'il cherchait pour ranger ses livres d'ornitho -, ses nombreux fours à pain, et ses curieux "castillos de cuys", de jolies cabanes élaborées où les cochons d'inde s'ébattent... en attendant dêtre passés à la broche. Tobias et Clara ont plein de nouvelles idées pour abriter leurs animaux de compagnie à notre retour.

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Mmm, le pain qui sort tout chaud des fours                                                                            "Castillo de cuy"

 

D'hier à aujourd'hui:

Dans l'ensemble, à part une poignée qui profitent bien du tourisme, les gens vivent toujours très simplement : agriculture de base sur de petites parcelles travaillées à la main, petits commerces ouverts à toute heure du jour et de la nuit. Les infrastrucutres sont limitées, les routes goudronnées peu nombreuses, mais le traffic intense sur les pistes fait que l'on mange beaucoup, beaucoup de poussière. La gestion des déchets est devenue partout un très grand souci, sauf pour les chiens et les vautours qui en profitent bien.
Nous avons été étonnés de voir encore autant de vêtements traditionnels, portés même par les hommes à Ollantaytambo. Si tout le monde parle à peu près espagnol, la langue courant dans les village demeure le quechua, la langue des incas.

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Par contre la belle technique de maçonnerie qui a fait la renommée des incas et a su si bien résister au temps et aux nombreux tremblements de terre, semble avoir été complètement oubliée. Les réheussements de murs anciens se font avec un bric à brac de petites pierres empillées "à la va comme je te pousse". La construction la plus répandue aujourd'hui est l'adobe, empilement à sec de briques de terre séchée (photos à venir).

Bon, mais pour parler de Tawantinsuyo, des Incas, me direz vous, il manque un site. Il manque LE Machu Pichu. Certes. Mais il mérite un article à lui tout seul, à venir.